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Publié le 14 Novembre 2024

Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #Christianisme, #Science, #annonces et infos lp 72

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Publié le 31 Janvier 2024

Nous publions aujourd'hui un communiqué de la Fédération d’Indre-et-Loire :

 

STANISLAS… UN CAS UNIQUE ?

Les médias font actuellement grand bruit à propos de l’établissement catholique parisien sous contrat.

Il y a de quoi ! Suite notamment aux déclarations mensongères répétées de la nouvelle ministre…

Il est vrai qu’il y a beaucoup à dire sur cet établissement aristocratique et sur ces ministres et personnalités politiques qui scolarisent leurs enfants dans des établissements privés et/ou confessionnels.

Madame Oudéa-Castera a les moyens.

Chez Carrefour, elle avait un salaire d’1,4 million d’euros par an. A la Fédération Française de Tennis, elle touchait 500 000 euros par an. Son mari touchait, lui, comme PDG de la Société Générale, 3 millions d’euros par an. Aujourd’hui, il est président de SANOFI.

Il faut bien cela pour fréquenter un établissement aussi aristocratique que Stanislas qui compte 7 gymnases, 2 piscines et 3 hectares en plein Paris. Les enfants du peuple n’ont pas de tels équipements !

IL FAUT RÉTABLIR QUELQUES VÉRITÉS DISSIMULÉES PAR LES MÉDIAS OFFICIELS ET PATENTÉS

L’enseignement privé scolarise 17% des enfants dans le pays. Malgré les campagnes de propagande, les effectifs du privé sont relativement stables depuis 60 ans. Les enquêtes à propos de la "mixité sociale" démontrent, en particulier sur Paris, que c’est bien la bourgeoisie et la petite bourgeoisie qui fournissent l’essentiel des effectifs.

97% des établissements privés sont catholiques. Cet enseignement catholique, revendiqué par l’Eglise elle-même comme une de ses principales institutions, dispose de près de 8 000 établissements.

83% des familles maintiennent leurs enfants dans le public, malgré les conséquences désastreuses pour lui des politiques gouvernementales (il est vrai que l’on peut être rebuté par ce clergé dont le rapport Sauvé a montré "les hautes valeurs éducatives et morales", avec 330 000 victimes répertoriées des pédophiles dans l’Eglise !)

Les établissements privés confessionnels, payants pour les familles, sont financés par les fonds publics. L’Etat rétribue près de 150 000 enseignants (avec la même échelle indiciaire que pour le public). C’est cette situation qui perdure depuis la loi Debré de 1959. Chaque année, environ 13 milliards d’argent public sont détournés, volés, au profit de l’enseignement privé confessionnel (tous degrés confondus, enseignement agricole et enseignement supérieur).

Certaines collectivités en rajoutent. Par ex. : la Mairie de Paris dirigée par madame Hidalgo (PS) et une majorité PCF/Verts verse plus que la loi ne l’y oblige.

Pour 2022-2023, Anne Hidalgo et la Mairie de Paris a versé 1 373 905 euros à Stanislas. Aujourd’hui, quelque peu gênée, elle déclare suspendre les financements. Mais une partie de ces financements est versée au nom de la loi Debré dont Mme Hidalgo et son conseil s’accommode !

Mme Pécresse (apparentée LR) maintient son financement pour la Région Île-de-France… et s’engage à verser 487 028 euros en plus. Selon le journal Libération, Mme Pécresse versera 8 millions d’euros volés aux contribuables franciliens pour les établissements privés sous contrat de l’Île-de-France.

Non ! Madame Oudéa-Castera, les établissements privés et/ou confessionnels ne sont pas des établissements concourant au service public d’éducation !

Ce sont des établissements avec un projet pédagogique particulier et au caractère propre. Dans ces établissements, le projet pédagogique est basé sur la reconnaissance de l’Evangile. Certes, baccalauréat oblige, ils doivent respecter les programmes nationaux, mais cela ne les empêche pas – via les catéchistes – de distiller des thèses obscurantistes et une propagande hostile aux droits à l’avortement et à la liberté sexuelle par exemple.

L’affaire Stanislas ne fait qu’illustrer que ces établissements font en réalité ce qu’ils veulent. A Stanislas, les heures de catéchisme sont obligatoires. Il y a des classes mixtes et non mixtes. La ministre a choisi les classes non mixtes pour ses 3 fils…

Des chercheurs, sociologues…, ont démontré que les établissement privés, confessionnels en général, « écrèment leurs effectifs en ne sélectionnant que les élèves performants ». D’autres enquêtes démontrent dans une étude du 18 janvier 2023 du journal Le Monde que les établissements privés ne sont pas traités comme ceux du public : le nombre d’heures d’enseignement, les moyens d’enseignement par élève à Paris attribués par le Recteur sont supérieurs à ceux du public, un meilleur taux d’encadrement, traitement de faveur pour l’Ecole Alsacienne, établissement privé non religieux… On pourrait allonger la liste.

POUR LA DÉFENSE DE L’ÉCOLE PUBLIQUE LAÏQUE !

L’ÉCOLE PRIVÉE, SÉPARATISTE, ARISTOCRATIQUE, C’EST CELLE DE LA CLASSE SOCIALE DES MACRON ET CONSORTS

IL N’Y A QU’UNE ÉCOLE DE LA RÉPUBLIQUE, C’EST L’ÉCOLE PUBLIQUE LAÏQUE !

FONDS PUBLICS à L'ECOLE PUBLIQUE ! FONDS PRIVES à L'ECOLE PRIVEE !

A propos du Lycée Stanislas  ; FONDS PUBLICS à L'ECOLE PUBLIQUE ! FONDS PRIVES à L'ECOLE PRIVEE !

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Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #Christianisme, #Ecole, #laïcité

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Publié le 28 Novembre 2023

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Publié le 12 Novembre 2022

Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #Christianisme, #annonces et infos lp 72

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Publié le 2 Janvier 2021

Nous diffusons, aujourd'hui, ce communiqué de nos camarades de la Libre Pensée du Maine et Loire. Il s'agit d'une prise de position contre le financement public des écoles désespérance banlieue. Ce communiqué va, bien entendu, dans le même sens que les actions entreprises par notre fédération et d'autres associations laïques en Sarthe contre ce projet réactionnaire aidé et financé parfois par des collectivités locales.

 

COMMUNIQUÉ DE LA FÉDÉRATION DÉPARTEMENTALE

DE LA LIBRE PENSÉE DE MAINE-ET-LOIRE

31, rue Marx-Dormoy – 49800 TRELAZE

 

À propos des subventions de la Région Pays de Loire aux écoles « Espérance banlieue »

 Après la Région Ile-de-France, la région Auvergne Rhône-Alpes et le département des Bouches du Rhône, la Région des Pays-de-Loire vient de décider d’accorder d’importantes subventions à deux établissements privés hors contrat, un à Angers et un au Mans. Il s’agit d’écoles fondées sur des a priori idéologiques construits sur un substrat religieux et politique.

Si le projet pédagogique est « a-confessionnel », mais ne se réclame que de pédagogues chrétiens,  l’objectif affiché est de « développer le sens de l’appartenance à la France », une France chrétienne, donc. Ce n’est pas celle de la Séparation.

Sur le site de l’association initiatrice, le « Réseau Espérances Banlieues » on peut lire :

« Plus de 800 élèves de la maternelle à la 3ème sont accueillis dans les 17 écoles du réseau ». Cela fait une moyenne de 47 élèves par école. Ou établissement. Si on fait le même calcul (nombre d’élèves divisé par nombre d’établissements) pour l’Éducation nationale, on aboutit à plus de 200 élèves par établissement en moyenne... Les fonds publics importants  d’Espérance banlieues viennent des collectivités territoriales, certes, mais aussi du Fonds social européen et d’organismes étatiques.

Mais les fonds privés sont décisifs et significatifs.

Un projet pédagogique et politique.

La fondation Bettencourt-Schueller, du nom de feu la mamie de l’Oréal, est la première citée parmi les « grands bienfaiteurs », mais on y trouve aussi, Bouygues, le Crédit agricole, Engie, Suez et le marchand d’armes Safran…

Bref, avec ses 50 000 € dont elle prive l’École publique, la région Pays-de-Loire, comme celles qui l’ont précédée dans cette voie, sert surtout à donner une légitimité politique à ce qui est un projet politique et économique.

La page sur les buts de l’association en donne le sens : « Espérance banlieues agit au sein des quartiers pour restaurer la cohésion et lutter contre le séparatisme ». Un gros clin d’œil sur la régénération des sauvageons par l’uniforme, sur fond de remise en cause de la loi de 1905, avec la Marseillaise obligatoire tous les matins et le parfum de la « Manif pour Tous ». La fondation proteste de sa bonne foi, d’ailleurs Jean-Michel Blanquer s’est penché sur son berceau… et le Maire d’Angers a facilité  sa mise au monde.

Avec la Libre Pensée, défendre la loi de 1905 !

C’est là une illustration de la constatation mille fois exprimée par la Libre Pensée : la loi Debré est à l’origine de tous les coups anti-laïques contre l’École publique.

La Libre Pensée, quant à elle, n’a pas changé de mots d’ordre : « Fonds publics à l’École publique, fonds privés à l’École privée ! ». L’École publique est mise à mal par Blanquer dans les quartiers, “Espérance Banlieues” et ses amis capitalistes veulent y faire joujou à nos frais, l’Enseignement catholique sous-contrat, qui voit quelques millions convoités s’envoler, émet quelques réserves : les voies de Dieu sont impénétrables !

En sus des milliards détournés grâce à loi Debré, des sommes importantes sont détournées des budgets des villes, des départements, des régions et de l’État pour financer cette entreprise, c’est inacceptable ! De façon misérable des « opposants farouches » écrivent « on ne voit pas pourquoi la région n’aiderait pas de manière équivalente les écoles et établissements publics. Élargir la loi Debré aux écoles du « Réseau Espérance Banlieue », c’est justement à l’étude !

Mettons-les tous d’accord :

Fonds publics exclusivement à l’École publique !

Rétablissement de l’Instruction publique et laïque !

Abrogation de la Loi Debré !

 

Correspondance : libre.pensee@fnlp.fr

 

À propos des subventions de la Région Pays de Loire aux écoles « Espérance banlieue »

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Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #Christianisme, #Ecole, #laïcité

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Publié le 20 Novembre 2020

Voici un court message de notre camarade Gérard Prioul de la Libre Pensée de la Mayenne, adressé au courrier des lecteurs du journal Ouest France.

"Je suis athée et libre penseur. En tant que citoyen ordinaire je m'efforce de penser par un libre exercice de la raison, appuyé autant que possible sur les faits et ce que la science peut nous enseigner. Et je n'ai besoin d'aucun temple ni chef, ni messie, ni cérémonie. Cela garantit, au moins, que jamais quiconque ne sera choqué ou importuné un jour à cause de croyances ou rituels particuliers que j'aurais tenté d'imposer aux autres. 
Par principe de réalité, l'existence des croyances, liturgies, propagandes et rituels des croyants, quelle que soit la secte ou religion désignée, ne me dérange pas en soi. Ce qui m'importe c'est que tout le monde, à égalité, respecte d'une part la loi de séparation des Eglises et de l'Etat, et d'autre part les règlements d'ordre public ordinaires ou exceptionnels s'adressant à toute la population.
Les activistes des fractions les plus radicales du catholicisme français, jusque dans les sphères supérieures de l'Eglise, font pression pour que les messes puissent être à nouveau autorisées, alors que le  confinement s'impose de droit à tous les citoyens. Des attroupements ont été sciemment organisés pour se muter en prières de rues à l'appui de cette demande.
J'attire l'attention sur le fait que dès le début du confinement de mars, puis de la fin octobre, les responsables des cultes musulman et juif ont, de leur propre initiative, pris leurs responsabilités en fermant mosquées et synagogues. Et par deux fois, c'est le culte catholique qui s'est conduit de façon séparatiste et irresponsable en réclamant un passe droit.
Fort heureusement les témoignages abondent, y compris récemment dans Ouest France, où des catholiques pratiquants se désolidarisent fermement de ces comportements outranciers, alors que la liberté d'aller et venir dans les Eglises n'est pas entravée.
J'en termine par une question, importante actuellement, que je suggère à la réflexion des lecteurs de Ouest France : et si, par manifestations et prières de rues, relayées par des réseaux sociaux, on entendait monter une telle revendication communautariste et séparatiste venant non pas des disciples de Jésus, mais de ceux de Mahomet ? Vous imaginez la violence avec laquelle la réponse serait donnée ?"
 
Gérard PRIOUL de LAVAL (53)

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Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #Christianisme, #Egalité

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Publié le 9 Avril 2020

La Libre Pensée est et restera anti-religieuse et anti-cléricale !!!

Chaque vendredi dit saint chez les chrétiens, les libres penseurs se retrouvent en banquet et mangent gras, ce jour où les églises chrétiennes imposent la continence à leurs adeptes.

C'est un moyen pour les libres penseurs de dénoncer les interdits religieux, et plus largement tous les interdits stupides et toutes les tentatives pour imposer aux individus un contrôle sur leur corps et sur leur conscience.

Cette année, nous ne pouvons pas tenir nos banquets. Aussi, j'invite les libres penseurs sarthois, les autres aussi, et tous les amis de la Libre Pensée, chez eux, à manger gras, à boire des coups, à l'occasion du vendredi dit "saint" 2020  !

Nous ne sommes pas ensemble physiquement, soyons le par la pensée !

Levons nos verres ! A bas la Calotte, Vive la sociale !

Le président

Hansi B

Pour lire une proposition ( 2020) de discours de la FNLP : https://www.fnlp.fr/2020/03/22/discours-virtuel-pour-un-banquet-virtuel/

 

Discours prononcé au banquet 2019, au Mans, par Liliane présidente du Groupe Louis Crétois de la LP 72

Mécréantes, mécréants, libres penseuses, libres penseurs,

En ce jour de vendredi malsain, je vous apporte le salut fraternel de la Fédération Nationale de la Libre Pensée et de son Président Jean-Sébastien Pierre.

 

Pour les chrétiens, le vendredi dit saint doit être un jour de jeûne, un jour sans viande, sans nourriture grasse et sans alcool. Il marque la célébration du chemin de croix de Jésus, sa crucifixion et sa mort…

Ne vous inquiétez pas, il revient pour Pâques !

 

Selon l’Eglise catholique ce doit être un jour de pénitence, de privation et de souffrance. Dans son délire mortifère et doloriste habituelle ; elle attend des humains que nous mortifions notre chair pour nous rapprocher d’un hypothétique seigneur dont elle serait la représentante sur terre.

 

L’Eglise voue un culte à la souffrance et à la non-satisfaction des besoins du corps. Mère Teresa affirmait ainsi : « Il y a quelque chose de très beau à voir les pauvres accepter leur sort, à le subir comme la passion du Christ. Le monde gagne beaucoup à leur souffrance »[1].

Le croyant doit réprimer ses besoins, ignorer ses pulsions et valoriser ses frustrations. C’est probablement une des causes des perversions et les obsessions dont on voit tous les jours les malheureuses conséquences dans les crimes des églises.

Ils nous disent sans foi ni loi… visiblement ils ont la foi mais pas loi.

 

Catholiques, musulmans, juifs ou autres gourous,  il en est toujours de la même logique : valoriser les privations, les douleurs et la souffrance pour expier ses fautes et se rapprocher de leur dieu…

S’agit-il d’organiser la privation des fidèles pour mieux les endoctriner ou alors s’agit-il pour ces organisations, de rappeler qu’elles contrôlent les corps et les consciences ?

Toute organisation totalitaire organise des démonstrations publiques de son emprise sur ses fidèles.

 

Il parait que le mot religion, vient du latin religere qui signifie « relier », « rapprocher », c’est pourquoi chaque vendredi saint depuis des siècles et jusqu’en 1959, les catholiques récitaient, ensemble, tous en cœur la fameuse prière Oremus et pro perfidis judaeis que l’on pourrait traduire par « prions pour ces perfides juifs ». Il est parfois nécessaire de rappeler d’où vient l’antisémitisme !

A chaque vendredi saint, pour tous les chrétiens du monde, Il ne s’agissait pas de critiquer une politique ségrégationniste dans une théocratie impérialiste se réclamant du judaïsme mais bien de tuer des gens parce qu’ils n’ont pas les mêmes croyances.

Religere : Relier, rapprocher.

De nombreux vendredi saint dans l’histoire se sont terminés par des pogroms. Rappelons ces faits à une époque ou des hommes et des femmes politiques entretiennent l’ignorance la plus totale malgré leurs hautes responsabilités.

 

Ces mêmes politiques sont les descendants des Versaillais qui écrasèrent la Commune de Paris. Ils nous gouvernent en se présentant comme républicains mais ont pour référence Thiers, Napoléon, Maurras et Pétain qu’ils citent régulièrement !

 

Pour notre part, nous sommes les héritiers des premières sociétés de libres penseurs qui se réunissaient au 19ème siècle dans des banquets pour œuvrer à l’élaboration d’une République démocratique, laïque et sociale. Nos ancêtres ont conquis des droits, des libertés, des acquis sociaux et démocratiques. Ils ont permis l’école laïque gratuite et obligatoire, le droit des hommes et des femmes à s’émanciper des dogmes, à disposer de leur corps et à penser librement.

Ils ont élaboré la grande loi de 1905 qui sépare les Eglises de l’Etat et qui permet depuis plus d’un siècle la concorde entre les individus de toute option spirituelle et philosophique.

 

Certains peuvent rire du caractère provocateur et gaulois de nos banquets d’hier et d’aujourd’hui. On peut trouver amusant que les libres penseurs festoient en ce soir de vendredi dit saint. Il n’empêche que notre combat n’a rien de désuet et d’anecdotique. Notre programme est et restera l’émancipation du genre humain.

 

Nous ne sommes pas des rigolos mais bien des militants.

Nous nous dressons devant chaque dogme et nous combattons toute forme d’oppression.

Ce soir, nous mangeons, nous rions, nous chantons contre les interdits. Toute l’année nous luttons par nos colloques, nos recours en justice, nos actions, nos publications, et nos réunions publiques.

 

Chaque fois que nous agissons, que nous discutons, que nous diffusons nos communiqués et à chaque fois qu’un homme ou une femme rejoint nos rangs, la réaction recule !

 

Les religions ne sont qu’interdits, dogmes et autres soutiens à des régimes autoritaires.

Songeons un instant au Brésil, à la Pologne, à la Turquie, aux Etats-Unis, à l’Italie, à la Hongrie, à l’Arabie Saoudite, à l’Iran ou encore à la Russie…

Tous ces pays, à des degrés divers et variés, opèrent une dérive autoritaire qui, à chaque fois, s’est faite avec le soutien des différentes religions !

 

Dans ces pays, le patriotisme le plus étriqué s’appuie sur la religion, dans un fantasme identitaire ou la communauté nationale est valorisée au détriment des étrangers et de ceux qui veulent vivre librement et différemment !

Dans ces pays, les interdits religieux s’appliquent et on peut observer des conséquences très concrètes : En Turquie, il est de plus en plus mal vu qu’un couple de jeunes vive ensemble sans être mariés. Les démocrates turques manifestent pour le droit des femmes à s’habiller comme elles le souhaitent. Aux Etats-Unis, le droit à l’IVG recule dans de nombreux états. Récemment c’est l’état du Mississipi qui interdisait l’IVG au-delà de 6 semaines !

En Pologne, l’état clérical couvre lui-même les crimes des prêtres pédophiles. Au Brésil ou en Russie, les homosexuels, les féministes, les démocrates sont chassés, frappés parfois battus à mort…

Dans ces Etats, les programmes scolaires sont revus pour coller avec les dogmes religieux, les programmes de planification familiale sont abandonnés, les droits à la contraception et à l’IVG reculent et le délit de blasphème s’applique.

Dans ces pays, les Eglises sont financées avec les impôts des citoyens qui  doivent se plier aux interdits religieux.

 

En France, pendant de nombreuses années, des bien-pensants riaient des libres penseurs. Nous étions des ringards, nous n’avions pas compris que les religions avaient évoluées. Nous n’avions pas intégré qu’il fallait une laïcité positive et ouverte. Nous restions campés sur la défense de la loi de 1905, et nous nous acharnions archaïquement à combattre les dogmes religieux.

 

Malheureusement l’Histoire nous a donné raison, le parti clérical est toujours aussi puissant et néfaste. C’est lui qui milite auprès des élus, dans la rue parfois, contre le mariage pour tous, contre l’IVG, contre l’enseignement de l’égalité des droits entre les sexes, contre la PMA, contre la GPA, contre le droit à mourir dans la dignité…

 

C’est lui, le parti clérical, qui soutient les élites économiques et politiques qui nous dirigent.

C’est, en quelque sorte, l’alliance de ceux qui veulent qu’on mange léger le vendredi saint avec ceux qui veulent qu’on se sert la ceinture toute l’année.

 

Ainsi le gouvernement de Macron-Philippe, dans la continuité des gouvernements précédents cherche à réduire  nos acquis sociaux, détruire nos services publiques et à rogner nos droits aux noms des exigences des marchés et des traités européens. Face à la résistance du peuple, il  réprime les manifestations dans une violence inouïe quand il ne s’agit pas de les interdire tout simplement.

Pour garder le cap et continuer leurs profits les dominants vont user de tous les moyens nécessaires dans un contexte où les peuples ne veulent plus des privations.

 

-Il va leur falloir utiliser le communautarisme ; n’est-ce pas déjà ce qui est fait quand en toute occasion on convoque les représentants des cultes et des familles spirituelles ? La Libre Pensée ne participera pas à cette mascarade et la République n’est pas une succession de communautés. C’est aussi ce qu’ils font quand ils stigmatisent une partie de la population jugée non assimilable à la nation.

 

- Il leur faudra museler l’expression libre des citoyens les plus révoltés. Ils devront faire passer pour des criminels ceux qui militent pour défendre et reconquérir les conquêtes sociales. Ils devront faire taire toute forme de contestation ou dévoyer les causes les plus nobles. Ainsi on veut nous faire croire que l’humanité peut progresser et protéger l’environnement sans remettre en cause un régime économique qui ne vit que du profit et de l’exploitation de l’être humain et de la nature.

Cela est facilité par une concentration des grands médias dans les mains de quelques grands patrons d’industrie. On en arrive à s’émouvoir plus pour le saccage du Fouquet’s que pour les centaines de victimes de la répression policière.

 

-Ils devront embrigader la population et la jeunesse dans un nouvel élan patriotique pour faire face aux « menaces » qui gangrènent la France. Ainsi les jeunes vont bientôt se retrouver enrôlés, de force, dans des nouveaux chantiers de la jeunesse, via la mise en place du Service national Universel. Ils devront travailler pour des institutions ou des associations choisis par l’Etat, ils recevront aussi des formations sur la défense nationale.

Avec la loi sur l’école de la confiance, les enfants eux pourront chanter la main sur le cœur la Marseillaise, dans leur classe, en contemplant les drapeaux français et européens. Le tout sera orchestré par un enseignant qui n’aura pas le choix car lui-même n’aura plus de droit de critiquer son institution (école de la confiance).

Face à cet élan patriotique et militariste, nous opposons nos actions antimilitaristes. Alors que les gouvernements de droite comme de gauche ont toujours refusé de réhabiliter les fusillés pour l’exemple de 14-18 morts par la France, nous avons érigé à Chauny un monument pour les réhabiliter ! Ce monument est le symbole du droit de refuser les ordres les plus iniques. C’est le monument de la liberté de conscience et du refus de la guerre face à des Etats qui sont prêts à massacrer des êtres humains pour garantir leurs profits.

 

-Le programme des destructeurs de la République c’est aussi de détruire la loi de 1905. Malgré un recul du président Macron sur sa volonté de modifier la loi, nous restons vigilants. Là encore, une certaine continuité se retrouve parmi nos gouvernants.  Elle peut se résumer en  plusieurs points : remplacer la séparation des Eglises et de l’Etat par un concordat, financer les Eglises et en premier lieu l’Eglise catholique, contrôler l’islam, stigmatiser les musulmans, instaurer une prétendue laïcité dans les entreprises et dans la vie privée, ce qui serait de fait instaurer une limite certaine à la liberté d’expression et à la liberté de pensée.

 

L’action de la Libre pensée, avec d’autres comme la Ligue des Droits de l’Homme ou la Ligue de l’Enseignement a permis l’unité des laïques contre les projets du gouvernement. Pour autant, celui-ci peut choisir d’arriver à ses fins en contournant la loi de 1905.

 

La Libre Pensée, dans sa méthode mais également en tant qu’organisation nationale et internationale constitue un rempart contre les prétentions réactionnaires des exploiteurs et de leurs alliés.

Pour obtenir l’émancipation du genre humain, faire reculer les interdits religieux, les dogmes et toute forme d’oppression, il faut développer la Libre Pensée !

Rejoindre la Libre pensée s’est se donner les armes de riposter face aux obscurantismes, c’est rejoindre une organisation qui combat ceux qui veulent nous interdire de disposer de notre corps et de notre pensée !

Rejoindre la Libre Pensée, c’est s’organiser collectivement dans une association qui se bat depuis plus de 160 ans pour l’émancipation du genre humain !

 

 

Levons nos verres et buvons au renforcement de la Libre Pensée !

Ni dieu, ni maître, A bas la Calotte et vive la sociale !

 

[1] https://www.lesinrocks.com/2015/12/21/actualite/pourquoi-mere-teresa-est-elle-une-figure-controversee-11794562/

 

 

Discours de banquets contre les interdits religieux

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Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #Christianisme, #annonces et infos lp 72, #liberté

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Publié le 17 Novembre 2019

Mme de Montchalin, ministre d’Emmanuel Macron et Edouard Philippe, a affiché au nom du gouvernement, un soutien à peine voilé aux putschistes. Les principaux médias ont évidemment illustré cette position honteuse.

 

Cette image de la sénatrice autoproclamée Présidente de Bolivie, brandissant une énorme Bible qu’elle réinstalle dans le palais présidentiel, résume bien ce qui se trame.

 

En février 2009, l’Ambassade de Bolivie à Paris avait pris contact avec la Fédération Nationale de la Libre Pensée pour discuter du communiqué que nous avions publié pour saluer la nouvelle Constitution de Bolivie qui instaurait la Séparation de l’Église et de l’État : la communication avait été chaleureuse et nous avions bien sûr souhaité que la présidence d’Evo Morales soit l’occasion de renforcer nos liens en Amérique Latine.

 

Nous savions aussi, les uns et les autres, que cette Séparation des Eglises et de l’État avait un contenu social, vis à vis des Amérindiens, mais aussi et surtout vis à vis de l’appropriation par le peuple de Bolivie des richesses de son sous-sol.

 

Nous rappelions dans ce communiqué : « Cela n’a pas été sans mal ni sans violences tant les forces réactionnaires ont mis tout leur poids dans la balance. A tel point que l’Assemblée Constituante dût abandonner Sucre la capitale constitutionnelle pour la ville minière d’Oruro où elle put travailler en sécurité sous la protection des jeunes, des paysans et des mineurs.

 

Avec émotion, parce que cette nouvelle Constitution comporte un certain nombre de dispositions que la Libre Pensée ne peut qu’approuver :

-interdiction d’installation de bases militaires étrangères,

-reconnaissance de plusieurs types de propriété y compris la propriété communautaire, dans le même temps qu’il y aura limitation de la grande propriété appelée « latifundia »,

-interdiction de l’aliénation des ressources naturelles au profit de puissances, entreprises ou personnes étrangères, acte considéré désormais comme un crime.

 

Avec émotion parce cette nouvelle Constitution sépare les Eglises de l’Etat. La Bolivie sera donc le premier Etat d’Amérique du Sud à adopter constitutionnellement la Laïcité, puisque le Mexique fait partie de l’Amérique du Nord. La Bolivie ouvre le chemin à tous les peuples d’Amérique latine.

 

Il faut peser à son juste poids ce que cette décision représente de conviction et de détermination.

 

Il faut se convaincre du poids de cette mesure dans un continent dominé depuis 1492 par l’Eglise catholique.

 

Il faut considérer la valeur exemplaire de ce vote populaire, car ce n’est pas une Assemblée qui a pris une décision, mais un peuple tout entier qui en s’exprimant démocratiquement a, selon la vieille formule, décidé : « l’Eglise chez elle et l’Etat chez lui ». »

 

Quelle qu’ait été la suite, ce qui a été exprimé par cette Constitution reste totalement d’actualité et cela désigne, dix ans après, ceux qui sont les auteurs de ce coup d’Etat, dont nous espérons que la mobilisation viendra à bout.

 

Nous assurons le peuple bolivien de la solidarité des libres penseurs de France

 

Paris, le 15 novembre 2019

A propos du coup d’État en Bolivie

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Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #Internationale de la LP, #Christianisme, #communiqués nationaux, #laïcité

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Publié le 19 Octobre 2019

Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #Christianisme, #annonces et infos lp 72, #religion, #histoire

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Publié le 25 Avril 2019

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Publié le 19 Octobre 2018

Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #annonces et infos lp 72, #Christianisme, #Egalité

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Publié le 13 Octobre 2017

En 2003, Hansi Brémond écrivait l'article suivant pour la Libre Pensée de la Sarthe. Au vu des débats qui ont lieu cette semaine, il nous parait intéressant de publier cet article sur notre blog. La Libre Pensée expliquait déjà le caractère clérical du drapeau de l'Union Européenne. A l'occasion d'une émission sur ce sujet en 2003, le dessinateur Stepk avait offert à la Libre Pensée 72 une caricature réalisée pendant l'émission. (voir illustration à la fin de l'article)

Une Europe vaticane

 

            Les libres penseurs sont pacifistes et pour le rapprochement des peuples :  l’union européenne pourrait nous sembler être une bonne entreprise. Pourtant l’Europe qui se construit est loin d’être laïque et s’avère même être profondément cléricale. Depuis ses origines jusqu’à aujourd’hui,  les grandes religions, et plus particulièrement le catholicisme, sont très présentes dans la construction de l’Union européenne menaçant directement les déistes, les athées et les libres penseurs européens.

 

Le Vatican a besoin de l’Europe.

            Des moines de l’abbaye de Solesmes en 1981 ont édité un recueil de textes intitulé « l’Europe unie dans l’enseignement des papes ». Dans ce document on peut lire que Pie XII attribuait les guerres et les malheurs de l’Europe à « l’abandon de l’enseignement du Christ ». Selon lui, « le remède essentiel est donc le retour aux valeurs chrétiennes qui ont fait durant des siècles l’unité et la prospérité de notre continent ».

 Le 2 juin 1948, Pie XII se félicite alors de la tournure cléricale que prend l’Europe dès le Congrès de La Haye en mai 1948 ; « nous avons eu grand plaisir à lire, en tête de la résolution de la commission culturelle à la suite du congrès de La Haye en mai dernier, la mention du ‘commun héritage de civilisation chrétienne’. Pourtant ce n’est pas encore assez tant qu’on n’ira pas jusqu’à la reconnaissance expresse des droits de Dieu et de sa loi, tout au moins du droit naturel, fond solide sur lequel sont ancrés les droits de l’homme. Isolés de la religion, comment ces droits et toutes les libertés pourront-ils assurer l’unité, l’ordre et la paix ? » Dès lors l’Eglise catholique va appuyer de toutes ses forces la construction européenne en l’influençant au maximum. Elle sait très bien que l’Europe intéresse surtout les gouvernants et les industriels, elle leur propose donc de leur offrir ses 2000 ans d’expérience et son influence sur les populations pour garantir l’unité et la docilité des européens. En échange, elle attend de ces puissants qu’ils lui permettent de reprendre une place prépondérante dans la société civile.

 Dans le même moment, l’Eglise catholique tente de s’attribuer la place de représentante de toutes les religions chrétiennes (anglicans, orthodoxes, protestants) en développant la notion de « civilisation chrétienne » comme si celle-ci représentait une seule et même religion. Elle profite alors de son organisation centralisée et répartie sur toute l’Europe pour imposer son hégémonie au niveau européen.

Le Vatican, par nostalgie pour le Saint Empire Romain et l’empire de Charlemagne, attribut le prétendu chaos européen à la réforme protestante, aux révolutions du 18ème siècle et du 19ème siècle et à la philosophie des lumières. L’Union Européenne, cette organisation supranationale non démocratique puisque ne prenant que très peu en compte les aspirations des peuples, plait au Vatican qui pourra ainsi reconquérir son influence et son pouvoir politique. Ainsi, le 18 octobre 1975, Paul VI déclarait ; « L’Europe ! Il y a bien des façons de la considérer. A-t-on jamais pu parler de son unité ? Elle semble avoir été jusqu’à hier un champ de batailles continuelles. Et pourtant les tentatives d’unification politique y ont connu leur temps de gloire, si l’on songe à l’Empire romain, puis aux empires carolingien et germanique qui ont pris le relais. […]. Oui, quelque chose de commun animait ce grand ensemble : c’était la foi. Ne peut-on pas dire que c’est la foi, la foi chrétienne, la foi catholique, qui a fait l’Europe, au point d’en être comme l’âme ? La Réforme, c’est un fait d’histoire, a contribué à une dispersion. L’avènement de la science, de la technique, celui de la richesse productive ont donné lustre et puissance à l’Europe, ils ne lui ont pas redonné une âme. L’époque des révolutions a vu s’accentuer le morcellement, l’indépendance. Les nations se sont affermies dans leur diversité, en s’opposant bien souvent. »

Bien sur l’Europe sera un magnifique prétexte pour détruire la laïcité de la France ; l’Eglise catholique s’est empressée de signer des concordats avec tous les pays d’Europe de l’Est, elle prend part aux débats européens et enfin elle sait que la France fait figure d’exception avec sa loi de séparation des Eglises et de l’Etat. Le 18 octobre 1998, le cardinal pierre Eyt, archevêque de Bordeaux écrivait dans la documentation catholique ; « la plupart des pays d’Europe connaissent une mise en œuvre sociale des institutions religieuses et de leur fonctionnement qui n’obéit, d’aucune façon, à ce que nous concevons en France sous le vocable d’une laïcité entendue comme attitude et comme pratique de refus et de restriction. »

 Ainsi la laïcité française serait fermée, ce serait une laïcité de  « refus et de restriction », la conclusion vient assez logiquement il faut garder le principe de laïcité en le rendant plus « ouvert », plus cool, plus détendu ; en bref on fait du principe de laïcité une coquille vide ! Le cardinal Pierre Eyt conclue ; « La laïcité est aux prises avec des transformations de notre société qui de toute façon requièrent que nous passions d’une laïcité de refus à une laïcité de respect. […] Cette mutation ne manquera pas cependant de toucher la conception générale de la laïcité. Certains des traits français de cette notion et de cette pratique seront conservés, mais, de fait, pour l’essentiel nous nous rapprocherons de ce qui se passe dans d’autres pays d’Europe. » Que ce prélat se rassure, à l’heure où j’écris, on réduit la laïcité à l’interdiction du foulard islamique dans les écoles publiques alors qu’en même temps on arrose de millions d’euros les Eglises et les écoles privées ! 

 

L’Europe a besoin des religions

            Comme on l’a vu précédemment l’Eglise catholique place beaucoup d’espoir dans la construction de l’Europe pour reconquérir son pouvoir d’autrefois, mais l’Europe a-t-elle vraiment besoin du Vatican et des religions en général ? En bref, à quoi sert une religion pour un Etat ?

            Plus haut j’ai avancé l’idée qu’une religion permettait une meilleure unité du peuple, mais qu’en pensent les gouvernants ? Napoléon qui était pourtant athée mais aussi un puissant impérialiste a très vite compris que les religions alliées aux gouvernements les renforçaient. Voilà ce qu’il disait : « Comment avoir de l’ordre dans un Etat sans religion ? La société ne peut exister sans l’inégalité des fortunes – et l’inégalité des fortunes ne peut exister sans la religion. Quand un homme meurt de faim à côté d’un autre qui regorge, il lui est impossible d’accéder à cette différence s’il n’y a pas une autorité qui lui dise : Dieu le veut ainsi, il faut qu’il y ait des pauvres et des riches dans le monde, mais ensuite et pendant l’éternité, le partage se fera autrement. C’est en me faisant catholique que j’ai fini la guerre de Vendée, en me faisant musulman que je me suis établi en Egypte, en me faisant ultramontain que j’ai gagné les esprits en Italie. Si je gouvernais un peuple de juifs, je rétablirais le temple de Salomon. »

            En effet la religion crée une meilleure unité du peuple mais ce n’est pas une unité voulue par le peuple, non, c’est une unité imposée ; C’est dans la résignation face à l’ordre divin que les religions imposent la cohésion sociale. La religion apparaît donc comme un outil précieux pour un Etat qui a besoin d’ordre social. L’Etat donne des subventions aux Eglises, laisse de la place au pouvoir à des prélats ou à de bons croyants, fait voter des lois favorables à la morale religieuse et en échange, les Eglises s’occuperont des actions sociales où l’on distribuera aux pauvres des bibles pour leur apprendre la résignation plutôt que de leur construire de nouveaux logements ou de leur donner du travail. Une fois dans une Eglise, on sait bien que les pauvres vont se résigner plutôt que de voler, se rebeller ou s’organiser politiquement pour réclamer de meilleures conditions sociales… 

            … A vous de vérifier mes propos en observant bien comment sont organisés les Etats-Unis ou comment on cherche à développer l’islam dans les banlieues en France pour que les jeunes se taisent !

 

Une Europe vaticane ! Des preuves ?

 

Le drapeau européen et les euros :

 

            Lorsque j’étais au collège, je me souviens avoir demandé à mon prof d’histoire pourquoi le drapeau européen avait 12 étoiles. Il m’avait alors répondu que chaque étoile représentait chaque Etat de l’union européenne. Dans cette logique nous aurions dû rajouter une étoile dès qu’un nouveau pays rentrait dans l’union ! ? !

            Puis un jour, en lisant un article de Bernard Mirgain dans la Raison, je me suis alors rendu compte de la vérité au sujet du drapeau. Si l’on observe attentivement de nombreuses représentations de la Vierge Marie, on constate que derrière elle, se trouve souvent un fond bleu avec 12 étoiles. Alors, là, vous allez vous dire : « ça y est, il nous fait de la parano le p’tit libre penseur ! Il voit des cathos partout ! »

            Bon, je vais donc essayer de vous convaincre. Pour ce faire, plongeons-nous dans l’histoire du drapeau européen.

             Le drapeau étoilé est adopté par le conseil de l’Europe, le 8 décembre 1955 (anniversaire de l’immaculée conception !?). Ce drapeau a été choisi parmi 101 projets, pourtant il avait déjà la préférence de certain ; M. Lévy qui était directeur au service de presse du Conseil de l’Europe, était chargé de faire aboutir ce projet du dessinateur alsacien Arsène Heitz.

            L’abbé Pierre Caillon qui était l’aumônier de l’hôpital de Cluny relate dans un mémoire, écrit en 1995, comment le drapeau européen fut adopté. On y trouve notamment des déclarations d’Arsène Heitz, le dessinateur du drapeau. Celui-ci déclara : « C’est à moi qu’on a demandé de dessiner le drapeau de l’Europe. J’ai eu subitement l’idée d’y mettre les douze étoiles de la médaille miraculeuse de la rue du Bac, sur fond bleu, couleur de la Sainte Vierge. ». L’abbé Pierre Caillon précise de M. Lévy et d’Arsène Heitz que « tous deux étaient de bons catholiques » puis il ajoute : « Evidemment, il fallait éviter d’évoquer la signification religieuse des douze étoiles et du fond bleu, en vertu de la sacro-sainte laïcité ». Arsène Heitz présenta alors son projet de la manière suivante : un drapeau « sur fond bleu du ciel d’Occident, ses étoiles d’or figurant les peuples d’Europe et formant un cercle en signe d’union ». L’Abbé Pierre Caillon précise enfin : « M. Lévy était secrètement d’accord pour faire aboutir discrètement le projet de M.Heitz en sauvant les apparences, afin de respecter la neutralité la plus absolue. Et malgré plus de cent projets qui furent en concurrence, c’est le Drapeau de la Sainte Vierge qui triompha au dernier moment ; et ce triomphe se produisit fortuitement le 8 décembre, sans que personne ait pu chercher cette divine coïncidence. Le drapeau de l’Europe est bien le drapeau de Notre-Dame, Reine de la paix ». Sachez, enfin, pour la petite anecdote que Robert Schuman et Konrad Adenauer sont allé prier ensemble à la cathédrale de Strasbourg, devant la statue de la Vierge immaculée, couronnée de douze étoiles, avant de soutenir le projet d’Arsène Heitz  devant le Conseil de l’Europe.

            Mais il n’a pas que le drapeau qui soit louche. Sortez un billet de 5, 10, 20 ou 50 euros, observez-le ; à chaque fois un pont est représenté. Pourquoi un tel choix sur chaque billet ? Que peut signifier le pont en terme de symbolique ?

            Là encore, on peut soupçonner une entreprise cléricale derrière le choix de ce symbole. Vous êtes vous déjà demander ce que signifiait « souverain pontife » ? Le pontife du latin pontifex est le « constructeur de pont » ! Troublant, non ? C’est pour cela que l’on dit faire le pont en période de jours fériés ; le pontife était un ministre du culte chargé de la gestion du calendrier des fêtes religieuses. Le pont est également un symbole de Rome, le pont qui franchit le Tibre est à son origine. Reprenons ce qu’écrit Claude Maffre, dans  la pensée laïque de juin 2003, le journal des libres penseurs du Tarn : « Dans les légendes celtiques (récits arthuriens ou traditions folkloriques) le pont est un site mythologique majeur : Pont de l’épée dans le Chevalier de la charrette, pont de verre dans le conte du Graal. De même il existe des légendes relatives au Pont du Diable (toponyme très fréquent). Le Malin construit des ponts dans l’espoir d’obtenir une âme comme salaire, mais il est berné à la dernière minute par un saint (aqueduc de Ségovie, pont de Martotell). Dans « Le Rhin », Victor Hugo rapporte une légende concernant la cathédrale de Strasbourg : le diable, en fait d’âme, avale un loup. Le diable se superpose à un personnage inspiré d’une divinité païenne, d’un géant aux pouvoirs féeriques. Un autre substitut chrétien de ce géant fée, c’est St Bénezet, dont la vie est connue par une biographie provençale du XIIIème siècle publiée en 1876. Fêté le 14 avril, à une date printanière, il construit le pont d’Avignon. Eminente figure de passeur et de Pontife (constructeur de pont), il permet aux hommes de franchir le fleuve, à la manière du célèbre St Christophe qui porte le Christ jusqu’à l’autre rive ; La figure de Charon, le passeur des âmes, hante ces légendes. Le pont devient la métaphore du passage des âmes dans l’au-delà ». Contrairement au drapeau, je n’ai pas de preuves d’une volonté cléricale dans le choix du symbole du pont, mais les faits sont tout de même troublants ! ? !

 

L’arsenal catholique à l’assaut de l’Europe.

 

            La partie précédente s’attachait surtout à révéler la présence de références religieuses dans les symboles choisis par l’Union Européenne. Cela dit, les symboles ne constituent pas une menace en soi, non, ce qui est le plus inquiétant c’est la présence grandissante des religions dans les institutions européennes. Chacun sait que le Vatican bataille fermement pour faire adopter le principe d’un « héritage chrétien commun » dans les textes européens, notamment dans la constitution avec l’aide de nombreux gouvernements (Italie, Pologne, Pays-Bas, Portugal et Espagne). Mais quels sont les moyens dont dispose le Vatican pour influer sur les décisions prises à Strasbourg ou Bruxelles ?

            La commission des Episcopats de la communauté européenne (COMECE) et la fédération des Universités catholiques d’Europe sont des instruments du Vatican pour peser au maximum sur la construction européenne, elles se sont d’ailleurs très impliquées dans les travaux pour la rédaction de la constitution européenne. Lors de l’élaboration du projet de constitution par la convention de rédaction présidée par Giscard d’Estaing (droite chrétienne), il a été décidé de consulter la « société civile ». Ont ainsi été consulté nombre d’organisations chrétiennes : Le réseau des chrétiens sociaux européens, la Commission des épiscopats de la communauté européenne et la conférence des Eglises d’Europe. Sachant qu’en même temps, le Pape en personne s’est adressé, en moins d’un an, à l’ensemble des gouvernements européens pour faire pression, on a de quoi s’inquiéter sur le contenu de cette constitution. Pensez-vous que les gouvernements italiens, polonais, néerlandais, portugais et espagnols se sont associés, pour demander la reconnaissance du principe « d’héritage chrétien commun » de leur propre chef ?

            Vous me direz qu’au moins le gouvernement français ne  pas fait partie de cette coalition cléricale. C’est vrai, mais est-il pour autant neutre vis à vis du Vatican ? Non !

            Le 26 novembre 1994, Alain Juppé alors ministre des Affaires Etrangères, a tenu le discours suivant à Rome pendant la nomination au cardinalat de Pierre Eyt (archevêque de Bordeaux) : « La vocation de la France, c’est d’abord l’Europe, la grande Europe. Croyez que l’action de la France est, en ce point, orientée dans la direction indiquée par le Saint-Siège ; Le Conseil de l’Europe (réunion des chefs d’Etat), la C.S.E (commission européenne) sont aussi des instituions auxquelles le Saint-Siège a apporté et continue de donner une contribution spécifique que je suis heureux de saluer et qui rejoint les préoccupations constantes de la France ».

            En 2000, Juppé n’est plus au gouvernement et la majorité a changé. Depuis 3 ans, la gauche plurielle est aux commandes pourtant les liens entre la France et le Vatican sont toujours très bons. Le 10 juin 2000, Alain Dejammet,  le nouvel ambassadeur de France au Vatican, c’est  à dire le porte-parole de la France auprès du Pape, déclare : «Nous sommes heureux, en particulier, que le Saint-Siège dispose au Conseil de l’Europe d’un statut qui lui permet d’exprimer son encouragement à la promotion des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans une Europe élargie, une Europe, comme votre Sainteté l’a exprimé, qui a besoin d’un visage spirituel. Conformément au souhait du gouvernement français, l’action de nos diplomaties se nourrit de contacts denses et fréquents. L’intérêt et l’efficacité de nos rapports ne cessent de se renforcer à la mesure de l’accroissement du nombre des réunions à haut niveau. En portent témoignage les successives rencontres officielles, en moins de neuf mois, du Ministre français des Affaires Etrangères avec le Secrétaire pour les relations avec les Etats joint au prestige qui rejaillit sur toute la France, de la renommée et de l’action des cardinaux et des membres français de la Curie, cet exemple d’étroite coopération entre le Saint-Siège et la diplomatie française est pour nous un précieux motif de confiance et d’espoir. » Le gouvernement et les ambassadeurs se comportent vis à vis du Pape comme de simples paroissiens à leur curé, ils se soumettent tel des brebis à leur berger. Rappelons que dans le cadre de notre démocratie  dite représentative, ils s’expriment en notre nom !

 

            On ne peut nier que le christianisme ait marqué l’histoire de l’Europe. Mais faut-il rappeler qu’il y a aussi d’autres « héritages culturels communs ». Est-il nécessaire de rappeler qu’il y avait déjà des peuples en Europe avant le christianisme et que depuis plusieurs milliers d’années ce continent s’enrichit de la culture de centaines de peuples venus du monde entier ? Que fait-on des celtes, des grecques, des romains, des germains, des invasions barbares ? Que fait-on des apports technologiques et culturels de ces peuples ? Que fait-on des apports culturels des immigrés d’Afrique ou d’Asie ? Que fait-on de la renaissance qui ne fut possible que grâce aux arabes qui ont gardé le savoir de l’antiquité pendant que l’Europe tombait dans le moyen âge (merci le christianisme) ? Que fait-on des lumières et des droits de l’homme, de la Révolution, de la République, de l’anarchisme, du marxisme, de tous les courants politiques et philosophiques qui constituent aussi l’Europe mais qui ont subit la répression religieuse ? Que faire du darwinisme, de la psychanalyse, de l’astronomie et de tous les savoirs qui nous entourent aujourd’hui parce que leurs précurseurs se sont rebellés face aux pouvoirs cléricaux ?

            Nombreux sont ceux dans les couloirs des institutions européennes qui ont la mémoire courte. Faut-il leur rappeler la christianisation forcée des peuples (en Europe puis dans le monde entier pendant la colonisation), faut-il leur expliquer ce qu’étaient les croisades, l’inquisition, la contre réforme et les guerres de religion ? Faut-il leur dire que l’Eglise catholique qui pourtant tente de récupérer les droits de l’homme, les a d’abord condamnés et qu’aujourd’hui encore le Vatican n’a toujours pas ratifié la charte des droits de l’Homme de 1948 ! Faut-il leur faire un cours d’histoire sur l’Eglise catholique et ses liens avec les dictatures fascistes, nazies, franquistes et les dictatures d’Amérique du Sud ?

            Aujourd’hui l’Europe devient une menace pour la liberté de penser et de s’exprimer, l’avenir ne sera pas rose pour les libres penseurs, les athées, les non-croyants. Il apparaît de plus en plus urgent de militer pour la séparation des Eglises et des Etats au niveau de l’Union Européenne. Quant à la culture commune, il serait plus simple de rapprocher les peuples d’Europe et d’ailleurs, en favorisant les échanges : donnez-nous des vraies bourses d’études pour partir étudier dans toute l’Europe, on la créera la culture commune !

                                   

                       

Hansi Brémond

 

 

 

Sources :

Manière de voir n°48 (Monde diplomatique)- « l’offensive des religions »-nov-dec 1999

La Raison n°427- Janvier 1998- « les papes et l’Europe » par C. Eyschen

La Raison n°429- Mars 1998- « L’Europe et le Vatican, quel héritage commun ? par C. Eyschen

La Raison n°448- Février 2000- « Histoire du drapeau de l’Europe » par Bernard Mirgain

La pensée Laïque (LP Tarn) n°6- juin 2003- « L’Euro et le pont symbolique » par Claude Maffre

Bulletin LP Sarthe n°65- 1er trimestre 2003- « le Vatican et l’Europe » par André Frey

Bulletin LP Sarthe n°55- 3ème trimestre 2000- « La collusion Vatican gouvernement » par André Frey

 

 

Une Europe Vaticane

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Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #laïcité, #Subsidiarité, #Christianisme

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Publié le 18 Août 2016

L’un des plus importants cardinaux de France, l’archevêque de Lyon Philippe Barbarin, s’est vu signifié par le Procureur de la République qu’il ne serait pas poursuivi suite aux allégations de manquement à ses devoirs en ne rapportant pas auprès de la justice, comme l’exige la loi française, des cas d’abus sexuels commis par un prêtre qui était sous son contrôle.

 

Bernard Preynat, un prêtre de son diocèse, avait été accusé en janvier dernier, après avoir admis des agressions sexuelles sur quatre boy scouts entre 1986 et 1991 — crimes pour lesquels ses avocats ont déclaré qu’il ne pouvait plus être reconnu coupable. Et il y a sans doute eu beaucoup plus de victimes. Associated Press a rapporté que "les délais étaient dépassés et qu’il y avait prescription pour certaines de ces allégations" à l’encontre du cardinal et que les preuves pour les autres accusations n’étaient pas « suffisantes ».

 

En mai, alors que l’enquête du Procureur sur les actes du cardinal Barbarin était à son apogée, le Pape avait déclaré publiquement qu’il serait « insensé et imprudent » de chercher la démission de l’archevêque à cette étape, alors même que le Cardinal Barbarin avait admis le mois précédent des "erreurs dans la nomination de certains prêtres", tout en démentant avec force les avoir couvertes.

 

Peu de temps après les déclarations du Pape, le jour même d’une importante audience à la Cour sur cette affaire, le Pape accorda une audience à Barbarin. La Parole Libérée, un groupe français représentant les victimes, déclarait que les procédures légales « allaient désormais être éclipsées par cette rencontre ». Le groupe avait cherché auparavant à rencontrer le Pape mais avait essuyé un refus. "Nous aurions aimé être reçus plutôt que le cardinal, nous notons qu’une fois encore ce sont les victimes qui sont écartées."

 

Keith Porteous Wood, directeur exécutif de la National Secular Society du Royaume-Uniet porte-parole de l’Association Internationale de la Libre Pensée en charge de la campagne contre les crimes sexuels commis par des prêtres, a déclaré : « Dans la mesure où Barbarin a admis des erreurs dans la gestion des cas de prêtres ayant commis des abus, il a eu beaucoup de chance d’échapper aux poursuites alors qu’il a manqué à son devoir de rapporter ces cas de suspicion d’abus sexuels sur des enfants devant la justice. Nous espérons seulement que le procureur a traité ce cas de la même façon qu’il l’aurait fait pour quelqu’un qui n’aurait pas été un haut responsable de l’Eglise et qui n’aurait pas reçu le soutien du Pape. »

 

Keith Porteous Wood, 4 août 2016

Un cas d’abus sexuel rejeté, malgré le fait que le cardinal ait admis des « erreurs »

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 14 Décembre 2015

Extrait bu bulletin de liaisons de la LP 72 - juillet 2015

Le pape François vient de sortir une nouvelle encyclique : « Laudato si » (loué sois-tu). Dans ce nouveau texte, présenté par certains comme un manifeste politique, social et écolo ; François appelle les politiques à sauver la planète en luttant contre le réchauffement climatique et le consumérisme.

Reprenant et complétant la doctrine sociale de l’Eglise, « Laudato si » se teinte d’écologisme intégral pour exprimer, aussi, les positions de l’Eglise catholique contre l’avortement et contre le droit de mourir dans la dignité. Une fois de plus, les corbeaux se parent de vert pour étaler leurs positions réactionnaires.

Je suis pour ma part soucieux des problèmes environnementaux- qui à mon avis ne peuvent être résolus dans le cadre du régime capitaliste- pour autant je me méfie de plus en plus de l’utilisation de la nature dans certains discours.

Combien de fois n’a-t-on pas entendu l’argument du « ce n’est pas naturel » pour condamner la contraception, l’homosexualité ou la péridurale ?

Malgré cette apparence de bon sens l’argument du naturel peut s’avérer dangereux ; est ce naturel de se soigner ou de se faire vacciner ? Est-ce naturel d’aider les plus faibles ? La civilisation est-elle naturelle ? A ce petit jeu, on voit tout de suite jusqu’où pourrait nous ramener l’argument du tout naturel. Au contraire, les épidémies, les prédateurs et les catastrophes sont bien souvent naturelles !

Et puis, qui de ces partisans du tout naturel seraient prêts à abandonner tout ce qui n’est pas naturel ? Est-ce nécessaire de rappeler que la campagne, l’agriculture ou l’élevage, ce n’est pas naturel ? Une maternité ce n’est pas naturel ? L’utilisation de l’électricité pour éclairer une église ou pour tourner un reportage sur Pierre Rabhi, est ce naturel ?

Et puis qui sont ces bien-pensants pour nous expliquer ce qui est naturel ou pas ?

Invoquer l’ordre divin ou naturel pour justifier ou dénoncer un fait, un comportement, une opinion, peut s’avérer très dangereux et ridicule dans bien des cas.

C’est déjà une manipulation grossière mais dans le cas de la dénonciation de l’homosexualité, elle se double d’une méconnaissance flagrante de la nature. Les éthologues et les zoologues ont ainsi recensé des centaines d’espèces chez qui l’homosexualité existe en milieu naturel sans que cela ne remette en cause l’existence d’aucune espèce. Dans la revue Sciences Humaines en novembre 2009 ; on pouvait lire « Les observations répétées de ces comportements dans la nature ont fini par convaincre la communauté scientifique que l’homosexualité, chez les animaux, ne peut être réduite à un simple dysfonctionnement. L’ouvrage encyclopédique de Bruce Bagemihl publié en 1999, Biological Exuberance : Animal homosexuality and natural diversity, marque de ce point de vue un tournant historique. Il ressort en effet de cette méticuleuse compilation que des centaines d’espèces de mammifères, d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens, de poissons et même d’invertébrés ont des comportements homosexuels. »

Dieu ou la nature déifiée nous aurait créé et par conséquent nous devrions nous soumettre à ces « lois naturelles » ?

Comment expliquer qu’Allah demande que les femmes soient couvertes mais qu’une grande partie de ces femmes développent des carences en vitamine D car leur corps ne voient pas assez le soleil* ?

Comment expliquer la présence du clitoris dans l’anatomie de la femme, si la reproduction est la seule finalité « naturelle » de la sexualité ?

Comment expliquer que les hommes aient des tétons alors qu’ils n’allaitent pas ?

Tant de choses pourtant « naturelles » ou « divines » qui rentrent pourtant en contradiction avec le bon sens ou l’explication religieuse des choses.

Nos partisans de l’ordre « naturel » des choses, sont ils en accord avec la nature ?

Là encore, je me pose des questions :

Est-ce naturel de croire en une entité qu’on ne voit pas ? Est-ce naturel d’avoir un appareil reproducteur et de ne jamais s’en servir ? D’avoir des envies mais de les étouffer ? De jeûner pendant le ramadan ou le carême ? De parler à un être qui n’est pas là ? D’avoir un enfant sans fécondation ?

On me répondra que les voies du seigneur sont impénétrables… c’est naturel ca ?

 

Hansi Brémond

*http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/06/25/18485-vitamine-d-francais-carences

 

L’ordre naturel des choses ?

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 12 Août 2015

Extrait de notre bulletin départemental de décembre 2014-janvier 2015

 

 

Comme tout le monde le sait, la Libre Pensée s’oppose à toute atteinte à la séparation des Eglises et de l’Etat. Ainsi nous avons fait annuler des subventions à des processions catholiques ou à des constructions de Mosquées, et récemment nous avons demandé le retrait des crèches de la nativité au conseil général de Vendée ou à la mairie apparentée FN de Béziers.

Quel ne fut pas notre crime aux yeux des militants catholiques, FN, civitas qui déversèrent un flot d’insultes sur nos pages internet dont facebook. Un de leurs arguments qui revenait le plus, était de prétexter nos « racines « judéo-chrétienne » pour légitimer la présence d’un petit jésus dans des bâtiments d’administrations publiques.

 

Parlons justement de nos racines chrétiennes» ?

A propos du terme « judéo », il est toujours cynique d’entendre ces militants nationalistes parler de racine judéo-chrétienne quand on sait que le christianisme s’est largement construit en écrasant le judaïsme.

Est-il nécessaire de rappeler que lors de la Reconquista les juifs subirent de la part des chrétiens, le même sort que les musulmans ? Que Saint Louis, le très chrétien, imposa aux juifs de porter un signe distinctif ? Est-il enfin nécessaire de rapporter, ici, les positions de la revue La Croix lors de l’affaire Dreyfus ou dans les années 30 et 40 ? Ou encore les déclarations du milicien Paul Touvier lors de son procès ; « l’Eglise suivait le Maréchal, je suivais l’Eglise. Mon devoir était tout tracé » ?

Et puis dans « racines chrétiennes », de quel christianisme parlent-on ? Depuis 1054, les catholiques et les orthodoxes se combattent. Les croisés ont même pillé Constantinople en 1204 ! Parle-t-on aussi des hérésies vaudoises ou cathares, de ces dizaines de milliers de chrétiens tués car non catholiques ? Parle-t-on du schisme entre protestants et catholiques qui provoqua de nombreux massacres comme la saint Barthélémy et des guerres de religions jusqu’à très récemment ? Parle-t-on des courants chrétiens effacés de l’histoire et éliminés dans les premiers siècles car ils voyaient en Jésus un être éthéré (les gnostiques ou les marcionites par exemple) ?

 

Et que faire des autres « racines » de l’Europe et de la France ?

Si on pouvait interviewer les peuples christianisés de force comme les saxons, que penseraient-ils de cette notion de « racine chrétienne » ? Et que dire de ces druides, chamanes et autres sorcières condamnés, ostracisés ou brûlés car païens ? De ces sites de mégalithes et de menhirs détruits par les chrétiens ?

Quelle serait la vie d’un français « de souche » aujourd’hui, s’il n’y avait de racines que chrétiennes ? Pourrait-il écrire sans l’invention de l’écriture par les sumériens, les égyptiens, les phéniciens et les grecs, d’affreux polythéistes au teint basané !? Que boirait-il si la bière ou le vin n’avaient pas été inventés par des sociétés antiques païennes ? Ce français de souche sait-il qu’homo sapiens est arrivé en Europe il y a 44 000 ans soit 42500 environ avant le baptême de Clovis ? Sait-il que ses ancêtres les gaulois vénéraient des divinités multiples, qu’ils ont construit des villes et des villages bien avant l’arrivée du christianisme (Lyon, Nantes, Paris…) ? Que ce sont les grecs qui ont créé Marseille ? Des gaulois et des romains qui ont défriché de nombreuses terres agricoles ?

Ce français utilise tous les jours des mots et manipule des concepts d’origine gauloise : caillou, cloche, mousse, blé, bouc, bruyère, érable, ruche, chêne…

Tous les jours, il utilise et emprunte des mots d’origine germanique dont la plupart ont été apportés lors des invasions barbares par d’horribles païens : accordéon, beffroi, bivouac, hussard, quenelle, bleu, bande, éperon, fief, jardin, maçon, randonner…

Que dire des emprunts faits aux arabes : abricot, alambic, café, lilas, volcan, algèbre, almanach, aubergine, bougie, camelot, caramel, douane, hasard, jupe, jarre, magasin, nénuphar, sirop, sorbet, tabouret, zénith…

Ne parlons pas des mots et concepts venus des langues anglo-saxonnes et en particulier des américains…

Même quand il mange ses plats préférés, il emprunte partout : les pâtes viennent de Chine via

l’Italie, les tomates, la dinde, le chocolat, les patates ou les cacahouètes viennent des anciens peuples d’Amérique, le yaourt de Bulgarie…

Son pyjama vient d’Inde, son anorak vient des eskimos, son pantalon d’Italie… Ses loisirs aussi viennent du monde entier, songeons par exemple à l’influence des afro-américains sans qui nous n’aurions pas le blues, le rock, le jazz ou le rap… Pensons aussi aux japonais qui nous ont apporté le judo, le yoga ou les mangas…ou aux apports des africains dans l’art du 20ème siècle…

Mais que reste-t-il à notre français de souche aux racines chrétiennes ?

Jeanne d’Arc ? Sainte, certes mais brulée sur ordre d’un évêque !

Le drapeau, la marseillaise, les départements, les communes, la devise républicaine, l’instruction ? Que des acquis de la Révolution française, elle-même condamnée par l’Eglise qui durant un siècle et plus choisira le camp de la monarchie plutôt que la République…

La science et la technologie ? On est en droit de se demander où en seraient les nouvelles technologies, les progrès médicaux et scientifiques, si la science n’avait pu s’extraire du carcan imposé par la religion ; l’héliocentrisme interdit, la dissection interdite, la théorie de l’évolution condamnée… et combien de traités scientifiques mis à l’index, planqués dans les archives du Vatican ? Combien de Giordano Bruno, de Copernic ou de Galilée ? J’espère qu’en accord avec ces « racines chrétienne» notre « français de souche n’utilise pas de moyens contraceptifs, d’IVG, ou de Fécondation In Vitro !

J’espère aussi qu’il ne croit pas en ces légendes, pratiques occultes et autres croyances qui ont survécu à la christianisation de l’Europe : Fée, fontaine miraculeuse, fantômes, esprits, dames blanches, horoscopes, korrigans, arbres magiques, magnétiseurs, magie blanche ou magie noire…

Si on retire le côté « racine chrétienne » il ne resterait pas grand-chose, pire si on retirait tous les apports hors chrétienté ! Où en serait la navigation sans les grecs ou les vikings ? L’astronomie et les maths sans les indiens et les arabes ? Même nos feux d’artifices du 14 juillet n’existeraient pas sans les chinois…

Mais que reste-t-il de cette « France de souche et de racines chrétiennes » ? Les grands hommes, les héros de la nation, les scientifiques ?!

Marie Curie, Haroun Tazief, Léon Gambetta, Georges Charpak… Le groupe Manouchian premiers résistant pendant l’occupation, les tirailleurs sénégalais, les soldats des colonies… la compagnie de républicains espagnols la Nueve première à entrer dans paris en aout 44…

 

Nos chanteurs ? Notre culture ? Nos personnalités préférées ? Toutes « française de souche » !

Gad Elmaleh, Charles Aznavour, Jamel, Zinédine Zidane, Johny Hallyday, Omar Sy, Yannick Noah, Jean Jacques Goldman, Dalida, Dave, Guillaume Appolinaire, Chopin, Alain Prost, Louis de Funes, Youri Djorkaef, Dany Boon, Kad Merad, Bergson, Camus, Zola, Isabelle Adjani, Josiane Balasko, Jean-Paul Belmondo , Alain Bashung, Serge Gainsbourg, Yves Montand, Georges Moustaki, Henri Salvador, Coluche…

 

Et Nos fêtes ?

C’est un véritable cauchemar pour nos pauvres « français de souche ».. A quoi se raccrocher ? A la crèche ! Noël voilà un truc typiquement chrétien et français ! A part peut être la date, le sapin, la bûche, les cadeaux, le père noël, les lumières, les étrennes, les rennes, la plupart des chants de noël…

 

Bien sur mon article est loin d’être exhaustif, tant la notion de « français de souche et de racines chrétiennes » est ridicule. En paraphrasant quelque peu notre ami et camarade Jean marc Schiappa, je dirais que nous n’avons pas de racines ; nous avons des origines. Ce sont les arbres qui ont des racines, ils sont figés sur place. Nous, nous savons d’où nous venons et nous sommes pour la liberté des individus à choisir où ils veulent aller.

 

Hansi Brémond

 

Les racines chrétiennes de la France, parlons-en !

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Publié le 12 Août 2015

Déclaration conjointe des « Amis d'Hypathie » (membres de l'AILP)

et du Bureau Européen de Coordination de la Libre Pensée

 

 

La richesse de l’Église chrétienne orthodoxe grecque appartient au peuple grec et non à ses créanciers. A l'instar des révolutionnaires français de 1789 qui avaient nationalisé les biens du clergé, le peuple grec est en droit de considérer que la richesse du clergé a été constituée par le travail des Grecs et lui appartient.

 

Le Parlement grec a approuvé le 22 juillet la deuxième partie du Plan imposé par la troïka, plan qui impose les privatisations, la destruction des services publics, des systèmes de santé et de retraite et du droit du travail, l'accélération des saisies et des expulsions et la diminution du pouvoir d'achat, dans le but supposé de «rembourser une dette » qui en réalité a déjà été remboursée plusieurs fois par le jeu des intérêts versés.

 

L'absence de contribution de l’Eglise grecque a déjà été évoquée. On évoque à ce sujet les œuvres sociales et les soupes populaires auxquelles le clergé contribuerait. C'est, dans le meilleur des cas, une aimable plaisanterie quand on sait que la fortune de l’Église grecque et des monastères, aussi ramifiée que multiforme, dépasse vraisemblablement le montant de la prétendue dette.

 

Une chose est facilement vérifiable les sociétés et institutions de l’Église orthodoxe posséderaient des obligations d’État rémunérées à 6 % représentant à elles seules 40 % du montant dû par le Trésor public grec et dont la Troïka exige le paiement. Et pendant ce temps les prêtres continuent à être payés sur le budget de l’État.

 

La confiscation par la loi de l'enrichissement indu lié à ces obligations permettrait de sauver des milliers de vies, des milliers d'emplois et d'équilibrer le régime de retraite ; elle permettrait, qui plus est, une contribution non négligeable à la relance de l'économie.

 

Le Bureau européen de coordination de la Libre pensée se prononce, avec les libres penseurs grecs pour :

 

- la vérité sur la richesse et les revenus de l’Église grecque et des monastères : commission nationale d'enquête !

- la confiscation par la loi de l'enrichissement indu des Eglises et son affectation aux besoins du peuple et des services publics.

- la prise en charge par l’Église grecque elle-même des salaires du clergé, ainsi que de sa couverture sociale et de son système de retraites, les frais d'entretien des églises et le paiement des impôts.

 

 

Athènes, le 4 août 2015

la  vérité sur la richesse et les revenus de l’Église grecque

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Publié le 24 Octobre 2011

 

FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE

Membre de l’Association Internationale de la Libre Pensée

Et de l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU)

10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS

Tél.  : 01 46 34 21 50 – Fax  : 01 46 34 21 84 – Courriel  : libre.pensee@wanadoo.fr

 

 

 

COMMUNIQUÉ

 

Débaptisations : Manche :

l'Évêque catholique condamné par le TGI de Coutances.

 

Le Tribunal de Grande Instance  de Coutances (Manche), vient, par jugement daté du  6 octobre 2011, de trancher une affaire d'importance et qui aura des répercussions bien au-delà  de la Normandie.

 

Un citoyen avait, comme des millions de nos  concitoyens, été baptisé  à l’initiative de ses parents durant sa petite enfance. Arrivé à l’âge adulte, il avait souhaité  ne plus figurer dans les fichiers de l’Église catholique (en l’occurrence dans celui que cette dernière  appelle « registre des baptêmes »). De mauvaise grâce, celle-ci  consentit, en apposant  face à son nom une mention de  ce que le droit canonique  considère comme un reniement.

 

Pas de fichier des apostats !

Ce n’est  pas ce que souhaitait notre ami, en effet :

 

-             Cela continuait à faire dépendre sa situation d’une règle interne à l’Église catholique : au regard de celle-ci, il était devenu un apostat, ce qui au cours de l’Histoire, s’est déjà révélé très dangereux.

 

-             Cela constituait une menace pour sa vie privée, soumise aux errements administratifs d’un  culte international auquel il était  personnellement totalement étranger.

 

Or, le Code civil  prévoit en son article 9  que chacun a droit au respect de   sa vie privée ce qui inclut « toute information relative à la personne ». L’autorité judiciaire  s’est bornée à constater  que : « Le fait d’avoir été baptisé par l’Église catholique est un évènement intime constituant une information personnelle sur un individu... dès lors cet évènement relève de la protection de l’article 9 du Code Civil »

 

Le tribunal, poursuivant son raisonnement,  conclut donc  logiquement : « L’existence d’une mention de ce baptême sur un registre accessible à des personnes tierces à l’individu concerné (...) constitue en soi une divulgation  de ce fait qui porte par conséquent atteinte à la vie privée de l’intéressé » ; En vertu de quoi,  l’Évêque s’est vu condamner, sous astreintes,  à faire effacer définitivement, sous 30 jours, « par exemple par le surlignage à l’encre noire indélébile », toute mention de ce baptême.

 

La preuve est ainsi faite : l’application du droit civil est incompatible avec les arguties juridiques de l’Église catholique, ni d'une quelconque Église et exige des mesures très simples de protection des libertés individuelles et collectives. La décision du TCI de la Manche en donne la preuve

 

Croyant impressionner le tribunal à l’audience, l’avocat de l’Évêque avait brandi la menace de « dizaines de milliers » de cas semblables, pour sa part la Libre Pensée  en accepte l’augure et, en tout état de cause, appelle citoyens et citoyennes à s'organiser en son sein pour la défense de la liberté absolue de conscience, pour le plein respect des libertés individuelles et collectives et contre l'emprise du cléricalisme.

 

 

                                                                                                                                

Paris, le 23 octobre 2011

 

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Publié le 23 Janvier 2010

L1784.jpgLa revue « Monde et Vie » est issue de la mouvance nationalo-catholico-intégriste. Elle consacre son numéro du 9 janvier 2010 à pourfendre « Les sectaires du laïcisme ». Elle s’en prend particulièrement à la Fédération nationale de la Libre Pensée, à la Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) et à la Ligue de l’Enseignement qu’elle qualifie de « secte qui a réussi ».

Ne résistant pas au plaisir d’en informer les visiteurs du site de la Fédération Nationale, nous publions ci-dessous ce que les intégristes écrivent sur la Libre Pensée. C’est en quelque sorte l’hommage du vice à la vertu. Contrairement à beaucoup de nos détracteurs, les nationaux-intégristes ont pris la peine de se renseigner un peu sérieusement et n’enfourchent pas les contrevérités largement répandues sur la toile par nos adversaires, aussi ignorants que malveillants.

Sous le titre « la Libre Pensée prisonnière de son sectarisme », on peut se délecter de ses propos : « De toutes les organisations laïcistes, la Libre Pensée est sans doute la plus sectaire et la plus virulente. A en juger par ses slogans éculés, on pourrait croire que les libres penseurs ne réunissent plus qu’une poignée de maniaques de l’athéisme. Il suffit de voir qui préside la fédération pour comprendre qu’il n’en est rien….

Parmi les textes fondateurs, on trouve ainsi notamment Gambetta, et sa fameuse apostrophe : « Le cléricalisme, voilà l’ennemi » ; ou encore les interventions de Danton, Combes, Ferry, etc… On signe les pétitions pour que « le nom de Robespierre soit officiellement inscrit dans le patrimoine topographique de la capitale » (ce qui est d’ailleurs le cas puisqu’il a une station de métro [1]). Et dans nombre d’interventions, on n’hésite pas à pousser le mot d’ordre qu’on croirait d’un autre âge : « Ni dieu, ni Maître ! A bas la Calotte ! Et vive la Sociale ! ».

À noter aussi que les membres de la Libre Pensée sont passionnés par l’histoire de l’Église – ou plutôt par une certaine vision de l’histoire de l’Église, qui les voit évoquer, jusqu’à plus soif, le prétendu silence de Pie XII ou la Doctrine sociale de l’Église. Ou étudier le débaptême ou le blasphème. eglise-ecole.jpgEnfin, ils militent pour la laïcité et quelques autres grandes causes, telle la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale, dont ils ont l’occasion de défendre la mémoire lorsqu’ils sont, par exemple, reçus à Matignon, comme en janvier 2008.

A noter enfin que la Libre Pensée est membre de l’Internationale humaniste et laïque, et du Comité International de Liaison des Athées et des Libres Penseurs, et qu’un certain nombre de ses membres appartienne à la maçonnerie.

Sa Commission administrative nationale regroupe aussi bien des politiques que des universitaires, des pacifistes que des syndicalistes. Son président actuel est l’ancien secrétaire général de FO, Marc Blondel. Autour de lui, on trouve, par exemple, l’historienne de sensibilité marxiste-léniniste, Annie Lacroix-Riz ; l’ancien Grand Maître du Grand Orient, Jacques Lafouge ; Salamero Joaquim, président d’honneur, qui fut un des initiateurs, en son temps, de l’Union des anarcho-syndicalistes ; l’ancien député socialo-communiste de Vendée, Philippe Puaud ; ou l’universitaire Jean-Marc Schiappa, spécialiste de Gracchus Babeuf ».

Il est à remarquer que dans ce gigantesque réquisitoire contre les « laïques », il y a des absences remarquées, notamment celle des Torquemada de banlieue qui sévissent sur la toile en faisant, en permanence, le procès du tout venant. Il faut dire, à leur décharge, qu’ils ne sont toujours pas descendus de cheval depuis 732 à Poitiers et qu’ils partagent, avec les nationaux-intégristes, les mêmes émissions sur Radio-Courtoisie. La haine commune du musulman explique sans doute cette sympathie réciproque et partagée.

32_pics_ziza.jpgÀ l’autre bout du goupillon catholique, une autre offensive se fait jour. Les « modernistes » s’en prennent à la Libre Pensée et aux procès que nous avons intentés et gagnés à Limoge, Ploërmel et Wandignies-Hamage. Cela fait, selon ses « bonnes âmes » le jeu des intégristes catholiques, car « en contestant, au nom de la séparation de l’Église et de l’État, la légalité des subventions, les défenseurs de la Libre Pensée apportent de l’eau au moulin des catholiques purs et durs qui prêchent pour un retour aux sources de la religion. (Populaire du 9 janvier 2010) ». Pas moins…

Paul VI avait dit, en son temps à propos de l’œcuménisme, « qu’il y avait plusieurs troupeaux, mais qu’il n’y avait qu’un seul pasteur ». On voit ici, qu’il y a plusieurs discours catholiques, mais qu’il n’y a qu’un seul adversaire : la Fédération nationale de la Libre Pensée. Nous tacherons d’être digne de cette haine cléricale.

Christian Eyschen

 

[1] Faux, car elle se situe à Montreuil dans le 93.NDLR

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Publié le 11 Mars 2009

La Libre Pensée française adresse ses meilleurs vœux à Benoît XVI :
HAPPY BIRTHDAY, MISTER VATICAN !
Non, il ne s’agit pas d’un lapsus de Marilyn Monroe ! L’« État » du Vatican a bel et bien atteint l’âge canonique de 80 ans, le 11 février dernier. Son papa (pape en italien) s’appelle Pie XI (pseudonyme hérité de quelques croisades assassines), et sa maman se prénomme du doux nom de Benito Mussolini, surnommé « le Duce » entre deux massacres d’antifascistes.

On regrette qu’un tel anniversaire n’ait pas donné lieu à une grande fête ou, plus culturel, à un grand colloque international sur l’histoire du Vatican, qu’aurait pu diriger l’historien intègre qu’est Mgr Richard Williamson, récemment mis en vedette sur la scène médiatique par une lecture singulière de la disparition (on n’oserait dire un génocide) de six millions de Juifs. Cela aurait eu de l’allure et n’aurait pas manqué de passionner les foules.

Dans une brève allocution, le Pape a souligné que « L’État du Vatican renferme des trésors de foi, d’histoire, d’art, et conserve un patrimoine précieux pour l’humanité entière ». Par contre, nos recherches, « pointues », n’ont trouvé aucune trace de la plus petite ratification de la moindre Déclaration des Droits de l’Homme, voire d’une condamnation « du bout des lèvres » d’un quelconque régime fasciste ou corporatiste. Quant à dire que « L’État » du Vatican ait ratifié la moindre directive du Bureau International du Travail, protégeant les droits des travailleurs, on reste stupéfié devant son silence, digne de Pie XII.

Benoît XVI n’a, et c’est bien compréhensible, aucunement évoqué les « petites histoires » du Vatican, qui sont aussi un patrimoine précieux en ce sens qu’elles nous apportent un enseignement inégalable sur les turpitudes, la lubricité, la cruauté, l’avidité et la rapacité de nombre de ses prédécesseurs.

Le Pape a adressé ses remerciements à « tous ceux qui ont été dans le passé et qui sont aujourd’hui protagonistes de la vie de l’État de la Cité du Vatican ». On sent l’émotion et l’amour, mais c’est bien naturel quand on sait que le premier « protagoniste » fut Benito Mussolini, signataire des accords du Latran avec les représentants du Pape Pie XI. C’était le bon temps !

C’est vrai, quand on est jeune et que l’on passe, sur la place Saint-Pierre, la ligne pavée qui marque la « frontière » du Vatican, on peut être ému et émerveillé de cette ligne magique qui nous fait passer d’un monde dans un autre. Plus vieux, le côté artificiel de la chose devient évident, et l’on songerait plutôt à un Disneyland romain, fort bien construit.

De fait, le prétendu « État » du Vatican n’est que la créature de Mussolini. Il n’existe d’ailleurs pas de nationalité vaticane. Il y aurait plus de fonctionnaires travaillant au Vatican que de « citoyens du Vatican ». Cette notion « citoyenne vaticanesque » a d’ailleurs surtout été utile pour exfiltrer des nazis de l’Europe en 1945 par le réseau des « ratslines  » (Filières des rats).

Si l’on en croit les derniers « canons du libéralisme », cela voudrait dire que le Vatican est le dernier État communiste ! Le taux de fonctionnaires, par rapport au taux d’habitants étant le critère du « collectivisme ». De plus, tout est propriété d’État au Vatican !

Cette « principauté » théocratique, dirigée par un chef absolu, sans partis politiques, sans syndicats libres, sans aucune forme (même la plus élémentaire) de démocratie, notamment électorale, a pourtant été pérennisée par le gouvernement italien, en 1984, par un accord entraînant quelques modifications du Concordat de 1929. C’est d’ailleurs sur ce dernier texte que s’appuie aujourd’hui Silvio Berlusconi dans son offensive cléricale.

La Fédération Nationale de la Libre Pensée ne pourrait se réjouir d’un tel anniversaire que si c’était le dernier. Elle continue son combat contre tous les obscurantismes, pour la liberté de l’esprit, pour la dignité de l’Humanité.

Avec l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU) , elle poursuit son combat pour la totale et effective Séparation de toutes les Églises et de tous les États et pour la disparition des « États » théocratiques.

Paris, le 2 mars 2009

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Publié le 10 Décembre 2008

 

 

Est ce bien catholique de fêter noël ?

 

            Cette question peut faire sourire mais en fait derrière cette formulation un peu humoristique et provocante, il y a un réel enjeu pour les libres penseurs que nous sommes, mais aussi pour tout ceux qui veulent fêter librement noël sans être considérés comme des chrétiens qui s’ignorent !!!

 

            L’opinion la plus répandue veut que noël soit une fête catholique. Cette opinion est comme d’habitude véhiculée par les médias qui chaque année nous présentent toujours l’aspect religieux des choses : reportage sur noël à Bethléem, reportage dans une messe de noël, histoire du christ, discours de tel curé sur le vrai sens de noël…

 

            Comme chacun le sait, en tout cas, sur TF1, France 2 et les grandes chaînes télévisuels, la France serait un pays catholique… c’est une évidence pour ces bien-pensants !

Est-il nécessaire de rappeler à ces bigots télévisuels qu’un sondage  (pourtant commandé par le magazine le Monde des religions) nous indiquait en janvier 2007 que 51 % des français seulement se disaient catholique et que la moitié de ces catholiques ne croyaient pas en Dieu ?  Là, encore on voit que tout est une question de manipulation médiatique.

 

Revenons à noël ! Eloignons nous des médias et de leur complicité envers les puissances réactionnaires et intéressons nous à noël tel qu’il est fêté par la majorité des français et des occidentaux !

Qu’est ce qui se passe en général ?

On festoie le soir du 24 décembre avec la famille, on s’offre des cadeaux, on mange gras, on boit, on écoute de la musique, on déconne, on regarde des émissions de variété à la télé, on se retrouve, on rigole, on fait croire à nos enfants qu’un « père noël » va venir dans la nuit déposer des cadeaux au pied d’un sapin qu’on à décoré… etc. Tout le monde connaît, je pense ne pas avoir besoin de détailler encore plus les choses !

Et bien maintenant voyons si ces pratiques sont bien catholiques !

Le père noël est-il un suppôt de Dieu ? La dinde a-t-elle un lien spirituel avec le saint esprit ? l’huître est elle une représentation métaphorique de Dieu ?

Procédons, élément par élément :

 

 

Le sapin :

            Ne cherchez pas de référence au sapin dans la Bible, vous n’en trouverez pas ! Celui-ci ne vient ni de la Judée ou de Rome mais plutôt des pays Nordiques. Ces peuples célébraient la fête de Yule où on vénérait un arbre sacré. « Il fut ensuite christianisé. Ainsi Saint Colomban accomplit une conversion collective en Gaule en illuminant de croix un arbre sacré pendant la nuit de Noël. »

            Guy Deleury écrit : "Le sapin givré et décoré de bougies nous oriente vers une origine Scandinave, sinon germanique. Comme l'a fort bien décrit G. Dumézil, les fêtes du solstice d'hiver étaient l'occasion d'immenses beuveries nocturnes chez tous les peuples nordiques. Le soleil qui renaissait alimentait l'espoir de la fin des glaciations hivernales, et l'on illuminait le sapin cosmique, symbole de la vie toujours renaissante . Le personnage central de cette mythologie était le dieu Odhinn, représenté comme un vieillard bienveillant à la barbe abondante, vêtu d'une houppelande rouge. Dieu du feu domestique, il luttait tout l'hiver contre les démons de la glace et de la neige. On le vénérait devant les âtres où flambaient des bûches de sapin. Les Scandinaves l'appelaient Ullr ou Yule. C'était un dieu de paix et de chaleur qui visitait son royaume de ski, ou sur un char traîné par des rennes ou des cygnes. Dans sa hotte ou son traîneau, il transportait les dons qu'il destinait à ceux qui le priaient ».

A la description faite par Guy Deleury, on voit que des éléments du père noël viennent directement de Yule.

« Yule était clairement une fete du feu ; c’etait aussi une fête de l’abondance, des morts et des enfants. L’illumination de l’arbre signifie partout renouveau de la nature, promesse des fruits à venir. Sa décoration au moyen de cadeaux et d’objets variés possède du reste la même valeur. »

 

L’échange des cadeaux :

            On a déjà vu que Yule «transportait les dons qu'il destinait à ceux qui le priaient ». Mais ce n’est pas tout. Dans l’antiquité romaines, on fêtaient les Saturnales (du 17 au 24 décembre). Un jour , le Dies juvenalis, était consacré aux enfants. On se retrouvait entre amis, proches et on s’offrait des cadeaux (bougies, poupées d’osier…)

 

Le Père Noël :

            Plusieurs ancêtres lui sont connus et l’ont inspiré : Saint Nicolas (fêté le 6 décembre), Sinter Klaas en Hollande, Santa Claus dans les pays anglo-saxons, on a aussi déjà cité Yule ou Ullr, citons également Hennequin de la Suisse qui distribue aussi des cadeaux aux enfants sages et punissaient les méchants, « Frau Holle (en Allemagne), Tante Arié (en Franche Comté et en Suisse), Bertha (en Bavière), Béfana (en Italie)... Les diverses versions de ces personnages reprennent les attributs des dieux bienfaiteurs des mythologies païennes : Gargan en pays celtiques (repris par Rabelais pour son Gargantua), Odin en pays germaniques, la déesse Strenia à Rome (d'où le mot étrennes). On pourrait développer la démonstration : les huit rennes sont démarqués du cheval à huit pattes d'Odin »

Une chose est sure, c’est aux Etats Unis que le père noël moderne est né. En 1821 et 1823, deux contes de Clement Clarke Moore représentent un personnage tiré par huit rennes, assisté de lutins qui livrent des cadeaux par les cheminés.

« Quarante ans plus tard, le dessinateur thomas Nast popularise un santa Claus ventru et jovial, avec son costume de fourure, son ceinturon de cuir et sa barbe blanche. On imagine à cette époque ses ateliers situés dans les glaces du pole Nord (il déménagera plus tard en Finlande). La touche finale sera donnée en 1931 par … Coca-Cola ! 

 Cette année là, la firme américaine demande au dessinateur Haddon Sundblom d’illustrer  une publicité montrant le bonhomme, Noël buvant du Coca pour se garantir du froid hivernal, et reprendre des forces. »

Même si on trouvait différentes représentations du père noël, celui-ci était majoritairement représenté en vert ; Avec la pub de Coca (rouge et blanc), c’est le costume rouge et blanc qui va finalement s’imposer.

Ainsi le Père Noël s’imposera rapidement pour la nuit de noël contre Jésus, ce qui ne manqua pas de faire réagir l’Eglise, notons, par exemple que « le 24 décembre 1951, l’effigie du Père Noël fut brûlée sur le parvis de la cathédrale de Dijon par les autorités ecclésiastiques, ce qui fit la une de France-Soir. »

 

 

La date du 25 décembre :

            Dans la version « officielle »  le 25 décembre correspondrait à la date de l’anniversaire de Jésus ! Seulement les catholiques eux-mêmes reconnaissent de rien savoir là dessus.

Dans Fêtes et Saisons n°500, le guide de l’année liturgique de Décembre 1995, est écrit : "On ignore totalement le jour, l'heure et même l'année de naissance de Jésus. On a choisi le 25 décembre à minuit tout simplement pour supplanter la fête païenne appelée Adventus solis invicti (la venue du soleil invaincu) qui marquait le solstice d'hiver, fête célébrée à Rome dans la nuit du 24 au 25 décembre".

Selon d’autres auteurs « la controverse dure plus d'un siècle. Les uns retiennent le 18 avril, d'autres le 25 mars, un autre encore le 6 janvier jusqu'à ce que, en 354, le pape fixe d'autorité le 25 décembre, qui correspond au solstice d'hiver. Ce solstice est célébré depuis les temps les plus lointains par les fêtes païennes de Yule, du feu, de la lumière, ou de la Freya nordique, déesse de l'abondance et de la fécondité"

Dans la Bible, on ne trouve rien au sujet de cette date dans l'Ancien Testament. Il existe une fête célébrée dans le judaïsme à cette époque de l'année : Hanoukka. Elle ne doit rien au solstice. Elle célèbre la reprise du Temple de Jérusalem sur les Grecs et sa "purification" en 164 avant JC.

L’histoire nous donne quelques enseignements :  On sait qu’en  274, Aurélien a fixé la fête annuelle au solstice d’hiver du Sol-invictus (le soleil invincible). La fête fut célébrée sans discontinuité chaque années suivante, au 25 décembre, bien que le calendrier romain ramena le solstice d’hiver au 21 décembre à partir de 325. La fête traditionnelle de la naissance du Sol-invictus devint le 25 décembre 335 celle de la naissance du Chris.

En 391, l'empereur chrétien Théodose interdit les cultes païens. Le christianisme devient de fait religion d'État et les temples païens sont détruit. L’évêque d'Hippone, Augustin, auteur de La Cité de Dieu se félicite que l'on ait substitué à "La célébration de la naissance du soleil visible au solstice d'hiver celle de l'invisible créateur du soleil' (18).

Dans une lettre du pape Grégoire adressée à Augustin de Cantorbéry, au VIIIe siècle, on peut lire "Après de longues réflexions, j'ai statué sur le cas des Angles : que les temples des idoles ne doivent absolument pas être détruits dans cette nation, mais que l'on détruise uniquement les idoles qui s'y trouvent. Qu'on prenne de l'eau bénite et que l'on asperge ces temples, qu'on y édifie des autels et qu'on y place des reliques ; en effet, si ces temples sont bien construits, il est nécessaire et il suffit d'en changer la destination : les faire passer du culte des idoles à la louange du vrai Dieu. De cette façon, le peuple, constatant que ses temples sont respectés, déposera plus facilement l'erreur de son cœur et, connaissant et adorant le vrai Dieu, se rassemblera plus familièrement aux lieux où il avait coutume de se rendre. Comme la coutume existe d'offrir beaucoup de bœufs en sacrifice aux esprits. Il faut également transformer légèrement le cérémonial de ces offrandes, de manière à fixer ces coutumes rituelles au jour de la dédicace ou de la fête des saints martyrs dont les reliques ont été placées dans l'église ; que les gens continuent à se construire des cabanes de branchages auprès des mêmes temples devenus églises et qu'ils célèbrent la fête par des agapes rituelles. Cette lettre nous montre clairement comment les chrétiens ont calqué leurs fêtes, leurs rites sur des pratiques antérieures.

En fait, rien de très chrétien dans le choix de cette date, de l’aveu même des pères de l’Eglise, la date est plaquée sur des cultes païens antérieurs ! D’où il en résulte que Noël est une fête volée par le christianisme !!!

 

 

Est ce bien catholique de fêter noël ? partie 2



Sondage exclusif CSA / LE MONDE DES RELIGIONS réalisé par téléphone du 18 au 25 octobre 2006. Interrogation de 1021 personnes se déclarant catholiques issues d’un échantillon national représentatif de 2012 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d?agglomération.
(Tous les sondages publiés par CSA sont disponibles sur le site :
http://www.csa-fr.com)

 

L’Idée Libre n°271 – décembre 2005 – Joyeux Noël païen ! Regards sur les origines chrétiennes.

Guy Deleury. Les Fêtes de Dieu. Éd. Philippe Lebaud. 1994

L’Idée Libre n°271 – décembre 2005 – Joyeux Noël païen ! Regards sur les origines chrétiennes

http://www.1901.net/laligue/laicite-laligue/rubriques/mieux_comprendre/themes/scienc_culture/noelpaie.htm

L’Idée Libre n°271 – décembre 2005 – Joyeux Noël païen ! Regards sur les origines chrétiennes

idem

Jean-Louis Beaucamot. Ainsi vivaient nos ancêtres. Éd. Laffont. 1989.

Jean-Marie Pelt. Fleurs, fêtes et saisons. Éd. Fayard

Philippe Walter. Mythologie chrétienne. Éd. Entente.

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Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #Christianisme

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Publié le 10 Décembre 2008

Et Jésus dans tout ça ?

            Du coup Jésus comme d’autres divinités « naît » dans la période du 25 décembre, rien d’exceptionnel dans tout ça. Banal finalement pour un Dieu ;

            Banal aussi dans le sens où il est loin d’être le seul sauveur du monde et fils de Dieu, citons par exemple Adad d’Assyrie, Adonis, apollon, Héraclès et Zeus en Grèce, Alcides de Thèbes, Attis de Phrygia, Baal de Phénicie, Bali d’Afghanistan, Beddru du Japon, Krishna et Bouddha en Inde, Crite de Chaldée, Deva Tat du Siam, Hésus chez les druides celtes, Horus, Osiris et Sérapis en Egypte (ce dernier est barbu avec des cheveux longs), Indra au Tibet, Jao au Népal, Mikado des Sintoos, Mithra et Zoroastre en Perse…Jésus est loin d’avoir le monopole messianique !

 

Intéressons nous à quelques dieux de l’époque dont les chrétiens se sont inspirés pour inventer Jésus

« Mithra (Dieu-Soleil Perse né en 600 avant JC.). Son culte était, peu avant l’ère chrétienne, le plus populaire et la plus répandue des religions païennes de l’époque. - Comme Jésus, il est considéré comme « Fils de la droite du Père brillant ».

  • Comme Jésus, il a cette caractéristique rare d’être célibataire.
  • Lui aussi meurt puis ressuscite.
  • Lui aussi revient à la fin des temps pour juger « les vivants et les morts », lesquels ressusciteront à leur tour dans la chair.
  • Son culte comprend un repas commémoratif et un baptême d’initiation, les jeûnes, la pénitence et l’expiation étaient aussi des pratiques de cette religion.
  • Enfin, les prêtres de Mithra portaient de drôles de chapeaux qui ressemblent étrangement (mais c’est un hasard bien entendu) à ceux des évêques actuels.

Quant à Horus/Osiris : (dont l’aspect barbu avec de longs cheveux a été adopté pour le personnage du Christ) - il avait 12 disciples - Il a fait un sermon sur la montagne - Il s’est rendu à Béthanu et ressuscite El-Azar-Us dont les deux sœurs se nomment Meri et Merthi ce qui donne dans la bible : Bethanie, Lazarre, Marie et Marthe !! (Précisons que Béthanie n’existait pas encore du temps de Jésus ! )

  • Il était né de la vierge Isis-Meri le 25 décembre dans une grotte - sa naissance avait été annoncée par une étoile à l’est et attendue par trois hommes sages.
  • Il enseignait à des enfants au Temple et fut baptisé à l’âge de trente ans.
  • Il marcha sur l’eau.
  • Il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité.
  • Il était aussi « la Voie, la Vérité, la Lumière, le Messie, le fils oint de Dieu, le Fils de l’Homme, le Bon Berger, l’Agneau de Dieu, le Mot », et était associé au Poisson (« Ichthys »)
  • L’épithète personnelle de Horus était « Iusa, » « le fils éternel » de « Ptah, » le « Père. ».

Jésus est fils d’un dieu et d’une vierge comme Mithra, Persée, Apis, Attis où encore, en Chine, le dieu Foé qui devait le jour à une Vierge rendue féconde par les rayons du Soleil.

Pourquoi retrouve t-on aussi souvent la date du 25 décembre pour faire naître les dieux ?

Pourquoi les messies, fils de Dieu naissent souvent un 25 décembre ? Pourquoi ressuscitent-t-ils à paques ? Pourquoi retrouve-t-on le chiffre 12 aussi souvent (jésus, horus…)?

Pour comprendre, il faut étudier les arguments de Tertullien (160.220) qui fut un des pères de l’Eglise avant de renoncer au christianisme. Ses propos sur le christianisme, rapproche celui-ci des croyances des sociétés primitives.

            En effet, dans les sociétés primitives, on remarque que très souvent leurs croyances sont basées sur l’environnement qui les entoure. On prie des divinités incarnées dans les arbres, les fleuves ou les montagnes mais le plus grand des dieux, le plus important, le plus visible, celui qui apporte la vie, est le soleil.

Ainsi, toutes ces religions sont basées sur les mouvements du soleil dans le ciel. A l’œil nu, on peut observer le soleil et les 12 signes du zodiaque quel que soit l'endroit d'observation sur Terre.

Jésus Christ et tous les autres «fils de Dieu » sont en fait une personnification du Dieu soleil. D’ailleurs, le jour du seigneur, c’est-à-dire le dimanche n’est-il pas le jour du soleil dans certaines langues (Sonntag ou Sunday)? 

            La date du 25 a aussi une explication rationnelle. Les premiers hommes se sont aperçu que, d’un point de vue géocentrique, le soleil effectue une descente annuelle vers le sud le 21 et 22 décembre (solstice d’hiver). Il recommence ensuite à se déplacer vers le nord 3 jours plus tard, le 25 décembre. C’était en quelque sorte une renaissance du soleil ou son anniversaire (Allez tout le monde chante : happy birthday to you jesus !)

Notons également que la couronne d’épines de Jésus peut être assimilé au halo lumineux qui entoure le soleil, lequel « marche sur l’eau » quand il se couche.

Pâques correspond plus ou moins à l’équinoxe du Printemps, c’est une période de renaissance et comme par hasard nombre de ses dieux ou enfants de dieux ressuscitent le jour de Pâques.

            Le Christianisme comme le judaïsme, ne sont donc que de pauvres déformations de vieilles croyances aujourd’hui mortes. Ainsi, plusieurs noms utilisés dans la Bible ne sont que des réécritures de noms grecs, orientaux ou égyptiens. Le mot « Jésus » ressemble étrangement à « Iusa/Iao/Iesu » qui était un des noms du Dieu égyptien, Horus. Krishna (appelé aussi Christna) était aussi appelé « Jezeus » (aurait peut-être même donné Zeus) bien avant un quelconque personnage juif. D’ailleurs le titre de « Christ » aurait été porté par tous les rois d’Israël. Le nom de « Jésus Christ » n’est devenu officiel pour les chrétiens qu’en 325 lors du premier conseil de Nicée.

            Les Hébreux puis les chrétiens ont ainsi repris des lois, des coutumes ou des dieux des autres civilisations plus anciennes pour faire adhérer les populations à leurs croyances. Ainsi Moïse vient d’un réformateur Crétois appelé Minos et les Dix Commandements ne sont qu’une répétition du code Babylonien d’Hammourabi. N’oublions pas non plus que plusieurs Saint patrons sont des récupérations de divinités païennes. Jésus Christ et de nombreux autres personnages de la Bible ne sont donc que des compilations de vieilles croyances adaptées à de nouvelles populations. Si on remonte aux origines de toutes ces religions, on retrouve la croyance en un dieu soleil supérieur aux autres dieux.

 

 

 

 

Noël est une fête volée.


A la lecture de cet exposé, qui bien sur n’est que très succinct, on peut conclure sur le fait que Noël n’est pas une fête chrétienne, même pire, c’est une fête païenne, profane, qui a connu des formes diverses et variées et qui finalement a été volée par les chrétiens.

Il nous faut donc nous battre pour laïciser noël pour nous le réapproprier.

 Chaque année, l’Eglise à travers notamment les médias, tentent de s’approprier noël en insistant sur ces caractères chrétiens. Mais sorti de quelques crèches et d’une minorité de la population se rendant à la messe de minuit, qu’y a t-il de chrétien dans noël ? Rien !

Le fait qu’en 1951, les autorités catholiques firent brûler l’effigie du Père Noël devant le parvis de la cathédrale de Dijon, est un aveu ! Ils veulent remplacer le Père Noël par Jésus !

Ne devons nous pas comme le faisaient les libres penseurs du début du siècle nous battre pour un Noël laïque ?

Alors Vive le Père Noël, le sapin, les cadeaux et Joyeux Noël Laïque !!

 

 

 

 

Hansi



Ces éléments proviennent du site de la fédération de la Libre Pensée du Val d’Oise

http://librepensee95.free.fr/spip.php?article28

on les trouve aussi sur

 http://galilei.free.fr/jipepak/

 

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