appel

Publié le 5 Décembre 2020

Manifestation

samedi 05 décembre

 15h00

Le Mans parvis de la Préfecture

Appel du collectif ; Pour le retrait «global» de la loi «Sécurité globale»

 

Organisations, pour l’instant, signataires de l’appel :

 

 ADECR 72 , ARAC 72, ATTAMS 72 , ATTAC 72, CAC72, CGT 72, Collage féminicides Le Mans, Collectif RPD 72, Europe Écologie Les Verts, Fédération FAL 72, FSU 72, Génération.s Le Mans, GFEN, La CIMADE, La France Insoumise, La Libre Pensée, Le Mans Collectif Citoyen, LDH 72, NPA, Parti de Gauche, PCF 72, POI 72, RESF 72, Sortir du nucléaire 72, UNEF Le Mans, Union locale CNT de la Sarthe, UCL Sarthe, UNSA 72, ...

 

Communiqué commun :

 

Les projecteurs sont braqués sur l'article 24 de cette loi qui modifie la loi de 1881 sur les libertés et les responsabilités de la presse.

 

Cet article est effectivement symbolique de la gravissime dérive de la société française vers l'autoritarisme et le contrôle citoyen.

En s'attaquant à la liberté des médias le ministre de l'Intérieur et des parlementaires complices ont suscité un effet boomerang qui confirme la vitalité de l'aspiration démocratique de  notre pays.

Pas de chance pour les thuriféraires de cet article honni : les violences policières qu'ils voulaient protéger se sont invitées au débat avec le sang et les larmes de celles et ceux qui en ont été récemment victimes.

 

Ces violences prouvent, par A + B, que la vraie priorité est de protéger les citoyens contre ceux qui ont pour rôle d’ assurer  leur sécurité.

 

On en est là.

La police républicaine semble à terre.

Elle est détruite dans ses structures mêmes par l'incurie des politiques de sécurité. Elle finit par faire peur plus qu’elle ne protège. Elle est menacée de l'intérieur par l'influence grandissante de l'extrême droite xénophobe et raciste. C’est ce qui détermine le comportement de trop de  policier.e.s, en se gardant de tous les confondre.

 

Nous sommes dans l'urgence démocratique.

Un autre projet de société se met en place de façon insidieuse, brique après brique, en réduisant systématiquement les libertés publiques et individuelles chèrement acquises.

 

C'est pourquoi il ne faut surtout pas s'arrêter à l'article 24.

Il faut être conscient que c'est l'ensemble du texte de la loi ''sécurité globale'' qui est une régression, un changement de cadre pour inscrire dans la réalité la société du contrôle généralisé.

 

En lisant la totalité de la loi encore en débat nous y trouvons notamment :

 

- Les nouvelles missions des polices municipales (articles 1 à 6) chargées de pouvoirs de police judiciaire, sous les ordres du maire, sans contrôle ni surveillance des magistrats. C'est une illustration de la volonté marquée de marginaliser de plus en plus l'autorité judiciaire dans son rôle de contre-pouvoir. Alors que, dans les équilibres démocratiques, elle a pour fonction la protection des libertés individuelles.  

 

- Les dispositions (articles 20 et 21) sur la visio surveillance et les caméras piétons considérées par le Défenseur des droits comme une ''atteinte à la vie privée''.

 

- La légalisation de l'usage des drones (article 22) avec leur capacité de reconnaissance faciale pouvant identifier les personnes  lors des rassemblements, tel celui de ce jour. Cette technique pourrait permettre, selon entre autres la quadrature du Net, des intimidations voire des arrestations préventives de militants. La question de l'indispensable contrôle citoyen des images produites par ces drones n'est pas débattue.

 

- L'assimilation à des terroristes des personnes condamnées pour violences ou menaces à l'encontre des forces de l'ordre (municipales comprises) : le texte interdit, comme pour les terroristes, la réduction de leur peine (article 23 qui dépossède la justice de ce pouvoir).

 

- Le port d'armes des agents des forces de l'ordre, en dehors de leur service, dans des établissements recevant du public, tels les établissements scolaires (article 25). Cette disposition est profondément inquiétante.

 

- Sans oublier le titre II de la loi qui amplifie de manière très préoccupante le développement du rôle des sociétés de sécurité privées.

 

Au vu de cet incroyable dispositif le projet est bien de passer de la ''force du droit'', pour protéger les citoyens, au ''droit de la force'' pour armer et protéger la police, au sens large, de plus en plus présente dans la société.

 

Comment ne pas s'interroger sur les projets sous-jacents de cette politique ?

 

Il semble bien qu'il s'agit de maîtriser et même de museler la société à défaut de pouvoir répondre à ses aspirations démocratiques et de justice sociale.

Alors que les inégalités se creusent à un tel point que la pauvreté et le mal vivre explosent.

 

Il serait coupable, pour l'avenir, d'accepter cette loi explicitement liberticide dont il faut rappeler le subterfuge qui a marqué son origine : ayant pris la forme d'une proposition de loi par des parlementaires, ''complétée'' ensuite par le ministre de l'Intérieur, elle a échappé à l'étude d'impact de ses effets et n'a pas été soumise pour avis préalable au Conseil d’État comme cela s'impose pour les projets de loi du gouvernement…

 

Cette loi mal née pourrait être sanctionnée par le Conseil Constitutionnel en raison de ses failles juridiques. Mais, au mieux, le Conseil n'en sanctionnerait qu'une partie.

 

Il faut donc, dès maintenant, amplifier le mouvement pour obtenir le retrait de cette loi dite de ''sécurité globale'' à la dénomination et aux contenus si glaçants. En rappelant qu'elle a été votée par la présidente du Rassemblement national…

Il faut mettre le président de la République face à ses contradictions : il plaide les droits de l'Homme à l'étranger et agit en France pour les réduire. Cette attitude a été dénoncée par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU qui considère que la loi Sécurité globale porte atteinte aux libertés.

Oui au progrès des libertés publiques et individuelles qui conditionnent le progrès social.

Non au funeste projet de mise au pas de la société.

Un seul but à court terme : le retrait ''global'' de cette loi « Sécurité globale » qui nourrit «le bruit sourd du pays qu’on enchaîne».

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Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #annonces et infos lp 72, #appel, #liberté

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Publié le 9 Septembre 2019

Appel solennel du Congrès national de la Libre Pensée d’Alizay (Eure)

Sommes-nous libres ?

 

La liberté de conscience, la simple expression d’une opinion, est menacée.

Elle est menacée sur tous les plans, sur tous les terrains.

Elle est malmenée, brutalisée.

 

Pas de bruits de bottes et pourtant …

 

Tout le monde a vu ou a vécu la violence de la répression des manifestations : les Gilets jaunes mutilés,  les tabassages réguliers, les « nassages », l’utilisation d’armes considérées comme armes de guerre, les lycéens à genoux les mains sur la tête, les jugements expéditifs, les emprisonnements, les contrôles préventifs… Si de telles images avaient concerné le Vénézuela, la Russie, la Turquie, que n’aurions-nous pas entendu ?

 

Mais, en cas de plainte suite à des violences policières, alors qu’Emmanuel Macron avait refusé le 7 mars l’expression « violences policières », ces plaintes sont systématiquement classées sans suite. La justice étant déclarée indépendante. Il n’y a donc aucune violence policière. Devant le tollé, « critiqué pour la timidité présumée de son parquet à poursuivre les auteurs de violences policières, le procureur [de Paris] assure que personne ne bénéficiera d’une quelconque impunité. Et annonce pour la première fois les suites données aux enquêtes visant les forces de l’ordre. » (Le Parisien du 30 mai 2019).

 

Car la France est une démocratie ! Parait-il …

 

D’ailleurs, M. Castaner rend hommage à la police d’avant la Libération, dont le sens républicain ne s’était guère manifesté et décore les chefs cogneurs.

 

Sur réquisition du Préfet, à Lons-le-Saulnier, le 29 mai 2019, pour briser la grève des personnels des urgences, « Les forces de l'ordre ont sonné chez des médecins et soignants en pleine nuit, vers 1h du matin, pour leur ordonner d'être aux urgences, en poste, à 7h. Un soignant raconte qu'une infirmière, seule avec ses enfants, a passé sa nuit à s'organiser pour les faire garder. Contacté par France Bleu Besançon, le Dr Eric Loupiac, médecin urgentiste à Lons dénonce la méthode : « Ce sont des méthodes dignes du régime de Vichy, qui rappellent une autre époque ».

Tout le monde a été révolté par la mort du jeune Steve suite à une agression policière lors d’une manifestation festive et par la mort de Zineb Redouane lors d’une manifestation à Marseille en décembre 2018.

 

Tout le monde a été écœuré par le comportement gouvernemental et celui de l’IGPN, IGPN chargée en théorie de veiller au respect de la « déontologie policière »…

 

 

Pas de Ministre de l’Information et de la Propagande 

et pourtant …

 

Lors d’une interview sur CNEWS, le 6 mai 2019, une journaliste, Elisabeth Levy, a été traitée de « dingue » et ses propos qualifiés de « criminels » pour avoir affirmé que le scepticisme en science est une bonne chose. Elle est incrédule ; est-ce un crime ? Dans la foulée, une campagne a exigé du CSA qu’il censure toute critique des thèses « officielles » à propos du climat.

 

Nous ne parlons pas du contenu du débat ; nous parlons de la criminalisation du débat : « Tu n’es pas d’accord avec moi, donc tu es un(e) criminel(le) ». Les chercheurs peuvent-ils chercher sans contrôle ? Y a-t-il une science officielle comme en URSS sous Staline avec Lyssenko ? Va-t-on révoquer un scientifique pour ses opinions, comme on le fit avec Joliot-Curie en 1950 ?

 

La liberté individuelle est remplacée

par la responsabilité collective

 

Emmanuel Macron, en Corse, le 4 avril 2019, affirmait « ceux qui veulent aujourd'hui défendre l'identité corse, doivent aussi faire ce travail mémoriel et savoir dire les choses. Autant la page a été tournée sur Aléria, autant je n'ai pas entendu les mêmes regrets sur l'assassinat du préfet Érignac » ; il met en avant la notion de responsabilité collective et stigmatise toute une population. Qui peut croire qu’il ne s’agit que de la Corse ? C’est donc le chef de l’Etat qui met en avant la notion de responsabilité collective. Comme on le sait, celle-ci a existé dans l’Histoire, dramatiquement ! Associer cet assassinat et « l’identité corse » stigmatise toute une population. Qui pourrait l’accepter ?

 

La Libre Pensée n’accepte pas cette stigmatisation. Cette stigmatisation prépare la violence politique. La Libre Pensée se prononce clairement contre les condamnations à double peine. Tous les prisonniers concernés, quel que soit leur statut, doivent être rapatriés en Corse. Les familles n’ont pas à subir les frais considérables que leur occasionnent les déplacements sur le Continent.

 

On stigmatise la population supposée « musulmane », comme est stigmatisée la population qui a le vocabulaire d’un « boxeur gitan ». Encore un exemple : alors que la laïcité, c’est la liberté de conscience pleine et entière pour tous et pour toutes, certains utilisent le terme en détournant le sens pour viser ceux et celles qui seraient « en trop ». Quand certains disent « laïcité », l’écho hurle « xénophobie » et exclut l’étranger, le « migrant », l’immigré, le descendant d’immigrés, celui qui ne pense pas comme il faut. Tous coupables.

 

Les journalistes sont-ils mieux lotis ? Le Monde du 30 mai 2019 écrit « Affaire Benalla : notre journaliste Ariane Chemin et Louis Dreyfus, directeur de la publication, ont été interrogés par la DGSI » Sur la question de la vente d’armes françaises au Yemen, un autre journaliste Michel Despratx a été également interrogé par la DGSI. Le journal conclut : « À ce jour, huit journalistes ont été auditionnés en quelques semaines par les renseignements français, provoquant l’inquiétude de la profession. »

 

Une actrice, Corinne Masiero, donne son point de vue de citoyenne et refuse d’aller à l’Elysée, elle est publiquement rabrouée et des menaces de sanction à peine voilées sur sa carrière sont proférées. Blacklist pas morte. A l’initiative de libres penseurs et d ‘artistes, une pétition est lancée, elle recueille un grand nombre de signatures. Elle indique : «  La fonction sociale des artistes, acteurs, comédiens, auteurs, réalisateurs est la liberté de comportement pleine et entière et d’avoir le pouvoir de dire Oui et le droit de dire Non. Par cet appel, nous voulons soutenir la liberté de Corinne Masiero de dire ce qu’elle pense, de défendre la liberté de conscience et de tous, et de manifester notre refus des interdits professionnels pour cause de « blasphème » vis-à-vis de l’Elysée et des cercles décideurs, politiques, financiers et économiques. »

 

Pas de police politique et pourtant …

 

Les lanceurs d’alerte sont réduits au silence. Les manifestants hospitalisés sont fichés. Un médecin est sommé de devenir un auxiliaire de police. Faut-il réécrire le Serment d’Hippocrate ?

 

De plus en plus, des enseignant(e)s qui parlent publiquement de la politique gouvernementale dans l’enseignement sont convoqué(e)s et sanctionné(e)s (parce qu’un(e) enseignant(e), convoqué(e) par la haute hiérarchie, aura obligatoirement une conséquence sur sa carrière et sa fonction, ce qui constitue une sanction).

 

L'argument est important : le gouvernement invoque le devoir de réserve des fonctionnaires, dont la portée varie d'ailleurs en fonction de la place occupée par les intéressés dans la hiérarchie administrative, mais oublie de souligner que cette obligation, fixée essentiellement par la jurisprudence, est subordonnée au principe fondamental de libertés d'opinion des agents publics posé par l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.

 

Ce devoir de réserve s’applique surtout aux fonctionnaires d’autorité comme les préfets et autres dignitaires en uniforme. Mais quand ceux-ci participent à des cérémonies religieuses, comme pour la « sainte-Geneviève, patron des gendarmes », le gouvernement n’a rien à y redire. En utilisant cet argument, le gouvernement avoue le rôle qu’il veut confier aux enseignant(e)s et rendre obligatoire le port de l’uniforme moral. En 1961, au moment du Manifeste des 121 contre la guerre coloniale en Algérie, Pierre Vidal-Naquet avait été suspendu et Laurent Schwartz révoqué. Qui va être suspendu ? Qui va être révoqué ?

 

Clarisse Taron, au nom du Syndicat de la Magistrature, résume le texte de loi voté contre le droit à manifester, loi visant essentiellement les salarié-e-s et leurs organisations : « Certaines mesures sont prises sans l'intervention d'un juge, et certaines restrictions sont prises à l'encontre de personnes en raison de supposées pensées qu'elles auraient, ce qui me paraît dangereux ». Cette loi cible ceux dont le visage sera « partiellement masqué ». Des lunettes teintées ? Un chapeau ? Un pansement sur la joue en sortant de chez le dentiste ? Une perruque trop longue ?

 

La liberté est entière et pour tous, ou elle n’est pas

 

La liste est obligatoirement incomplète ? mais elle suffit déjà. Chaque menace en elle-même ou chaque fait en lui-même peut sembler grave ou secondaire, mais, assemblés, ils ressemblent à des liens multiples et entrecroisés avec lesquels on attrape les animaux sauvages pour les dompter. Répétons-le, la liste est incomplète et chacun la complètera à son gré.

 

La question est : sommes-nous libres ?

 

Si vous ne marchez pas dans le rang, si vous ne courbez pas l’échine, vous êtes « complotiste », « communautariste », « climato-sceptique », « populiste », « poujadiste », « révisionniste », « chemises brunes », « munichois » et, bien évidemment, même si cela n’a aucun rapport avec le sujet, surtout si cela n’a aucun rapport avec le sujet, « antisémite ».

 

L’essentiel n’est pas d’argumenter mais de stigmatiser, de condamner et, pour être sûr que le condamné ne puisse parler, de le réduire au silence, de le noyer sous un déluge d’accusations. Pour faire croire à une « opinion publique », le gouvernement utilise par milliers et milliers les faux comptes sur les réseaux sociaux. Et, « en même temps », il condamne les pratiques qu’il met en œuvre. En un mot, une camisole de force est passée sur la pensée, c’est-à-dire sur le droit de réfléchir par soi-même, de ne pas être d’accord, de le dire, de le faire savoir, de dialoguer, d’écouter, d’argumenter.

 

 

Dans cette logique, le Congrès national de la Libre Pensée se prononce pour l’abrogation des lois liberticides, notamment celle sur l’Etat d’urgence et celle contre le droit de manifester  qui alimentent ce climat général.

 

Le Congrès national de la Libre Pensée s’adresse solennellement à toutes celles et à tous ceux pour qui la liberté n’est pas un vain mot, aux associations, aux syndicats, aux partis :

 

Il faut défendre la liberté de conscience, la liberté d’expression, la liberté d’organisation,

la liberté de manifestation !

 

La Libre Pensée prendra toute sa place dans ce combat. Il doit être le combat de toutes et de tous.

 

Adopté à l’unanimité

 

 

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Publié le 9 Septembre 2019

Appel solennel du Congrès national de la Libre Pensée d’Alizay (Eure)

Sommes-nous libres ?

 

La liberté de conscience, la simple expression d’une opinion, est menacée.

Elle est menacée sur tous les plans, sur tous les terrains.

Elle est malmenée, brutalisée.

 

Pas de bruits de bottes et pourtant …

 

Tout le monde a vu ou a vécu la violence de la répression des manifestations : les Gilets jaunes mutilés,  les tabassages réguliers, les « nassages », l’utilisation d’armes considérées comme armes de guerre, les lycéens à genoux les mains sur la tête, les jugements expéditifs, les emprisonnements, les contrôles préventifs… Si de telles images avaient concerné le Vénézuela, la Russie, la Turquie, que n’aurions-nous pas entendu ?

 

Mais, en cas de plainte suite à des violences policières, alors qu’Emmanuel Macron avait refusé le 7 mars l’expression « violences policières », ces plaintes sont systématiquement classées sans suite. La justice étant déclarée indépendante. Il n’y a donc aucune violence policière. Devant le tollé, « critiqué pour la timidité présumée de son parquet à poursuivre les auteurs de violences policières, le procureur [de Paris] assure que personne ne bénéficiera d’une quelconque impunité. Et annonce pour la première fois les suites données aux enquêtes visant les forces de l’ordre. » (Le Parisien du 30 mai 2019).

 

Car la France est une démocratie ! Parait-il …

 

D’ailleurs, M. Castaner rend hommage à la police d’avant la Libération, dont le sens républicain ne s’était guère manifesté et décore les chefs cogneurs.

 

Sur réquisition du Préfet, à Lons-le-Saulnier, le 29 mai 2019, pour briser la grève des personnels des urgences, « Les forces de l'ordre ont sonné chez des médecins et soignants en pleine nuit, vers 1h du matin, pour leur ordonner d'être aux urgences, en poste, à 7h. Un soignant raconte qu'une infirmière, seule avec ses enfants, a passé sa nuit à s'organiser pour les faire garder. Contacté par France Bleu Besançon, le Dr Eric Loupiac, médecin urgentiste à Lons dénonce la méthode : « Ce sont des méthodes dignes du régime de Vichy, qui rappellent une autre époque ».

Tout le monde a été révolté par la mort du jeune Steve suite à une agression policière lors d’une manifestation festive et par la mort de Zineb Redouane lors d’une manifestation à Marseille en décembre 2018.

 

Tout le monde a été écœuré par le comportement gouvernemental et celui de l’IGPN, IGPN chargée en théorie de veiller au respect de la « déontologie policière »…

 

 

Pas de Ministre de l’Information et de la Propagande 

et pourtant …

 

Lors d’une interview sur CNEWS, le 6 mai 2019, une journaliste, Elisabeth Levy, a été traitée de « dingue » et ses propos qualifiés de « criminels » pour avoir affirmé que le scepticisme en science est une bonne chose. Elle est incrédule ; est-ce un crime ? Dans la foulée, une campagne a exigé du CSA qu’il censure toute critique des thèses « officielles » à propos du climat.

 

Nous ne parlons pas du contenu du débat ; nous parlons de la criminalisation du débat : « Tu n’es pas d’accord avec moi, donc tu es un(e) criminel(le) ». Les chercheurs peuvent-ils chercher sans contrôle ? Y a-t-il une science officielle comme en URSS sous Staline avec Lyssenko ? Va-t-on révoquer un scientifique pour ses opinions, comme on le fit avec Joliot-Curie en 1950 ?

 

La liberté individuelle est remplacée

par la responsabilité collective

 

Emmanuel Macron, en Corse, le 4 avril 2019, affirmait « ceux qui veulent aujourd'hui défendre l'identité corse, doivent aussi faire ce travail mémoriel et savoir dire les choses. Autant la page a été tournée sur Aléria, autant je n'ai pas entendu les mêmes regrets sur l'assassinat du préfet Érignac » ; il met en avant la notion de responsabilité collective et stigmatise toute une population. Qui peut croire qu’il ne s’agit que de la Corse ? C’est donc le chef de l’Etat qui met en avant la notion de responsabilité collective. Comme on le sait, celle-ci a existé dans l’Histoire, dramatiquement ! Associer cet assassinat et « l’identité corse » stigmatise toute une population. Qui pourrait l’accepter ?

 

La Libre Pensée n’accepte pas cette stigmatisation. Cette stigmatisation prépare la violence politique. La Libre Pensée se prononce clairement contre les condamnations à double peine. Tous les prisonniers concernés, quel que soit leur statut, doivent être rapatriés en Corse. Les familles n’ont pas à subir les frais considérables que leur occasionnent les déplacements sur le Continent.

 

On stigmatise la population supposée « musulmane », comme est stigmatisée la population qui a le vocabulaire d’un « boxeur gitan ». Encore un exemple : alors que la laïcité, c’est la liberté de conscience pleine et entière pour tous et pour toutes, certains utilisent le terme en détournant le sens pour viser ceux et celles qui seraient « en trop ». Quand certains disent « laïcité », l’écho hurle « xénophobie » et exclut l’étranger, le « migrant », l’immigré, le descendant d’immigrés, celui qui ne pense pas comme il faut. Tous coupables.

 

Les journalistes sont-ils mieux lotis ? Le Monde du 30 mai 2019 écrit « Affaire Benalla : notre journaliste Ariane Chemin et Louis Dreyfus, directeur de la publication, ont été interrogés par la DGSI » Sur la question de la vente d’armes françaises au Yemen, un autre journaliste Michel Despratx a été également interrogé par la DGSI. Le journal conclut : « À ce jour, huit journalistes ont été auditionnés en quelques semaines par les renseignements français, provoquant l’inquiétude de la profession. »

 

Une actrice, Corinne Masiero, donne son point de vue de citoyenne et refuse d’aller à l’Elysée, elle est publiquement rabrouée et des menaces de sanction à peine voilées sur sa carrière sont proférées. Blacklist pas morte. A l’initiative de libres penseurs et d ‘artistes, une pétition est lancée, elle recueille un grand nombre de signatures. Elle indique : «  La fonction sociale des artistes, acteurs, comédiens, auteurs, réalisateurs est la liberté de comportement pleine et entière et d’avoir le pouvoir de dire Oui et le droit de dire Non. Par cet appel, nous voulons soutenir la liberté de Corinne Masiero de dire ce qu’elle pense, de défendre la liberté de conscience et de tous, et de manifester notre refus des interdits professionnels pour cause de « blasphème » vis-à-vis de l’Elysée et des cercles décideurs, politiques, financiers et économiques. »

 

Pas de police politique et pourtant …

 

Les lanceurs d’alerte sont réduits au silence. Les manifestants hospitalisés sont fichés. Un médecin est sommé de devenir un auxiliaire de police. Faut-il réécrire le Serment d’Hippocrate ?

 

De plus en plus, des enseignant(e)s qui parlent publiquement de la politique gouvernementale dans l’enseignement sont convoqué(e)s et sanctionné(e)s (parce qu’un(e) enseignant(e), convoqué(e) par la haute hiérarchie, aura obligatoirement une conséquence sur sa carrière et sa fonction, ce qui constitue une sanction).

 

L'argument est important : le gouvernement invoque le devoir de réserve des fonctionnaires, dont la portée varie d'ailleurs en fonction de la place occupée par les intéressés dans la hiérarchie administrative, mais oublie de souligner que cette obligation, fixée essentiellement par la jurisprudence, est subordonnée au principe fondamental de libertés d'opinion des agents publics posé par l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.

 

Ce devoir de réserve s’applique surtout aux fonctionnaires d’autorité comme les préfets et autres dignitaires en uniforme. Mais quand ceux-ci participent à des cérémonies religieuses, comme pour la « sainte-Geneviève, patron des gendarmes », le gouvernement n’a rien à y redire. En utilisant cet argument, le gouvernement avoue le rôle qu’il veut confier aux enseignant(e)s et rendre obligatoire le port de l’uniforme moral. En 1961, au moment du Manifeste des 121 contre la guerre coloniale en Algérie, Pierre Vidal-Naquet avait été suspendu et Laurent Schwartz révoqué. Qui va être suspendu ? Qui va être révoqué ?

 

Clarisse Taron, au nom du Syndicat de la Magistrature, résume le texte de loi voté contre le droit à manifester, loi visant essentiellement les salarié-e-s et leurs organisations : « Certaines mesures sont prises sans l'intervention d'un juge, et certaines restrictions sont prises à l'encontre de personnes en raison de supposées pensées qu'elles auraient, ce qui me paraît dangereux ». Cette loi cible ceux dont le visage sera « partiellement masqué ». Des lunettes teintées ? Un chapeau ? Un pansement sur la joue en sortant de chez le dentiste ? Une perruque trop longue ?

 

La liberté est entière et pour tous, ou elle n’est pas

 

La liste est obligatoirement incomplète ? mais elle suffit déjà. Chaque menace en elle-même ou chaque fait en lui-même peut sembler grave ou secondaire, mais, assemblés, ils ressemblent à des liens multiples et entrecroisés avec lesquels on attrape les animaux sauvages pour les dompter. Répétons-le, la liste est incomplète et chacun la complètera à son gré.

 

La question est : sommes-nous libres ?

 

Si vous ne marchez pas dans le rang, si vous ne courbez pas l’échine, vous êtes « complotiste », « communautariste », « climato-sceptique », « populiste », « poujadiste », « révisionniste », « chemises brunes », « munichois » et, bien évidemment, même si cela n’a aucun rapport avec le sujet, surtout si cela n’a aucun rapport avec le sujet, « antisémite ».

 

L’essentiel n’est pas d’argumenter mais de stigmatiser, de condamner et, pour être sûr que le condamné ne puisse parler, de le réduire au silence, de le noyer sous un déluge d’accusations. Pour faire croire à une « opinion publique », le gouvernement utilise par milliers et milliers les faux comptes sur les réseaux sociaux. Et, « en même temps », il condamne les pratiques qu’il met en œuvre. En un mot, une camisole de force est passée sur la pensée, c’est-à-dire sur le droit de réfléchir par soi-même, de ne pas être d’accord, de le dire, de le faire savoir, de dialoguer, d’écouter, d’argumenter.

 

 

Dans cette logique, le Congrès national de la Libre Pensée se prononce pour l’abrogation des lois liberticides, notamment celle sur l’Etat d’urgence et celle contre le droit de manifester  qui alimentent ce climat général.

 

Le Congrès national de la Libre Pensée s’adresse solennellement à toutes celles et à tous ceux pour qui la liberté n’est pas un vain mot, aux associations, aux syndicats, aux partis :

 

Il faut défendre la liberté de conscience, la liberté d’expression, la liberté d’organisation,

la liberté de manifestation !

 

La Libre Pensée prendra toute sa place dans ce combat. Il doit être le combat de toutes et de tous.

 

Adopté à l’unanimité

 

 

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Publié le 25 Novembre 2018

Défendre la laïcité, c’est défendre la République !

 

La loi du 9 décembre 1905 a institué la séparation des Églises et de l’État, en interdisant la reconnaissance juridique des religions et leur financement public. Cette loi a distingué très nettement la sphère publique en charge de l’intérêt général (Institutions, Gouvernement, Administration, Services publics, fonctionnaires) où la neutralité est de règle, et la sphère privée qui se compose de tout le reste, allant de la rue à la vie intime, où chacune et chacun est libre d’exprimer les opinions de son choix, de porter les insignes, emblèmes et les vêtements qu’elle ou il désire.

Cette loi, a été portée par l’ensemble du mouvement laïque, syndical, politique, Élus républicains, démocrates et Francs-maçons, artisans de l’absolue liberté de conscience.

Ce principe fondamental de notre république permet la concorde civile et l’unité du peuple par-delà les différences. La laïcité garantit la liberté de croire ou de ne pas croire.

Avec la laïcité, la République n’est ni chrétienne, ni juive, ni musulmane, ni athée, elle est neutre !

 

Des menaces pèsent sur le principe de laïcité.

 

  • Certaines forces politiques veulent charger la laïcité d’un contenu identitaire. L’extrême-droite notamment veut s’approprier le mot pour mieux distiller son venin xénophobe. Hier les juifs, les arabes, aujourd’hui les musulmans. Ces nationalistes invoquent la laïcité pour stigmatiser une partie du peuple mais n’hésitent pas à se faire les relais des discours liberticides du Vatican quand il s’agit du d’attaquer les droits de femmes ou des homosexuels.

 

  • Certains, parfois les mêmes, veulent organiser un « islam de France », pour trier entre les « bons » musulmans et les « mauvais » et pour mieux contrôler les pratiquants. Cette orientation a déjà renforcé les courants les plus extrémistes non retenus par l’Etat dans la mise en place du conseil du culte musulman sous Sarkozy. Qui plus est, il s’agit d’organiser une religion, de la financer et finalement d’établir un véritable concordat en contradiction avec la loi de 1905. Agir ainsi, c’est ouvrir une brèche dans laquelle chaque culte peut s’engouffrer. C’est détruire la laïcité de la République française. Le gouvernement Macron souhaite modifier la loi dans ce sens, il menace directement la laïcité de la République.

 

  • l’article 2 de la loi de 1905, déclare comme un principe institutionnel : « la République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ». Pourtant des collectivités, organisent la promotion de religions en finançant des monuments religieux ou la construction de lieux de culte, L’Etat, lui-même, par la loi dite Debré, de 1959, finance l’enseignement privé catholique au mépris du principe : « Fonds publics à l’Ecole publique, fonds privés à l’école privée ». Chaque année, ce sont au moins 12 milliards de fonds publics qui sont détournés pour financer l’enseignement catholique. L’enseignement privé catholique ne complète pas l’Enseignement public, il le concurrence outrageusement !

 

  • le président Macron par ses actes et ses discours inquiètent les laïques. Le 20 juin 2017, le Président de la République participait es-qualité au diner de rupture du jeûne du Ramadan avec le Conseil Français du Culte Musulman. En 2018 c’était au tour de Gérard Collomb et Edouard Philippe. Le 22 septembre 2017, Le président en appelait aux protestants pour « éclairer » les débats de bioéthique à venir, dont il dit ne pas souhaiter qu’ils divisent la société. ». Le 9 mars 2018, Emmanuel Macron honorait de sa présence le diner du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France.  Le 9 avril 2018, il prononçait son discours à l’invitation de la Conférence des Évêques catholiques de France, au Collège des Bernardins, où il s’est prononcé pour réparer des liens prétendument « abimés » entre l’Église catholique et l’État. En juin 2018, Emmanuel Macron est allé à Rome pour recevoir le titre de proto-chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran, marquant ainsi la déférente subordination de l’État français au Vatican. Comme tous ceux qui ont reçu l’étole, il a plié le genou devant le pape. Pour couronner le tout, on apprenait le 5 novembre dernier, la volonté de Macron de modifier la loi de 1905 pour que l’état reconnaisse les cultes, trie entre ceux jugés bons ou mauvais et pour accorder de nouveaux avantages fiscaux aux cultes reconnus par l’Etat. 

 

Ce qu’ils annoncent, c’est la fin de la laïcité.

Ne touchez pas à la loi de 1905 !!!

 

Nous, militants de la cause laïque, appelons à la plus grande vigilance contre toute tentative de détourner la laïcité de ses objectifs. Nous en appelons au respect plein et entier de ses principes fondateurs. La laïcité organise l’espace public et donne sens à la citoyenneté républicaine qui garantit la démocratie. Ce n’est ni une police de la pensée, ni une option philosophique parmi d’autres valeurs particulières. Nous appelons les militants laïques à s’organiser, à se rassembler autour des fondements de la laïcité républicaine, telle que définie par la loi de 1905. Nous demandons l’application de cette loi, sans modification, et l’abrogation des lois anti-laïques mises en place depuis 1905 comme la loi Debré de 1959. .

 

 

Nous vous appelons à vous joindre à nous pour un rassemblement

Le Samedi 8 décembre 2018

15h place de la Préfecture, le Mans

Rassemblement pour défendre la laïcité - le 8 décembre au Mans !

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Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #annonces et infos lp 72, #appel, #communiqué LP 72, #laïcité

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Publié le 9 Août 2011

250808_150437_PEEL_9fwYzn.jpgEn octobre 2010, Marc Blondel, président de la Fédération nationale de la Libre Pensée et directeur de notre publication, lançait un appel dans les colonnes de notre journal :

« Notre revue mensuelle, la Raison de la Fédération nationale de la Libre Pensée tient solennellement à protester contre les décisions qui viennent d’être prises par Presstalis (ex-NMPP).


Comme toujours, sous couvert de problèmes financiers, de moyens techniques, on étrangle la presse d’opinion par le mur de l’argent. Décidément, le libéralisme économique est totalement contradictoire avec le libéralisme des idées. « Laissez faire, laissez passer », telle est la devise du libéralisme économique.


« Faire taire pour que tout passe », telle est la méthode du nouveau totalitarisme. Ce sont tous les acquis démocratiques, issus de la Libération qui sont ainsi remis en cause.

La Sécurité sociale, les régimes de retraite, la liberté syndicale, la liberté de presse, le droit d’opinion ; tout cela est mis à bas par l’esprit de revanche des 200 familles.

Avec les mesures décidées par Presstalis (ex-NMPP), c’est la démocratie mise au ban de la Nation.


La Libre Pensée est désormais interdite, de fait, dans les kiosques. Depuis le Régime de Vichy, de sinistre mémoire, on n’avait jamais vu cela. Votre gloire financière est votre honte.

Mais nous ne laisserons pas faire cette infamie, nous allons en appeler à l’opinion publique.

Comme le proclamait la déclaration des Droits de l’Homme de 1793 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Vous n’avez pas voulu de la démocratie ? Vous aurez la révolte. »


En l’espace de quelques semaines, des centaines de citoyens ont signé la petition « Pour la defense de la liberté de presse et d’opinion ». Nous les remercions vivement de leur soutien.


Trois mois plus tard, nous avions fait le choix de changer de prestataire en faisant appel aux MLP pour notre mise en kiosque, mais aujourd’hui, force est de constater que les exigences de ces derniers (paiement à l’avance des prestations et des éventuels déficits) nous obligent à prendre la décision, à regret, d’arrêter notre diffusion en kiosque sous peine de voir les factures s’accumuler.


C’est pourquoi aujourd’hui nous en appelons de nouveau à tous les lecteurs de la Raison, à tous les démocrates qui souhaitent defendre l’existence d’une PRESSE LIBRE, PLURALISTE ET INDEPENDANTE.


LA RAISON A BESOIN DE VOUS !

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 13 Juillet 2011

L’Humanité est née libre.logo_Oslo-RVB-3.jpg

La nature n’a créé ni titres, ni religions, ni Eglises,  ni censure, ni propriété. L’Humanité est devenue elle-même en sortant de la préhistoire dans un long combat contre les terribles épreuves de la planète qu’elle ne connaissait ni ne comprenait.

Echappant peu à peu aux contraintes et aux entraves, y compris aux entraves et contraintes que l’Humanité avait créées, celle-ci dut, pour elle-même, affirmer ses droits.

Les droits de l’Humanité ne se sont ni affirmés ni arrachés contre d’autres prétendus « droits », d’origine inconnue.

Ils existent parce que l’Humanité existe.

Les droits de l’Humanité sont des « vérités évidentes en elles –mêmes »

Le premier de ces droits, la première de ces libertés est le droit de penser librement.

Cette liberté première et fondamentale s’appelle la liberté de conscience.

En effet, avant les Eglises, il y a l’Humanité.

En effet, au dessus des Eglises, il y a l’Humanité.

Dieux, Eglises, superstitions, dogmes sont des créations humaines et rien d’autre.

 

Toujours plus de conscience

« Plus de lumière ! » 

A des siècles de distance, nous faisons nôtre la dernière phrase de Goethe. La liberté de conscience, c’est la liberté pour l’Humanité d’examiner et de s’examiner

L’Humanité est faillible et perfectible parce qu’elle est dotée de raison, donc de critique.

Ce que l’Humanité a fait, elle peut le défaire.

Les générations successives ne peuvent s’enchaîner mutuellement et éternellement.

A la différence des Eglises, l’Humanité libre et consciente a refusé, refuse et refusera l’infaillibilité.

Ce qui est bon pour les Papes n’est pas bon pour les hommes.

L’Humanité est perfectible, c’est-à-dire qu’elle peut se corriger et s’améliorer ; elle ne considère pas le paradis comme un passé coupable et révolu ni comme un avenir inaccessible et mythique mais comme une action de tous les jours, permise par la liberté de conscience.

Nous pouvons dire après Protagoras que « l‘homme est la mesure de toute chose »

Le génie humain est illimité. Capable de diviser la plus petite des cellules de l’Univers, il est aussi capable de modifier sa propre structure, de partir à la conquête des planètes, de travailler sur l’origine du monde et de réfléchir à son propre avenir.

Il est, hélas, capable de programmer sa propre destruction.

Le destin de l’Humanité est le projet de l’Humanité et Prométhée, le révolté, a eu raison d’arracher le feu à ceux qui en étaient les possesseurs d’après la Mythologie pour le donner aux hommes. Il est la métaphore de l’humanité en lutte pour son émancipation.

Affirmant la liberté de conscience, ce qui n’est pas autre chose que la liberté de l’Humanité, l’Humanité s’est heurtée toujours aux dogmes religieux

Chaque fois que l’Humanité a avancé, quelle que soit la manière, et qu’elle a affirmé ses droits, les Eglises ont condamné.

 

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 25 Mai 2009

Le 29 mai doit s’ouvrir à Moscou le procès de Iouri Samodourov, ancien directeur du Musée Sakharov et d’Andrei Erofeiev, ancien responsable du département d’art contemporain de la galerie d’Etat Tretiakov à Moscou et licencié de cet emploi.

 

Les deux hommes risquent cinq ans de prison pour « incitation à la haine et dénigrement ».pour            avoir organisé en mars 2007 une exposition d’  « art interdit » à Moscou exposant des œuvres jugées iconoclastes.

 

 L’archiprêtre Vsevolod Chapline, adjoint en 2008 de l’évêque Cyrille, devenu en janvier 2009 patriarche sous le nom de Cyrille Ier et le président de l’Union des fraternités orthodoxes, Léonide Simonovitch-Nikchitch, antisémite débridé et admirateur fanatique d’Hitler, décoré en son temps par feu le patriarche Alexis II ont incité les fidèles à écrire au parquet pour réclamer le châtiment des deux hommes.

 

Le procureur Taganski qui a engagé les poursuites, affirme que l’exposition  l’art interdit « témoigne de manière tangible d’une attitude dégradante et insultante vis-à-vis de la religion chrétienne et plus spécifiquement de l’Eglise orthodoxe. » Les deux hommes sont donc poursuivis pour un délit de blasphème inconnu du code pénal russe et contraire à la constitution qui reconnaît officiellement la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

 

 La Libre Pensée constate que Iouri Samoudourov et Andrei Erofeiev sont donc poursuivis pour un délit imaginaire, de blasphème contraire à la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, au mépris des exigences les plus élémentaires de la démocratie et de la liberté d’expression. Elle invite tous les démocrates à protester auprès de l’ambassade de Russie (40 Bd Lannes 75016 Paris) contre ce procès inique et à réclamer l’acquittement de Iouri Samodourov et d’Andrei Erofeiev.
Paris, le 25 mai 2009

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 10 Mai 2008


Liberté de conscience, égalité des droits, égalité des sexes… laïcité, démocratie, solidarité, ces valeurs sont fondamentales pour le vivre ensemble. Elles sont plus que jamais d’actualité dans un monde où les brassages, les métissages des peuples et des cultures s’accélèrent.


Plus de 200 ans après la révolution française, 1 siècle après la loi de 1905 qui a constitué l’aboutissement législatif des combats républicains pour la séparation de la sphère publique des croyances individuelles, nous appelons les citoyen-nes, dans leur diversité, à se mobiliser à nouveau pour que la laïcité reste un pilier essentiel de l’organisation sociale en ce début de 21ème siècle.  

Comment ne pas être inquiet quand un Président de La République à Rome puis à Ryad appelle les religions à intervenir dans les banlieues, les universités… et que l’Etat les soutiendra ?

Comment ne pas être inquiet quand un Président de La République reprend des idées chères à l’extrême droite niant totalement le métissage et la diversité des origines géographiques et culturelles de la nation française ?

Comment ne pas être inquiet quand un Président de la République  affirme que sur l’échelle des valeurs, qu’un instituteur ne vaudra jamais le curé ou le pasteur ?

Comment ne pas être inquiet quand un ministre de l’Education Nationale décide d’attribuer de nouveaux crédits aux établissements d’enseignement privé pour « faire ce que le service public ne sait plus faire » ?

Comment ne pas être inquiet quand l’Assemblée Nationale sur proposition gouvernementale ouvre la possibilité d’enseignements non mixtes au sein des établissements publics ?

Cette situation inquiétante appelle la vigilance citoyenne la plus large possible pour empêcher toute remise en cause des principes de laïcité dans notre pays et réagir rapidement à toute tentative de modification de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État.

Nous vous invitons à un rassemblement laïque et citoyen

mercredi 14 mai à 16h devant la préfecture

pour remettre la pétition massivement signée en Sarthe comme dans toute la France.

Le Comité de Vigilance Laïque sarthois,

avec les organisations signataires demandant le respect de la Laïcité:

CEMEA, DDEN, FCPE, FRANCAS, Grand Orient de France, LIBRE PENSÉE, Ligue de l’Enseignement - FAL, JPA, Ligue des Droits de l’Homme - LDH, PEP, FSU,  SNUipp, SE-UNSA, UNSA-EDUCATION, UNSA, SNUDI-FO, SGEN-CFDT, SDEN-CGT, SUD-Éducation, ainsi que l’Association Laïque du Pays Fertois.

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 1 Mai 2008


La Fédération nationale de la Libre Pensée décide de s’adresser à tous les laïques et à leurs associations, car elle estime que la liberté absolue de conscience est aujourd’hui gravement remise en cause.

Le « nouveau » traité constitutionnel européen est en cours de ratification dans les 27 pays de l’Union européenne. Il est l’instrument de la mise en œuvre d’une Europe des clochers qui fera des religions les colégislateurs et les codécideurs de l’Union européenne. Par l’article 16-C, les Églises et les religions auront un statut privilégié leur permettant d’influencer grandement les décisions de la Commission européenne et du Parlement européen.

Cujus regio, ejus religio [1]

Cet article « gèle »aussi pour l’avenir tous les privilèges antidémocratiques des Églises au sein des pays de l’Union européenne en intégrant leurs statuts spécifiques nationaux dans le bloc constitutionnel européen, ce qui interdira aux peuples des pays concernés de supprimer les concordats, les Églises officielles et empêchera tout peuple qui le souhaiterait de décider la séparation des Églises et de l’État.

Pire encore, en donnant la personnalité juridique à l’Union européenne, elle ouvre la porte à la ratification de traités diplomatiques. C’est la possibilité d’un concordat œcuménique à l’échelle de toute l’Europe qui risque d’apparaître. C’est l’institutionnalisation de la domination religieuse sur tous les peuples d’Europe qui peut être à l’ordre du jour.

Contre l’Europe des Lumières qui vit au cours des siècles les peuples conquérir leur émancipation, le traité constitutionnel européen entend enfermer les peuples à tout jamais dans la prison religieuse imposée par leurs gouvernements, refaisant le Traité d’Augsbourg de 1555 qui décida que les peuples devaient avoir obligatoirement la religion de leur prince. La Libre Pensée rappelle que la laïcité, gage de la démocratie, c’est de faire en sorte que la religion, comme l’athéisme soient une affaire privée.

Où est le respect de la liberté de conscience des citoyens des différents pays en Europe quand on promeut des religions au rang de partenaires officiels des institutions ?

Nicolas Sarkozy, Commandeur des croyants

C’est dans ce contexte que l’on doit comprendre la portée réelle et la signification profonde des récents discours du Président de la République française à Rome, à Riyad et au dîner du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF). Il déclare à Rome : « Un homme qui croit, c’est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent. La désaffection progressive des paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie de prêtres, n’ont pas rendu les Français plus heureux. C’est une évidence ».

Il ajoute à Riyad : « Je ne connais pas de pays dont l’héritage, dont la culture, dont la civilisation n’aient pas de racines religieuses. Je ne connais pas de culture, pas de civilisation où la morale, même si elle incorpore bien d ‘autres influences philosophiques, n’ait un tant soit peu une origine religieuse… C’est peut-être dans le religieux que ce qu’il y a d’universel dans les civilisations est le plus fort ».

Il exige au dîner du CRIF que « nos enfants aient aussi le droit de rencontrer à un moment de leur formation intellectuelle et humaine des religieux engagés qui les ouvrent à la question spirituelle et à la dimension de Dieu »

Ainsi le Président de la République élève les religions au statut exclusif de l’espérance et de la transcendance, il dresse le prêtre, le rabbin, le pasteur et l’imam au-dessus de l’instituteur, en drapant les religions dans l’universalité, il fait œuvre de cléricalisme et de subordination du politique au religieux. Il affirme clairement que les athées et les libres penseurs ont quelque chose en moins que les croyants et que la laïcité ouvre la porte au totalitarisme.

Où est le respect de la liberté de conscience devant un tel mépris ?

La première égalité, c’est celle de l’Instruction publique

La Libre Pensée a établi dans les inventaires laïques qu’elle a dressés en 2006, sans qu’il n’y ait aucune contestation exprimée, que plus de 10 milliards d’euros étaient détournés chaque année des fonds publics pour financer les religions et leurs œuvres. Au mépris du principe démocratique qui veut que tous les enfants de la République aient le droit de recevoir une instruction au sein de l’enseignement public, les gouvernements successifs ont financé et financent encore l’enseignement privé à hauteur de 200 000 postes volés à l’École laïque au bénéfice essentiellement de l’enseignement catholique.

Ce sont tous les gouvernements de la Vème République qui ont favorisé ainsi outrageusement les concurrents de l’École publique. Intentionnellement, ils ont privé les établissements publics des moyens de dispenser un enseignement de qualité.

Où est le respect de la liberté de conscience des élèves quand on contraint des parents à mettre leurs enfants dans l’enseignement privé ?

Les cimetières aujourd’hui et demain… la cité ?

La séparation des Églises et de l’État, le respect absolu de la liberté de conscience, c’est l’inverse de la circulaire de Madame la Ministre de l’Intérieur en date du 19 février 2008, qui incite les municipalités à créer des carrés religieux dans les cimetières municipaux. Au mépris de toute la législation républicaine et laïque, Madame Alliot-Marie entend, sur ordre du Président de la République, démanteler la loi du 9 décembre 1905. On voit clairement, en fait, qu’il s’agit d’en finir avec la laïcité institutionnelle. Cette circulaire du Ministre de l’Intérieur abroge, de facto, la loi du 14 novembre 1881 qui a interdit les divisions confessionnelles dans les cimetières et l’article 28 de la loi de 1905 qui interdit d’apposer tout signe religieux collectif dans les enceintes des cimetières.

Avec la création des « carrés religieux », reverra-t-on en parallèle les fosses communes pour les mécréants ? On est en droit de s’interroger puisque le motif officiel est de « favoriser l’intégration des populations étrangères ». Il s’agit de favoriser le développement du communautarisme dans la société en divisant la population sur la base d’un prétendu multiculturalisme.

Que restera-t-il alors de l’égalité devant la mort et du respect de la liberté de conscience ? La laïcité, c’est l’art de vivre et de mourir ensemble au-delà des différences et dans le respect mutuel. Faudrait-il alors accepter demain que la mort sépare ce que la vie a uni ? La laïcité dans les cimetières publics est aujourd’hui remise gravement en cause et demain ?

La Libre Pensée rappelle qu’elle est à l’origine des funérailles civiles et de la laïcisation des cimetières. Ce combat pour le respect de la liberté de conscience des défunts, elle n’entend pas qu’il soit foulé aux pieds par des volontés communautaristes, d’où quelles viennent et quelles que soient les complaisances qu’elles suscitent.

Où est le respect de la liberté de conscience quand on enferme les défunts dans des communautés douteuses et présupposées d’appartenance ?

Le communautarisme contre la démocratie

La loi de 1905, c’est la séparation des Églises et de l’État, c’est le respect absolu de la liberté de conscience de toutes les citoyennes et de tous les citoyens, c’est la séparation de la sphère privée et de la sphère publique. Ce n’est pas le communautarisme qui, en Grande-Bretagne, conduit notamment le primat de l’Eglise anglicane à proposer l’introduction de la charia dans la loi commune, et ce n’est pas non plus la société divisée en « piliers » (catholique, protestant, juif, musulman et « laïque ») comme en Belgique, que certains, ici en France, appellent de leurs vœux sous le vocable de laïcité « ouverte », « plurielle » ou plus récemment « positive ».

La Fédération nationale de la Libre Pensée rappelle ce qu’elle déclarait dans un précédent Manifeste pour le centième Anniversaire de la loi de séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905 : « La démocratie politique impose que la République ne connaisse que des citoyens et non des communautés. C’est la condition fondamentale pour assurer une véritable liberté de conscience. Or, à l’inverse de ce principe, nous assistons à une gigantesque offensive pour institutionnaliser le communautarisme dans notre pays.

Le communautarisme ne connaît pas les citoyens et n’organise que les sujets. La notion de droits est remplacée par celle de devoirs liés à une appartenance communautariste présupposée et incontournable. Malheur à celui ou à celle qui ne respecterait pas les obligations de toutes sortes qui sont l’apanage de la communauté !

Quand la République a été une nouvelle fois fondée en 1870, quand elle s’est affirmée en 1877 et en 1879, elle a instauré dans un même mouvement d’émancipation la laïcité scolaire et celle de l’État. Elle proclamait comme un principe intangible le respect de la liberté absolue de conscience.

Au même moment, elle reconnaissait la plus totale liberté syndicale en 1884, c’est-à-dire le droit pour les ouvriers de s’organiser en toute indépendance pour la défense de leurs intérêts contre ceux des exploiteurs. S’affirmait aussi dans le même temps la pleine et entière liberté d’agir des partis politiques, sans laquelle il ne peut y avoir de véritable démocratie.

Le communautarisme, de quelque nature qu’il soit (religieux, ethnique, linguistique, sexiste, etc..), est par nature contraire à la démocratie, à la laïcité et à la République. Il enferme les individus au lieu de les libérer. Mais la notion de communautés est également contradictoire avec l’existence des classes sociales dont les intérêts s’opposent ».

Où est le respect de la liberté de conscience quand les puissants de ce monde entendent enfermer les individus dans des « communautés d’appartenance » ?

    Pour le respect de la liberté absolue de conscience, la Libre Pensée exige :

    - L’abrogation de l’article 89 de la loi d’août 2004 (qui aggrave le financement public des écoles privées) !

    - L’abrogation du Statut clérical d’Alsace Moselle !

    - L’abrogation de toutes les lois antilaïques !

    - l’application du principe : « Fonds publics à la seule École publique » !

    - La restauration de la loi de 1905 !

    - Aucun financement des activités cultuelles, notamment lors de la visite papale !

    - Rupture des relations diplomatiques avec le Vatican qui n’est pas un État !

 

Paris, le 13 avril 2008

 

Post Scriptum :

Le 14 septembre 2008, se tiendra un meeting laïque international à Paris, contre le financement public de la visite du pape et pour la laïcité en Europe. À cette occasion, la Libre Pensée française propose à l’ensemble des organisations laïques qui y seront présentes de constituer une délégation pour demander audience auprès du Président de la République qui assure la présidence de l’Union européenne à compter du 1er juillet 2008, pour lui demander ce qu’il compte entreprendre pour que la laïcité ne soit pas mise en cause en France par la législation européenne, et comment il entend la promouvoir dans les autres pays.

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 10 Février 2008

Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, démocratique, laïque et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République.

 

La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quelles que soient ses origines, ses choix philosophiques ou ses convictions religieuses.

 

Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.

 

Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation des évènements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute leur place au doute, à l’imagination et à la créativité. C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité.

Associations signataires :

 

Ligue de l’enseignement, Grand Orient de France, Fédération nationale de la Libre Pensée, DDEN, CAEDEL, Comité Laïcité et République, Union Rationaliste, Le chevalier de la Barre, Ligue des Droits de l’Homme, EGALE, FCPE, CNAL, Syndicats de la FSU, Syndicats de l’UNSA-Education , FERC-CGT, SGEN-CFDT, UNEF, UNL, CEMEA, EEDF, FGPEP, JPA, Francas, Solidarité Laïque, Mission Laïque, GRAP-Cahiers Pédagogiques, UFAL, CNAFAL, Regards de Femmes.

Pour signer la pétition : cliquez ici

pour toute information complémentaire contacter la Ligue de l’Enseignement

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Rédigé par Libre Pensée 72

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