Le blog de la Fédération de la Sarthe de la Libre Pensée.
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Bonne visite !!
La Libre Pensée française adresse ses meilleurs vœux à Benoît XVI :
HAPPY BIRTHDAY, MISTER VATICAN !Non, il ne s’agit pas d’un lapsus de Marilyn Monroe !
L’« État » du Vatican a bel et bien atteint l’âge canonique de 80 ans, le 11 février dernier. Son papa (pape en italien) s’appelle Pie XI (pseudonyme hérité de quelques croisades
assassines), et sa maman se prénomme du doux nom de Benito Mussolini, surnommé « le Duce » entre deux massacres d’antifascistes.
On regrette qu’un tel anniversaire n’ait pas donné lieu à une grande fête ou, plus culturel, à un grand
colloque international sur l’histoire du Vatican, qu’aurait pu diriger l’historien intègre qu’est Mgr Richard Williamson, récemment mis en vedette sur la scène médiatique par une lecture
singulière de la disparition (on n’oserait dire un génocide) de six millions de Juifs. Cela aurait eu de l’allure et n’aurait pas manqué de passionner les foules.
Dans une brève allocution, le Pape a souligné que « L’État du Vatican renferme des
trésors de foi, d’histoire, d’art, et conserve un patrimoine précieux pour l’humanité entière ». Par contre, nos recherches, « pointues », n’ont trouvé aucune trace de la plus
petite ratification de la moindre Déclaration des Droits de l’Homme, voire d’une condamnation « du bout des lèvres » d’un quelconque régime fasciste ou
corporatiste. Quant à dire que « L’État » du Vatican ait ratifié la moindre directive du Bureau International du Travail, protégeant les droits des travailleurs,
on reste stupéfié devant son silence, digne de Pie XII.
Benoît XVI n’a, et c’est bien compréhensible, aucunement évoqué les « petites
histoires » du Vatican, qui sont aussi un patrimoine précieux en ce sens qu’elles nous apportent un enseignement inégalable sur les turpitudes, la lubricité, la cruauté, l’avidité et la
rapacité de nombre de ses prédécesseurs.
Le Pape a adressé ses remerciements à « tous ceux qui ont été dans le passé et qui sont
aujourd’hui protagonistes de la vie de l’État de la Cité du Vatican ». On sent l’émotion et l’amour, mais c’est bien naturel quand on sait que le premier « protagoniste » fut Benito Mussolini, signataire des accords du Latran avec les représentants du Pape Pie XI. C’était le bon temps !
C’est vrai, quand on est jeune et que l’on passe, sur la place Saint-Pierre, la ligne pavée qui marque la
« frontière » du Vatican, on peut être ému et émerveillé de cette ligne magique qui nous fait passer d’un monde dans un autre. Plus vieux, le côté artificiel de la chose devient
évident, et l’on songerait plutôt à un Disneyland romain, fort bien construit.
De fait, le prétendu « État » du Vatican n’est que la créature de Mussolini.
Il n’existe d’ailleurs pas de nationalité vaticane. Il y aurait plus de fonctionnaires travaillant au Vatican que de « citoyens du Vatican ». Cette notion
« citoyenne vaticanesque » a d’ailleurs surtout été utile pour exfiltrer des nazis de l’Europe en 1945 par le réseau des « ratslines » (Filières des rats).
Si l’on en croit les derniers « canons du libéralisme », cela voudrait dire
que le Vatican est le dernier État communiste ! Le taux de fonctionnaires, par rapport au taux d’habitants étant le critère du « collectivisme ». De plus,
tout est propriété d’État au Vatican !
Cette « principauté » théocratique, dirigée par un chef absolu, sans partis
politiques, sans syndicats libres, sans aucune forme (même la plus élémentaire) de démocratie, notamment électorale, a pourtant été pérennisée par le gouvernement italien, en 1984, par un accord
entraînant quelques modifications du Concordat de 1929. C’est d’ailleurs sur ce dernier texte que s’appuie aujourd’hui Silvio Berlusconi dans son offensive cléricale.
La Fédération Nationale de la Libre Pensée ne pourrait se réjouir d’un tel anniversaire que si c’était le
dernier. Elle continue son combat contre tous les obscurantismes, pour la liberté de l’esprit, pour la dignité de l’Humanité.
Avec l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU) , elle poursuit son combat
pour la totale et effective Séparation de toutes les Églises et de tous les États et pour la disparition des « États » théocratiques.
Israêl-Palestine : Brochure ultra nationaliste du rabbinat militaire Agence France Presse,
le 26.01.09
Jérusalem - Le rabbinat de l'armée israélienne a distribué aux soldats durant l'offensive
"Plomb durci" une brochure appelant au nom de la Bible "à ne pas avoir pitié" des ennemis d'Israël, a révélé lundi une organisation de défense des droits de l'Homme en Israël. "Avoir pitié envers
un ennemi cruel revient à se montrer cruel envers nos justes soldats (...) Nous sommes en guerre contre des assassins. A la guerre comme à la guerre", est-il écrit dans la brochure. Le texte cite
longuement des déclarations d'une figure du nationalisme religieux et de la colonisation en Cisjordanie occupée, le rabbin Shlomo Aviner, opposé à tout compromis avec les
Palestiniens.
"La Torah nous interdit de remettre un seul millimètre (de la Terre d'Israël) à des non-juifs,
que ce soient par des enclaves, des zones autonomes ou d'autres concessions manifestant notre faiblesse nationale", souligne la brochure. La brochure juge tout à fait légitime de "faire un
parallèle entre les Palestiniens d'aujourd'hui et les Philistins de la Bible" contre lesquels le roi David avait combattu, affirmant dans les deux cas qu'Israël fait face à des "envahisseurs
étrangers" qui n'ont aucun droit à la Terre promise.
L'association Yesh Din, "Il y a une loi" a réclamé la destitution du rabbin en chef des armées
Avihaï Rontzki dans une lettre au ministre de la Défense Ehud Barak, dont l'AFP a reçu une copie. Par ailleurs, le quotidien libéral Haaretz rapporte que des groupes d'extrême-droite ont
distribué sans entrave des tracts "appelant les soldats à ne pas tenir compte de consignes (de retenue) et de d'exterminer l'ennemi".
Etats-Unis : Un prêtre américain détournait l'argent des aumônes pour mener grand train
Agence Franec Presse, le 22.01.09
Un prêtre américain de Floride a
reconnu mercredi avoir volé jusqu'à 800.000 dollars d'aumônes adressées à sa paroisse pour mener un train de vie... pas très catholique. Le père John Skehan, âgé de 66 ans, utilisait l'argent de
l'église catholique de Saint Vincent Ferrer, à Delray Beach, pour s'offrir des virées dans les casinos de Las Vegas, s'acheter toutes sortes d'objets coûteux, ou encore entretenir sa maîtresse,
l'ancienne comptable de l'église.
Le mode opératoire était simple et efficace: chaque dimanche après la messe, le père Skehan
récoltait une partie des dons qu'il plaçait ensuite sur un compte à l'étranger. Le prêtre a reconnu les faits mercredi devant un tribunal de Floride en plaidant coupable, ce qui permet de
négocier une peine en échange des aveux. En l'occurence, il encourt jusqu'à 31 ans de prison. Son avocat, Scott Richardson, a indiqué que le prêtre et l'Etat de Floride avaient conclu un "accord
amiable" et que le "père Skehan acceptait la responsabilité de ses actes". Un autre prêtre de l'église, Francis Guinan, comparaissait pour les mêmes faits et a clamé son innocence. "Ce n'est pas
parce que deux prêtres ont travaillé dans la même église et que l'un prétend être coupable que l'autre l'est également", a argué son avocat, Richard Barlow. En raison de la prescription, les deux
prêtres ne peuvent être poursuivis que pour des vols commis après 2001, mais les autorités pensent qu'ils pourraient avoir détourné jusqu'à 8 millions de dollars lors des 20 dernières années. Le
procès des deux hommes doit se poursuivre dans les semaines à venir.
Zimbabwe : Un nouveau billet de cent mille milliards de dollars Agence France Presse, le
16.01.09
Le Zimbabwe mettra prochainement en circulation un billet de cent mille milliards de dollars
zimbabwéens, pour contrer la pénurie d'argent liquide dans un contexte d'hyperinflation délirante, rapporte vendredi le quotidien d'Etat The Herald. “Afin d'assurer que le public puisse accéder à
son argent dans les banques, la Banque centrale du Zimbabwe a imprimé une nouvelle série de billets qui vont progressivement entrer en circulation", indique le Herald.Les billets ont une valeur
de dix, vingt, cinquante et cent mille milliards de zim dollars.
Le billet de 100.000.000.000.000 zim dollars représentait jeudi environ 30 dollars américains
au marché noir, où se concentrent la plupart des échanges, mais le cours de la devise nationale s'effrite chaque jour un peu plus. Au quotidien, la grande majorité des échanges se font
aujourd'hui en devises étrangères, aussi bien au niveau des échoppes de rues que pour les abonnements de téléphones portables ou les frais médicaux.
Etats-Unis : 'The Simpsons': la voix de Bart fait la promotion de la Scientologie
Showbizz.net , le 28.01.09
Nancy Cartwright, qui joue Bart dans la version originale de 'The Simpsons', s'est servie de la
voix du personnage pour faire la promotion de la Scientologie dans un message téléphonique. Elle est une fidèle de cette religion.Dans ce message enregistré, Cartwright lance une invitation pour
assister à un événement de l'église de Scientologie à Hollywood. Elle s'identifie tout d'abord sous le nom de Bart Simpson avant de se nommer sous son vrai nom. Tout au long du message, elle
continue toutefois de parler avec la voix du personnage. L'an dernier, nous rapportions que Cartwright avait fait don de 10 millions $ à l'Église de Scientologie.
Italie : Le Vatican annule l'excommunication
des évêques intégristes Agence France Presse, le 24.01.09
Le Vatican a annulé l'excommunication des évêques intégristes ordonnés en 1988 par Mgr Marcel
Lefebvre en dépit des déclarations négationnistes de l'un d'entre eux, par un décret daté du 21 janvier rendu public samedi. Le décret signé au nom du pape Benoît XVI par le préfet de la
congrégation des évêques, le cardinal Giovanni Battista Re, lève les excommunications qui frappaient les évêques de la fraternité sacerdotale Saint Pie X, Bernard Fellay, Bernard Tissier de
Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Galaretta. Mgr Williamson a nié récemment à la télévision suédoise l'existence des chambres à gaz. Le porte-parole du Vatican Federico Lombardi a salué
comme "une bonne nouvelle" la levée de l'excommunication, "un pas très important vers la reconstitution de la pleine communion de l'Eglise". Les adeptes de la fraternité Saint Pie X, caractérisée
par ses positions antimodernistes et son attachement à la messe en latin, sont environ 150.000 à travers le monde, notamment en France, dont près de 500 prêtres.
Selon le père Lombardi, les déclarations de Mgr Williamson n'ont "aucun rapport" avec la mesure
prise par le Vatican. Il a assuré que la fraternité a "pris ses distances" avec elles. "Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz (...) Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les
camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz", a déclaré Mgr Williamson dans un entretien diffusé jeudi soir par la chaîne publique SVT, mais datant de novembre. Ces propos
ont soulevé une vive émotion. En France, la Licra (ligue contre le racisme et l'antisémitisme) a estimé que la réhabilitation de cet évêque serait "un recul inquiétant dans la politique menée par
l'Eglise contre l'antisémitisme depuis le concile Vatican II".
Inde : Deux fillettes indiennes mariées à des
grenouillesZigonet.com, le 21.01.09
Pondichéry - Lors d'une cérémonie,
deux fillettes de 7 ans ont été mariées à des grenouilles, pour protéger le village des maladies. Vendredi dernier, les fillettes, Vigneswari et Masiakannu, avaient revêtu les habits
traditionnels de mariage pour épouser les "princes" grenouilles devant plusieurs centaines de villageois. Alors que des cantiques étaient chantés, les prêtres du temple ont paré les jeunes
filles et les grenouilles des symboles du mariage indien avant de les déclarer maris et femmes et d'allumer un grand feu sacré.
Les villageois ont participé aux cérémonies qui ont ensuite été données. Les résidents vivant
dans la partie occidentale du village jouaient les membres des familles des jeunes mariées alors que les résidents de la partie orientale faisaient office de famille pour les grenouilles.
L'organisation de la fête a été calquée sur celle d'un mariage traditionnel incluant un somptueux festin. A l'issue de la soirée, les grenouilles ont été relâchées dans l'étang où elles avaient
été pêchées. Ce rituel serait pratiqué depuis des générations pour éloigner les esprits malins et les maladies du village.
Diplômes catholiques reconnus par la France :
L'Union européenne antilaïque est en marche !
Le 18 décembre 2008, la France et le Saint-Siège (nom diplomatique et hypocrite du Vatican) ont signé au Quai
d'Orsay un accord sur la reconnaissance des diplômes de « l'enseignement supérieur » catholique.
Voici ce qu'en dit le journal La Croix : « Cette signature, jeudi, sous les ors du grand salon du Quai
d'Orsay, est historique. Elle revient sur une situation d'infériorité de l'enseignement supérieur catholique vieille de plus d'un siècle. Car si, en 1875, la IIIe République a proclamé la liberté
de l'enseignement supérieur, elle avait très vite, des 1880, à l'initiative de Paul Bert et Jules Ferry, réservé l'attribution des titres universitaires aux seules universités publiques. En 1984,
le Conseil d'Etat a estimé que ce principe du monopole d'Etat de la collation des grades universitaires s'imposait même au législateur...
Le processus de Bologne (Union européenne) par lequel 29 Etats européens - dont la France et le Saint-Siège -
se sont engagés à établir d'ici à 2010 un espace européen de l'enseignement supérieur, est venu brouiller les cartes. En reconnaissant les diplômes étrangers, la France reconnaissait, de fait,
les diplômes délivrés par des institutions catholiques de ses partenaires européens. La République devait aussi reconnaître les diplômes canoniques reconnus chez ses partenaires ».
Il apparaît donc clairement, qu'une fois de plus, l'Union européenne est une machine de guerre contre la
République laïque. Elle mérite bien le surnom, donné par la Libre Pensée dès 1954, « d'Europe vaticane » .
Une duperie gouvernementale sans nom
Le vendredi 25 janvier 2008, une délégation de la Fédération nationale de la Libre Pensée, conduite par Marc
Blondel (Président) avait été reçue par Monsieur Faugère, directeur de Cabinet du Premier ministre, assisté d'une collaboratrice.
La délégation remettait alors une note à Matignon. Celle-ci indiquait : « Dans son discours au palais du
Latran, Le Président de la République Nicolas Sarkozy a évoqué le rôle de l'Église catholique dans l'enseignement supérieur : « Aujourd'hui encore, la République maintient les congrégations sous
une forme de tutelle, refuse de reconnaître un caractère cultuel à l'action caritative ou aux moyens de communication des Églises, répugne à reconnaître la valeur des diplômes délivrés dans les
établissements d'enseignement supérieur catholique alors que la Convention de Bologne le prévoit, n'accorde aucune valeur aux diplômes de théologie... »
Nicolas Sarkozy fait explicitement référence au processus de Bologne, instauré par l'Union européenne et
inspirateur des deux réformes les plus récentes de l'Université française : le LMD (Licence-Master-Doctorat) et la LRU (Loi relative aux libertés et responsabilités des Universités). Le processus
de Bologne est effectivement contraire à l'esprit laïque et républicain de l'institution universitaire française, ignorant purement et simplement toute distinction entre les formes d'enseignement
supérieur, publiques ou privées, confessionnelles ou non.
Cet appel à la reconnaissance des diplômes supérieurs privés catholiques (ou d'autres religions) est
contraire à la loi de séparation des Églises et de l'État (1905), mais également des plus anciens fondements de l'Université Française : son institution (1808) posant en principe le monopole de
la collation des grades universitaires par l'État, restauré et réaffirmé par la loi de 1880 corrigeant la loi de 1875. » Ajoutons aussi que, manifestement, cet « acte diplomatique » s'inscrit
dans la mise en œuvre grandissante de l'autonomie des universités. Faisant écho à ce discours de Rome du Président de la République, la Libre Pensée s'est ainsi inquiétée d'une possible remise en
cause de la loi du 18 mars 1880 décrétant le monopole de la collation des grades par l'État, pour permettre aux établissements religieux d'en faire de même. Le Cabinet nous a alors répondu qu'il
fallait comprendre cette déclaration dans le sens d'une prise en compte des diplômes de théologie délivrés par d'autres universités européennes. Le Cabinet du Premier Ministre nous a cependant
indiqué que la loi de 1880 ne sera pas modifiée.
La Libre Pensée était reçue ensuite, quelques semaines après, au Ministère de l'Education nationale, par deux
collaborateurs de monsieur Xavier Darcos. A la même question posée, ils apportaient la même réponse qu'à Matignon, néanmoins la note précitée fut déposée. La Libre Pensée comprend enfin pourquoi
monsieur Darcos, contrairement à tous ses engagements répétés, refuse toujours de nous recevoir.
Après les diplômes catholiques, la reconnaissance du créationnisme ?
Le monopole de la collation des grades a mis la France relativement à l'abri des errements que l'on connaît
aux États-Unis à propos du créationnisme. Dans ce pays, les facultés religieuses délivrent des diplômes sanctifiant « la création du monde en six jours ». Ces diplômes sont reconnus comme ceux
délivrés par les Universités publiques. En France, cela est encore impossible.
Est-ce cela que le Président de la République veut détruire ? On peut légitimement le penser en lisant le
discours présidentiel du Latran en direction de l'Eglise catholique : « Partout où vous agirez, dans les banlieues, dans les institutions, auprès des jeunes, dans le dialogue interreligieux, dans
les universités, je vous soutiendrai. La France a besoin de votre générosité, de votre courage, de votre espérance. » Mais la messe n'est pas encore dite. Même la Croix le reconnaît : « Reste à
savoir quand cet accord sera applicable. Jeudi, le Quai d'Orsay n'était pas en mesure de préciser si une ratification par voie parlementaire était requise. Il faudrait alors compter avec les
réactions laïques : aux lendemains du discours du Latran, quand le Président de la République avait évoqué cette idée de reconnaître les diplômes des universités catholiques, nombreux avaient été
ceux qui dénoncèrent « la fin du service public laïque ».
La Libre Pensée demande à tous les parlementaires (députés et sénateurs) d'interpeller le gouvernement sur
cette question et de refuser de ratifier cet acte antilaïque.
" J'ai voulu montrer ici le point de vue des Indiens, pour une fois. Soyons justes. Nous les avons mal traités. C'est une véritable tache dans notre histoire.
Nous les avons roulés, volés, tués, assassinés, massacrés, et, si parfois, ils tuaient un homme blanc, on leur expédiait l'armée." (John Ford à propos de son film Les Cheyennes)
La Commission Administrative Nationale de la Fédération nationale de la Libre Pensée, réunie à Paris les 10 et 11 janvier 2009, se déclare horrifiée par les scènes
de guerre qui se déroulent actuellement sur la bande de Gaza.
Elle rappelle l'engagement permanent de la Libre Pensée contre les guerres et les massacres. Fidèle à l'internationalisme et aux droits des peuples à disposer
d'eux-mêmes, elle proclame que la guerre n'est jamais une solution pour arbitrer les conflits collectifs humains.
La Libre Pensée appelle à la cessation immédiate du conflit. Elle exige la fin des bombardements.
Quand des militaires tuent des civils, c'est un crime de guerre.
Cette question peut faire
sourire mais en fait derrière cette formulation un peu humoristique et provocante, il y a un réel enjeu pour les libres penseurs que nous sommes, mais aussi pour tout ceux qui veulent fêter
librement noël sans être considérés comme des chrétiens qui s’ignorent !!!
L’opinion la plus répandue veut que noël soit une fête catholique. Cette opinion est comme
d’habitude véhiculée par les médias qui chaque année nous présentent toujours l’aspect religieux des choses : reportage sur noël à Bethléem, reportage dans une messe de noël, histoire du
christ, discours de tel curé sur le vrai sens de noël…
Comme chacun le sait, en
tout cas, sur TF1, France 2 et les grandes chaînes télévisuels, la France serait un pays catholique… c’est une évidence pour ces bien-pensants !
Est-il nécessaire de rappeler à ces bigots télévisuels qu’un sondage (pourtant commandé
par le magazine le Monde des religions) nous indiquait en janvier 2007 que 51 % des français seulement se disaient catholique et que la moitié de ces catholiques ne croyaient pas en
Dieu ? Là, encore on voit que tout est une question de manipulation médiatique.
Revenons à noël ! Eloignons nous des médias et de leur complicité envers les puissances
réactionnaires et intéressons nous à noël tel qu’il est fêté par la majorité des français et des occidentaux !
Qu’est ce qui se passe en général ?
On festoie le soir du 24 décembre avec la famille, on s’offre des cadeaux, on mange gras, on
boit, on écoute de la musique, on déconne, on regarde des émissions de variété à la télé, on se retrouve, on rigole, on fait croire à nos enfants qu’un « père noël » va venir dans la
nuit déposer des cadeaux au pied d’un sapin qu’on à décoré… etc. Tout le monde connaît, je pense ne pas avoir besoin de détailler encore plus les choses !
Et bien maintenant voyons si ces pratiques sont bien catholiques !
Le père noël est-il un suppôt de Dieu ? La dinde a-t-elle un lien spirituel avec le saint
esprit ? l’huître est elle une représentation métaphorique de Dieu ?
Procédons, élément par élément :
Le sapin :
Ne cherchez pas de référence au sapin dans la Bible, vous n’en trouverez pas ! Celui-ci ne vient ni de la Judée ou de
Rome mais plutôt des pays Nordiques. Ces peuples célébraient la fête de Yule où on vénérait un arbre sacré. « Il fut ensuite christianisé. Ainsi Saint Colomban accomplit une conversion
collective en Gaule en illuminant de croix un arbre sacré pendant la nuit de Noël. »
Guy Deleury écrit : "Le sapin givré et décoré de bougies nous oriente vers une origine Scandinave, sinon germanique. Comme l'a fort bien décrit G. Dumézil, les
fêtes du solstice d'hiver étaient l'occasion d'immenses beuveries nocturnes chez tous les peuples nordiques. Le soleil qui renaissait alimentait l'espoir de la fin des glaciations hivernales, et
l'on illuminait le sapin cosmique, symbole de la vie toujours renaissante . Le personnage central de cette mythologie était le dieu Odhinn, représenté comme un vieillard bienveillant à la barbe
abondante, vêtu d'une houppelande rouge. Dieu du feu domestique, il luttait tout l'hiver contre les démons de la glace et de la neige. On le vénérait devant les âtres où flambaient des bûches de
sapin. Les Scandinaves l'appelaient Ullr ou Yule. C'était un dieu de paix et de chaleur qui visitait son royaume de ski, ou sur un char traîné par des rennes ou des cygnes. Dans sa hotte ou son
traîneau, il transportait les dons qu'il destinait à ceux qui le priaient ».
A la description faite par Guy Deleury, on voit que des éléments du père noël viennent
directement de Yule.
« Yule était clairement une fete du feu ; c’etait aussi une fête de l’abondance,
des morts et des enfants. L’illumination de l’arbre signifie partout renouveau de la nature, promesse des fruits à venir. Sa décoration au moyen de cadeaux et d’objets variés possède du reste la
même valeur. »
L’échange des cadeaux :
On a déjà vu que Yule
«transportait les dons qu'il destinait à ceux qui le priaient ».Mais ce n’est pas tout. Dans l’antiquité romaines, on fêtaient les Saturnales (du 17 au 24 décembre). Un jour , le Dies juvenalis, était consacré
aux enfants. On se retrouvait entre amis, proches et on s’offrait des cadeaux (bougies, poupées d’osier…)
Le Père Noël :
Plusieurs ancêtres lui sont connus et l’ont inspiré : Saint Nicolas (fêté le 6 décembre),
Sinter Klaas en Hollande, Santa Claus dans les pays anglo-saxons, on a aussi déjà cité Yule ou Ullr, citons également Hennequin de la Suisse qui distribue aussi des cadeaux aux enfants sages et
punissaient les méchants, « Frau Holle (en Allemagne), Tante Arié (en Franche Comté et en Suisse), Bertha (en Bavière), Béfana (en Italie)... Les diverses versions de ces personnages
reprennent les attributs des dieux bienfaiteurs des mythologies païennes : Gargan en pays celtiques (repris par Rabelais pour son Gargantua), Odin en pays germaniques, la déesse Strenia à Rome
(d'où le mot étrennes). On pourrait développer la démonstration : les huit rennes sont démarqués du cheval à huit pattes d'Odin »
Une chose est sure, c’est aux Etats Unis que le père noël moderne est né. En 1821 et 1823, deux
contes de Clement Clarke Moore représentent un personnage tiré par huit rennes, assisté de lutins qui livrent des cadeaux par les cheminés.
« Quarante ans plus tard, le dessinateur thomas Nast popularise un santa Claus ventru
et jovial, avec son costume de fourure, son ceinturon de cuir et sa barbe blanche. On imagine à cette époque ses ateliers situés dans les glaces du pole Nord (il déménagera plus tard en
Finlande). La touche finale sera donnée en 1931 par … Coca-Cola !
Cette année là, la firme américaine demande au dessinateur Haddon Sundblom
d’illustrer une publicité montrant le bonhomme, Noël buvant du Coca pour se garantir du froid hivernal, et reprendre des forces. »
Même si on trouvait différentes représentations du père noël, celui-ci était majoritairement
représenté en vert ; Avec la pub de Coca (rouge et blanc), c’est le costume rouge et blanc qui va finalement s’imposer.
Ainsi le Père Noël s’imposera rapidement pour la nuit de noël contre Jésus, ce qui ne manqua
pas de faire réagir l’Eglise, notons, par exemple que « le 24 décembre 1951, l’effigie du Père Noël fut brûlée sur le parvis de la cathédrale de Dijon par les autorités ecclésiastiques,
ce qui fit la une de France-Soir. »
La date du 25 décembre :
Dans la version
« officielle » le 25 décembre correspondrait à la date de l’anniversaire de Jésus ! Seulement les catholiques eux-mêmes reconnaissent de rien savoir là dessus.
Dans Fêtes et Saisons n°500, le guide de l’année liturgique de Décembre 1995, est
écrit : "On ignore totalement le jour, l'heure et même l'année de naissance de Jésus. On a choisi le 25 décembre à
minuit tout simplement pour supplanter la fête païenne appelée Adventus solis invicti (la venue du soleil invaincu) qui marquait le solstice d'hiver, fête célébrée à Rome dans la nuit du 24 au 25
décembre".
Selon d’autres auteurs « la controverse dure plus d'un siècle. Les uns retiennent le 18 avril, d'autres le 25 mars, un autre encore le 6 janvier jusqu'à ce que, en
354, le pape fixe d'autorité le 25 décembre, qui correspond au solstice d'hiver. Ce solstice est célébré depuis les temps les plus lointains par les fêtes païennes de Yule, du feu, de la lumière,
ou de la Freya nordique, déesse de l'abondance et de la fécondité"
Dans la Bible, on ne trouve rien au sujet de cette date dans l'Ancien Testament. Il existe une
fête célébrée dans le judaïsme à cette époque de l'année : Hanoukka. Elle ne doit rien au solstice. Elle célèbre la reprise du Temple de Jérusalem sur les Grecs et sa "purification" en 164 avant
JC.
L’histoire nous donne quelques enseignements : On sait qu’en 274, Aurélien a
fixé la fête annuelle au solstice d’hiver du Sol-invictus (le soleil invincible). La fête fut célébrée sans discontinuité chaque années suivante, au 25 décembre, bien que le calendrier romain
ramena le solstice d’hiver au 21 décembre à partir de 325. La fête traditionnelle de la naissance du Sol-invictus devint le 25 décembre 335 celle de la naissance du Chris.
En 391, l'empereur chrétien Théodose interdit les cultes païens. Le christianisme devient de
fait religion d'État et les temples païens sont détruit. L’évêque d'Hippone, Augustin, auteur de La Cité de
Dieu se félicite que l'on ait substitué à "La célébration de la naissance du soleil visible au solstice
d'hiver celle de l'invisible créateur du soleil' (18).
Dans une lettre du pape Grégoire adressée à Augustin de Cantorbéry, au VIIIe siècle, on peut
lire "Après de longues réflexions, j'ai statué sur le cas des Angles : que les
temples des idoles ne doivent absolument pas être détruits dans cette nation, mais que l'on détruise uniquement les idoles qui s'y trouvent. Qu'on prenne de l'eau bénite et que l'on asperge ces
temples, qu'on y édifie des autels et qu'on y place des reliques ; en effet, si ces temples sont bien construits, il est nécessaire et il suffit d'en changer la destination : les faire passer du
culte des idoles à la louange du vrai Dieu. De cette façon, le peuple, constatant que ses temples sont respectés, déposera plus facilement l'erreur de son cœur et, connaissant et adorant le vrai
Dieu, se rassemblera plus familièrement aux lieux où il avait coutume de se rendre. Comme la coutume existe d'offrir beaucoup de bœufs en sacrifice aux esprits. Il faut également transformer
légèrement le cérémonial de ces offrandes, de manière à fixer ces coutumes rituelles au jour de la dédicace ou de la fête des saints martyrs dont les reliques ont été placées dans l'église ; que
les gens continuent à se construire des cabanes de branchages auprès des mêmes temples devenus églises et qu'ils célèbrent la fête par des agapes rituelles.Cette lettre nous montre clairement comment les chrétiens ont calqué leurs fêtes, leurs rites sur des pratiques
antérieures.
En fait, rien de très chrétien dans le choix de cette date, de l’aveu même des pères de
l’Eglise, la date est plaquée sur des cultes païens antérieurs ! D’où il en résulte que Noël est une fête volée par le christianisme !!!
Sondage exclusif CSA / LE MONDE DES RELIGIONSréalisé par téléphone du 18 au 25 octobre 2006. Interrogation de 1021 personnes se déclarant catholiques issues d’un
échantillon national représentatif de 2012 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par
région et catégorie d?agglomération.
(Tous les sondages publiés par CSA sont disponibles sur le site :http://www.csa-fr.com)
L’Idée Libre n°271 – décembre 2005 – Joyeux Noël païen ! Regards sur les origines chrétiennes.
Guy Deleury. Les Fêtes de Dieu. Éd. Philippe Lebaud. 1994
L’Idée Libre n°271 – décembre 2005 – Joyeux Noël païen ! Regards sur les origines chrétiennes
Du coup Jésus comme d’autres
divinités « naît » dans la période du 25 décembre, rien d’exceptionnel dans tout ça. Banal finalement pour un Dieu ;
Banal aussi dans le sens où
il est loin d’être le seul sauveur du monde et fils de Dieu, citons par exemple Adad d’Assyrie, Adonis, apollon, Héraclès et Zeus en Grèce, Alcides de Thèbes, Attis de Phrygia, Baal de Phénicie,
Bali d’Afghanistan, Beddru du Japon, Krishna et Bouddha en Inde, Crite de Chaldée, Deva Tat du Siam, Hésus chez les druides celtes, Horus, Osiris et Sérapis en Egypte (ce dernier est barbu avec
des cheveux longs), Indra au Tibet, Jao au Népal, Mikado des Sintoos, Mithra et Zoroastre en Perse…Jésus est loin d’avoir le monopole messianique !
Intéressons nous à quelques dieux de l’époque dont les chrétiens se sont inspirés pour inventer
Jésus
« Mithra (Dieu-Soleil Perse né en 600 avant JC.). Son culte était, peu avant l’ère
chrétienne, le plus populaire et la plus répandue des religions païennes de l’époque. - Comme Jésus, il est considéré comme « Fils de la droite du Père brillant ».
Comme Jésus, il a cette caractéristique rare d’être célibataire.
Lui aussi meurt puis ressuscite.
Lui aussi revient à la fin des temps pour juger « les vivants et les morts »,
lesquels ressusciteront à leur tour dans la chair.
Son culte comprend un repas commémoratif et un baptême d’initiation, les jeûnes, la pénitence
et l’expiation étaient aussi des pratiques de cette religion.
Enfin, les prêtres de Mithra portaient de drôles de chapeaux qui ressemblent étrangement
(mais c’est un hasard bien entendu) à ceux des évêques actuels.
Quant à Horus/Osiris : (dont l’aspect barbu avec de longs
cheveux a été adopté pour le personnage du Christ) - il avait 12 disciples- Il a fait un sermon sur la
montagne - Il s’est rendu à Béthanu et ressuscite El-Azar-Us dont les deux sœurs se nomment Meri et Merthi ce qui donne dans la bible : Bethanie, Lazarre, Marie et Marthe !! (Précisons
que Béthanie n’existait pas encore du temps de Jésus ! )
Il était né de la vierge Isis-Meri le 25 décembre dans une grotte - sa naissance avait été
annoncée par une étoile à l’est et attendue par trois hommes sages.
Il enseignait à des enfants au Temple et fut baptisé à l’âge de trente ans.
Il marcha sur l’eau.
Il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité.
Il était aussi « la Voie, la Vérité, la Lumière, le Messie, le fils oint de Dieu, le
Fils de l’Homme, le Bon Berger, l’Agneau de Dieu, le Mot », et était associé au Poisson (« Ichthys »)
L’épithète personnelle de Horus était « Iusa, » « le fils éternel » de
« Ptah, » le « Père. ».
Jésus est fils d’un dieu et d’une vierge comme Mithra, Persée,
Apis, Attisoù encore, en Chine, le dieu Foé qui devait le jour à une Vierge rendue féconde par les rayons du
Soleil.
Pourquoi retrouve t-on aussi souvent la date du 25 décembre pour faire naître les
dieux ?
Pourquoi les messies, fils de Dieu naissent souvent un 25 décembre ? Pourquoi
ressuscitent-t-ils à paques ? Pourquoi retrouve-t-on le chiffre 12 aussi souvent (jésus, horus…)?
Pour comprendre, il faut étudier les arguments de Tertullien (160.220) qui fut un des pères de
l’Eglise avant de renoncer au christianisme. Ses propos sur le christianisme, rapproche celui-ci des croyances des sociétés primitives.
En effet, dans les sociétés
primitives, on remarque que très souvent leurs croyances sont basées sur l’environnement qui les entoure. On prie des divinités incarnées dans les arbres, les fleuves ou les montagnes mais le
plus grand des dieux, le plus important, le plus visible, celui qui apporte la vie, est le soleil.
Ainsi, toutes ces religions sont basées sur les mouvements du soleil dans le ciel. A l’œil nu,
on peut observer le soleil et les 12 signes du zodiaque quel que soit l'endroit d'observation sur Terre.
Jésus Christ et tous les autres «fils de Dieu » sont en fait une personnification
du Dieu soleil. D’ailleurs, le jour du seigneur, c’est-à-dire le dimanche n’est-il pas le jour du soleil dans certaines langues (Sonntag ou Sunday)?
La date du 25 a aussi une
explication rationnelle. Les premiers hommes se sont aperçu que, d’un point de vue géocentrique, le soleil effectue une descente annuelle vers le sud le 21 et 22 décembre (solstice d’hiver). Il
recommence ensuite à se déplacer vers le nord 3 jours plus tard, le 25 décembre. C’était en quelque sorte une renaissance du soleil ou son anniversaire (Allez tout le monde chante : happy
birthday to you jesus !)
Notons également que la couronne d’épines de Jésus peut être assimilé au halo lumineux qui
entoure le soleil, lequel « marche sur l’eau » quand il se couche.
Pâques correspond plus ou moins à l’équinoxe du Printemps, c’est une période de renaissance et
comme par hasard nombre de ses dieux ou enfants de dieux ressuscitent le jour de Pâques.
Le Christianisme comme le
judaïsme, ne sont donc que de pauvres déformations de vieilles croyances aujourd’hui mortes. Ainsi, plusieurs noms utilisés dans la Bible ne sont que des réécritures de noms grecs, orientaux ou
égyptiens. Le mot « Jésus » ressemble étrangement à « Iusa/Iao/Iesu » qui était un des noms du Dieu égyptien, Horus. Krishna (appelé aussi Christna) était aussi appelé
« Jezeus » (aurait peut-être même donné Zeus) bien avant un quelconque personnage juif. D’ailleurs le titre de « Christ » aurait été porté par tous les rois d’Israël. Le nom
de « Jésus Christ » n’est devenu officiel pour les chrétiens qu’en 325 lors du premier conseil de Nicée.
Les Hébreux puis les
chrétiens ont ainsi repris des lois, des coutumes ou des dieux des autres civilisations plus anciennes pour faire adhérer les populations à leurs croyances. Ainsi Moïse vient d’un réformateur
Crétois appelé Minos et les Dix Commandements ne sont qu’une répétition du code Babylonien d’Hammourabi. N’oublions pas non plus que plusieurs Saint patrons sont des récupérations de divinités
païennes. Jésus Christ et de nombreux autres personnages de la Bible ne sont donc que des compilations de vieilles croyances adaptées à de nouvelles populations. Si on remonte aux origines de
toutes ces religions, on retrouve la croyance en un dieu soleil supérieur aux autres dieux.
Noël est une fête volée.
A la lecture de cet exposé, qui bien sur n’est que très succinct, on peut conclure sur le fait
que Noël n’est pas une fête chrétienne, même pire, c’est une fête païenne, profane, qui a connu des formes diverses et variées et qui finalement a été volée par les chrétiens.
Il nous faut donc nous battre pour laïciser noël pour nous le réapproprier.
Chaque année, l’Eglise à travers notamment les médias, tentent de s’approprier noël en
insistant sur ces caractères chrétiens. Mais sorti de quelques crèches et d’une minorité de la population se rendant à la messe de minuit, qu’y a t-il de chrétien dans noël ?
Rien !
Le fait qu’en 1951, les autorités catholiques firent brûler l’effigie du Père Noël devant le
parvis de la cathédrale de Dijon, est un aveu ! Ils veulent remplacer le Père Noël par Jésus !
Ne devons nous pas comme le faisaient les libres penseurs du début du siècle nous battre pour
un Noël laïque ?
Alors Vive le Père Noël, le sapin, les cadeaux et Joyeux Noël
Laïque !!
La section du mans de la Libre pensée présente pour son Noel
Païen 2008 :
Les origines du christianisme
« Vous allez vous
aimer les uns les autres !!! »
Apres avoir démontré en décembre 2007 que ce n’était pas très catholique de fêter noël, nous verrons cette
année que les débuts du christianisme ne sont pas si glorieux que ne le laissent à penser les idées reçues.
Apres un exposé d’un camarade historien et
la discussion qui s’en suivra, nous passerons aux ripailles.
Pour la réussite de cette soirée,
chacun apportera un plat, une bouteille, un désert.. Qu’importe pourvu que cela se partage dans une ambiance fraternelle.
Bonjour, Eric Viot, tu as écrit un livre, les blessures de l'âme, qui traite de la
première guerre mondiale ? Peux-tu nous présenter ton livre?
Ce livre c’est un coup gueule contre la guerre en général et en particulier contre cette boucherie que fut la première guerre.
C’est un hommage à tous ces hommes sacrifiés pendant ces quatre années. Pendant plus de 15 ans de recherches j’ai appris énormément de choses sur cette période et plus particulièrement sur le
quotidien des poilus et c’est tout cela que j’ai voulu mettre en scène dans ce roman.
Pourquoi cet intérêt pour la première guerre mondiale?
C’est une guerre où la dimension humaine est importante et c’est sans doute mon côté humaniste qui a été séduit.
Ce sont les hommes qui m’intéressent dans ce conflit ; bien sûr ceux qui avaient les pieds dans la boue des tranchées et pas
ceux qui, bien au chaud à l’arrière, préparaient de terribles offensives juste pour une étoile supplémentaire sur la manche d’un officier.
Tu as participé à la réunion publique de la Libre Pensée le 7 novembre dernier, pour la
réhabilitation des fusillés pour l'exemple, qui étaient ces fusillés?
Bien souvent de pauvres types, pas plus coupables que leurs voisins de tranchée, juste des victimes de la décimation, des hommes
qui ont eu le courage de dire stop, prenant le risque de se retrouver face à un peloton d’exécution.
Pourquoi demander leur réhabilitation ?
Une vraie réhabilitation, pas ce que Sarkozy a dit lors de son discours du 11 novembre. Pourquoi, parce que tous n’étaient pas des
héros mais la plupart ne méritaient pas le sort qu’on leur a réservé. L’Angleterre, par voie législative, a réhabilité ses 306 soldats fusillés pour l’exemple, alors pourquoi pas La
France.
A-t-on des chances d'obtenir gain de cause ?
Il ne faut pas désespérer, le combat sera long mais il est légitime. Je pense qu’il faut essayer de situer géographiquement ces
soldats afin de faire pression auprès des municipalités pour qu’ils soient inscrits sur les monuments aux morts à côté de leurs camarades. C’est une première reconnaissance. C’est cette démarche
que j’ai engagée avec Emile LHERMENIER soldat sarthois originaire d’Yvré l’Evêque et fusillé le 22 mai 1916 à Roucy dans l’Aisne. Il faut aussi en parler afin d’éviter qu’ils ne tombent dans
l’oubli.
Comment as-tu connu la Libre Pensée ?
Suite à mes recherches sur les fusillés, puisque la Libre Pensée a été des premiers combats pour la réhabilitation de ces pauvres
types.
Nous publions, ici, un large extrait de l'intervention d'hansi Brémond du
vendredi 7 novembre lors de la reunion pour la réhabilitation des fusillés pour l'exemple. dans quelques jours, nous publierons une interview d'Eric Viot qui est également intervenu vendredi 7
novembre au mans.
"Pourquoi réclamer la réhabilitation des fusillés pour l’exemple
aujourd’hui en 2008, 90 ans après la fin de la première guerre mondiale ?
La guerre 14-18 est un conflit que nous qualifions d’impérialiste, il
s’agissait en fait d’un partage du monde entre les grandes puissances qui s’affrontaient pour la conquête de nouveaux marchés ou de nouvelles richesses. Les motivations sont d’abord d’ordre
économique.
De plus, cette guerre marque un changement dans l’histoire des conflits, c’est ce qu’on a appelé la première guerre totale. Totale, car elle implique tous les
secteurs de la société.
C’est aussi une guerre d’une immense barbarie comparée aux guerres du 19eme
siècle. C’est une guerre extrêmement meurtrière. Pensez un instant à ces soldats condamnés à courir pour prendre la tranchée d’en face, devant ils étaient balayés par les balles des mitrailleuse
et quand à ceux qui reculaient ils devaient subir les tirs de canons de leurs propres troupes à l’arrière.
D’aout 1914 à aout 1915, 600 000 jeunes français sont morts. Un million
cinq cent mille pour toute la guerre. Tout ca sans parler des mutilés des gazés, des gueules cassées.
Qu’est ce qu’un fusillé pour l’exemple ; notre camarade Pierre Roy spécialiste de la question
l’explique ainsi:
« Fusiller pour l’exemple cela avait pour but de dresser face à l’épouvante de l’assaut une
épouvante encore plus terrible : celle d’être fusillé par sa propre hiérarchie militaire pour dissuader d’imiter un comportement qui avait valu au soldat coupable de l’avoir adopté d’ être
condamné à mort, d’où l’expression "pour l’exemple ". Cela peut se résumer ainsi : obéir et certes risquer sa vie mais avec une chance d’en sortir ou désobéir, mais mourir d’une mort
certaine, fusillé pour l’exemple ou tué sur place par un officier de sa propre armée. »
Les historiens estiment le nombre de ces fusillés pour l’exemple à 600 environs pour la France. Ce chiffre est certainement en dessous de la réalité et ne tient pas compte de ce qui est non
chiffrés à savoir les exécutions sommaires, les condamnations à mort indirectes par exposition à une mort certaine, par exemple les mains liées de l’autre coté du parapet des tranchées (Pétain à
Verdun en 1916).
« Quant aux situations d’accusés livrés à l’arbitraire des conseils de guerre spéciaux (cours
martiales), elles ont été nombreuses. Le sous-lieutenant Chapelant en a été victime en octobre 14. Condamné à mort pour capitulation en rase campagne, commandant un poste de mitrailleuses, il est
blessé au genou au sortir de la tranchée encerclée par les Allemands ; fait prisonnier, il s’évade, rejoint les positions françaises : il sera fusillé, attaché sur un brancard dressé
contre un poteau d’exécution. »
Longtemps l’Histoire a ignoré ces faits, de même qu’elle a ignoré les faits de mutineries ou les
fraternisations. C’est seulement depuis les années 80 que des historiens s’intéressent vraiment a ces questions.
En 1917, au chemin des dames, des soldats se mutinent, une cinquantaine sont fusillés pour
l’exemple !
Le député Brizon proteste le 14 juin 1917 à la Chambre contre ce qui se passe au
front :
" Messieurs, à l’heure où je parle, on fusille des soldats sur le front ! Des balles françaises
assassinent des soldats français » puis il rajoute, en s’adressant au président de l’assemblée, malgré les protestations qui cherchant à le couvrir : « Avez -vous fait
fusiller les généraux qui ont fait massacrer inutilement nos soldats au cours de l’offensive d’avril ? »
En France, toujours au printemps 17, un contingent russe combattant en France refuse de continuer la guerre .
Ces soldats russes souhaitent rentrer chez eux, rejoindre les Soviets, la démocratie ouvrière en marche après la chute du tsarisme.
Il faut savoir que ce contingent russe a été parqué au camp militaire de La Courtine dans la Creuse et qu’il
a été canonné par l’armée française encadré par des officiers russes.
D’ailleurs des lettres des soldats français (soit qu’elles aient échappé à la censure toute puissante, soit
que des historiens les aient retrouvées au siège de la censure postale) comportent beaucoup d’allusions à la révolution russe de février 17, allusions qu’on peut résumer dans les formules :
"Ce qu’ont fait les Russes, il faut qu’on le fasse chez nous !", "A bas la guerre ! "
Un autre député kienthaliens (ils n’étaient que trois français a avoir participé à la conférence socialiste
internationale de Kienthal au printemps 1916), Alexandre Blanc, faisait remarqué que si leur voix était isolée dans le parlement français « elle est majoritaire dans les
tranchées » !
Et c’est bien là le problème, les soldats veulent terminer la guerre, les dirigeants, dans leur majorité,
veulent la continuer. Si au début, grâce au bourrage de crâne, la censure, l’éducation, la propagande, on avait réussi a mettre les peuples en guerre dans une sorte d’union sacrée, rapidement les
aspirations pacifistes des peuples s’opposent à l’orientation guerrière des puissants ! On l’a vu en France, en Allemagne, en Russie avec la révolution russe (les bolcheviks ont satisfait
les intérêts de leur peuple en cessant la guerre). On l’a vu en 1914, on l’a vu en plus récemment au Vietnam, ou aujourd’hui en Irak.
Finalement la guerre est dans l’intérêt des puissants pas dans celui des peuples. Qui profite de la guerre en
Irak ? le soldat américain qui risque sa vie? le civil iraquien qui vit dans des conditions atroces ou bien l’administration Bush inféodé aux entreprises d’armements et aux entreprises du
pétrole ?
La réhabilitation des fusillés pour l’exemple, ce n’est pas seulement une question
d’Histoire !
Aujourd’hui encore les gouvernements envoient des jeunes mourir dans des pays étrangers pour, soit disant,
défendre la liberté et la démocratie. Aujourd’hui comme en 1914, on ment aux peuples. Ces guerres sont provoquées pour défendre les intérêts de grandes entreprises américaines et
européennes.
Comment comprendre la situation en Afghanistan sans savoir qu’un pipeline traverse ce pays, et qu’il
représente un intérêt économique important pour les grandes entreprises énergétiques occidentales ?
En
Irak, les motivations sont les mêmes, Il fallait prendre le contrôle de vastes ressources de pétrole quitte à plonger le pays dans la barbarie en envoyant des jeunes soldats américains tuer et se
faire tuer.
Si on regarde l’Histoire, on se rend compte que les guerres bien souvent pour des motifs divers et variés ont
surtout une origine commune. Elle s’appelle l’économie de marché. Comment comprendre la seconde guerre mondiale sans comprendre la crise économique de 1929 ? C’est le chômage de masse et
l’impossibilité pour les classes dominantes de maintenir la paix sociale qui ont amener Hitler au pouvoir !
Comment est ce qu’on nous vend une guerre ?
Plusieurs moyens :
L’éducation militariste et revancharde dans les écoles (exemple de la France d’avant guerre)
On fait intervenir de grandes valeurs comme la défense de la démocratie (l’Allemagne est un régime
autoritaire pour le français de 1914), même chose en Irak ou au Vietnam.
On prétexte une agression : exemple de l’attaque du World Trade Center par un groupe terroriste pour
justifier une intervention contre un pays puis un autre (Irak et Afghanistan).
L’aide des médias et de la censure. Je vous rassure tout de suite n’ayez aucune illusion sur
l’indépendance des médias. Il suffit de voir le traitement de la guerre du golfe ou même plus récemment la façon dont il traitaient le referendum sur le traité constitutionnel européen ;
Dans le cas d’une guerre, il suffit de préparer l’opinion publique à détester tel ou tel peuple.
La religion ; Vous avez remarquer comment Dieu est toujours des deux coté du front ? A ce propos la
France est un pays laïque mais il y a toujours des aumôniers dans l’armée. Quand on ne ait pas pourquoi on se bat, c’est bon de croire qu’on le fait pour l’axe du bien, pour Dieu.
Pourquoi dire tout ca aujourd’hui ?
Nous sommes en guerre. Les opérations extérieures de la France coûtent 800 millions d’euros pour l’année 2008
et devraient coûter 1 milliard d’euros pour l’année 2009. Aux Etats-Unis, chaque année, le gouvernement dépense 800 milliards de dollars pour l ‘économie de guerre (Irak, Afghanistan…) alors
que 50 millions d’américains n’ont pas de sécurité sociale.
Argent qui, bien sûr, ne va pas aux hôpitaux, aux écoles, aux handicapés, aux vieux…
Vous avez remarquer comme il n’y a jamais d’argent pour la SECU, les hôpitaux, les services publics et come
il y en a beaucoup pour les conflits ou pour sauver le système financier, celui la même qui nous plonge dans une situation désastreuse ? !
On ferme des classes, des écoles, des
hôpitaux, et on dépense de l’argent pour que des jeunes aillent se faire tuer en Afghanistan. C’est l’avenir pour la jeunesse de ce pays ?
Alors que les emplois disparaissent à cause d’un système économique à l’agonie, les autorités envoient
l’armée recruter des jeunes dans les forums d’orientation et même parfois directement dans les lycées !
Ce que je vous dis là, ce n’est pas un combat d’arrière garde…
Vous suivez les infos ? Le système
capitaliste est en train de s’effondrer malgré les milliards dépensés par les gouvernements et les banques centrales. Ces sommes astronomiques seront, au final, payées par les citoyens. C’est
l’agonie d’un système qui détruit les emplois et jettent les peuples dans la misère. Des économistes comparent cette crise à celle de 1929.
Les plus anciens le savent, la crise de 29 a provoqué la naissance du nazisme, de plusieurs régimes
autoritaires et finalement la seconde guerre mondiale!
On le sait, pour relancer le système, les dirigeants sont toujours prêts à provoquer des conflits
armés.
Plus que jamais, il faut s’organiser. Pour notre part nous participerons ni a l’union nationale pour la
guerre ou pour la défense de ce système économique qui nous entraîne vers le fond.
Les richesses produites doivent être utilisées par les peuples et pas contre eux.
C’est pourquoi nous irons à Gentioux mardi 11 novembre, c’est pourquoi nous continuerons de nous
mobiliser.
Nous mobiliser c’est par exemple, expliquer ce qu’est réellement la guerre.
Il n’y a pas de guerre propre. Il faut chercher dans les coulisses de l’Histoire, dans les coulisses de l’actualité pour se rendre compte de ce qu’est la guerre
Thaïlande : un petit goût de mort pour mieux revivre ensuite
Vu le 13.10.08
NAKHON NAYOK (AFP) - Namfon Mamuenwai dit qu'elle est morte pour l'homme qu'elle a aimé.
Elle s'est allongée dans un cercueil dans un temple bouddhiste au nord de Bangkok où elle a goûté à la "mort spirituelle" avant de "ressusciter" avec une âme "purifiée". Namfon, âgée de 39 ans,
s'est livrée à cette brève expérience dans l'espoir de rejoindre son ami étranger aux Pays-Bas. "J'ai très envie d'aller dans un autre pays mais ne peut obtenir un visa", explique-t-elle. Une
semaine après avoir vu une émission à la télévision, elle s'est rendue en voiture au temple de Prommanee, à une centaine de kilomètres de la capitale thaïlandaise, rejoignant ainsi quelque 2.000
personnes qui, chaque semaine, "décèdent" pendant quelques minutes pour mieux "revivre" ensuite.
Les moines dans ce temple devenu populaire ont le sens des affaires et, contre espèces
sonnantes et trébuchantes, ils entretiennent l'idée que les voeux des participants seront exaucés. "Tous ceux qui viennent ici obtiennent ce pour quoi ils ont prié", affirme le bonze Charuay
Thanavaro. Le temple de Prommanee organise la cérémonie du cercueil depuis quatre ans mais la participation a presque triplé ces deux dernières années. Un petit tour de deux minutes dans un
cercueil coûte 100 bahts (2,16 euros) mais il faut rajouter 180 bahts (3,90 euros) pour la cérémonie religieuse complète précédant l'entrée dans la bière. Charuay recommande aux participants de
tout faire s'ils veulent voir leurs voeux en amour ou en affaires se réaliser. "La cérémonie et les prières, c'est bien, mais il n'y a que 80 à 90% de réussite. S'ils s'allongent dans le
cercueil, c'est 100%" (...).
Benoît XVI souhaite la béatification de Pie XII
Vu le
09.10.08
CITE DU VATICAN (AFP) - Benoît XVI a souhaité la poursuite du procès en béatification de
Pie XII jeudi, lors d'une messe au Vatican à la mémoire de ce pape décédé il y a 50 ans et qui fait l'objet d'une controverse sur son attitude jugée trop passive et silencieuse face à la Shoah.
Benoît XVI a déclaré dans son homélie que Pie XII s'était dépensé sans compter "pour la défense des persécutés sans aucune distinction de religion, d'ethnie, de nationalité et d'appartenance
politique", notamment pour les juifs menacés d'extermination. Il a déploré que le débat historique sur le pape Pacelli (son nom de famille) n'ait "pas toujours été serein"."Nous prions pour que
la cause en béatification du serviteur de Dieu Pie XII se poursuive heureusement", a souligné le pape allemand.
Angleterre : Un vicaire opéré pour extraire une pomme de terre de son anus
Vu le 03.11.08 sur zigonet.com
SHEFFIELD – Un vicaire clame être
tombé sur une pomme de terre, laquelle se serait alors coincée dans son anus. L'incident serait survenu alors que l'homme accrochait des rideaux dans le plus simple appareil..L’homme d’Eglise, la
cinquantaine, a dit au personnel médical de l’hôpital général de Sheffield-Nord que l’accident n’était pas dû à un jeu sexuel. L’extraction de la pomme de terre a nécessité une opération
chirurgicale.
L’infirmière Trudi Watson raconte : « Il m’a expliqué très sincèrement qu’il
pendait des rideaux dans sa cuisine, nu, quand il est tombé de la table de la cuisine sur la pomme de terre. Il n’est pas question pour moi de commenter cette histoire. »
L’infirmière a révélé d’autres objets sortis de postérieurs humains comme un concombre,
une poupée russe ou encore un œillet en fleur.
Bras de fer entre Angers et la Scientologie
Paru le 17.10.08 dans Ouest-France
En 2004, le maire de la ville d'Angers avait pris un arrêté municipal interdisant la
diffusion d'un bulletin de l'Eglise de la Scientologie plagiant une revue municipale. S'ensuivit une longue bataille juridique gagnée par la ville. Nouvel épisode : un juge de proximité vient
d'ordonner l'annulation d'un nouvel arrêté municipal interdisant la distribution, sur le domaine public, de documents scientologiques.
Malgré cette décision, la ville a l'intention de continuer d'interdire les publications
scientologiques sur son territoire. “Seule une juridiction administrative peut prononcer l'annulation d'un arrêté pris par un maire ; or, le jugement rendu par un juge de proximité n'a qu'une
valeur relative”, estime le maire, Jean-Claude Antonini. Il rappelle avoir reçu de nombreux messages de parents et veut continuer de “protéger les Angevins”. La ville a demandé au procureur de la
République de faire appel de la décision du juge de proximité.
Benoît XVI ne béatifie pas Pie XII pour avoir "de bons rapports avec les juifs"
Vu le 18.10.08
AFP - Le pape Benoît XVI n'a pas signé le décret sur les vertus héroïques de Pie XII, une étape indispensable
pour béatifier son prédécesseur accusé de passivité face à la Shoah, "car il veut avoir de bonnes relations avec les Juifs", a déclaré samedi un religieux, le père Peter Gumpel.
Le Vatican accepte le recours à des psychologues pour les séminaristes
Vu le 30.10.08
AFP - Le Vatican a entériné pour la première fois jeudi le recours éventuel à des psychologues pour la
formation des séminaristes afin d'écarter notamment les candidats homosexuels, tout en l'encadrant pour permettre aux futurs prêtres de défendre leur intimité.
L'Eglise catholique a été éclaboussée dans plusieurs pays par des scandales sexuels comme celui qui a conduit en août 2004 en Autriche à la fermeture d'un séminaire transformé en lieu de
débauches homosexuelles.
Elle a également été touchée par des révélations ces dernières années d'agressions pédophiles par des prêtres
aux Etats-Unis, en Amérique latine et dans plusieurs pays d'Europe.
Israël: la police arrête l'homme à l'origine des émeutes à Saint-Jean d'Acre
Vu le 14.10.08
JERUSALEM (AFP) - La police israélienne a arrêté le conducteur arabe qui avait circulé le soir de Kippour
dans un quartier juif de Saint-Jean d'Acre (nord d'Israël), déclenchant des violences intercommunautaires, a-t-on appris mardi de source policière. L'homme, Tawfik Al-Jamal, a été arrêté lundi
soir à Saint-Jean d'Acre, a précisé le porte-parole de la police Micky Rosenfeld. "Il a été placé en détention pour trois jours pour conduite négligente et atteinte aux sentiments religieux" a
précisé le porte-parole.(...)
Mercredi soir, Tawfik Al-Jamal était arrivé en voiture dans un quartier majoritairement juif alors que le Yom
Kippour (Grand Pardon) avait commencé. Ce jour-là les juifs jeûnent et ne peuvent pas circuler en voiture, un interdit religieux massivement respecté en Israël.Un groupe de jeunes juifs s'en
était alors pris à l'automobiliste. Selon la police, une rumeur sur sa mort a provoqué des rassemblements de centaines d'habitants arabes en colère et entraîné les affrontements entre juifs et
Arabes qui se sont poursuivis jusqu'à dimanche.
Un ministre britannique veut rassurer les enfants
Paru le 24.10.08 dans Ouest-France
“ Nous vivons des temps difficiles, mais je t'assure que le gouvernement et moi faisons tout ce que nous
pouvons pour te protéger, ainsi que ta famille, ton argent, et ta maison.” Le ministre des Finances britannique, Alistair Darling, s'adresse directement aux enfants dans un article paru dans
l'hebdomadaire First News, destiné aux 7-14 ans. Au cas où la crise financière les affolerait plus que le g rand méchant loup.
Non à la guerre ! réhabilitation des fusillés pour l’exemple !
La Libre Pensée poursuit depuis des années le combat pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la guerre de 14-18. Ces
hommes en pleine boucherie, ont refusé de se battre et se sont parfois mutinés contre leurs supérieurs, c’est pourquoi ils ont été fusillés « pour l’exemple ». A travers cette campagne
nous nous battons contre la barbarie des guerres qui poussent les peuples les uns contre les autres, pour satisfaire les intérêts économiques et politiques des puissants qui dominent le
monde.
Pas une goutte de sang pour défendre des intérêts économiques !
Ce n’est pas seulement une question d’Histoire. Aujourd’hui encore les gouvernements envoient des jeunes mourir dans des pays étrangers pour, soit disant, défendre
la liberté et la démocratie. Aujourd’hui comme en 1914, on ment aux peuples. Ces guerres sont provoquées pour défendre les intérêts de grandes entreprises américaines et européennes.
Savez vous qu’un pipeline traverse l’Afghanistan, et qu’il représente un intérêt économique important pour les grandes entreprises énergétiques
occidentales ? En Irak, les motivations sont les mêmes, Il fallait prendre le contrôle de vastes ressources de pétrole quitte à plonger le pays dans la barbarie en envoyant des jeunes
soldats américains tuer et se faire tuer.
L’argent pour l’Ecole, la SECU, pas pour la guerre !
Les opérations extérieures de la France coûtent 800 millions d’euros pour l’année 2008 et devraient coûter 1 milliard d’euros pour l’année 2009. Aux Etats-Unis,
chaque année, le gouvernement dépense 800 milliards de dollars pour l ‘économie de guerre (Irak, Afghanistan…) alors que 50 millions d’américains n’ont pas de sécurité sociale.
En France, on ferme des classes, des écoles, des hôpitaux, et on dépense de l’argent pour que des jeunes aillent se faire tuer en afghanistan. Est ce l’avenir pour
la jeunesse de ce pays ? Alors que les emplois disparaissent à cause d’un système économique à l’agonie, les autorités envoient l’armée recruter des jeunes dans les forums d’orientation et
même parfois directement dans les lycées !
Les jeunes veulent un vrai travail et un vrai salaire ! Nous voulons que l’argent public soit investit dans les écoles, les hôpitaux pas dans la
guerre !
La guerre nous menace…
Le système capitaliste est en train de s’effondrer malgré les milliards dépensés par les
gouvernements et les banques centrales. Ces sommes astronomiques seront, au final, payées par les citoyens. C’est l’agonie d’un système pervers qui détruit les emplois et jettent les peuples dans
la misère. Des économistes comparent cette crise à celle de 1929.
Les plus anciens le savent, la crise de 29 a provoqué la naissance du nazisme, de plusieurs régimes autoritaires et finalement la seconde guerre mondiale!
On le sait, pour relancer le système, les dirigeants sont toujours prêts à provoquer des conflits armés.
Plus que jamais, il faut s’organiser contre les barbares qui dirigent le monde. Pas d’union nationale pour la guerre ou pour la défense de ce système économique qui
nous entraîne vers le fond. L’argent public pour les peuples !
Venez discuter de ces questions avec nous le vendredi 7 novembre 2008, nous invitons pour l’occasion Eric Viot* auteur des Blessures de l’âme,
roman qui évoque le quotidien des poilus pendant la première guerre mondiale. Il présentera son livre et les raisons qui l’ont poussé à le rédiger.
Réunion publique et gratuite
Le vendredi 7 novembre
à 20h30 Salle Edith Piaf en face de l’Espal rue de l'Esterel au Mans
Participez tous au rassemblement pacifiste et internationaliste
Le mardi 11 novembre 2008 à 11 h 30
A Gentioux, devant le monument aux morts pacifiste où l’enfant de l’Ecole publique laïque républicaine lève le poing et déclame : Maudite soit la guerre !
(Possibilité de transport : nous demander)
*Eric Viota récupéré et étudié un nombre important de documents (livres, journaux, photos, carnets de soldats .) qui lui ont permis de
mieux connaître cette période, s'attardant plus particulièrement sur le quotidien du "Poilu".
Il a écrit son roman "Les blessures de l'âme" en s'inspirant d'épisodes importants de cette guerre, de
situations auxquelles ces hommes ont
été réellement confrontés et en y ajoutant, au travers des évènements vécus par le personnage principal, sa vision personnelle.
Il milite pour la réhabilitation ou réintégration des fusillés pour l'exemple, de la première guerre, dans la mémoire collective.
Eric Viot, est membre d'une association de recherches et études historiques sur la vie des Bretons pendant la grande guerre, passionné par cette période et en particulier par le quotidien des
Poilus pendant ce conflit.
En 2004, sortie d'un premier ouvrage "Soldats Manceaux pendant la grande guerre" qui est un monument de papier à la mémoire des centaines de Manceaux morts pendant la grande guerre. Cet ouvrage
est le fruit de nombreuses années de recherche.
Fédération nationale de l’Enseignement, de la Culture et de la Formation professionnelle de la CGT-Force
Ouvrière
·Fédération nationale de la
Libre Pensée
-COMMUNIQUE DE PRESSE–
Il faut sauver l’École de la République !
La situation en cette rentrée scolaire 2008 a conduit la Fédération Nationale de la Libre Pensée
(FNLP) et la Fédération Nationale de l’Enseignement, de la Culture et de la Formation Professionnelle FORCE OUVRIERE (FNEC FP-FO) à une expression commune pour la défense de l’École
laïque.
Confirmant ainsi une pratique consistant depuis de longues années à affecter des fonds publics vers
l’enseignement privé, le gouvernement actuel n’hésite pas à écorner les principes républicains ; ce qui constitue une remise en cause répétée de la loi de 1905 sur la séparation des Églises
et de l’État et notamment de l’article 2 qui stipule que la République ne subventionne ni ne salarie aucun culte.
Complémentairement, le Ministre de l’Éducation initie des réformes qui si elles étaient conduites à leur
terme, mettraient en cause l’existence même de l’École républicaine et de ses structures de fonctionnement.
Il s’agit d’un enjeu fondamental qui soulève la question de l’égalité, de la démocratie et de la République
et concerne donc l’ensemble des citoyens quelles que soient leurs origines et opinions politiques ou religieuses.
La réduction du nombre de postes d’enseignants et des personnels de toutes catégories de l’Éducation
nationale, au nom de la révision générale des politiques publiques, aboutira à détruire les missions de l’École publique.
C’est le devoir d’instruction et d’éducation qui est ainsi contesté par la réorganisation des écoles
maternelles et primaires, par la réforme des programmes et la réforme annoncée des lycées étendant aux lycées la privatisation et la liquidation des diplômes nationaux ; cette réforme des
lycées est conduite par analogie à la réforme des universités, réforme des universités découlant du consensus de Bologne intégrant dans l’enseignement public des autorités
d’Églises.
Le gouvernement envisage de réduire le baccalauréat à un examen de contrôle continu, il veut transformer
les écoles communales en établissements publics d’enseignement primaire (EPEP) pour justifier la fermeture de classes.
C’est le droit à l’instruction des enfants, de tous les enfants, qui est remis en cause, c’est la notion
d’égalité entre citoyens qui est bafouée. Bien entendu, et de manière corollaire, ce sont les fonctionnaires de l’enseignement qui sont visés, y compris leur indépendance donc leur
neutralité.
Subsidiairement, les droits syndicaux sont contestés voire remis en cause, comme ils le furent durant la
Seconde Guerre mondiale.
Aussi, pour la défense de la laïcité comme élément constitutif de la République,
Pour le respect d’une instruction publique, laïque, obligatoire, tendant à l’égalité des citoyens et à leur formation d’hommes et de femmes libres concourants à la liberté de conscience et à la
raison
Pour des programmes scolaires nationauxstructurés par la science, l’histoire et la connaissance,
Contre la privatisation et l’obscurantisme,
La FNEC FP-FO et la Libre Pensée alertent les citoyens sur les dangers des
réformes imposées par le gouvernement et les appellent à s’opposer, notamment dans leurs responsabilités parentales, à leur application.
Convaincues de l’enjeu que constitue l’Enseignement public pour la République, les deux
organisations conviennent de se rencontrer régulièrement.
Dans ses principes constitutifs, la Libre Pensée condamne tout ce qui tend à amoindrir, asservir ou pervertir l'individu. En conséquence, elle défend les droits de
l'Homme et du Citoyen, la liberté de conscience, la Laïcité de l'Ecole et de l'Etat, le libre accès à l'expression.
Pour la Libre Pensée, les travailleurs immigrés sont partie intégrante du peuple français. Toute atteinte au principe de l'égalité des droits entre les travailleurs
français et étrangers est une attaque frontale conte les droits de l'ensemble de la classe ouvrière.
La Libre Pensée constate que depuis une trentaine d'années, les gouvernements successifs ont renforcé l'arsenal juridique contre
l'immigration, contre les droits des travailleurs immigrés et leurs familles, contre les étudiants étrangers.
On est passé d'une situation de droits amputés à la fin des droits pour répondre aux exigences de
l'Union Européenne " d'harmoniser les flux migratoires".
En ce qui concerne le droit d'asile, il faut rappeler qu'il fut proclamé par la première République
française ( constitution de 1793). La constitution de 1946 établit dans son alinéa 4 que: (je cite) "Tout homme persécuté en raison de son action en faveur le de la liberté a droit au droit
d'asile sur le territoire français".(fin de citation)
Là aussi, au motif d'une mise en conformité avec les
traites et directives européennes, pourtant rejetés par les Français, les Hollandais et les Irlandais, une série de restrictions organise la mort programmée du droit d'asile dont Jaurès disait
qu'il était "l'honneur de la République".
Il faut donc continuer d'alerter
l'opinion publique sur les conséquences néfastes de cette politique, contraire aux principes des droits de l'Homme et du citoyen. C'est la raison de notre présence ce soir.
N'acceptons pas la destruction de l'École publique qui ouvre la voie à l’obscurantisme !
Le gouvernement poursuit son travail de sape méthodique de l'Enseignement public. Après la suppression des cours le
samedi matin à l’école primaire pour organiser la diminution de postes d’enseignants, après la suppression des BEP+ BAC PRO en quatre ans pour les remplacer par un bac professionnel en
trois ans à des fins d'économies de postes, il est question à présent de supprimer l'enseignement obligatoire des sciences au lycée.
Il est envisagé, très sérieusement, dans les hautes sphères du ministère de supprimer les cours de Physique-chimie et
Sciences de la vie et de la Terre en classe de seconde. La réforme du lycée, qui réduit la semaine d’enseignement de 35H à 27H, pour pouvoir réduire massivement les effectifs des enseignants,
prévoit, en outre, le classement des disciplines en enseignements fondamentaux pour 60% du temps (soit 16h par semaine sur un total de 27h), enseignements exploratoires pour 25% du temps
(7h par semaine) et enseignements d'accompagnement pour 15% du temps (4h par semaine). Dans l'état actuel de la réflexion au ministère, les sciences expérimentales ne figurent pas parmi les
enseignements fondamentaux, ce qui est déjà invraisemblable, et sans doute ne feront pas partie des enseignements exploratoires (pour mémoire les élèves de seconde actuelle ont 3h30 de
physique-chimie par semaine et 2h30 de SVT). ! Sur quelle base les élèves feront-ils le choix de la filière scientifique ?
Cette décision, si elle venait à être appliquée, signifierait que les élèves du lycée, ceux qui n'auront pas choisi la
filière scientifique, n'auront suivi à peu près aucun cours de sciences de la nature. Dans une société où la plupart des objets quotidiens et l’avenir économique, social et culturel font appel à
de la science de pointe, quel avenir prépare-t-on à des adolescents que l'on aura rendus scientifiquement analphabètes ? Sur quelle base pourront-ils construire leur opinion s'agissant des
problèmes comme la pollution, le choix des sources d'énergie, l'évolution du milieu naturel ?
A l'heure où les partisans du créationnisme et du dessein intelligent gagnent du terrain, quelles armes intellectuelles
disposeront les citoyens qui n'auront jamais entendu parler de théorie de l'évolution des espèces ? Quand le nombre de porteurs du HIV augmente, quel sera le comportement de jeunes gens qui
n'auront pas entendu parler des MST et des moyens de s'en protéger ? Espère-t-on enrayer l'augmentation du nombre de grossesses non désirées chez les très jeunes femmes en supprimant les cours
sur la reproduction et la contraception ? Enfin, si ce projet était mis en œuvre, que deviendraient la recherche scientifique et l’Université dans les disciplines
scientifiques ?
La suppression de l’enseignement de l’Histoire-Géographie, qui est également envisagée pour les classes de
2ème cycle, compléterait ce projet visant à transformer l’Ecole civilisatrice en son contraire, en interdisant aux jeunes esprits de se structurer et en les vouant donc à
l’ignorance.
La Libre Pensée s'insurge de ce nouvel appauvrissement dramatique des contenus d’enseignement. A l'heure où le pape est
reçu en grande pompe par le président de la République, et où l'on évoque de plus en plus l'enseignement du fait religieux à l'Ecole publique laïque, cette attaque contre l'enseignement d'une
approche rationnelle du monde résonne d'autant plus comme une offensive obscurantiste sans précédent.
Avec insistance, la Fédération nationale de la Libre Pensée sollicite un entretien avec le ministre compétent, monsieur
Xavier Darcos. Malgré un engagement de principe, aucune suite n’a été donnée.
La Libre Pensée appelle toutes les citoyennes et tous les citoyens à se mobiliser pour obtenir le retrait de ce projet
obscurantiste, condition de la défense de l'École publique et de la raison. La Libre Pensée se déclare prête à participer à toute mobilisation pour obtenir le retrait de ce funeste
projet.
La République ne reconnaît aucun culte (loi de 1905) : En conséquence, ni le Dalaï-Lama ni le Pape ne doivent être reçus officiellement par une quelconque autorité de la République !
Précédant
le voyage du pape Joseph Ratzinger dit Benoît XVI , c’est au tour de Tenzin Gyatso alias la quatorzième réincarnation du Dalaï Lama de venir faire du prosélytisme dans notre pays. Comme de
coutume, nous assistons à un déferlement médiatique sans précédent et un empressement des autorités et des corps constitués à faire allégeance à la propagande religieuse.
La Libre Pensée est pour la libre circulation des hommes et des idées. En conséquence, les chefs religieux sont libres de voyager, mais pas aux frais de la
République et non reconnus par la République. C’est là, le strict respect de la laïcité de l’État républicain.
Par ailleurs, dans le pays des Droits de l’Homme et de la Révolution française, on est en droit de s’interroger publiquement sur les « qualités démocratiques » des chefs religieux que certains encensent.
Rappelons que le Vatican se prétend État (toutefois non reconnu par l’ONU) dans lequel il est interdit d’être non-catholique, d’être syndiqué, de faire grève et
dans lequel il n’y a jamais eu d’élections démocratiques. Et que ce curieux « État » mène une campagne acharnée contre les plus élémentaires libertés démocratiques que sont la
contraception et l’IVG, sans parler de la lutte criminelle contre le port du préservatif, seul moyen de masse pour enrayer la pandémie du SIDA et que son chef fut adhérant des jeunesses
hitlériennes.
Rappelons que
le Daïla-lama a été formé par le Waffen SS Heinrich Harrer. Pour juger du caractère « démocratique » du Tibet, laissons-lui la parole dans son ouvrage Sept ans d’aventure au
Tibet : « La domination qu’exerce les moines du Tibet est absolue. C’est l’exemple type de la dictature cléricale ». Il est stupéfiant de remarquer que
le Dalaï-lama actuel, en 1994, a voulu réunir à Londres des personnalités occidentales ayant connu un Tibet indépendant. Sur les sept personnalités, il y avait les deux Waffen SS, Harrer
l’alpiniste et Beger l’ethnologue d’Auschwitz et un diplomate chilien du nom de Miguel Sorano qui a fait carrière dans le sillage de Kurt Waldheim, en étant proche de Pinochet et des
communautés nazies du sud du Chili.
Le Tibet n’est pas un État indépendant, il est chinois depuis le XIIIe siècle, de la même manière que le Vatican n’est que le produit des accords du Latran de
1929 signé par le chef de l’État fasciste italien Benito Mussolini. Le Vatican est un résidu du fascisme italien comme l’État du Tibet est un produit de la guerre froide.
Nul détenteur de l’autorité de la chose publique n’a le droit de violer les principes républicains et, en premier lieu, la laïcité de l’État.
C’est ce que rappellera la Libre Pensée lors du meeting laïque international du 14 septembre 2008 à 13H au Gymnase Japy – 2 rue Japy – 75011 Paris (Métro :Voltaire) à l’occasion de la
visite de Benoît XVI. Ce meeting est appelé par 25 associations de France, d’Europe et des autres continents.
CONTRE TOUT FINANCEMENT PUBLIC DE LA VISITE DU PAPE ! POUR LA LAÏCITÉ EN EUROPE ! POUR LA SÉPARATION DES ÉTATS ET DES
RELIGIONS !
Respectez la Loi de 1905 ! Respectez notre liberté de conscience !
De Boutin à
Badinter : Qu’est ce que le Féminisme ?Egalité, Parité, Mixité
Le féminisme est-il une valeur sûre, en quoi est-il directement lié à la laïcité, aux
reculs sociaux, à la déréglementation et aux conditions générales du travail ?
L’égalité et la mixité sont indissociables et souvent conditionnés par
l’existence des services publiques (crèches, écoles, services sociaux …) du droit au travail, du droit au logement (conditions incompressibles de la liberté de partir de chez ses parents, de chez
son mari, de sa cité…)
La parité est-elle une réelle avancée du droit des femmes, ou l’arbre qui cache la forêt des
inégalités et de la vrai mixité ?
Autant de questions qui interviennent dans les débats sans fin sur l’image de la femme actuelle
souvent coincée entre le voile, l’exhibition sur les abris bus, le sexe symbole type porte manteau des couturiers et super woman entre les gosses et le boulot.
Une soirée discussion organisée La Libre Pensée du Mans
décédé le 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz en Suisse
Une exposition vient de se tenir au Grand Palais à Paris. Ce fut l’occasion d’admirer l’œuvre considérable de ce peintre considéré comme le chef de file
du courant réaliste.
Mon propos a pour objet de vous faire découvrir la place et le rôle qu’il a tenus à partir
de 1870. Jusqu’à cette date, il s’était exclusivement consacré à sa carrière de peintre. Il se définissait comme un « républicain de naissance », proche des idées utopistes de Fourier
et Proudhon. En juin 1870, il refusa la Légion d’honneur proposée par Napoléon III.
Après la proclamation de la République le 4 septembre 1870, il est nommé président de la commission des
musées chargés de la préservation et de la protection du patrimoine parisien. En septembre 1870, il proposa au gouvernement de la Défense nationale, que la colonne Vendôme, symbole des guerres
napoléoniennes, soit « déboulonnée » et que son bronze soit fondu en monnaie. Cette proposition sera plus tard lourde de conséquences pour Courbet.
En avril 1871, il devient Président de la Fédération des Artistes et s’investie dans la vie politique :
il est élu au conseil de la Commune comme délégué du Vième arrondissement. Il y siègera jusqu’au 22 mai. Fidèle à ses convictions pacifistes, il ne prit pas part aux combats du siège de Paris et
s’opposa à l’instauration du Comité de salut public.
Pendant la semaine sanglante, il se réfugia chez un ami où il fut arrêté le 7 juin 1871. C’est à partir de ce
moment que va commencer pour lui un calvaire juridique qui ne s’achèvera qu’à sa mort. Il est condamné le 2 septembre 1871 par le Conseil de guerre à six mois de prison et à une amende de cinq
cent francs pour sa participation à la destruction de la colonne Vendôme (16 mai 1871).
Il est d’abord emprisonné à la prison de Sainte-Pélagie à Paris, certains de ses tableaux portent la mention
Sainte Pélagie en rouge à côté de sa signature, puis pour des raisons de santé il est transféré à la clinique du Docteur Duval.
Mais la réaction lui en veut toujours : de 1871 à 1873, Courbet est la cible des caricaturistes où sa
figure de « colonnard » et de peintre sont mêlés ; ses tableaux sont « refusés » aux expositions.
En 1873, l’assemblée conservatrice décide de rétablir la colonne Vendôme : de nouvelles poursuites sont
engagées contre Gustave Courbet. Tous ses biens sur le territoire français sont séquestrés ! Craignant d’être à nouveau arrêté, il se réfugie à La Tour-de-Peilz en Suisse.
En juin 1874, il est condamné à payer tous les frais de reconstruction de la colonne. Il fait appel. C’est en
mai 1877 qu’il est condamné à payer 323 091 F en 33 annuités de » 10 000 F à compter du 1er janvier 1878* !! C’est pour moi l’ « hallali du
peintre » (en référence au tableau « l’hallali du cerf » de 5m sur 3m qu’il a peint en 1867).
Cet acharnement à faire payer le communard pour son engagement républicain aura des répercussions sur l’œuvre
de l’artiste : il composera ainsi des natures mortes (séries de pommes et poires) pour culminer dans une série de trois tableaux d’un réalisme sombre et inattendu mais qui traduisent sa
condition d’artiste survivant : « Les truites de La Loue ».
Gérard Désiles
* Gustave Courbet mourra la veille, le 31 décembre 1877.
Vient d’être publié (fin 2007) en français COMMISSAIRE DE CHOC, sous-titré :
L’engagement d’un jeune militant anarchiste dans la Guerre civile espagnole, écrit par Joan SANS SICART (oncle de Michel SANS, prof. À Montesquieu).
Pour parler de ce livre, je reprends des extraits d’un article de Michel :
« Il s’agit du récit, à la 1ère personne, de l’engagement d’un homme de vingt
ans, imprégné d’idéal libertaire, qui, à l’aube de sa vie donc, va se trouver plongé dans cette guerre […] Il en a connu de très près toutes les étapes, en passant de délégué de centurie dans les
milices de Durruti à commissaire de brigade, de division, et même de corps d’armée, sur mandat de la CNT. […]
Initié, comme mon père, à l’agriculture et à la vie champêtre par son grand-père maternel, il
connu dès son enfance, grâce aussi à ce grand-père, les milieux libertaires et le mode de vie libre et fraternel des ouvriers et pêcheurs du Baix Ampurda, la région de Sant Feliu de Guixols. De
surcroît, son père, franc-maçon, le choisit pour diffuser le journal sportif et anticlérical qu’il y avait fondé en même temps que le club laïque de football. […]
La famille dut s’exiler à Perpignan pendant la première dictature de Primo de Rivera, qui
persécuta les républicains et les francs-maçons, et réprima brutalement le mouvement ouvrier. C’est là que mon oncle découvrit l’école laïque de la liberté, l’égalité et la fraternité, apprit le
français, et s’éprit de la culture française.
Ce fut pour lui, à treize ans, un autre éveil, un autre émerveillement. Ce n’est pas un vain
mot de dire que la France rayonnait de ses idéaux, au travers surtout de l’école publique. Peut-être un petit étranger qui n’avait connut que l’école des Frères était-il plus sensible encore à
l’attrait de ces valeurs. En tous cas, il garda toute sa vie le souvenir reconnaissant et ému de son maître, et on peut voir là certainement la naissance de sa vocation pour le métier de maître
d’école. Il le devint en effet, appartenant à l’École Rationaliste, ou École moderne, fondée par Ferrer Guardia, le fameux pédagogue libertaire qui inspira directement Freinet. […]
Son récit est un document historique de première importance […] En effet, nous sommes certes
placés dans le sillage de cette épopée mythique qu’a été l’action de la colonne Durruti, mais nous assistons aux évènements de l’intérieur, dans leur dramatique complexité, voire leur côté bien
peu glorieux, à travers les tragiques conflits qu’engendra par exemple la militarisation des milices de volontaires. […]
Les polémiques et les divisions, voire les trahisons, n’ont pas manqué dans le camp des
défenseurs de la République. Et notamment, au sein du mouvement libertaire, partisans et adversaires de la militarisation se sont affrontés sans pitié. […]
Ce livre présente donc l’itinéraire passionné, mais aussi raisonné, documenté d’un libertaire –
un homme effectivement libre, plus qu’un anarchiste encarté ou dogmatiquement idéologique – qui a accepté la « militarisation », mais en préservant pour lui-même autant que pour les
hommes dont il a eu la responsabilité, les valeurs libertaires qui l’animaient, dans l’exercice de son commissariat. […]
Pour ma part, je pense que l’on peut dire que mon oncle et ses compagnons, auxquels son livre
rend aussi un magnifique hommage, sont des fils des Lumières. Et je me compte naturellement, et avec fierté, au nombre de ceux qui sont conscients d’hériter de valeurs à affirmer et à défendre,
aujourd’hui plus que jamais. »
Pour finir, et pour le plaisir…, quelques mots de Joan Sans Sicart à propos de son
grand-père :
« Il se disait républicain fédéral et il était profondément et extrêmement radical. Il
racontait souvent, avec beaucoup d’humour, qu’il aimait tellement les curés qu’avec un seul il était prêt à en faire deux. »
Liberté de conscience, égalité des droits, égalité des sexes… laïcité, démocratie, solidarité, ces valeurs sont fondamentales pour le vivre ensemble. Elles sont plus que jamais d’actualité dans un
monde où les brassages, les métissages des peuples et des cultures s’accélèrent.
Plus de 200 ans après la révolution française, 1 siècle après la loi de 1905 qui a constitué l’aboutissement législatif des combats républicains pour la séparation
de la sphère publique des croyances individuelles, nous appelons les citoyen-nes, dans leur diversité, à se mobiliser à nouveau pour que la laïcité reste un pilier essentiel de l’organisation
sociale en ce début de 21ème siècle.
Comment ne pas être inquiet quand un Président de La République à Rome puis à Ryad appelle les religions à intervenir dans les banlieues, les universités… et que
l’Etat les soutiendra ?
Comment ne pas être inquiet quand un Président de La République reprend des idées chères à l’extrême droite niant totalement le métissage et la diversité des
origines géographiques et culturelles de la nation française ?
Comment ne pas être inquiet quand un Président de la République affirme que sur l’échelle des valeurs, qu’un instituteur ne vaudra jamais le curé ou le
pasteur ?
Comment ne pas être inquiet quand un ministre de l’Education Nationale décide d’attribuer de nouveaux crédits aux établissements d’enseignement privé pour
« faire ce que le service public ne sait plus faire » ?
Comment ne pas être inquiet quand l’Assemblée Nationale sur proposition gouvernementale ouvre la possibilité d’enseignements non mixtes au sein des établissements
publics ?
Cette situation inquiétante appelle la vigilance citoyenne la plus large possible pour empêcher toute remise en cause des principes de laïcité dans notre pays et
réagir rapidement à toute tentative de modification de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État.
Nous vous invitons à un rassemblement laïque et citoyen
mercredi 14 mai à 16h devant la préfecture
pour remettre la pétition massivement signée en Sarthe comme dans toute la France.
Le Comité de Vigilance Laïque sarthois,
avec les organisations signataires demandant le respect de la
Laïcité:
CEMEA, DDEN, FCPE, FRANCAS, Grand Orient de France, LIBRE PENSÉE, Ligue de l’Enseignement - FAL, JPA, Ligue des Droits de l’Homme - LDH, PEP, FSU,
SNUipp, SE-UNSA, UNSA-EDUCATION, UNSA, SNUDI-FO, SGEN-CFDT, SDEN-CGT, SUD-Éducation, ainsi que l’Association Laïque du Pays Fertois.
La Fédération nationale de la Libre Pensée décide de s’adresser à tous les laïques et à leurs associations, car elle estime que la liberté absolue de conscience est aujourd’hui gravement
remise en cause.
Le « nouveau » traité constitutionnel européen est en cours de ratification dans les 27
pays de l’Union européenne. Il est l’instrument de la mise en œuvre d’une Europe des clochers qui fera des religions les colégislateurs et les codécideurs de l’Union européenne. Par l’article
16-C, les Églises et les religions auront un statut privilégié leur permettant d’influencer grandement les décisions de la Commission européenne et du Parlement européen.
Cujus regio, ejus religio [1]
Cet article « gèle »aussi pour l’avenir tous les privilèges antidémocratiques des Églises
au sein des pays de l’Union européenne en intégrant leurs statuts spécifiques nationaux dans le bloc constitutionnel européen, ce qui interdira aux peuples des pays concernés de supprimer les
concordats, les Églises officielles et empêchera tout peuple qui le souhaiterait de décider la séparation des Églises et de l’État.
Pire encore, en donnant la personnalité juridique à l’Union européenne, elle ouvre la
porte à la ratification de traités diplomatiques. C’est la possibilité d’un concordat œcuménique à l’échelle de toute l’Europe qui risque d’apparaître. C’est l’institutionnalisation de la
domination religieuse sur tous les peuples d’Europe qui peut être à l’ordre du jour.
Contre l’Europe des Lumières qui vit au cours des siècles les peuples conquérir leur
émancipation, le traité constitutionnel européen entend enfermer les peuples à tout jamais dans la prison religieuse imposée par leurs gouvernements, refaisant le Traité d’Augsbourg de 1555 qui
décida que les peuples devaient avoir obligatoirement la religion de leur prince. La Libre Pensée rappelle que la laïcité, gage de la démocratie, c’est de faire en sorte que la religion, comme
l’athéisme soient une affaire privée.
Où est le respect de la liberté de conscience des citoyens des différents pays en
Europe quand on promeut des religions au rang de partenaires officiels des institutions ?
Nicolas Sarkozy, Commandeur des croyants
C’est dans ce contexte que l’on doit comprendre la portée réelle et la signification
profonde des récents discours du Président de la République française à Rome, à Riyad et au dîner du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF). Il déclare à Rome : « Un homme
qui croit, c’est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent. La désaffection progressive des paroisses rurales, le désert
spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie de prêtres, n’ont pas rendu les Français plus heureux. C’est une évidence ».
Il ajoute à Riyad : « Je ne connais pas de pays dont l’héritage, dont la culture, dont la
civilisation n’aient pas de racines religieuses. Je ne connais pas de culture, pas de civilisation où la morale, même si elle incorpore bien d ‘autres influences philosophiques, n’ait un tant
soit peu une origine religieuse… C’est peut-être dans le religieux que ce qu’il y a d’universel dans les civilisations est le plus fort ».
Il exige au dîner du CRIF que « nos enfants aient aussi le droit de rencontrer à un moment
de leur formation intellectuelle et humaine des religieux engagés qui les ouvrent à la question spirituelle et à la dimension de Dieu »
Ainsi le Président de la République élève les religions au statut exclusif de l’espérance
et de la transcendance, il dresse le prêtre, le rabbin, le pasteur et l’imam au-dessus de l’instituteur, en drapant les religions dans l’universalité, il fait œuvre de cléricalisme et de
subordination du politique au religieux. Il affirme clairement que les athées et les libres penseurs ont quelque chose en moins que les croyants et que la laïcité ouvre la porte au
totalitarisme.
Où est le respect de la liberté de conscience devant un tel mépris ?
La première égalité, c’est celle de l’Instruction publique
La Libre Pensée a établi dans les inventaires laïques qu’elle a dressés en 2006, sans
qu’il n’y ait aucune contestation exprimée, que plus de 10 milliards d’euros étaient détournés chaque année des fonds publics pour financer les religions et leurs œuvres. Au mépris du
principe démocratique qui veut que tous les enfants de la République aient le droit de recevoir une instruction au sein de l’enseignement public, les gouvernements successifs ont financé et
financent encore l’enseignement privé à hauteur de 200 000 postes volés à l’École laïque au bénéfice essentiellement de l’enseignement catholique.
Ce sont tous les gouvernements de la Vème République qui ont favorisé ainsi outrageusement
les concurrents de l’École publique. Intentionnellement, ils ont privé les établissements publics des moyens de dispenser un enseignement de qualité.
Où est le respect de la liberté de conscience des élèves quand on contraint des parents
à mettre leurs enfants dans l’enseignement privé ?
Les cimetières aujourd’hui et demain… la cité ?
La séparation des Églises et de l’État, le respect absolu de la liberté de conscience,
c’est l’inverse de la circulaire de Madame la Ministre de l’Intérieur en date du 19 février 2008, qui incite les municipalités à créer des carrés religieux dans les cimetières municipaux. Au
mépris de toute la législation républicaine et laïque, Madame Alliot-Marie entend, sur ordre du Président de la République, démanteler la loi du 9 décembre 1905. On voit clairement, en fait,
qu’il s’agit d’en finir avec la laïcité institutionnelle. Cette circulaire du Ministre de l’Intérieur abroge, de facto, la loi du 14 novembre 1881 qui a interdit les divisions confessionnelles
dans les cimetières et l’article 28 de la loi de 1905 qui interdit d’apposer tout signe religieux collectif dans les enceintes des cimetières.
Avec la création des « carrés religieux », reverra-t-on en parallèle les fosses communes
pour les mécréants ? On est en droit de s’interroger puisque le motif officiel est de « favoriser l’intégration des populations étrangères ». Il s’agit de favoriser le développement du
communautarisme dans la société en divisant la population sur la base d’un prétendu multiculturalisme.
Que restera-t-il alors de l’égalité devant la mort et du respect de la liberté de
conscience ? La laïcité, c’est l’art de vivre et de mourir ensemble au-delà des différences et dans le respect mutuel. Faudrait-il alors accepter demain que la mort sépare ce que la vie a uni ?
La laïcité dans les cimetières publics est aujourd’hui remise gravement en cause et demain ?
La Libre Pensée rappelle qu’elle est à l’origine des funérailles civiles et de la
laïcisation des cimetières. Ce combat pour le respect de la liberté de conscience des défunts, elle n’entend pas qu’il soit foulé aux pieds par des volontés communautaristes, d’où quelles
viennent et quelles que soient les complaisances qu’elles suscitent.
Où est le respect de la liberté de conscience quand on enferme les défunts dans des
communautés douteuses et présupposées d’appartenance ?
Le communautarisme contre la démocratie
La loi de 1905, c’est la séparation des Églises et de l’État, c’est le respect absolu de
la liberté de conscience de toutes les citoyennes et de tous les citoyens, c’est la séparation de la sphère privée et de la sphère publique. Ce n’est pas le communautarisme qui, en
Grande-Bretagne, conduit notamment le primat de l’Eglise anglicane à proposer l’introduction de la charia dans la loi commune, et ce n’est pas non plus la société divisée en « piliers »
(catholique, protestant, juif, musulman et « laïque ») comme en Belgique, que certains, ici en France, appellent de leurs vœux sous le vocable de laïcité « ouverte », « plurielle » ou plus
récemment « positive ».
La Fédération nationale de la Libre Pensée rappelle ce qu’elle déclarait dans un précédent
Manifeste pour le centième Anniversaire de la loi de séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905 : « La démocratie politique impose que la République ne connaisse que des citoyens et
non des communautés. C’est la condition fondamentale pour assurer une véritable liberté de conscience. Or, à l’inverse de ce principe, nous assistons à une gigantesque offensive pour
institutionnaliser le communautarisme dans notre pays.
Le communautarisme ne connaît pas les citoyens et n’organise que les sujets. La notion de
droits est remplacée par celle de devoirs liés à une appartenance communautariste présupposée et incontournable. Malheur à celui ou à celle qui ne respecterait pas les obligations de toutes
sortes qui sont l’apanage de la communauté !
Quand la République a été une nouvelle fois fondée en 1870, quand elle s’est affirmée en
1877 et en 1879, elle a instauré dans un même mouvement d’émancipation la laïcité scolaire et celle de l’État. Elle proclamait comme un principe intangible le respect de la liberté absolue de
conscience.
Au même moment, elle reconnaissait la plus totale liberté syndicale en 1884, c’est-à-dire
le droit pour les ouvriers de s’organiser en toute indépendance pour la défense de leurs intérêts contre ceux des exploiteurs. S’affirmait aussi dans le même temps la pleine et entière liberté
d’agir des partis politiques, sans laquelle il ne peut y avoir de véritable démocratie.
Le communautarisme, de quelque nature qu’il soit (religieux, ethnique, linguistique,
sexiste, etc..), est par nature contraire à la démocratie, à la laïcité et à la République. Il enferme les individus au lieu de les libérer. Mais la notion de communautés est également
contradictoire avec l’existence des classes sociales dont les intérêts s’opposent ».
Où est le respect de la liberté de conscience quand les puissants de ce monde entendent
enfermer les individus dans des « communautés d’appartenance » ?
Pour le respect de la liberté absolue de conscience, la
Libre Pensée exige :
- L’abrogation de l’article 89 de la loi d’août 2004
(qui aggrave le financement public des écoles privées) !
- L’abrogation du Statut clérical d’Alsace Moselle
!
- L’abrogation de toutes les lois antilaïques
!
- l’application du principe : « Fonds publics à la
seule École publique » !
- La restauration de la loi de 1905 !
- Aucun financement des activités cultuelles, notamment
lors de la visite papale !
- Rupture des relations diplomatiques avec le Vatican
qui n’est pas un État !
Paris, le 13 avril 2008
Post Scriptum :
Le 14 septembre 2008, se tiendra un meeting laïque international à Paris, contre le
financement public de la visite du pape et pour la laïcité en Europe. À cette occasion, la Libre Pensée française propose à l’ensemble des organisations laïques qui y seront présentes de
constituer une délégation pour demander audience auprès du Président de la République qui assure la présidence de l’Union européenne à compter du 1er juillet 2008, pour lui demander ce qu’il
compte entreprendre pour que la laïcité ne soit pas mise en cause en France par la législation européenne, et comment il entend la promouvoir dans les autres pays.