Publié le 4 Novembre 2011
Info diffusée le 20/10/11 et remontée le 4/11/11
C'est avec plaisir que nous vous transmettons cette annonce de nos amis de la Société des Amis de la Révolution Française - Club René Levasseur.
Le blog de la Fédération de la Sarthe de la Libre Pensée. Nos actions, nos articles, nos positions Pour toute question, n'hésitez pas à nous écrire. librepensee72@hotmail.fr Bonne visite !!
Publié le 4 Novembre 2011
Info diffusée le 20/10/11 et remontée le 4/11/11
C'est avec plaisir que nous vous transmettons cette annonce de nos amis de la Société des Amis de la Révolution Française - Club René Levasseur.
Publié le 24 Octobre 2011
FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE
Membre de l’Association Internationale de la Libre Pensée
Et de l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU)
10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS
Tél. : 01 46 34 21 50 – Fax : 01 46 34 21 84 – Courriel : libre.pensee@wanadoo.fr
– COMMUNIQUÉ –
Débaptisations : Manche :
l'Évêque catholique condamné par le TGI de Coutances.
Le Tribunal de Grande Instance de Coutances (Manche), vient, par jugement daté du 6 octobre 2011, de trancher une affaire d'importance et qui aura des répercussions bien au-delà de la Normandie.
Un citoyen avait, comme des millions de nos concitoyens, été baptisé à l’initiative de ses parents durant sa petite enfance. Arrivé à l’âge adulte, il avait souhaité ne plus figurer dans les fichiers de l’Église catholique (en l’occurrence dans celui que cette dernière appelle « registre des baptêmes »). De mauvaise grâce, celle-ci consentit, en apposant face à son nom une mention de ce que le droit canonique considère comme un reniement.
Pas de fichier des apostats !
Ce n’est pas ce que souhaitait notre ami, en effet :
- Cela continuait à faire dépendre sa situation d’une règle interne à l’Église catholique : au regard de celle-ci, il était devenu un apostat, ce qui au cours de l’Histoire, s’est déjà révélé très dangereux.
- Cela constituait une menace pour sa vie privée, soumise aux errements administratifs d’un culte international auquel il était personnellement totalement étranger.
Or, le Code civil prévoit en son article 9 que chacun a droit au respect de sa vie privée ce qui inclut « toute information relative à la personne ». L’autorité judiciaire s’est bornée à constater que : « Le fait d’avoir été baptisé par l’Église catholique est un évènement intime constituant une information personnelle sur un individu... dès lors cet évènement relève de la protection de l’article 9 du Code Civil »
Le tribunal, poursuivant son raisonnement, conclut donc logiquement : « L’existence d’une mention de ce baptême sur un registre accessible à des personnes tierces à l’individu concerné (...) constitue en soi une divulgation de ce fait qui porte par conséquent atteinte à la vie privée de l’intéressé » ; En vertu de quoi, l’Évêque s’est vu condamner, sous astreintes, à faire effacer définitivement, sous 30 jours, « par exemple par le surlignage à l’encre noire indélébile », toute mention de ce baptême.
La preuve est ainsi faite : l’application du droit civil est incompatible avec les arguties juridiques de l’Église catholique, ni d'une quelconque Église et exige des mesures très simples de protection des libertés individuelles et collectives. La décision du TCI de la Manche en donne la preuve
Croyant impressionner le tribunal à l’audience, l’avocat de l’Évêque avait brandi la menace de « dizaines de milliers » de cas semblables, pour sa part la Libre Pensée en accepte l’augure et, en tout état de cause, appelle citoyens et citoyennes à s'organiser en son sein pour la défense de la liberté absolue de conscience, pour le plein respect des libertés individuelles et collectives et contre l'emprise du cléricalisme.
Paris, le 23 octobre 2011
Publié le 20 Octobre 2011
Jean REGOURD,
Président de la Fédération de Vendée de la Libre Pensée
A Monsieur l’inspecteur d’académie
En résidence en Vendée
Inspection académique de la Vendée
Cité administrative
La Roche-sur –Yon
La Roche-sur-Yon le 6 octobre 2011
Objet : Opération « Nettoyons la nature »
Monsieur l’inspecteur d’académie,
Notre association constate que dans la presse nombre de classes sont photographiées avec banderoles et vêtements portant l’inscription « Nettoyons la nature ».
Indépendamment des risques pouvant être engendrés par ce type d’action de ramassage d’ordures et déchets divers, ces vêtements et banderoles portent le nom d’une enseigne commerciale. Les enfants et les adultes qui les accompagnent sont ainsi transformés en supports publicitaires au service de cette enseigne.
Aussi nous nous permettons de vous demander :
La laïcité de l’Ecole est-elle respectée dans ce cas ? La laïcité s’entend sur le caractère de la publicité commerciale ainsi introduite dans les écoles et autres établissements scolaires.
Peut-on laisser les enfants et leurs enseignants servir malgré eux la cause de cette (ou toute autre) enseigne ?
S’ils sont confiés à l’Ecole, n’est-ce pas pour être instruits dans diverses disciplines, et non sur des sociétés dont l’objectif est la recherche de clients, la recherche du profit, et qui avaient reconnu, dans une campagne publicitaire précédente, être responsables de la présence de nombreux sacs, emballages et autres déchets dans la nature ?
Nous avons l’honneur de vous demander de bien vouloir nous indiquer votre point de vue sur les points évoqués, sur la pratique de cette enseigne commerciale qui sollicite les écoles pour transformer les enfants et les personnels en supports de sa marque, et en conséquence l’empêcher de poursuivre ses tentatives publicitaires agressives ?
Pour notre part, nous estimons que cette pratique est une atteinte à la laïcité de l’Ecole et qu’elle doit être arrêtée au plus vite.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous demandons de bien vouloir accepter, monsieur l’inspecteur d’académie, l’expression de notre haute considération.
Publié le 15 Octobre 2011
Le mercredi 12 octobre 2011, une délégation de la Fédération nationale de la Libre Pensée, conduite par son Président Marc Blondel, avec Christian Eyschen – Secrétaire général et Dominique Goussot – responsable du secteur juridique de la Libre Pensée, a été reçue par monsieur Christian Frémont, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy.
L’entretien a duré une heure et demie et a porté sur 3 sujets.
1- La Libre Pensée a fait part de son inquiétude sur la tenue des conférences départementales pour la liberté religieuse, sous l’égide des Préfets. La Libre Pensée a réaffirmé sa position traditionnelle : la liberté de conscience, garantie par la loi du 9 décembre 1905 inclut la liberté religieuse. L’inverse n’est pas vrai. Aussi, la FNLP a informé la Présidence de la République que ses Fédérations départementales ne participeraient pas à ces conférences cultuelles.
La Libre Pensée a fait part de son souhait d’être reçue rapidement par monsieur Claude Guéant, Ministre de l’Intérieur pour aborder un certain nombre de problèmes concernant le respect de la laïcité. Elle s’est aussi inquiétée aussi du récent avis du Haut Comité à l’Intégration qui remet en cause le principe fondamental de la séparation de la sphère publique et de la sphère privée.
Monsieur Christian Frémont nous alors répondu que cet avis n’émanait pas d’une demande du gouvernement et que le HCI s’était saisi lui-même, comme il en a le pouvoir. Le Gouvernement n’est pas tenu de suivre cet avis en mettant en œuvre des dispositions législatives ou réglementaires.
2- La Libre Pensée a réaffirmé sa démarche pour que les 600 Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale soient enfin réhabilités cette année, et non en 2014 ou 2018. Elle a fait état des actions communes faites avec d’autres associations. Elle a aussi informé la Présidence de la République, qu’à son initiative, ce sont plus de 70 initiatives et rassemblements qui se tiendront autour du 11 novembre pour porter cette revendication de justice.
3- La Libre Pensée a fait part aussi de son étonnement devant le refus du Ministre de l’Éducation nationale de recevoir une délégation de la Libre Pensée pour discuter de plusieurs questions laïques. Par deux fois, le 24 mars 2011 et le 11 septembre 2011, une demande d’entrevue a été faite et est restée sans réponse.
Une même démarche avait été faite en son temps auprès du Ministère de la Recherche et des Universités, démarche qui avait débouché sur une entrevue constructive.
Monsieur Christian Frémont nous alors répondu que la règle républicaine était que les Ministres reçoivent quand on leur demande. En conséquence, la Présidence de la République interviendra pour que cette entrevue ait lieu.
Paris, le 14 octobre 2011

Publié le 11 Octobre 2011
Laïcité dans les entreprises privées : Avis d’un Haut Comité à la désintégration républicaine et à celle de l’unité de la classe ouvrière
Auto-saisi par lui-même, et encore, le Haut Conseil à l’Intégration a émis, en date du 1er septembre 2011, un avis, une recommandation, nous dirions un impératif pour amener le Législateur à changer le Code du travail. Rien de moins que cela ! Il s’agit, en quelque sorte, d’un onanisme juridique.
Ne soyons pas dupes. Ni de la « volonté » de l’UMP, aidée aussi par la gauche dans le même domaine, de stigmatiser, encore une fois, les musulmans, ni de la « qualité » des responsables du HCI qui sont, et ce n’est pas un faux procès de le dire, plus proches du Likoud que de l’OLP.
Les atteintes à la laïcité, toujours les musulmans, jamais l’Église catholique
Donnons quelques citations : « C’est dire si, dès sa constitution et au long de son histoire, le HCI a toujours considéré la question de la laïcité comme intrinsèquement liée à celle de l’intégration des personnes d’origine étrangère et plus globalement l’intégration de tous à la nation française ». Les catholiques romains ne sont pas source de problème, ils sont bien de chez nous, c’est la France chrétienne de toujours... Ce sont les personnes d’origine étrangère qui posent question.
Autre citation éclairante : Jean-Christophe Sciberras, président de l’Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines (ANDRH), auditionné avec bienveillance par le HCI, souligne que « pendant longtemps, la question [de la conciliation entre liberté d’entreprendre et liberté religieuse] ne s’est guère posée dans l’entreprise […] Le paysage a bien changé. La revendication religieuse se fait plus forte, en raison notamment du recours à une main d’œuvre immigrée, originaire de pays non catholiques, à partir des années soixante ». Confirmation.
Quand l’onanisme juridique continue de plus belle
L’avis du HCI doit être regardé comme un jalon planté à la suite du vote de la résolution UMP à l’Assemblée nationale le 31 mai 2011. Il s’agit d’un document étonnant. D’abord, il énonce la théorie étrange des trois sphères : publique, privée, sociale. Cela n’a pas de sens. Il y a deux domaines : l’univers des Services publics qui peuvent être quelquefois assurés par des personnes de droit privé (caisses de Sécurité sociale par exemple) et celui de la sphère privée (individu, domicile, véhicules, associations, entreprises). Le premier est soumis à l’exigence de neutralité découlant des articles 1er et 2 de la Loi de 1905 (voir CE, 2000, avis Delle Marteaux), le second est le domaine par excellence des libertés individuelles qui s’exercent dans les limites fixées par la loi (il n’y a pas de liberté absolue) et dont la liberté de conscience constitue la clé de voûte depuis 1905.
Ensuite, il préconise d’insérer une disposition dans le Code du travail qui obligerait les employeurs à inscrire une clause d’interdiction d’expression des appartenances religieuses dans les règlements intérieurs d’entreprises, tendant non seulement à garantir la sécurité au travail ou les intérêts du commerçant, lorsqu’ils sont incompatibles avec le port d’un signe religieux, mais à préserver la paix au travail et le besoin présumé de neutralité de la majorité des salariés.
Dans la réalité, les problèmes sont mineurs et, lorsqu’il y a des difficultés, le cadre juridique existant a toujours permis aux tribunaux de trancher les litiges (légalité du licenciement d’un boucher musulman refusant de débiter de la viande de porc plus de deux heures par jour [Cass. 1998] ; de celui d’une vendeuse d’un magasin de prêt-à-porter refusant de s’habiller avec les vêtements de la marque distribuée [CA Metz, 2009] ; de celui d’une employée de confession musulmane refusant d’adopter la tenue conforme à l’image de marque de l’entreprise).
Le HCI énumère d’ailleurs de nombreuses décisions qui montrent que sa proposition ne relève d’aucune nécessité. D’ailleurs, cette mesure aurait pour conséquence de remettre en cause le modus vivendi institué depuis les années 1970 dans les usines du secteur automobile, par exemple.
Contre le Code du travail
Rappelons que le Code du travail est le produit concret de la lutte des classes, car il est la codification des rapports de force entre la classe capitaliste et la classe des producteurs. Il est l’expression du rapport de force entre les classes sociales.
Selon « Liaisons sociales » du 24 août 2011, dont on ne saurait craindre qu’elle roule pour le collectivisme : « Le Règlement intérieur d’une entreprise peut-il affirmer le principe de laïcité ? Non. Contrairement au secteur public, où les agents et fonctionnaires sont tenus à une obligation de neutralité, dans le secteur privé, le principe de laïcité ne s’impose pas. En effet, le principe dans l’entreprise privée est celui de la liberté de convictions religieuses, qui englobe la liberté de manifester sa religion.
En conséquence, en l’absence d’une disposition législative venant restreindre une telle liberté fondamentale, l’employeur ne peut ériger l’entreprise en lieu neutre ou laïque (Délib, Halde n° 2008-32 du 3 mars 2008). La Halde souligne qu’un employeur qui invoquerait le principe de laïcité pour limiter la liberté religieuse de ses salariés se rendrait coupable de discrimination (Délib. Halde n° 2011-67 du 28 mars 2011) ».
Derrière l’interdiction du Croissant, permettre toujours la Croix
Voici la recommandation ultime du HCI : « Dans le droit fil de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), et de l’article 371-1 du Code civil qui définit l’autorité parentale, le HCI propose d’affirmer clairement que l’enfant a droit à la neutralité et à l’impartialité. Par voie de conséquence, les personnels des établissements privés associatifs ou d’entreprises qui prennent en charge des enfants, sur un mode collectif, dans des crèches ou haltes-garderies ou, pour les enfants en situation de handicap, dans des établissements spécialisés du secteur privé – hors les structures présentant un caractère propre d’inspiration confessionnelle – se doivent d’appliquer les règles de neutralité et d’impartialité ».
En clair, pour le HCI, la laïcité doit s’appliquer dans toutes les entreprises privées, sauf dans l’enseignement privé à 90 % catholique ! Drôles de laïques en robe de bure ! Au nom des droits de l’enfant à bénéficier d’une protection de sa « liberté de conscience en formation », serait prohibée l’embauche d’une nourrice musulmane portant le voile dans une crèche associative de quartier, mais autorisée l’enseignement de la morale catholique dans une école enfantine privée. La cohérence ne nous apparaît pas très bien : sans doute qu’un enfant de trois ans a fini de se forger la liberté de conscience que son petit frère de deux ans est en train d’acquérir. Le HCI propose également d’interdire le port de signes religieux aux salariés, voire aux bénévoles, des structures d’aide à la personne et de les contraindre à la neutralité.
L’apologie du communautarisme contre l’unité de la classe ouvrière
Cela est le produit d’un racisme et d’une xénophobie latente. Il s’agit d’ériger le « musulman » comme un ennemi intrinsèque de la République. Il est, par nature, un corps étranger. Cela rappelle – qui peut en douter ? – la théorie des « métèques et des juifs » d’entre les deux Guerres. Le « catholique » serait « républicainement recyclable », jamais le « musulman ».
En faisant cela, le HCI apporte sa pauvre pierre à une offensive de destruction de la nation républicaine, il vise à faire s’affronter des « communautés » aux appartenances « religieuses » plus que discutables.
La loi contre le port de la burka dans la rue avait un objectif : diviser les citoyens et exclure de la nation républicaine nos concitoyens d’origine arabo-musulmane. L’avis du HCI ne vise qu’à compléter le dispositif de guerre civile : opposer les travailleurs entre eux.
Nous ne laisserons pas faire cette ignominie
Nous attirons l’attention de toutes les Confédérations syndicales, plus particulièrement celles qui sont fidèles à la Charte d’Amiens d’émancipation universelle du prolétariat, car il s’agit de l’unité de la classe ouvrière, sur cette forfaiture en préparation.
Le caractère laïque et les libertés individuelles et collectives du Code du travail doivent être préservés.
Ensemble, tous ensemble, pour l’unité de la classe ouvrière et pour la défense de la laïcité authentique !
Paris, le 4 octobre 2011
Publié le 4 Octobre 2011
Ce week-end, c'est la 25eme heure du livre, au Mans, et comme chaque année, la Libre Pensée tiendra un stand dans l'espace associatif (place A66)
Je vous invite donc à venir nous rendre visite pour discuter, recevoir de la documentation gratuite sur la Libre Pensée ou pour nous acheter des revues et/ou des
livres.
Seront également présentes plusieurs de nos associations amies ; l'ADMD, le groupe esperanto du Maine, la FAL et la ligue de l'enseignement, la LDH, la société des amis de la Révolution Française...
C'est avec un grand plaisir que nous vous accueillerons.
Salutations fraternelles
le webmaster
Publié le 15 Septembre 2011
Mesdames et Messieurs, chers amis, chers Camarades,
Je voudrais vous apporter ici le salut fraternel de la Fédération nationale de la Libre Pensée. Salut à notre ami et à notre camarade de lutte, André.
Tout d’abord, je voudrais vous lire le message de Marc Blondel, militant syndicaliste de la première heure, comme André, et ancien Secrétaire général de la CGT-Force Ouvrière. CGT-Force-Ouvrière, voila qui avait un sens pour André. Malgré les avanies et les scissions, la CGT, la vieille CGT du mouvement ouvrier et authentique continuait, il continuait la CGT.
Marc Blondel, empêché, vous adresse ses meilleures amitiés militantes. Il est aujourd’hui, comme vous le savez, Président de la Libre Pensée. Comme pour André, ce n’était pas une rupture ou un autre chantier, cela était une continuité, le même engagement : celui de l’émancipation humaine.
Voici le message de Marc Blondel :
« Mes chers Camarades et amis,
Des épreuves humaines, la plus difficile, reste la disparition d’un proche, on peut, par réflexion ou sagesse, se dire que c’est inéluctable, mais lorsque celle-ci arrive l’affrontement affectif et psychologique est violent.
André, que j’ai plus que fréquenté lorsqu’il enseignait –j’insiste sur ce terme- au Centre de Formation des Militants de la CGT-FO- était un paradoxe. Il apparaissait (pardonnez l’expression, mais elle ne doit pas gêner pour un syndicaliste) comme un fort en gueule et, cependant, il mettait une telle sincérité dans son propos qu’il fut un grand pédagogue. Combien de militants lui doivent d’avoir donné à leur engagement une dimension, voire une réflexion beaucoup plus large que la revendication initiale. C’était un formateur qui transmettait son expérience.
Sur le plan personnel, son engagement contre toute soumission ou obscurantisme, le conduisait à lire, voire à écrire, pour exprimer l’amour de la liberté et de la libre conscience. Il n’a jamais dérogé, même dans ses relations personnelles. On ne lui faisait pas croire à ce qu’il ne croyait pas.
Fini sont les banquets où, sous la pression affectueuse des camarades, il interprétait avec nostalgie et respect les chants révolutionnaires.
Fini sont les rencontres faites de rudesse et de bonhomie.
Je dis salut à un militant qui au-delà des formes, s’est toujours comporté en homme révolté.
Il restera une référence pour les citoyens épris de liberté.
Marc BLONDEL »
Mesdames et Messieurs, chers Amis, Chers camarades,
Cote à cote, coude à coude, j’ai combattu, avec mon ami et camarade André Frey, dans la Libre Pensée et en dehors de la Libre Pensée, les mêmes ennemis : le fanatisme, l’obscurantisme et le dogme. Et tout cela se drape parfois de curieux oripeaux et de biens curieux drapeaux.
Quand je suis devenu Secrétaire général de la Libre Pensée en 1992, André était déjà un responsable national de la Libre Pensée, un homme d’expérience. Il m’a beaucoup aidé dans ma tâche.
Si je devais définir un corps de métier pour André, je ne dirais pas cheminot, ce qu’il était, mais bucheron. Il abattait, il construisait. C’était un militant au sens plein du terme. Il enseignait, il instruisait. C’était un homme de lumières.
Et combien a-t-il conduit sur le chemin des lumières !
Il enseignait à chacun, en tout cas, à ceux qui le voulaient, ce que disait Fernand Pelloutier, fondateur des Bourses du travail : « la science de son malheur ». Si le mot « autodidacte » avait un sens et une portée universelle, André Frey en était la quintessence.
Karl Marx avait dit « L’ignorance ne sert de rien à personne », à une époque où beaucoup font de l’ignorance un étendard, André Frey enseignait, dispensait, instruisait, construisait. En un mot, comme en cent, il participait de l’émancipation universelle.
Avec André, on avait envie d’apprendre. On se devait d’apprendre.
A combien de syndicalistes et de libres penseurs a t’il fait comprendre l’importance de la doctrine sociale de l’Eglise et de son rôle de maintien de l’ordre dans le système de l’exploitation économique du capitalisme ?
Le nombre de saluts et de témoignages des Fédérations départementales de la Libre Pensée, de ses responsables passés et présents, en ce moment, est là pour témoigner de l’émotion causée par la disparition d’André.
Il était un porteur de lumières. Et nous le saluons comme tel aujourd’hui.
A toute sa famille que nous aimons-delà de tout, à ses proches, à ses amis, à ses camarades ; nous leur disons : le véritable tombeau est dans le cœur de ceux qui l’on aimé et dans la mémoire de ceux qui se souviendront de lui.
Salut et Fraternité, André.
Christian Eyschen, Secrétaire général de la Libre Pensée
André lors du rassemblement pour la réhabilitation des fusillés pour
l'exemple - novembre 2009
Publié le 9 Août 2011
En octobre 2010, Marc Blondel, président de la Fédération nationale de la Libre Pensée et directeur de notre publication, lançait un appel
dans les colonnes de notre journal :
« Notre revue mensuelle, la Raison de la Fédération nationale de la Libre Pensée tient solennellement à protester contre les décisions qui viennent d’être prises par Presstalis (ex-NMPP).
Comme toujours, sous couvert de problèmes financiers, de moyens techniques, on étrangle la presse d’opinion par le mur de l’argent. Décidément, le libéralisme économique est totalement contradictoire avec le libéralisme des idées. « Laissez faire, laissez passer », telle est la devise du libéralisme économique.
« Faire taire pour que tout passe », telle est la méthode du nouveau totalitarisme. Ce sont tous les acquis démocratiques, issus de la Libération qui sont ainsi remis en cause.
La Sécurité sociale, les régimes de retraite, la liberté syndicale, la liberté de presse, le droit d’opinion ; tout cela est mis à bas par l’esprit de revanche des 200 familles.
Avec les mesures décidées par Presstalis (ex-NMPP), c’est la démocratie mise au ban de la Nation.
La Libre Pensée est désormais interdite, de fait, dans les kiosques. Depuis le Régime de Vichy, de sinistre mémoire, on n’avait jamais vu cela. Votre gloire financière est votre honte.
Mais nous ne laisserons pas faire cette infamie, nous allons en appeler à l’opinion publique.
Comme le proclamait la déclaration des Droits de l’Homme de 1793 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
Vous n’avez pas voulu de la démocratie ? Vous aurez la révolte. »
En l’espace de quelques semaines, des centaines de citoyens ont signé la petition « Pour la defense de la liberté de presse et d’opinion ». Nous les remercions vivement de leur soutien.
Trois mois plus tard, nous avions fait le choix de changer de prestataire en faisant appel aux MLP pour notre mise en kiosque, mais aujourd’hui, force est de constater que les exigences de ces derniers (paiement à l’avance des prestations et des éventuels déficits) nous obligent à prendre la décision, à regret, d’arrêter notre diffusion en kiosque sous peine de voir les factures s’accumuler.
C’est pourquoi aujourd’hui nous en appelons de nouveau à tous les lecteurs de la Raison, à tous les démocrates qui souhaitent defendre l’existence d’une PRESSE LIBRE, PLURALISTE ET INDEPENDANTE.
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Publié le 18 Juillet 2011
Entre 1914 et 1918, durant la Première Guerre mondiale, il y a eu une vague de Conseils de guerre envers les soldats français accusés de lâcheté, de désertion, de manque de courage, d’endormissement dans les tranchées, de refus de sortir des tranchées sous les feux des mitrailleuses ou sous les obus de canons, et parfois, plus simplement, d’avoir eu le malheur d’être choisis au hasard pour faire un exemple.
En tout, on recense 2 500 condamnations à mort dont 650 furent réellement exécutées. Les remises de grâce qui transmutaient les poteaux d’exécution en bagne sont passées par là. A cela s’ajoutent des centaines, au moins, d’exécutions sommaires, des années de bagnes effroyables débouchant souvent sur la mort pour des milliers de soldats déportés hors métropole et une répression accrue contre les troupes coloniales.
Le bilan est lourd, le bilan est tragique. Il s’agit d’un drame qu’il faut réparer, pour les vivants et pour les morts.
La réalité des fusillades
Contrairement à une légende construite après coup,
pour des raisons politiques, la vague des assassinats « légaux » de poilus ne date pas des mutineries de 1917, en contre coup de la
Révolution russe. En septembre 1914, le front craque sous la pression des armées allemandes. C’est la panique à Paris, au gouvernement et dans l’Etat-major. Le gouvernement donne plein pouvoir à
l’armée pour résister aux « teutons » qui sont à 30 kilomètres de Paris.
Les fusillades et les exécutions sommaires commencent. Elles ne s’arrêteront plus. Dès septembre 1914, la répression s’abat sur les troupes françaises pour les terroriser et les faire tenir. 1914, 1915, 1916 sont les années noires où fleurissent les poteaux d’exécution sur le front. Des soldats français sont assassinés par d’autres soldats français, sur ordre des brutes galonnées, soigneusement à l’abri à l’arrière. Ces 650 soldats ne sont pas morts « pour la France », mais morts par la France.
Cette sauvagerie barbare fait aussi des ravages dans les armées du Royaume-Uni où 306 soldats seront passés par les armes. Il y en aura plus de 1 000 dans les armées italiennes. Paradoxalement, les fusillades pour l’exemple n’auront guère court dans les armées allemandes et pas du tout dans les armées nord-américaines. Il est vrai que celles-ci arrivent, en quelque sorte, après la bataille en 1917 où les fusillades diminuent considérablement.
L’année 1917 connaît peu, en réalité, d’exécutions pour l’exemple. Cela n’aurait fait que mettre le feu aux poudres sur un front exacerbé par la longueur de la guerre et les sacrifices imposés.
En 1916, le combat commence
Dès 1916, plus encore en 1917, des voix s’élèveront, notamment celle de Pierre Brizon, pour dénoncer les exécutions. Les députés internationalistes, ils ne seront que 3, voteront d’un même élan contre les crédits de guerre et réclameront l’arrêt des exécutions de soldats. Malgré la censure et la répression par la présence permanente des troupes de gendarmerie pour que l’ordre règne dans les tranchées, la nouvelle arrive quand même à l’arrière : on tue des soldats français sur ordre de l’État-major.
Le Grand Orient de France va commencer à faire bouger des francs-maçons pour que la tuerie s’arrête. Jusqu’en 1935, les Enfants de la Veuve vont se mobiliser pour la réhabilitation des 650 fusillés. Les Loges maçonniques se feront discrètes, laissant le soin à ses membres, à travers la Ligue des Droits de l’Homme et, après la guerre, par les associations d’Anciens combattants, d’agir publiquement.
«L’affaire des fiches» du début du siècle étant encore dans toutes les mémoires, les francs-maçons n’apparaissent pas au grand jour dans cette bataille de justice. Mais c’est, incontestablement, le Grand Orient de France qui est à l’origine de la campagne pour la réhabilitation.
Quelques cas, mais pas encore une cause
Entre 1916 et 1935, il y a eu une cinquantaine de réhabilitations, souvent individuelles, des soldats fusillés pour l’exemple. Il va donc en rester 600 à qui il faudra rendre justice. Cette action va engager une mobilisation croissante dans l’opinion publique entre les deux Guerres mondiales. La Ligue des Droits de l’Homme et surtout les Associations d’Anciens combattants, dont l’Association Républicaine des Anciens Combattants, entreprendront des actions incessantes pour obtenir gain de cause.
Dans cette situation, va se constituer une commission d’experts, avec des avocats, des juristes, des parlementaires, des anciens combattants pour faire la lumière sur les conseils de guerre. Le bilan que l’on doit tirer est plus que mitigé. Selon la formule célèbre de Clémenceau, cette commission a plus enterré de problème qu'elle n'en a résolu. C’est pourquoi la Fédération nationale de la Libre Pensée n’est guère partisane de recommencer aujourd’hui ce qui a si mal marché hier.
Cette campagne de réhabilitation a bien sur été stoppée par la Deuxième Guerre mondiale. Et puis, Philippe Pétain étant chef de l’Etat, il ne fallait pas indisposer le « vainqueur de Verdun ». A la Libération, le pays est occupé à autre chose, le Général de Gaulle n’allait pas attaquer l’armée dont il tirait une partie de sa légitimité. Il ne fallait pas non plus indisposer « le vainqueur venu d’Alger »
La mémoire collective a préservé le souvenir
Même si cette campagne de justice a été mise sous le boisseau pendant des décennies, le souvenir des assassinats « légaux » de soldats sur le front est demeuré vivace. Régulièrement, le rappel de ces drames refaisait surface dans les journaux à l’occasion de tel ou tel événement.
Incontestablement, c’est le célèbre film de Stanley Kubrick Les sentiers de la gloire, tourné pendant la guerre d’Algérie qui va remettre sur le devant de la scène cet épisode tragique. Ce film, interdit en France pendant des décennies, va de nouveau catalyser la conscience collective et permettre aux jeunes générations de s’approprier cette exigence. C’est ce film qui m’a fait connaître ces événements.
Bien
entendu, le gouvernement gaulliste du Général et ses successeurs vont tout faire pour étouffer cette histoire afin qu’elle ne débouche pas sur une nouvelle mobilisation des citoyens. Mais petit à
petit, le fil va tendre à se renouer entre générations. Les chroniqueurs s’étonnent en permanence de l’intérêt toujours maintenu des citoyens pour la Guerre de 1914-1918. Cela ne s’est
jamais démenti.
Il faut dire que la saignée d’un million de morts, frappant le moindre petit village de notre pays, a été un élément déterminant du maintien de la mémoire collective. Il suffit de regarder la liste des noms sur les monuments aux morts pour s’en convaincre.
Les films et documentaires de notre ami Alain Moreau sur les Fusillés pour l’exemple et sur Blanche Maupas vont être aussi un élément déterminant pour la mobilisation de la conscience des citoyens de ce pays sur les injustices commises pendant la Première Guerre Mondiale. Cela va constituer un véritable choc dans l’opinion publique. Là aussi, nous remercions ce réalisateur de n’avoir point occulté, de quelque manière que ce soit, l’action de la Libre Pensée dans ce domaine.
La symbolique de la pierre
Cette perpétuation de ces évènements tragiques dans les mémoires va être aussi amplifiée par la présence de 40 000 monuments aux morts dans les 36 600 communes du pays. La plupart sont bellicistes à souhait, mais un grand nombre sont plutôt neutres, évoquant la peine et le malheur.
Une centaine d’entre eux sont d’ordre pacifiste, parfois construits sur la base de souscriptions publiques pour contourner les obligations guerrières des pouvoirs publics.. Ils sont, pour l’essentiel, recensé dans l’ouvrage de référence de Danielle et Pierre Roy. Les libres penseurs continuent encore d’en trouver. Et il n’est pas rare qu’au détour d’une promenade ou d’un pique-nique, des libres penseurs mènent une véritable enquête demandant l’ouverture des archives du Conseil municipal pour tenter de connaître les raisons du pourquoi de la symbolique du Monument aux Morts qui les interroge, où des modifications pacifistes qui y ont pu apportés après son érection.
On doit à nos camarades Philippe Besson et Régis Parayre d’avoir «redécouvert», au printemps 1988, le monument pacifiste de Gentioux dans la Creuse. Ce monument érigé en 1922 par une municipalité SFIO dirigée par le maire Jules Coutaud; jamais inauguré officiellement, qui faisait détourner les regards des militaires en convoi qui passaient devant pour faire des manœuvres à la Courtine ; proclame, par la bouche d’un élève de l’École publique laïque, en blouse grise et en sabots : «Maudite soit la guerre ! ».
A force de conviction et de ténacité, avec l’aide de nos regrettés camarades René Debord (Creuse), Pierre Forestier (Haute-Vienne) et Jean-Louis Crouzevialle (Corrèze), ils réussiront à convaincre les libres penseurs du Limousin d’honorer ce monument pour flétrir la guerre et le militarisme. Depuis 1988, chaque 11 novembre se tient un rassemblement où les libres penseurs et les pacifistes se rassemblent pour dénoncer les tueries.
Et c’est devant ce monument extraordinaire par son importance et si insignifiant pas sa taille matérielle que le 11 novembre 1998, un discours rentrera dans l’histoire, salué comme le tournant de la bataille pour la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple comme le note Nicolas Offenstadt.
Ne pas se tromper de revendication
En 1997, après une longue discussion avec notre ami et camarade Claude Le Tanter, la Libre Pensée décide d’entreprendre et de relancer la bataille pour la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple. Nous ne ménagerons pas notre peine pour cela.
En novembre 1998, il y aura deux discours qui sont les marqueurs d’une différenciation. Lionel Jospin, alors Premier ministre, demandera à Craonne, le 5 novembre, que les Fusillés pour l’exemple soient réintégrés dans la mémoire collective. Cela lui vaudra les foudres d’une partie de la droite et la réprobation du Président de la République, et cela fit du bruit. Mais ce vacarme allait dans le bon sens.
Le 11 novembre 1998, à Gentioux, je fais, à mon tour, un discours pour marquer notre prise de distance vis-à-vis de la position exprimée par Lionel Jospin. Pour la Libre Pensée, il ne s’agit pas de mémoire, mais de justice. Nous exigeons, pour la première fois publiquement depuis longtemps, la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple. La Libre Pensée renouait ainsi le fil coupé en 1935. Depuis, notre exigence va prendre une ampleur considérable sur ce chemin de justice.
Un outil pour une cause
La Libre Pensée décide, au début des années 1990, d’inciter ses Fédérations départementales à prendre l’initiative d’organiser des rassemblements autour des monuments pacifistes, à l’instar de celui de Gentioux. La mayonnaise prend et le 14 juillet 1994, nous fondons officiellement la Fédération Nationale Laïque des Associations des Amis des monuments pacifistes, républicains et anticléricaux.
Il y a, aujourd’hui, prés d’une centaine d’associations adhérentes à cette Fédération. J’en fus le premier Président et Pierre Roy l’est aujourd’hui. Danielle Roy est, depuis la fondation, son infatigable trésorière. Qu’elle en soit remerciée pour toujours.
Depuis mon discours du 11 novembre 1998, la revendication de la réhabilitation est portée publiquement dans près de 80 rassemblements pacifistes chaque année dans tout le pays, dont la majorité se fait autour du 11 novembre. Plus de 4 000 pacifistes internationalistes et libres penseurs se rassemblent aujourd’hui ainsi pour renouer le fil avec l’histoire des victimes de la barbarie militariste.
Il est positif de constater, qu’au fil des années, non seulement la presse, mais aussi les radios et télévisions, donnent une place à nos initiatives de rassemblement pour la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple. C’est devenu presqu’un cause nationale. Nous ne pouvons que nous en féliciter.
Une union en marche
Avec Marc Blondel, notre Président,
nous avons entrepris de multiples rencontres auprès d’autres associations. C’est ainsi que nous avons réalisé une union forte avec l’Association Républicaine des Anciens
Combattants, l’Union Pacifiste de France, la Ligue des Droits de l’Homme et ensuite avec le Mouvement de la Paix.
Bien entendu, chaque association garde sa liberté de comportement et ses analyses, mais toutes sont unies par la demande de réhabilitation collective, même si, pour des raisons liées à son histoire, la LDH souhaite la révision des procès.
Pour la Libre Pensée, il ne convient pas, à ce stade, de réclamer la révision des procès, car alors il faudrait refaire les jugements et, ce, en l’absence des témoins, des victimes, des accusateurs et des juges de l’époque. Près d’un siècle plus tard, il ne saurait être question de réparation de quelque nature que ce soit. Cela n’aurait donc aucun sens d’engager une procédure juridique au cas par cas.
Comme il ne peut y avoir, fort heureusement, de décision juridique collective, la solution préconisée par la Libre Pensée est une réhabilitation collective d’ordre politique. C'est pourquoi elle a concentré son action en direction de la Présidence de la République pour que cela soit fait.
De multiples démarches ont été entreprises
Avec l’ARAC, la LDH, l’UPF, puis avec le Mouvement de la Paix, nous avons été reçus par deux fois au Secrétariat des Anciens Combattants en présence de Jean-Marie Bockel. Nous avons été aussi reçus à l’Élysée par l’Amiral Guillaud, ancien Commandant du porte-avions Charles de Gaulle et, à l’époque, Conseiller des armées à la Présidence de la République. Depuis, il est devenu Chef d’Etat-major de toutes les armées françaises.
Nous avons aussi rencontré ensemble le Colonel Pineaud au Ministère de la Défense lorsqu’Alain Juppé y était en charge. Lors de toutes ces rencontres, les représentants gouvernementaux nous ont fait part de leur accord sur notre revendication et ont indiqué œuvrer en ce sens et pour certains : « en tant que français, citoyen et soldat ».
Il faut dire aussi que lors de l’entrevue de la Libre Pensée avec le Directeur de Cabinet du Premier Ministre, l’accueil, sur cette question fut des plus froids, pour des raisons obscures que nous n'avons pu élucider. Mais, inlassablement, la Libre Pensée a agit de manière unitaire pour faire avancer le dossier.
Bien entendu, la Libre Pensée a essayé d’utiliser les médias pour relayer cette campagne d’opinion. Et, soulignons-le, parce que ce n’est pas tous les jours en ce qui nous concerne, cette action, vivante dans la conscience collective, a pu trouver, parfois, les voies et les moyens de s’exprimer. Nous remercions les journalistes qui nous ont aidés.
Pardon ou réhabilitation ?
Une question s’est fait jour très rapidement dans notre action commune et collective de réparation. La Libre Pensée française s’est appuyée dans ce combat sur tous les éléments sur lesquels elle pouvait s’appuyer. Notamment sur la loi anglaise «de pardon» de 2005 qui «a effacé les fautes» de 306 Fusillés pour l’exemple du Royaume-Uni. Et qui a même érigé un monument inspiré, à leur mémoire, le «Shot at Dawn Memorial» à Alrewas dans le Staffordshire. Ce n’est pas rien.
Récemment, la Libre Pensée française s’est appuyée sur une loi allemande portant amnistie pour les déserteurs de la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale. Cela n’est pas rien non plus. Mais comparaison n’est pas raison.
La Fédération nationale de la Libre Pensée française est dans un pays républicain. La République n’accorde pas le pardon, elle rend la justice. Le pardon est monarchiste, la justice est républicaine. C'est pourquoi la Fédération nationale de la Libre Pensée n’a pas cru devoir s’associer à une proposition de loi du groupe parlementaire dit « Front de Gauche » au Sénat qui était entièrement fondée sur la notion de pardon.
Soyons clair, tout ce qui va dans le sens de la réhabilitation des « mutins » et de ceux qui refusent d’obéir aveuglement à des ordres inadmissibles et cruels, doit être soutenu. Et la Libre Pensée soutient tous ces pas en avant. La Libre Pensée estime positive cette proposition de loi, car elle ouvre une fenêtre de liberté. Et cela doit être salué comme tel.
Pour autant, la Fédération nationale n’abdiquera jamais son jugement sous le couvert « d’unité », parfois fallacieuse et pernicieuse. Le pardon, c’est l’aumône. La justice, c’est la réparation, c’est la réhabilitation. Le seul « réalisme politique » digne de ce nom, c’est la justice, c’est-à-dire la réhabilitation. Tout le reste n’est qu’un raccourci, c’est-à-dire une voie de traverse qui ne peut conduire qu’à une impasse.
En une phrase, comme en cent, nous voulons la réhabilitation politique collective des 600 Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale qui sont toujours dans l’opprobre. Tel est notre but, tel est notre chemin. Nous voulons gagner sur tous les cas des fusillés pour gagner une cause
Des pas positifs réalisés
Devant la puissance de l’exigence républicaine de justice, Le Président de la République Nicolas Sarkozy a dû (et su) s’adapter. Nous ne sommes pas dupes en ce domaine. Dans sa première période du septennat, il n’avait de cesse de ramasser des proies à « gauche », pour collectionner les images comme sur la carlingue d’un Spitfire pendant le Blitz.
Il a cru donc intelligent de « surfer » sur la vague « réhabilitionnaliste » pour poser des banderilles sur la gauche qui hésitait à aller jusque là. En tenant compte du discours de la Libre Pensée (il n’y a là aucune forfanterie de notre part, mais pur réalisme), il a, dans différents discours, été au bord de prononcer le mot de « réhabilitation » des Fusillés pour l’exemple.
Depuis les défaites électorales étant ce qu’elles sont, il en rabattit un peu et même beaucoup. Pour autant, rien n’est interdit, la campagne présidentielle faisant le plein. De nouveaux contacts ont été pris. L’avenir dira ce qu’il en adviendra. Avec ce gouvernement, ou avec un autre, la Fédération nationale de la Libre Pensée continuera à agir. Et nous gagnerons, car notre cause est juste !
Le sens véritable de notre action
Au-delà du sentiment profond de vouloir la réparation d’une injustice profonde commise contre 650 innocents et plus, la Fédération nationale de la Libre Pensée agit sur des bases de principes. Ce que nous voulons voir reconnaitre, c’est le droit à la désobéissance. En ces temps de guerre permanente et professionnelle, la Libre Pensée agit toujours pour la liberté de conscience de tous les citoyens, y compris sous l’uniforme.
Le
droit de dire non, c’est l’application du principe absolu de la liberté de conscience. C’est ce que nous revendiquons pour nous et pour tous. Nous revendiquons pour tous les citoyens sous
l’uniforme, quelque soit leur statut de pouvoir dire non. Des milliers d’hommes ont refusé de monter à l’assaut pour des raisons diverses. D’abord, parce qu’ils refusaient de mourir pour
rien. Parce qu’ils refusaient de mourir tout simplement, parce qu’ils en avaient assez de cette boucherie.
Ils ont dit non ! Et ils ont été fusillés pour cela. Ils ont refusé de croire à la propagande belliciste, opposé une résistance constante, ils ont pensé librement, ils ont désobéi…Et ils sont morts… Fusillés pour l’exemple. ! Pour autant, ils n’ont pas utilisé un « devoir de désobéissance », mais un « droit à la désobéissance ». C’est pourquoi nous militons pour la reconnaissance d’un droit de dire non. Pas un devoir de dire non. Car on en revient toujours aux contingences des interrogations de la conscience.
En 1914-1918, il y a en a eu des millions qui ont dit oui. Quelques milliers ont dit non. Je n’opposerai pas les millions aux milliers, les milliers aux millions. Car, c’est la même histoire qu’ils ont faite, celle de la vieille chanson qui a bercé la misère humaine selon Jean Jaurès. Ils étaient tous unis dans la détresse, la peur et la désolation.
La Fédération nationale de la Libre Pensée combat pour faire reconnaitre, par cette action de justice, le DROIT à la désobéissance. Le libre arbitre, la liberté de conscience doivent rester toujours notre guide. Comme en 1789, le droit, pas le devoir. La notion de devoirs, contre la notion de droits, a été instaurée dans la Constitution thermidorienne de 1795.
Cela nous amène aussi à poser aussi la question des moyens pour rechercher la vérité qui devrait guider notre conscience. Il y a un procès perpétuel qui est fait au bolchévisme, puis au trotskysme (nécessité oblige) sur la formule faussement attribuée : « la fin justifie les moyens ». Dans son ouvrage «Leur morale et la nôtre », Léon Trotsky indique clairement qu’il ne saurait y avoir de moyens contraires à la fin.
Un autre auteur, qui n’a rien à voir avec le communisme, Albert Camus qui était plutôt de la mouvance libertaire répondait la même chose : « La fin justifie les moyens, mais qui justifiera la fin ? A cette question sans cesse posée et jamais résolue, l’homme révolté répond : les moyens ». C’est la même idée : il ne saurait y avoir de moyens contraires à la fin, car les moyens tuent la fin s’ils sont contraires à la fin.
Pour le reste, le chemin reste ouvert : « C’est en cherchant l’impossible que l’homme a toujours réalisé le possible. Ceux qui se sont sagement limités à ce qui leur paraissait possible n’ont jamais avancé d’un pas ». Ainsi parlait Michel Bakounine.
Christian Eyschen
Secrétaire général de la Libre Pensée française
Publié le 13 Juillet 2011
L’Humanité est née libre.
La nature n’a créé ni titres, ni religions, ni Eglises, ni censure, ni propriété. L’Humanité est devenue elle-même en sortant de la préhistoire dans un long combat contre les terribles épreuves de la planète qu’elle ne connaissait ni ne comprenait.
Echappant peu à peu aux contraintes et aux entraves, y compris aux entraves et contraintes que l’Humanité avait créées, celle-ci dut, pour elle-même, affirmer ses droits.
Les droits de l’Humanité ne se sont ni affirmés ni arrachés contre d’autres prétendus « droits », d’origine inconnue.
Ils existent parce que l’Humanité existe.
Les droits de l’Humanité sont des « vérités évidentes en elles –mêmes »
Le premier de ces droits, la première de ces libertés est le droit de penser librement.
Cette liberté première et fondamentale s’appelle la liberté de conscience.
En effet, avant les Eglises, il y a l’Humanité.
En effet, au dessus des Eglises, il y a l’Humanité.
Dieux, Eglises, superstitions, dogmes sont des créations humaines et rien d’autre.
Toujours plus de conscience
« Plus de lumière ! »
A des siècles de distance, nous faisons nôtre la dernière phrase de Goethe. La liberté de conscience, c’est la liberté pour l’Humanité d’examiner et de s’examiner
L’Humanité est faillible et perfectible parce qu’elle est dotée de raison, donc de critique.
Ce que l’Humanité a fait, elle peut le défaire.
Les générations successives ne peuvent s’enchaîner mutuellement et éternellement.
A la différence des Eglises, l’Humanité libre et consciente a refusé, refuse et refusera l’infaillibilité.
Ce qui est bon pour les Papes n’est pas bon pour les hommes.
L’Humanité est perfectible, c’est-à-dire qu’elle peut se corriger et s’améliorer ; elle ne considère pas le paradis comme un passé coupable et révolu ni comme un avenir inaccessible et mythique mais comme une action de tous les jours, permise par la liberté de conscience.
Nous pouvons dire après Protagoras que « l‘homme est la mesure de toute chose »
Le génie humain est illimité. Capable de diviser la plus petite des cellules de l’Univers, il est aussi capable de modifier sa propre structure, de partir à la conquête des planètes, de travailler sur l’origine du monde et de réfléchir à son propre avenir.
Il est, hélas, capable de programmer sa propre destruction.
Le destin de l’Humanité est le projet de l’Humanité et Prométhée, le révolté, a eu raison d’arracher le feu à ceux qui en étaient les possesseurs d’après la Mythologie pour le donner aux hommes. Il est la métaphore de l’humanité en lutte pour son émancipation.
Affirmant la liberté de conscience, ce qui n’est pas autre chose que la liberté de l’Humanité, l’Humanité s’est heurtée toujours aux dogmes religieux
Chaque fois que l’Humanité a avancé, quelle que soit la manière, et qu’elle a affirmé ses droits, les Eglises ont condamné.
Publié le 1 Juin 2011
Publié le 1 Juin 2011
– COMMUNIQUÉ –
Proposition de résolution parlementaire sur la laïcité :
Une formidable hypocrisie antilaïque
Le 5 mai 2011, monsieur Jean-François Copé a déposé une proposition de résolution à l’Assemblée nationale. Sous une apparence très « radicalement laïque », c’est le masque hideux du cléricalisme qui revoit le jour. Pour monsieur Copé et consorts, la laïcité se réduit uniquement à la liberté religieuse, c’est-à-dire la « liberté » de croire, mais surtout pas de ne pas croire.
Malgré quelques formulations sibyllines sur la liberté de conscience dans les considérants, pour monsieur Copé, la laïcité, c’est la liberté religieuse et non la liberté de conscience. Rappelons que celle-ci inclut la liberté des cultes (article 2 de la loi de 1905) comme conséquence de la liberté de conscience. L’inverse n’est pas vrai. La liberté de conscience est la mère de toutes libertés, la liberté religieuse n’est qu’une fenêtre entrouverte quand la pensée est sous le boisseau des dogmes.
Selon que vous serez puissants ou misérables
Monsieur Jean-François Copé veut interdire les expressions trop « publiques » des religions. Ainsi, on peut lire : « Hors manifestations traditionnelles, nul ne peut se satisfaire d’un exercice récurrent du culte sur la voie publique, qui cause un trouble à l’ordre public. » Les Pénitents noirs et blancs ont pu ainsi défiler dans les rues dans des tenues dignes du Ku Klux Klan dans le sud de la France, sans jamais être contrôlés par la police pour « dissimulation de visage », mais les femmes voilées ont été verbalisées en mains endroits.
Une nouvelle fois, sous couvert de « laïcité », ce sont les musulmans qui sont visés par la répression de la loi.
On peut aussi s’étonner que monsieur Jean-François Copé, dans ce cadre-là, cite l’article 9 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l'enseignement, les pratiques et l'accomplissement des rites ».
Expression publique, ou privée, il faudra choisir
L’hypocrisie est à son comble quand monsieur Copé préconise : « nécessaire que le principe de laïcité soit étendu à l’ensemble des personnes collaborant à un service public ainsi qu’à l’ensemble des structures privées des secteurs social, médico-social, ou de la petite enfance chargées d’une mission de service public ou d’intérêt général ; hors le cas des aumôneries et des structures présentant un caractère « propre » d’inspiration confessionnelle ».
En clair, la laïcité partout, dans les rues, les commerces, les entreprises privées, mais pas dans les écoles catholiques ou les établissements sanitaires et sociaux des Églises. De la même manière, il poursuit : « Rappelle son attachement à la mission du service public de l’audiovisuel qui, dans le respect de son cahier des charges, contribue à la liberté religieuse, en permettant aux personnes dépendantes ou invalides d’exercer leur culte ».
Et ceux qui, comme les libres penseurs, n’ont pas le droit à un temps d’antenne sur les médias publics. Sont-ce des citoyens de seconde zone ? Parce qu’ils ne croient pas, ils ne peuvent bénéficier des bontés de la liberté religieuse ?
La Fédération nationale de la Libre Pensée appelle les députés à repousser cette nouvelle atteinte à la laïcité et à la liberté absolue de conscience, qui pour des raisons électorales, utilise la laïcité comme véhicule. La loi de 1905 dans sa lettre et son esprit, a parfaitement fixé les conditions de la séparation des Eglises et de l’Etat.
La Fédération nationale de la Libre Pensée encourage les responsables politiques, élus ou non, à en respecter les dispositions. En cela, ils seront fidèles à la République.
Paris, le 1er 2011.
Publié le 23 Mai 2011
Suite a notre courrier du 1er avril dernier, voici la réponse du Maire du Mans : Jc Boulard
Le 18 avril 2011
LIBRE PENSÉE
Groupe Louis Crétois
librepensee72@hotmail.fr
Chère Madame, Cher Monsieur,
Par courrier électronique du 1er avril 2011, vous m’avez fait part de vos observations sur la présence d’une publicité pour le denier du culte à l’arrière des bus.
La convention passée entre la SETRAM et la société Clear Channel pour la diffusion de la publicité sur le réseau interdit la diffusion de publicité à caractère politique ou religieux.
La société Clear Channel a donc fait une erreur en diffusant la publicité sur le denier du culte.
Le Président de la SETRAM a rappelé à l'agence de publicité au respect de la convention.
Je vous prie de croire, Chère Madame, Cher Monsieur, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.
Jean-Claude BOULARD
Président de Le Mans Métropole
Publié le 12 Mai 2011
Nos camarades de l'association des Amis de la Commune de Paris organisent :
1871-2011: 140 ème anniversaire de la Commune de Paris
Sur les pas des Communards….
dans les rues du Mans !
déambulation organisée par l’Association des Amis de la Commune de Paris et animée par les élèves de la classe de 1ereSTG1 du Lycée Malraux d’Allonnes
DIMANCHE 22 Mai 2011,14h30*
13 rues au sud-est du Mans portent le nom de personnages de la
commune de Paris. Qui étaient-ils? Quel rôle ont-ils joué?
Nous vous invitons à les découvrir.
* Rendez-vous à l'angle de la rue G. Flourens et de l'avenue de Toulouse. (bus ligne 7: arrêt Carcassonne ou rue de Ruaudin)

Publié le 1 Avril 2011
le 28 mars 2011
Communiqué de Presse
Libre Pensée – Groupe Louis Crétois
NON à la Pub pour l’église catholique sur les bus SETRAM !
Respect de la laïcité au Mans !
Des bus de la SETRAM circulent en ce moment avec des panneaux publicitaires appelant au denier de l’Eglise catholique.
Dans une lettre adressée au Président de la SETRAM, le groupe Louis Crétois de la Libre Pensée du Mans émet la plus vive protestation contre cette atteinte à la laïcité.
Il rappelle qu’en vertu de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, les services publics sont tenus à une stricte neutralité.
La Libre Pensée demande qu’à l’avenir, la SETRAM s’abstienne de faire une telle publicité cultuelle.
LIBRE PENSEE le 28 mars 2011
groupe Louis Crétois du Mans
À M.Soulard, Président de la SETRAM
Copie à M.Boulard, Maire du Mans et Président de la CUM
Monsieur
Alertés par des citoyens manceaux, il s’avère que les bus de la SETRAM circulent avec des panneaux publicitaires appelant au denier de l’église catholique !
Nous tenons à vous faire part de notre vive protestation concernant cette atteinte à la laïcité.
Comment une telle dérive a-t-elle pu se produire ?
Le Groupe Louis Crétois de la Libre Pensée du Mans vous rappelle qu’en vertu de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, les services publics sont tenus à une stricte neutralité.
Nous vous demandons, qu’à l’avenir, la SETRAM s’abstienne de faire une telle publicité cultuelle.
En espérant avoir votre point de vue sur cette question, veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de nos sentiments républicains.
Groupe Louis Crétois de la Libre Pensée
Publié le 16 Mars 2011
Publié le 13 Mars 2011
LA FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE PORTE A LA CONNAISSANCE DE TOUS LE COMMUNIQUE DE LA FÉDÉRATION DE LA LIBRE PENSÉE DE HAUTE- LOIRE
Le Président de la République en visite au Puy en Velay le 3 mars dernier a été accueilli à la cathédrale par M. Brincart, représentant du culte catholique, suivi d’un déjeuner « au couvent des sœurs de st- Jean ».
Le Chef de l’Etat a dans son discours insisté sur les racines « chrétiennes » de la France et de l’Union européenne, n’hésitant pas à affirmer : « la chrétienté nous a laissé un magnifique héritage de civilisation et de culture ».
Civilisation et culture l’obscurantisme, le fanatisme, les bains de sang et les crimes expéditifs des croisades, des bûchers, des tortures et de
l’Inquisition ? Civilisation et culture les massacres de la Saint Barthélémy, les guerres de religion ? Civilisation et culture le parti pris de l’église catholique pour la royauté et
la contre révolution ? Civilisation et culture, le soutien de l’église de France à l’Etat Français du Maréchal Pétain ?
Pour la Libre Pensée, l’héritage de la République, c’est celui des Lumières et de la Révolution Française, c’est celui de la loi de 1905 qui dispose que la République « ne reconnaît, ne subventionne ni ne salarie aucun culte ». La place des élus n’est ni dans le cathédrales, ni dans les couvents !
Le chef de l’Etat a démontré par ses propos qu’il entend bien soumettre le pays au Vatican, fidèle aux principes de l’Union Européenne qui prône un « dialogue ouvert, transparent et permanent » avec les religions, ce qui est contraire avec la laïcité. Le prétexte au voyage présidentiel était la réfection de l’Hôtel -dieu. Ces déclarations confirment bien le caractère cultuel de ce projet, pour lequel droite et gauche œuvrent de concert.
Le Président de la Région Auvergne s’est d’ailleurs offusqué publiquement de ne pas avoir été invité aux festivités. Frappé d’amnésie quant à la Loi de 1905, il souligne « ce manquement à la courtoisie républicaine » et revendique le lourd financement de la Région dans la rénovation de l’Hôtel- dieu, initié selon ses dires « par Marcel Schott et Arlette Arnaud-Landau, alors président de la communauté d’agglomération et maire du Puy ».
C’est au total « 4,1 millions d’euros attribués par la Région, dont 3,28 millions au titre du volet territorial du contrat de projet Etat-Région ».
La Fédération Départementale de la Libre Pensée 43 exige le respect des principes laïques : pas d’argent public pour les projets religieux, pas d’élus de la République dans les lieux de culte !
Publié le 26 Janvier 2011
En ce moment, beaucoup de responsables politiques, venus de tous les horizons, clament haut et fort qu’ils sont les chevaliers blancs de la défense de la laïcité lorsqu’apparaît au coin de la rue un fidèle musulman peu enclin à la discrétion ou une femme voilée. Leur zèle bruyant à contester la liberté de conscience, y compris en exerçant leur office de législateur, n’a d’égal que leur silence face aux atteintes véritables à la laïcité.
À la demande de l’aumônier de cette arme, le 18 mai 1962, le pape Jean XXIII a publié un bref par lequel il a placé la gendarmerie sous la protection de Sainte-Geneviève. Seule la jeune fille pure qui rendit la vue à sa mère après s’être signée au-dessus d’un seau d’eau et soutint vaillamment le moral des Parisiens, au Vème siècle, devant la possible arrivée des Huns pouvait devenir la « patronne céleste de Dieu » de la maréchaussée. Forts de cet éminent patronage, en présence des autorités de l’État et souvent des élus locaux, les gendarmes fêtent dignement Sainte-Geneviève en se rendant à la messe, sur ordre du commandement, pendant le temps de service et en tenue. Or, cette pratique, que d’aucuns qualifieraient d’anodine coutume française, est parfaitement illégale. Aux termes de l’article L. 4121-2 du code de la défense, auquel les gendarmes sont soumis, « Les opinions ou croyances, notamment philosophiques, religieuses ou politiques, sont libres. Elles ne peuvent cependant être exprimées qu’en dehors du service et avec la réserve exigée par l’état militaire. Cette règle s’applique à tous les moyens d’expression. […] » Les gendarmes qui souhaitent pratiquer un culte peuvent donc le faire, y compris dans les enceintes militaires desservies par l’aumônerie des armées, mais avec discrétion et en dehors du service. Leur qualité d’officiers de police judiciaires devrait d’ailleurs les astreindre à la plus grande réserve.
Du képi à la crèche
De même, nombreux sont les édiles qui autorisent des occupations temporaires du domaine public pour y installer des crèches de Noël, voire utilisent le personnel municipal pour les édifier. Là encore, des laïques d’opérette, plus à l’aise avec les nostalgiques de Vichy qu’avec les défenseurs des droits de l’homme et de la liberté de conscience, y voient une innocente tradition française. En vérité, les décisions des maires ou des conseils municipaux autorisant l’installation de crèches sur le domaine public enfreignent gravement la Loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Églises et de l’État dont l’article 28 dispose qu’« il est interdit […] d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant aux cultes, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. » Sur requête de l’ancien maire de la commune de Montiers (Oise), scandalisé par l’installation d’une crèche de Noël en contrebas de l’église et tout près du monument aux morts, le tribunal administratif a annulé la décision d’octobre 2008 d’édifier un tel signe religieux, le 1er décembre 2010. En dépit de la sanction du juge, l’actuel maire de Montiers a maintenu la crèche de Noël 2010. Cette violation volontaire des lois de la République par un élu est inacceptable.
Agissons pour faire respecter la loi de 1905
Paris le 16 janvier 2011
Publié le 26 Janvier 2011
Communiqué du 24 janvier 2011
Loin des clichés véhiculés par les lobbies liberticides pro-life, une loi laïque de liberté, une loi du choix
Le président de la Libre Pensée, Marc Blondel, le président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, Jean-Luc Romero, le président du Comité Laïcité-République, Patrick Kessel, appellent les sénateurs à voter, mardi 25 janvier 2011, en faveur de la proposition de loi relative à l’assistance médicalisée à mourir dans la dignité présentée par la commission des affaires sociales du Sénat.
Cette proposition de loi, si elle était votée, permettrait aux Français – comme aux Néerlandais depuis 2001, aux Belges depuis 2002, aux Luxembourgeois depuis 2009 – de bénéficier d’un véritable choix lorsque la mort est là, inéluctable. Le choix de bénéficier d’un accès universel aux soins palliatifs, qui n’existent dans notre pays que de manière très partielle (15% à 20% seulement des personnes qui devraient en bénéficier – rapport IGAS 2010) ou le choix de bénéficier d’une aide active à mourir, pour ceux qui préfèrent décider en conscience, de manière lucide et réitérée, du moment où devra intervenir la fin.
Puisque la loi du 22 avril 2005 dite loi Leonetti permet déjà de hâter la mort, il faut légiférer pour que le patient et lui seul prenne la décision – et non son médecin ou ses proches – et pour que la mort arrive dès que l’acte médical est exécuté alors qu’il n’intervient aujourd’hui – dans le cas d’une sédation terminale – qu’aux termes de plusieurs jours de souffrance abominables et inutiles, voire plusieurs semaines.
Aux sénateurs, nous disons qu’il faut changer la loi pour faire cesser les hypocrisies qui causent bien souvent trop de drames dans notre pays, pour une loi du « mourir librement » pour ceux qui le souhaitent et le demandent.

Publié le 20 Novembre 2010
Régionalisme, communautarisme, racisme, chasse aux immigrés, expulsion des roms, stigmatisation des étrangers… La Libre Pensée n’accepte pas cette politique réactionnaire et défend l’égalité et la laïcité républicaine.
Quelques soient leurs origines, leurs croyances ou non, leurs régions, tous les citoyens doivent avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs. Nous ne voulons pas d’un système de discriminations quelles qu’elles soient qui conduisent à diviser le peuple en communauté plus ou moins hostiles les unes envers les autres.
COMMUNAUTARISME ET LAICITE
Qu’est ce que le communautarisme ? Quel danger pour la démocratie ? Quelles solutions ?
Venez à la réunion publique de la Libre Pensée, animée par Michèle Vincent, vice présidente de la Fédération Nationale de la Libre Pensée et responsable de la commission « droits de l’Homme et condition féminine », qui aura lieu :
Le Jeudi 25 Novembre 2010
Maison des associations, salle 2
A 20h00

Publié le 14 Novembre 2010
Publié le 11 Novembre 2010
Une vingtaine de personnes a bravé le froid, le vent et la pluie pour participer a notre deuxième rassemblement, avec la Libre Pensée, la Ligue des droits de l'Homme, l'Arac. La mairie d'Allonnes était aussi présente...
Voici le discours de Gerard Désiles, président de la libre pensée de la Sarthe.
Ce 11 novembre 2010, de tels rassemblements pacifistes se tiennent dans une quarantaine de villes. Ils ont été appelés par l'Association Républicaine des Anciens Combattants, la Ligue des droits de l'Homme, la Libre Pensée, l'Union Pacifiste, le Mouvement de la Paix et d'autres organisations.
92 ans après la fin de la guerre 14-18, ce monde inquiet et en crise sent toujours la poudre.
Suite à l'effondrement de l'URSS et la fin de la guerre froide, on a prétendu que le monde était en paix. Mais après la guerre froide, c'est une autre forme de guerre qui existe et ce, sur tous les continents.
Il y a 365 conflits recensés dans le monde dont l'immense majorité
ne sont plus des guerres entre Etats, mais des guerres civiles. Il y a toujours un endroit du globe où l'on tue et on assassine des hommes, des femmes, des vieillards ; où l'on détruit
physiquement «l'autre».
Il y a aujourd'hui plus de 300 000 enfants- soldats à travers le monde.
Le nombre de réfugiés ne cesse d'augmenter dans des proportions alarmantes: 1,4 million en 1960; 19 millions en 1998; 43 millions aujourd'hui, selon les sources officielles de l'ONU.
Les dépenses militaires se montent aujourd'hui à 1464 milliards de dollars. Soit une augmentation de +45% par rapport à 1998.
Loin de se pacifier, ce monde est mis à feu et à sang toujours davantage pour le plus grand profit des capitalistes et des marchands d'armes.
Ce sont toujours les USA qui veulent directement ou indirectement dominer le monde et régenter les pays sous leur houlette ou sous la botte de leur armée selon leurs intérêts économiques et stratégiques.
Il y a aujourd'hui 761 bases militaires américaines à travers le monde.
N'y aurait-il rien à faire contre cet état de fait?
Aux Etats-Unis même, le mouvement de résistance se poursuit au travers des initiatives prises par la coalition « US labour against the war »(le mouvement ouvrier américain contre la guerre) . C'est ainsi qu'un certain nombre de nos organisations ont répondu le 20 mars 2010 à l'appel de 50 jeunes américains à une journée internationale contre la guerre et l'occupation de l'Afghanistan, de l'Irak, de la Palestine ,de Haïti et contre la présence des bases militaires américaines à travers le monde. (c'était le 7eme anniversaire de l'invasion américaine de l'Irak).
Dans cet appel on pouvait lire ceci: « Nous refusons de tuer et de mourir pour les grandes firmes capitalistes américaines! Nous voulons de vrais emplois, un enseignement de qualité et l'accès à la culture! Nous voulons un avenir! Retrait immédiat des troupes américaines et des troupes de l'OTAN! »
On ne peut se taire sur ce qui se passe en Orient: on tue toujours plus de civils en Irak et en Afghanistan. Ces pays sont plongés dans le chaos et l'horreur avec son lot d'assassinats, tortures massacres de civils comme viennent de le révéler les rapports publiés par Wikileaks.
En octobre 2010, un 50ème français a, comme ils disent, «perdu la vie au combat» en Afghnistan.
Comment ne pas comprendre la révolte du peuple palestinien quand ses droits sont piétinés depuis 1947? Son droit le plus élémentaire: vivre sur sa terre lui été retiré par les Grands de ce monde.
Il y a de quoi être révolté quand les médias aux ordres mettent sur le même plan la violence des bourreaux et celle des victimes. Tout cela béni par des religions hypocrites qui sont ravies qu'on leur demande d'être les entremetteuses de cette farce sinistre et sanglante.
Et c'est à qui ,à l'Elysée et à Matignon, fera le plus de courbettes au goupillon, à la Kippa et au croissant. Sous les lambris dorés des gouvernants, on ne parle plus de laïcité, d'égalité, de séparation des Eglises et de l'Etat, mais de «respect des communautés».
Et on entend ce discours d'un autre âge: pour éviter les guerres tribale, reconnaissons les tribus, donnons leur des droits particuliers.
Finie la notion de citoyens, finie la laïcité de l'Etat.
L'Etat est au service des communautés religieuses : c'est le concordat qui revient.
Ce monde-là, nous le refusons . Libres Penseurs, pacifistes internationalistes, nous ne cesserons de lutter pour la paix, pour la concorde universelle..
C'est pourquoi la Libre Pensée oeuvre à la proclamation, en août 2011 à Oslo, de l'Association Internationale de la Libre Pensée pour que , contre l'internationale totalitaire, cléricale, capitaliste et militariste, se dresse une internationale de la liberté de conscience et de l'émancipation humaine.
Pour conclure, je voudrais ajouter,
S'agissant du combat pour la réhabilitation des fusillés pour l'exemple,que c'est une oeuvre de justice pour les victimes, leurs familles et leurs descendants.
Ce que nous voulons honorer, rétablir et faire reconnaître, c'est que ces hommes avaient le droit d'avoir peur, voire de se révolter contre la barbarie de la guerre et refuser de se faire massacrer pour des intérêts qui n'étaient pas les leurs.
Notre combat vise à faire reconnaître le droit à la désobéissance quand sa vie ou celle des autres en dépend. C'est aussi cela le respect absolu de la liberté de conscience.
Dans ce combat mené en commun, nous avons contraint le Président de la République à reconnaître la justesse de notre cause: les fusillés pour l'exemple n'étaient pas des lâches.
MAIS IL SE REFUSE TOUJOURS A PRONONCER LEUR REHABILITION.
C'est pourquoi le congrès national de la Libre Pensée de Bordeaux (en août 2010) a adopté une lettre ouverte aux parlementaires pour qu'ils déposent une proposition de loi pour la réhabilitation collective de tous les fusillés pour l'exemple.
A ce jour, six conseils généraux ont réclamé publiquement la réhabilitation collective. Auparavant, en 2008, un groupe parlementaire avait déposé une proposition de loi en ce sens au Sénat qui n'a pas encore abouti à ce jour.
Nous réclamons justice pour eux et leur famille .
Déjà, dans les années 20, nos organisations déclaraient: «Bien qu'ils soient morts, il reste un point excessivement pénible (ils auraient pu être tués dans les combats): c'est que les veuves, les orphelins et les vieux parents qu'ils ont laissés ont sur leur conscience un déshonneur qui est inadmissible».
Il faut savoir que la femme d'un fusillé de guerre ne touchait pas la pension de veuve de guerre et que ses enfants ne pouvaient pas être déclarés pupilles de la nation.
Aujourd'hui comme hier, nous affirmons haut et fort :
Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes,
Fraternité entre les peuples,
Maudite soit la guerre, Maudites soient toutes les guerres !

Publié le 7 Novembre 2010
Maudite soit la guerre,
Maudites soient toutes les guerres!
Réhabilitation des fusillés pour l'exemple *
RASSEMBLEMENT PACIFISTE
avec l'Association Républicaine des Anciens Combattants,
la Libre Pensée, la Ligue des Droits de l'homme.
Jeudi 11 novembre 2010 à 14h
ALLONNES
devant le monument, place de la Paix, vieux bourg.
*Plus de 600 soldats français, dont 7 sarthois, ont été fusillés "pour l'exemple" pendant la guerre 14-18.
Le 11 novembre 2009, la commune de Saint-Michel de Chavaignes a réhabilité Maurice Joubert.
Ce 11 novembre 2010, Emile Lhermenier sera réhabilité dans sa commune d'Yvré l'évêque.
Exigeons de la nation la réhabilitation collective de tous les fusillés pour l'exemple!
Voir aussi le blog d'Eric Viot
Publié le 17 Octobre 2010
FÉDÉRATION DE PARIS DE LA LIBRE PENSÉE
10-12 rue des Fossés-Saint-Jacques
75005 Paris - Tél. : 01 46 34 21 50
COMMUNIQUE
"Je suis jeune, tendez moi la main", Arthur Rimbaud
La Libre Pensée, plus vieille association de ce pays, combat tous les esclavages et tous les dogmes.
La Libre Pensée a compté dans ses rangs Victor Hugo, Victor Schoelcher, abolitionniste de l'esclavage, Ferdinand Buisson et Aristide Briand, rédacteurs de la loi laïque de 1905 et Jean Jaurès.
Combattant contre tous les dogmes et contre toutes les répressions, la Libre Pensée est du côté de toutes les révoltes.
La Libre Pensée salue, avec émotion, la généreuse levée en masse de la jeunesse de ce pays qui combat pour le retrait de la "réforme" des retraites.
La Libre Pensée salue cette révolte de la jeunesse, digne de la jeunesse de la Révolution française, de la Commune de Paris, de la Résistance, du refus des guerres coloniales.
La Libre Pensée condamne, avec force, la répression policière ayant déjà abouti à de graves blessés.
La Libre Pensée est du côté de la jeunesse contre toutes les forces obscurantistes.
Paris, le 16 octobre 2010
Publié le 1 Octobre 2010
Conférence publique.
La libre Pensée commença à faire parler d'elle au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, grâce à quelques humanistes républicains qui n'acceptaient pas le cléricalisme d'une Église qui voulait régenter la vie des citoyens de leur naissance à leur mort, mais aussi peser sur les lois et sur la politique du pays.
Dès la création de la IIIe République, des sections de Libre Pensée se créèrent, comme à Château-du-Loir, en 1882, sous l'impulsion du sénateur-maire Le Monnier.
L'anticléricalisme des libres penseurs de cette époque fut en partie satisfait par l'adoption de quelques lois comme celle sur la laïcisation de l'école et sur la séparation des églises et de l'État qui mettait fin à la mainmise de la religion catholique sur l'école et lui ôtait son influence sur les institutions et l'État.
Plus d'un siècle s'est écoulé, la Libre Pensée est toujours là pour lutter contre de nouveaux cléricalismes et veiller au respect de ces lois fondamentales en démocratie.
Mais qu'est-ce qu'être libre penseur
au XXIe siècle ?
C'est pour répondre à cette interrogation que la section de la Libre Pensée castélorienne invite toutes les personnes désireuses de mieux connaître cette organisation à venir écouter
Hansi Brémond,
membre de la Commission Administrative Nationale,
vendredi 15 octobre, à 20 h 30,
à la salle Chevallier de Château-du-Loir.
retrouvez également la Libre Pensée à la 25ème heure du livre au Mans,
les 16 et 17 octobre 2010