Le blog de la Fédération de la Sarthe de la Libre Pensée.
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Bonne visite !!
Nous avons le regret de vous faire part de notre surprise et de notre désapprobation quant à votre courrier d’invitation adressé aux citoyens de Joué l’Abbé pour les cérémonies du 11 novembre 2022.
Vous annoncez ces cérémonies du 11 novembre 2022 en indiquant notamment à «11h00 : recueillement à l’Eglise », suivi d’une remise de gerbe au monument aux morts, d’un vin d’honneur et d’un banquet.
Les cérémonies officielles, communales, publiques, du 11 novembre, s'adressent par nature à l'ensemble des citoyens sans distinction particulière ou communautaire. Or un recueillement dans une Eglise nous semble être une cérémonie de nature religieuse s'adressant aux croyants, et qui ressort, de fait, de choix privés.
Appeler l'ensemble des citoyens, dans un document officiel et communal, à participer à un évènement religieux, quelle que soit la religion, est une atteinte incontestable à la laïcité et à la liberté de conscience dès lors que l’invitation est lancée par une autorité publique ou une de ses institutions intermédiaires.
La municipalité, les élus de la République, et vous Madame le Maire, en qualité de premier magistrat, devez être les garants du respect de la séparation de l’Église et de l’État.
Accréditer une confession est contraire à la laïcité de l'État.
Permettez-nous de vous rappeler l’article 2 de cette loi de Séparation des Églises et de l’État de 1905 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».
Il ne s’agit pas pour nous de remettre en cause la liberté de culte et son organisation, qui découlent du principe de séparation défini par cette loi de Décembre 1905, mais au nom de ce même principe de séparation, de s’interdire toute confusion.
L’Eglise catholique a parfaitement le droit d’organiser une cérémonie à l’occasion du 11 novembre. Les élus, à titre privé, ont parfaitement le droit d’y assister s’ils ne s’affichent pas es-qualité. Il revient aux cultes de faire eux-mêmes, par leurs propres moyens, leur publicité.
De même, votre municipalité a raison d’organiser des cérémonies du 11 novembre et d’y convier les citoyens. Seulement, il serait préférable d’éviter une confusion entre ce qui relève du public, des collectivités et de la République d’un côté et ce qui relève d’un culte, du privé et du religieux de l’autre.
Nous vous demandons en conséquence, Madame le Maire, de bien vouloir nous informer des dispositions que vous comptez prendre pour que de telles dérives ne se renouvellent à l’avenir.
Veuillez croire, Madame la Maire, à notre attachement au respect de la laïcité.
A Neuville sur Sarthe comme ailleurs ; Non à la propagande religieuse dans le bulletin municipal !
Nous venons d’être informés par plusieurs citoyens soucieux du respect de la laïcité, de manquements à celle-ci dans la commune de Neuville sur Sarthe.
Depuis plusieurs années, le bulletin municipal de cette commune sarthoise offre régulièrement des espaces de promotion au culte catholique notamment dans une rubrique dénommée « Il y a une église dans mon village ».
Dans le dernier bulletin, une page complète est consacrée à une interview du nouveau curé d’une paroisse, M. Cléret. Celle-ci se termine par un encart avec les coordonnées de la paroisse et les dates et lieux des messes de noël à venir.
En 2020, la rubrique « il y a une église au cœur de mon village » était consacrée au pardon chrétien. Directement rédigée par le curé, M. Kalubi-Walelu, cette page faisait également la promotion du blog de la paroisse.
En 2021, les citoyens de la commune avaient le droit à une communication de la paroisse sur la pandémie en cours, sur le baptême, sur le catéchisme avec encore une information pour participer aux messes de noël.
Comment comprendre une telle publicité pour une religion dans un bulletin municipale alors que notre République est laïque depuis 1905 ? La commune de Neuville sur Sarthe dispose-t-elle d’un culte reconnu officiellement dont la promotion est possible par l’argent public utilisé pour publier le bulletin municipal !?
Le bulletin municipal n’est pas un bulletin paroissial !
Permettre la promotion d’une Eglise dans les colonnes d’un bulletin municipal c’est manquer au respect de la laïcité de nos institutions, c’est toucher au principe d’égalité et de liberté de conscience, en faisant la promotion d’une institution qui ne concerne qu’une partie des citoyens (moins d’un français sur deux est catholique et la plupart des catholiques sont non pratiquants). Enfin c’est faire la promotion d’une organisation et d’une idéologie, contestable et contestée par bien des citoyens, de par ses prises de position (mariage pour tous, droit à l’IVG, droit de mourir dans la dignité…) ou par les nombreux scandales qui entourent une partie de son personnel (rapport Sauvé par exemple).
Il faut respecter la loi.
La publication répétée d’annonces religieuses dans le bulletin municipal peut être considérée comme une reconnaissance de l’Église catholique comme le culte officiel de la commune.
La publication de ce bulletin municipal étant financé par la municipalité c’est-à-dire par l’impôt, cela peut être considérée comme une subvention déguisée en faveur de l’Église.
La République n’est ni juive, ni catholique, ni musulmane, ni athée, elle est neutre en matière de religion !
La loi de 1905 établit la laïcité de nos institutions. Celle-ci permet la liberté de conscience de tous et toutes quelles que soient leurs convictions religieuses ou philosophiques. La loi du 9 décembre 1905 a institué la séparation des Églises et de l’État, en interdisant la reconnaissance juridique des religions et leur financement public. Deux articles concentrent l’essence même de cette loi.
Art 1 : « La République assure la liberté de conscience »
Art 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte »
La municipalité, les élus de la République, et le Maire, en qualité de premier magistrat, doivent être les garants du respect de la séparation de l’Église et de l’État.
Il ne s’agit pas pour nous de remettre en cause la liberté de culte et son organisation, qui découlent du principe de séparation défini par cette loi de 1905, mais au nom de ce même principe de séparation, de s’interdire toute confusion.
Aussi nous vous demandons, Madame le Maire, mesdames et messieurs les conseillers municipaux,de faire respecter l’esprit et la lettre de la loi de Séparation de 1905 : c’est à la paroisse de prendre en charge la publicité pour les cérémonies cultuelles dans ses propres publications. Le bulletin municipal qui est à la charge et au service de tous les contribuables n’a pas à servir de tribune à une religion, quelle qu’elle soit !
La Libre Pensée de la Sarthe demande que les publications municipales cessent de permettre la promotion d’une religion ou d’une option philosophique particulière.
Communiqué de la Fédération Sarthoise de la Libre Pensée.
En Sarthe, comme ailleurs, pas un euro de fonds publics pour les écoles privées !
Depuis que l’Institut Catholique de l’Ouest autoproclamé « Université » a exprimé son souhait de s’installer au Mans, les sarthois assistent au triste spectacle de nombres d’élus qui se vautrent dans le cléricalisme et s’assoient sur la laïcité garantie notamment par la loi du 9 décembre 1905 et les grandes lois scolaires de 1881-1882.
Dès le départ, le maire du Mans, Stéphane Le Foll, s’est réjoui dans la presse, qu’un tel établissement puisse s’installer dans la ville et a apporté son soutien au projet.
Dans notre communiqué du 6 février 2020, la Libre Pensée de la Sarthe réagissait : « L’enseignement privé n’a jamais été et ne sera jamais le complément de l’enseignement public. Il est concurrentiel et sert bien souvent à affaiblir l’école publique, laïque et obligatoire.
C’est pourquoi, les libres penseurs de la Sarthe seront particulièrement vigilants à ce qu’aucune aide matérielle ou financière publique ne soit accordée à cet établissement privé par quelle que collectivité régionale, départementale ou municipale.
De la maternelle à l’enseignement supérieur, les libres penseurs continuent de porter cette revendication laïque et historique du mouvement ouvrier : Fonds publics à l’école publique ! Fonds privés à l’école privée !
C’est pourquoi nous n’avons de cesse de réclamer l’abrogation de la loi Debré de 1959 qui permet aujourd’hui le détournement de plus de 10 milliards d’euros publics, chaque année au profit de l’enseignement privé confessionnel. » […] « Les établissements privés catholiques ne sont pas des écoles comme les autres, ce sont des moyens pour une institution religieuse d’embrigader une partie de la jeunesse. De l’aveu même des dirigeants de cet institut, la Sarthe est présentée comme une « terre de mission ».»
Depuis lors, nous avons, avec le Comité de Vigilance Laïque, pris position, rencontré le maire et alerté la presse et nous poursuivons cette lutte pour le respect de la laïcité. M. Le Foll s’en moque, il a choisi pour faire sa rentrée, le 2 septembre, de faire une conférence, non pas dans une école publique de sa ville, ni à l’université du Maine mais bien dans les locaux de l’Institut Catholique à Angers ! Apportant une nouvelle fois un soutien incontestable à cette institution.
Faut-il rappeler à cet élu qui aspire aux plus hautes fonctions de l’Etat, que le devoir des républicains est de défendre et soutenir l’enseignement public et de garantir la laïcité de l’école publique et de l’Etat ? C’est d’autant plus urgent que l’Université publique est attaquée de toute part et est plongée dans une grande misère conséquence des politiques de destructions menées par les gouvernements successifs.
Du côté de la majorité départementale, ce n’est pas mieux. Dans le magazine du conseil départemental de la Sarthe paru en septembre 2021, la nouvelle assemblée donne ses objectifs. Dans le point 5 sur l’Education (page 13), il est inscrit : « Soutenir les projets innovants comme […] l’installation de l’Université Catholique de l’Ouest au Mans et de nouvelles filières ». Il parait clair que M. Le Mener, président du conseil départemental de la Sarthe et son assemblée vont subventionner ou aider matériellement l’installation de l’Institut allant au-delà même du cadre de la loi qui normalement a chargé le conseil régional (et non départemental) de l’échelon de l’université.
Si la Libre Pensée ne cesse de dénoncer les subventions versées à l’enseignement privé dans le cadre de la loi Debré (les communes aux écoles primaires, les départements aux collèges et les régions aux lycées et universités), elle comprend encore moins cet empressement des élus sarthois d’aider financièrement ou matériellement des établissements privés au-delà de leur obligation légale.
La libre pensée appelle à la mobilisation de tous les laïques ! L’unité est nécessaire pour empêcher tout aide publique à cette entreprise cléricale. D’ores et déjà, la Libre Pensée et de nombreuses organisations du Comité de Vigilance laïque sarthois se sont rassemblées pour mettre en échec ces atteintes à la laïcité.
Pas un euro de fonds publics à l’école privée !
Pour la défense de l’université républicaine!
Abrogation de toutes les lois antilaïques !
Retour à un strict respect de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905 !
Le Mans, le 2 octobre 2021
Post-scriptum :
La libre pensée ne vous distribuera pas ce communiqué lors de la 25e heure du livre, puisque le même Stéphane Le Foll a fait le choix de transformer cette fête culturelle en excluant les associations qui y participaient depuis le début dans les années 80.
Nous, Libres penseuses et Libres penseurs du sud du département de la Sarthe, résidant dans les secteurs d’Ecommoy, Changé, Parigné l’Evèque, nous saisissons de ce jour du 18 mars 2021 pour officialiser la naissance de notre groupe : le groupe Louise Michel.
A l’heure où notre gouvernement maintient et aggrave les attaques contre la République, ses principes, ses services publics, bafoue un siècle et demi d’acquis démocratiques souvent payés du sang des ouvriers, et tout cela, comble d’ironie, au nom même des principes républicains, il nous est apparu naturel de nous inscrire dans la continuité de ceux qui, pour paraphraser Marx, « montèrent à l’assaut du ciel ».
Pendant ces 72 jours qui ébranlèrent l’Histoire, les Communards ont accompli un travail immense, avec la mise en place d’une véritable démocratie et des avancées sociales considérables, comme l’intégration des étrangers à part entière, l’abolition de l’esclavage, la suppression du budget des cultes, l’émancipation des femmes et bien d’autres mesures encore. Le châtiment fut à la mesure du crime, un bain de sang inonda Paris.
Dans ces conditions, il nous est apparu ô combien légitime, sinon naturel de donner pour nom à notre nouveau groupe celui de celle qui fut jusqu’au bout et sans jamais flancher de tous les combats, et qui paya son militantisme de sa vie, Louise Michel.
Camarades et ami(e)s, le combat continue. Nous ne laisserons pas ce gouvernement profiter de la situation sanitaire pour confisquer sans vergogne les acquis de nos luttes passées, souvent chèrement, comme le furent celles des Communards.
Il n’est jamais trop tard, ne lâchons rien.
Ni dieu ni maître, à bas la calotte et vive la Sociale.
Le Mans : Pas de financement public pour la catho !
Les libres penseurs de la Sarthe ont pris connaissance dans la presse régionale de la volonté de l’institut catholique auto-proclamé « Université catholique de l’ouest » d’établir une antenne au Mans d’ici 2022.
Un enseignement concurrentiel de l’enseignement public.
Les libres penseurs s’inquiètent notamment de l’attitude du maire du Mans Stéphane Le Foll qui semble se réjouir, dans la presse, de l’installation d’un tel établissement dans sa ville.
Faut- il rappeler à cet élu que le devoir des républicains est de défendre et soutenir l’enseignement public ?
L’enseignement privé n’a jamais été et ne sera jamais le complément de l’enseignement public. Il est concurrentiel et sert bien souvent à affaiblir l’école publique, laïque et obligatoire.
C’est pourquoi, les libres penseurs de la Sarthe seront particulièrement vigilants à ce qu’aucune aide matérielle ou financière publique ne soient accordée à cet établissement privé par quelle que collectivité régionale, départementale ou municipale.
De la maternelle à l’enseignement supérieur, les libres penseurs continuent de porter cette revendication laïque et historique du mouvement ouvrier : Fonds publics à l’école publique ! Fonds privés à l’école privée !
C’est pourquoi nous n’avons de cesse de réclamer l’abrogation de la loi Debré de 1959 qui permet aujourd’hui le détournement de plus de 10 milliards d’euros publics, chaque année au profit de l’enseignement privé confessionnel.
Un enseignement religieux et politique
Les établissements privés catholiques ne sont pas des écoles comme les autres, ce sont des moyens pour une institution religieuse d’embrigader une partie de la jeunesse. De l’aveu même des dirigeants de cet institut, la Sarthe est présentée comme une « terre de mission ». Rappelons également que cet institut a organisé en son sein la mobilisation contre le mariage pour tous, il y a quelques années.
La République ne doit favoriser aucun culte.
La République n’est ni juive, ni catholique, ni musulmane, ni athée, elle est neutre en matière de religion !
A l’heure où les débats sur la laïcité sont omniprésents et où certains voudraient la fourvoyer pour en faire un instrument de coercition à l’encontre de nos concitoyens musulmans, il nous apparait d’autant plus urgent de respecter à la lettre la séparation stricte des Eglises et de l’Etat garantie par la loi de 1905.
La libre pensée appelle à la mobilisation de tous les laïques ! L’unité est nécessaire pour empêcher tout aide publique à cette entreprise cléricale. D’ores et déjà, la Libre Pensée et de nombreuses organisations du Comité de Vigilance laïque sarthois se sont rassemblés pour adopter une position commune. De même nous nous félicitons des nombreuses prises de positions de partis ou de syndicats.
Collectif 72 pour le retrait de la loi «sécurité globale»
Le collectif pour le retrait de la loi «sécurité globale» de la Sarthe composé d’une trentaine d’associations, de syndicats et de parti politique a pris connaissance du communiqué de la Coordination nationale «STOP LOI SECURITE GLOBALE» du 24 décembre 2020 qui appelle en janvier 2021 à une nouvelle marche de la liberté le samedi 16 janvier partout en France avant un grand rassemblement le samedi 30 janvier à PARIS.
Compte-tenu de ce nouveau calendrier national, notre collectif départemental a décidé d’appeler à manifester au Mans le 16 janvier 2021(et non le 9 comme prévu initialement)
POUR LE RETRAIT DU PROJET DE LOI SÉCURITÉ GLOBALE.
Devant la persistance du gouvernement à maintenir ses projets liberticides et à aggraver par décret le fichage des citoyens en profitant de l’état d’urgence sanitaire... le collectif appelle plus que jamais à la mobilisation.
RIEN N’EST JOUÉ! INVERSONS LE COURS DES CHOSES!
Amplifions la mobilisation pour la protection des libertés fondamentales, publiques et privée.
«La force publique est instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée» (Déclaration des droits de l’Homme).
Nous diffusons, aujourd'hui, ce communiqué de nos camarades de la Libre Pensée du Maine et Loire. Il s'agit d'une prise de position contre le financement public des écoles désespérance banlieue. Ce communiqué va, bien entendu, dans le même sens que les actions entreprises par notre fédération et d'autres associations laïques en Sarthe contre ce projet réactionnaire aidé et financé parfois par des collectivités locales.
COMMUNIQUÉ DE LA FÉDÉRATION DÉPARTEMENTALE
DE LA LIBRE PENSÉE DE MAINE-ET-LOIRE
31, rue Marx-Dormoy – 49800 TRELAZE
À propos des subventions de la Région Pays de Loire aux écoles « Espérance banlieue »
Après la Région Ile-de-France, la région Auvergne Rhône-Alpes et le département des Bouches du Rhône, la Région des Pays-de-Loire vient de décider d’accorder d’importantes subventions à deux établissements privés hors contrat, un à Angers et un au Mans. Il s’agit d’écoles fondées sur des a priori idéologiques construits sur un substrat religieux et politique.
Si le projet pédagogique est « a-confessionnel », mais ne se réclame que de pédagogues chrétiens, l’objectif affiché est de « développer le sens de l’appartenance à la France », une France chrétienne, donc. Ce n’est pas celle de la Séparation.
Sur le site de l’association initiatrice, le « Réseau Espérances Banlieues » on peut lire :
« Plus de 800 élèves de la maternelle à la 3ème sont accueillis dans les 17 écoles du réseau ». Cela fait une moyenne de 47 élèves par école. Ou établissement. Si on fait le même calcul (nombre d’élèves divisé par nombre d’établissements) pour l’Éducation nationale, on aboutit à plus de 200 élèves par établissement en moyenne... Les fonds publics importants d’Espérance banlieues viennent des collectivités territoriales, certes, mais aussi du Fonds social européen et d’organismes étatiques.
Mais les fonds privés sont décisifs et significatifs.
Un projet pédagogique et politique.
La fondation Bettencourt-Schueller, du nom de feu la mamie de l’Oréal, est la première citée parmi les « grands bienfaiteurs », mais on y trouve aussi, Bouygues, le Crédit agricole, Engie, Suez et le marchand d’armes Safran…
Bref, avec ses 50 000 € dont elle prive l’École publique, la région Pays-de-Loire, comme celles qui l’ont précédée dans cette voie, sert surtout à donner une légitimité politique à ce qui est un projet politique et économique.
La page sur les buts de l’association en donne le sens : « Espérance banlieues agit au sein des quartiers pour restaurer la cohésion et lutter contre le séparatisme ». Un gros clin d’œil sur la régénération des sauvageons par l’uniforme, sur fond de remise en cause de la loi de 1905, avec la Marseillaise obligatoire tous les matins et le parfum de la « Manif pour Tous ». La fondation proteste de sa bonne foi, d’ailleurs Jean-Michel Blanquer s’est penché sur son berceau… et le Maire d’Angers a facilité sa mise au monde.
Avec la Libre Pensée, défendre la loi de 1905 !
C’est là une illustration de la constatation mille fois exprimée par la Libre Pensée : la loi Debré est à l’origine de tous les coups anti-laïques contre l’École publique.
La Libre Pensée, quant à elle, n’a pas changé de mots d’ordre : « Fonds publics à l’École publique, fonds privés à l’École privée ! ». L’École publique est mise à mal par Blanquer dans les quartiers, “Espérance Banlieues” et ses amis capitalistes veulent y faire joujou à nos frais, l’Enseignement catholique sous-contrat, qui voit quelques millions convoités s’envoler, émet quelques réserves : les voies de Dieu sont impénétrables !
En sus des milliards détournés grâce à loi Debré, des sommes importantes sont détournées des budgets des villes, des départements, des régions et de l’État pour financer cette entreprise, c’est inacceptable ! De façon misérable des « opposants farouches » écrivent « on ne voit pas pourquoi la région n’aiderait pas de manière équivalente les écoles et établissements publics. Élargir la loi Debré aux écoles du « Réseau Espérance Banlieue », c’est justement à l’étude !
Mettons-les tous d’accord :
Fonds publics exclusivement à l’École publique !
Rétablissement de l’Instruction publique et laïque !
La Libre Pensée de la Sarthe vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année malgré le climat morose. Souhaitons que nous puissions redémarrer nos activités en 2021. Pour le moment, nous continuons de manifester contre le projet de loi "sécurité globale".
Appel du collectif ; Pour le retrait «global» de la loi «Sécurité globale»
Organisations, pour l’instant, signataires de l’appel :
ADECR 72 , ARAC 72, ATTAMS 72 , ATTAC 72, CAC72, CGT 72, Collage féminicides Le Mans, Collectif RPD 72, Europe Écologie Les Verts, Fédération FAL 72, FSU 72, Génération.s Le Mans, GFEN, La CIMADE, La France Insoumise, La Libre Pensée, Le Mans Collectif Citoyen, LDH 72, NPA, Parti de Gauche, PCF 72, POI 72, RESF 72, Sortir du nucléaire 72, UNEF Le Mans, Union locale CNT de la Sarthe, UCL Sarthe, UNSA 72, ...
Communiqué commun :
Les projecteurs sont braqués sur l'article 24 de cette loi qui modifie la loi de 1881 sur les libertés et les responsabilités de la presse.
Cet article est effectivement symbolique de la gravissime dérive de la société française vers l'autoritarisme et le contrôle citoyen.
En s'attaquant à la liberté des médias le ministre de l'Intérieur et des parlementaires complices ont suscité un effet boomerang qui confirme la vitalité de l'aspiration démocratique de notre pays.
Pas de chance pour les thuriféraires de cet article honni : les violences policières qu'ils voulaient protéger se sont invitées au débat avec le sang et les larmes de celles et ceux qui en ont été récemment victimes.
Ces violences prouvent, par A + B, que la vraie priorité est de protéger les citoyens contre ceux qui ont pour rôle d’ assurer leur sécurité.
On en est là.
La police républicaine semble à terre.
Elle est détruite dans ses structures mêmes par l'incurie des politiques de sécurité. Elle finit par faire peur plus qu’elle ne protège. Elle est menacée de l'intérieur par l'influence grandissante de l'extrême droite xénophobe et raciste. C’est ce qui détermine le comportement de trop de policier.e.s, en se gardant de tous les confondre.
Nous sommes dans l'urgence démocratique.
Un autre projet de société se met en place de façon insidieuse, brique après brique, en réduisant systématiquement les libertés publiques et individuelles chèrement acquises.
C'est pourquoi il ne faut surtout pas s'arrêter à l'article 24.
Il faut être conscient que c'est l'ensemble du texte de la loi ''sécurité globale'' qui est une régression, un changement de cadre pour inscrire dans la réalité la société du contrôle généralisé.
En lisant la totalité de la loi encore en débat nous y trouvons notamment :
- Les nouvelles missions des polices municipales (articles 1 à 6) chargées de pouvoirs de police judiciaire, sous les ordres du maire, sans contrôle ni surveillance des magistrats. C'est une illustration de la volonté marquée de marginaliser de plus en plus l'autorité judiciaire dans son rôle de contre-pouvoir. Alors que, dans les équilibres démocratiques, elle a pour fonction la protection des libertés individuelles.
- Les dispositions (articles 20 et 21) sur la visio surveillance et les caméras piétons considérées par le Défenseur des droits comme une ''atteinte à la vie privée''.
- La légalisation de l'usage des drones (article 22) avec leur capacité de reconnaissance faciale pouvant identifier les personnes lors des rassemblements, tel celui de ce jour. Cette technique pourrait permettre, selon entre autres la quadrature du Net, des intimidations voire des arrestations préventives de militants. La question de l'indispensable contrôle citoyen des images produites par ces drones n'est pas débattue.
- L'assimilation à des terroristes des personnes condamnées pour violences ou menaces à l'encontre des forces de l'ordre (municipales comprises) : le texte interdit, comme pour les terroristes, la réduction de leur peine (article 23 qui dépossède la justice de ce pouvoir).
- Le port d'armes des agents des forces de l'ordre, en dehors de leur service, dans des établissements recevant du public, tels les établissements scolaires (article 25). Cette disposition est profondément inquiétante.
- Sans oublier le titre II de la loi qui amplifie de manière très préoccupante le développement du rôle des sociétés de sécurité privées.
Au vu de cet incroyable dispositif le projet est bien de passer de la ''force du droit'', pour protéger les citoyens, au ''droit de la force'' pour armer et protéger la police, au sens large, de plus en plus présente dans la société.
Comment ne pas s'interroger sur les projets sous-jacents de cette politique ?
Il semble bien qu'il s'agit de maîtriser et même de museler la société à défaut de pouvoir répondre à ses aspirations démocratiques et de justice sociale.
Alors que les inégalités se creusent à un tel point que la pauvreté et le mal vivre explosent.
Il serait coupable, pour l'avenir, d'accepter cette loi explicitement liberticide dont il faut rappeler le subterfuge qui a marqué son origine : ayant pris la forme d'une proposition de loi par des parlementaires, ''complétée'' ensuite par le ministre de l'Intérieur, elle a échappé à l'étude d'impact de ses effets et n'a pas été soumise pour avis préalable au Conseil d’État comme cela s'impose pour les projets de loi du gouvernement…
Cette loi mal née pourrait être sanctionnée par le Conseil Constitutionnel en raison de ses failles juridiques. Mais, au mieux, le Conseil n'en sanctionnerait qu'une partie.
Il faut donc, dès maintenant, amplifier le mouvement pour obtenir le retrait de cette loi dite de ''sécurité globale'' à la dénomination et aux contenus si glaçants. En rappelant qu'elle a été votée par la présidente du Rassemblement national…
Il faut mettre le président de la République face à ses contradictions : il plaide les droits de l'Homme à l'étranger et agit en France pour les réduire. Cette attitude a été dénoncée par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU qui considère que la loi Sécurité globale porte atteinte aux libertés.
Oui au progrès des libertés publiques et individuelles qui conditionnent le progrès social.
Non au funeste projet de mise au pas de la société.
Un seul but à court terme : le retrait ''global'' de cette loi « Sécurité globale » qui nourrit «le bruit sourd du pays qu’on enchaîne».
Voici un court message de notre camarade Gérard Prioul de la Libre Pensée de la Mayenne, adressé au courrier des lecteurs du journal Ouest France.
"Je suis athée et libre penseur. En tant que citoyen ordinaire je m'efforce de penser par un libre exercice de la raison, appuyé autant que possible sur les faits et ce que la science peut nous enseigner. Et je n'ai besoin d'aucun temple ni chef, ni messie, ni cérémonie. Cela garantit, au moins, que jamais quiconque ne sera choqué ou importuné un jour à cause de croyances ou rituels particuliers que j'aurais tenté d'imposer aux autres.
Par principe de réalité, l'existence des croyances, liturgies, propagandes et rituels des croyants, quelle que soit la secte ou religion désignée, ne me dérange pas en soi. Ce qui m'importe c'est que tout le monde, à égalité, respecte d'une part la loi de séparation des Eglises et de l'Etat, et d'autre part les règlements d'ordre public ordinaires ou exceptionnels s'adressant à toute la population.
Les activistes des fractions les plus radicales du catholicisme français, jusque dans les sphères supérieures de l'Eglise, font pression pour que les messes puissent être à nouveau autorisées, alors que le confinement s'impose de droit à tous les citoyens. Des attroupements ont été sciemment organisés pour se muter en prières de rues à l'appui de cette demande.
J'attire l'attention sur le fait que dès le début du confinement de mars, puis de la fin octobre, les responsables des cultes musulman et juif ont, de leur propre initiative, pris leurs responsabilités en fermant mosquées et synagogues. Et par deux fois, c'est le culte catholique qui s'est conduit de façon séparatiste et irresponsable en réclamant un passe droit.
Fort heureusement les témoignages abondent, y compris récemment dans Ouest France, où des catholiques pratiquants se désolidarisent fermement de ces comportements outranciers, alors que la liberté d'aller et venir dans les Eglises n'est pas entravée.
J'en termine par une question, importante actuellement, que je suggère à la réflexion des lecteurs de Ouest France : et si, par manifestations et prières de rues, relayées par des réseaux sociaux, on entendait monter une telle revendication communautariste et séparatiste venant non pas des disciples de Jésus, mais de ceux de Mahomet ? Vous imaginez la violence avec laquelle la réponse serait donnée ?"
Là où le droit à disposer librement de son corps est entravé, les libertés, notamment celle de conscience, sont violées. Le 22 octobre 2020, sous l’impulsion des États-Unis d’Amérique, dont la dernière juge nommée à la Cour suprême par Donald Trump, Amy Coney Barrett est ouvertement hostile à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et tentera de remettre en cause l’arrêt Roe vs Wade de janvier 1973 qui en reconnaît la légalité, trente-deux États ont adopté une déclaration commune aux termes de laquelle « Il n’y a pas de droit international à l’avortement, ni d’obligation des États de financer ou de faciliter l’avortement ».
Selon eux, il s’agit de garantir la santé des femmes, de renforcer la famille et de préserver la vie humaine. Cette position est celle du canon 1398 du code de Droit canonique catholique, de l’encyclique Evangelium vitæ de 1995, des dogmes enseignés par l’Église orthodoxe, diverses sectes protestantes, notamment évangéliques, ou de nombreux religieux musulmans, même si le Coran ne dit rien de cette question. Parmi ces pays figurent des États qui restreignent sérieusement les libertés démocratiques, tels le Brésil, l’Égypte, la Hongrie, le Bélarus et la Pologne.
Des USA à la Pologne : la réaction sur toute la ligne
Le même jour, comme l’avait justement prévu dès 2017 notre amie Wanda Nowicka, députée à la Diète polonaise, dans un entretien accordé à la Fédération nationale de la Libre Pensée (FNLP), le Tribunal constitutionnel de la République de Pologne, saisi en 2019 par le parti national catholique des très réactionnaires Andrzej Duda et Jaroslaw Kaczynski, improprement intitulé Droit et Justice, a jugé que l’avortement, provoqué même en raison d’une malformation sévère et irréversible du fœtus — la principale cause du nombre très faible des IVG légalement pratiquées chaque année dans ce pays (moins de 1 100 en 2018) — serait contraire à la loi fondamentale. Cela signifie que l’avortement, libre et gratuit de 1956 à 1993, puis fortement restreint depuis lors, n’est plus désormais autorisé en Pologne qu’en cas de viol, d’inceste ou de risque vital pour la mère.
La commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, Mme Dunja Mijatovic, a fermement condamné cette décision : « Éliminer les motifs de quasiment tous les avortements légaux équivaut pratiquement à les interdire et à violer les droits de l’Homme. » L’une des dirigeantes de la Plateforme civique, première force d’opposition au régime national-catholique, a publiquement accusé les évêques polonais de créer un « enfer pour les femmes », contraintes de recourir à des IVG clandestines et dangereuses (de 80 000 à 100 000 chaque année) ou d’aller à l’étranger pour avorter. En dépit de l’épidémie de la Covid 19, des milliers d’entre elles se sont mises en grève et l’arrêt du tribunal constitutionnel a suscité d’importantes manifestations de rue pendant plusieurs jours dont certaines étaient dirigées contre les églises, le dimanche 25 octobre 2020. Cette ample mobilisation a contraint le tribunal constitutionnel à suspendre son arrêt, le 4 novembre 2020.
Et en France ?
D’aucuns pourraient penser que la France échappe à cette vague réactionnaire puisque que, le 8 octobre 2020, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture, malgré les réticences du gouvernement et surtout du Président de la République, une proposition de loi visant à renforcer le droit à l’avortement, déposée en août dernier par des députés siégeant sur différents bancs, à l’initiative du défunt groupe Écologie, Démocratie, Solidarité (EDS). Ce texte encore en discussion porte de douze à quatorze semaines le délai pendant lequel une IVG peut être pratiquée, et autorise les sages-femmes à procéder, le cas échéant, aux gestes chirurgicaux de l’IVG, de manière à répondre aux besoins des cinq mille femmes actuellement contraintes de se rendre à l’étranger pour avorter. Si cette mesure est par elle-même positive, pour autant elle n’a rien d’exceptionnel et ne permet pas de lever, en tout état de cause, les obstacles qui entravent en pratique le droit à l’avortement en France.
D’une part, des pays autorisent l’IVG pendant des périodes plus longues : vingt-quatre semaines au Royaume-Uni ; vingt-deux semaines aux Pays-Bas ; dix-huit semaines en Suède. La France ne fait que s’aligner sur la situation en vigueur dans les pays, dont on dit pourtant qu’ils sont fortement catholiques comme l’Autriche et l’Espagne. D’autre part, beaucoup de centres d’IVG ont cessé leur activité ou sont appelés à disparaître comme le constate Mme Valentine Becquet, chercheure à l’Institut national de études démographiques (INED) commentant le rapport annuel sur l’IVG de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du ministère chargé des Affaires sociales : « Il y a encore beaucoup de centres d’orthogénie qui ferment et par endroits les femmes ont beaucoup de mal à avorter »
Par suite, les capacités d’accueil des femmes concernées et les moyens consacrés à l’IVG diminuent. Au surplus, le rapport de la DREES met en évidence d’importantes inégalités territoriales qui constituent une difficulté majeure pour les femmes habitant une zone dépourvue d’équipement et souhaitant avorter. Enfin, le texte en cours d’examen au Parlement laisse entier le problème de l’incidence de la clause de conscience reconnue aux praticiens sur l’effectivité du droit à l’avortement, que l’allongement du délai légal risque d’ailleurs de conduire à invoquer très souvent pendant les treizième et quatorzième semaines.
Si le médecin ou, à l’avenir, la sage-femme, sera tenu, comme actuellement, d’« […] informer, sans délai, l’intéressée de son refus et [de] lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention […] », si les Agences régionales de santé seront contraintes de publier « […] un répertoire recensant, sous réserve de leur accord, les professionnels de santé ainsi que l’ensemble des structures pratiquant l’interruption volontaire de grossesse […] », pour autant, en cas d’urgence, cette opposition restera un obstacle infranchissable pour nombre des femmes concernées.
Clause de conscience ou conscience close ?
Par ailleurs, la Libre Pensée considère qu’il faut mettre à nouveau en débat la question de la clause de conscience, qui autorise un médecin à mettre en avant sa conviction personnelle pour ne pas accomplir l’acte médical légal de l’IVG. De fait, ce privilège de conscience du praticien s’oppose au droit à l’IVG et à la libre décision des femmes souhaitant avorter. S’il n’est pas en lui-même illégitime, en revanche, il paraît incompatible avec la mission de service public incombant aux établissements publics de santé où chaque individu doit pouvoir trouver la réponse médicale qu’appelle son état de santé, et que nécessite également l’exercice de ses droits à user librement de son corps, qu’ils soient d’ores et déjà reconnus, comme celui d’interrompre une grossesse, ou à conquérir, comme celui de bénéficier d’une aide médicale à mourir.
Un médecin a parfaitement le droit de refuser de pratiquer une IVG pour des motifs religieux. Toutefois, ce refus doit le conduire à exercer dans des établissements privés n’acceptant pas d’accueillir des femmes souhaitant avorter. La réciproque est d’ailleurs vraie : par exemple, pour des raisons tenant à leurs convictions religieuses, des patientes peuvent fort bien refuser un examen gynécologique pratiqué par un homme, mais doivent pour cela éviter l’hôpital public, dont l’organisation ne saurait dépendre de considérations de cette nature.
En quelque sorte, il s’agit d’appliquer au domaine de la santé en général et de l’IVG en particulier les principes applicables à l’École : un enseignant qui refuserait de présenter des parties du programme qu’il est chargé d’appliquer pour des raisons d’ordre spirituel ne pourrait exercer dans un établissement scolaire public.
La Libre Pensée entend ouvrir ce débat publiquement.
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Dans ces conditions, la Fédération Nationale de la Libre Pensée :
1°- Dénonce la déclaration commune du 22 octobre 2020 adoptée par trente-deux États en tant qu’elle met en cause la liberté de conscience et le droit des femmes de disposer librement de leur corps qui en découle ; 2°- Apporte son soutien inconditionnel aux femmes et au peuple polonais dans leur combat pour le droit à l’avortement, interdit par l’Église et le régime national-catholique autoritaire de M. Jaroslaw Kaczynski ; 3°- Exige en France la création des centres d’IVG et la constitution des équipes médicales nécessaires au plein exercice du droit à l’avortement libre et gratuit. 4°- Apporte son soutien plein et entier au Planning familial dans son action quotidienne
« Il est plus facile de nous ôter la vie que de triompher de nos principes » Robespierre.
Suite à l’assassinat de Samuel Paty, voici le communiqué publié par notre Fédération Nationale suivi de quelques réflexions personnelles.
« La Libre Pensée est saisie d’effroi devant le crime barbare contre
l’enseignant Samuel Paty. Elle assure sa famille, ses proches, ses collègues,
ses amis de sa profonde empathie dans ce drame. La Libre Pensée leur témoigne sa profonde solidarité dans cette cruelle épreuve. La Libre Pensée condamne fermement et énergiquement cet acte odieux d’un fanatique religieux qui s‘ajoute à d’autres assassinats commis par des religieux épris de haine envers l’Humanité.
Le dimanche 18 octobre 2020, la Libre Pensée était présente dans les rassemblements qui ont eu lieu.
Nous y étions, car tuer un être humain, c’est assassiner l’Humanité toute entière.
Nous y étions, car chaque être humain porte l’entière condition humaine.
Nous y étions, sans ostentation ni publicité, simplement par respect et solidarité dans une discrétion assumée.
Nous y étions pour marquer notre refus absolu que la chaine d’union de l’Humanité soit séparée d’un de ses maillons
Nous y étions, parce que la Fraternité doit toujours être plus forte que le rejet de l’autre
Nous y étions, mais pas avec les porteurs de haine qui utilisent ce drame épouvantable pour marquer de leur xénophobie une partie de la population qu’ils vouent aux gémonies.
Nous y étions, pour rendre hommage à cet enseignant dévoué à son métier qui est d‘instruire, c’est-à-dire de construire des êtres humains conscients, libres d’assurer leurs destinées.
Nous y étions, mais pas avec ceux qui parlent des autres pour mieux parler d‘eux-mêmes et se faire de la publicité à bon compte.
Nous y étions, parce que nous voulons un monde meilleur où chacun peut avoir sa place dans l’égalité de tous.
Nous y étions, mais pas avec ces médias, tels des vautours, qui s‘abreuvent du sang des victimes pour accroitre leurs audiences et qui donnent un perchoir toujours plus grand aux corbeaux de mauvaise augure porteurs de haine et xénophobie croissante.
Nous y étions, car la liberté, en premier lieu, la liberté de conscience et d’expression est notre bien le plus précieux.
Nous y étions, mais pas avec les croque-morts qui se drapent dans les linceuls des autres pour mieux s’auto-glorifier et pour mieux justifier leur politique réactionnaire.
Nous y étions, car le véritable tombeau de Samuel Paty sera toujours dans le cœur de celles et de ceux qui l’ont aimé et dans la mémoire de celles et de ceux qui se souviendront de lui. Les Egyptiens dans la Haute-Antiquité pensaient qu’il y avait deux morts, d’abord quand l’âme quittait le corps et quand mourait la dernière personne qui avait prononcé votre nom.
Nous y étions, pour que le nom de Samuel Paty ne s’efface jamais dans nos mémoires et dans nos cœurs.
Nous y étions…. Pour plus jamais cela.
Paris, entre peine et solidarité, le 18 octobre 2020 »
Tous républicains ?
Depuis les déclarations des uns et des autres s’enchaînent, de la gauche à l’extrême droite, tous, la main sur le cœur, s’empressent de saluer l’homme, le héros de la République, assassiné par la barbarie en défendant les valeurs de la République. Tous saluent le travail des enseignants. Nous sommes, nous aussi, devenus des héros qu’on applaudit comme les soignants. Celles et ceux qui détruisent nos écoles publiques, nos hôpitaux, nos statuts, nos retraites, qui gèlent nos salaires, qui orientent nos hiérarchies contre nous, celles et ceux qui nous raillent toute l’année, celles et ceux qui détruisent les services publics, la laïcité, et la République, s’empressent d’affirmer leur attachement à l’école, aux valeurs de la République et à la liberté d’expression. Certains LREM osent même affirmer que le gouvernement a « choyé » ses profs !
La macronie participait aux applaudissements des soignants au printemps dernier. Quand on sait que les fermetures de lits d’hôpitaux continuent, que les primes Covid ne sont pas versées à tous les soignants et que les conditions dans la santé continuent de se dégrader, on a de quoi prendre peur face à ces hommages aux enseignants…
D’ailleurs, plusieurs reportages et autres débats, diffusés ces derniers jours, ont de quoi inquiéter les enseignants. On affirme ainsi que des enseignants ne sont pas formés à la laïcité, que d’autres s’autocensurent… Deux jours après l’assassinat, j’entendais Natacha Polony déclarer qu’il fallait faire lire Rabelais aux élèves !
On sous entend ainsi que nous ne faisons pas correctement le boulot et qu’une partie de la responsabilité nous est imputable… et puis, qui peut croire, un instant que ce barbare de 18 ans nourri à la haine et à l’intégrisme islamiste ne serait que le produit d’une « mauvaise » éducation scolaire ? « Il n’a pas lu Rabelais ? Faites gaffe quand même ! »
Serait-ce encore aux enseignants de se remettre en cause ? Depuis des décennies le discours est toujours le même ; ce serait à l’école de gérer tous les maux de la société et d’assurer toutes les carences de la société.
Avec l’affaiblissement des services publics et la fermeture de nombreuses structures, les agents de l’Etat dont les profs sont devenus les derniers soldats d’une armée censée défendre une République, elle-même attaquée par son propre état-major, et ce, depuis des années.
Peut-être, est ce, en partie, ce qui explique pourquoi il y a, en moyenne, un suicide de prof par semaine ?
Tous pour la liberté d’expression et la liberté de conscience ?
Alors, souvent, les profs, manifestent, font grève, ils veulent être mieux considérés, mieux payés, ils veulent maintenir, leur statut, leurs acquis et améliorer un système scolaire en difficulté. Logique non ?
C’est pourquoi, nos dirigeants, ces grands défenseurs de la liberté d’expression, ont fait passer une loi « pour une école de la confiance » dont l’article premier limite la liberté d’expression des enseignants au nom de leur nécessaire exemplarité. On nous a empêché de communiquer avec des parents d’élèves pour les informer du contenu de la réforme des lycées. La semaine même où notre collègue a été décapité, des profs syndicalistes passaient en conseil de discipline pour « contestation de la réforme des lycées entre 2018 et 2020 » !
La liberté d’expression, c’est aussi le droit de manifester ! Toutes ces manifs réprimées, interdites, tous ces manifestants tabassés depuis la contestation de la loi El Kohmri, en passant par les gilets jaunes et toutes les manifs depuis, est-ce le travail de gouvernements qui défendent la liberté d’expression ? Et ces lycéens matraqués, arrêtés, jugés et agenouillés par des CRS ? Est-ce une leçon d’éducation morale et civique sur la liberté d’expression ? ! Et ces épreuves anticipées du Bac qui ont eu lieu en janvier dernier sous contrôle de la police ?
La vérité, c’est qu’il y a des hommages à Samuel Paty parce qu’il a été assassiné par un islamiste ! Quand des profs se suicident, il n’y a ni hommage, ni reportage, ni débat. Un islamiste a tué un prof, les gouvernements successifs tuent l’école publique !
A droite et à l’extrême droite, on défend la liberté d’expression et l’esprit Charlie quand il s’agit de « casser de l’arabe », souvenons-nous que les mêmes soutenaient bien souvent l’AGRIF (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française) dans ses procès contre Charlie Hebdo dans les années 90 et 2000 quand les dessinateurs s’en prenaient au pape ou à l’Eglise. Ils ne lisaient pas Charlie Hebdo à cette époque !
Avant l’attentat de 2015, des politiques de gauche comme de droite s’en prenaient à Charlie Hebdo. Ce fut le cas de Rama Yade, Brice Hortefeux ou encore Laurent Fabius dans le début des années 2010 quand Charlie Hebdo relayait déjà des caricatures de Mahomet. Et aujourd’hui, ils sont tous Charlie…
Même son de cloche du côté de l’Eglise catholique. N’oublions pas les manifs de catholique contre la pièce de théâtre « sur le concept du visage de Dieu » dans ces mêmes années. Dans notre bulletin de décembre 2011 j’écrivais ceci : « le 10 novembre dernier, le journal Ouest France publiait en édito un texte de Guy Coq qui commençant par dénoncer les agissements des fanatiques religieux, se concluait par des propos justifiant la censure (ou l’autocensure) des artistes pouvant choquer les croyants. Il écrivait alors « Quand j'essaie d'écouter le Seigneur dans ma prière, j'entends à peu près ceci : « N'oublie jamais que le pire qui puisse arriver à l'Evangile c'est de tomber dans l'indifférence. » Aussi longtemps que l'Evangile demeurera signe de contradiction et non d'approbation tiède, et sera jugé digne de susciter le blasphème, la violence même, il y aura de l'espérance pour le renouveau de la foi. Mais après, me tournant vers l'écrivain qui s'en prend au christ, je lui dirai : « Tu dis ne pas croire en Dieu, au Christ, alors que tu sais bien que tes agressions ne susciteront aucune réaction du côté de ce... néant ! Cependant, peux-tu imaginer qu'il y a des humains pour qui tes paroles sont une grande souffrance ? Je te crois capable de l'imaginer. Ces gens-là, tu ne les connais pas. Oh, ce sont pas ceux qui viennent bousculer son théâtre. Ce sont des consciences sincères qui ne comprennent pas qu'on puisse traiter le Christ de cette façon. Imagine ta réaction si un être très cher pour toi était publiquement traîné dans la boue, insulté, accablé de haine. Trouverais-tu cela supportable ? Au minimum, n'irais-tu pas trouver l'auteur des insultes pour lui demander un peu de respect et, avant tout, de s'excuser ? » Extrémistes ? Modérés ? Deux méthodes, un seul objectif ; reprendre le contrôle de nos corps et de nos consciences. »
Les libres penseurs le savent ; toutes les religions sont dangereuses, tous les livres sacrés contiennent une
idéologie sexiste, réactionnaire, dogmatique et totalitaire. Toutes méritent d’être combattues à coup de dérision, d’argumentations, de progrès intellectuels, scientifiques et sociaux ! Tout cela dans le respect de la liberté de conscience de chacun. Il s’agit d’un combat. Quant aux règles de la République dont la laïcité, elles doivent être appliquées à tous et toutes à égalité sans principe à géométrie variable qui s’appliquerait pour les uns et non les autres !
Les pseudos laïques dénoncent le « séparatisme » des musulmans qui ont leurs propres associations, leurs propres écoles, leurs propres publications, qui prient en langue étrangère, où qui ne partagent pas les valeurs de la république… ces laïques voudraient plus de « laïcité » en interdisant les voiles, en interdisant les écoles coraniques…
Etrangement, ils n’ont rien à redire sur ces écoles privés chrétiennes qui nous coûtent 10 milliards d’euros par an, qui diffusent des brochures anti IVG, qui amènent des gosses dans des manifs contre les droits des homos ? Qu’ont-ils à déclarer au sujet de ces départements concordataires où la laïcité ne s’applique pas du tout ?
Où étaient-ils pour dénoncer le saccage du centre-ville du Mans en décembre 2019 par des jeunes de l’Action Française ? Ont-ils dénoncé les agissements des 10 étudiants de l’Institut Catholiques d’Etudes Supérieures qui ont attaqué le village associatif LGBT à la Roche-sur-Yon le 18 mai 2019 ?
Pour lutter contre l’islam, le gouvernement instaure une loi qui affaiblit les libertés républicaines. Avec la loi sur le séparatisme on parle d’interdire tout discours, toute association contraire à la République…
On ne pourra plus contester l’Etat ? Une forme d’Etat ? Des valeurs républicaines ? Lesquelles ? Et puis quelle république ? Ma conception de la République ? Celle de nos dirigeants ? Sont-ce des républicains ? Ne confondent-ils pas nationalisme et République ? Sommes-nous encore dans la liberté de conscience ?
Nous affirmons, avec Rosa Luxembourg « La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement ».
Zemmour est bien libre de vomir sa haine et de mentir chaque jour sur C news !
« Il est plus facile de nous ôter la vie que de triompher de nos principes »
Robespierre…
Dans une fuite en avant délirante, faite de surenchères sécuritaires, réactionnaires voire totalitaires, nos dirigeants, ex dirigeants et nombre de ceux qui prétendent nous diriger un jour, nous sortent des affirmations plus dangereuses et tordues les unes que les autres !
Il est ainsi question de virer Nicolas Cadène, rapporteur général de l’observatoire de la laïcité. Sa conception de la laïcité s’appuie sur la loi de 1905, elle ne correspond donc pas à la « laïcité » du gouvernement.
Darmanin, de son côté, annonce son opposition aux rayons « communautaristes » ! C’est bien connu, les terroristes se sont radicalisés en achetant du couscous chez Carrefour !
Fillon affirme de son côté « une partie significative de la communauté musulmane refuse de s'intégrer, d'accepter les règles de la République et de la vie en commun. » Pas mal pour un condamné qui a confondu servir et se servir !
Fillon fustige également l’enseignement de l’arabe... Expression hallucinante d’associations d’idées plus saugrenues les unes que les autres … Arabes = musulmans=islamistes=attentats… Interdisons également les cours d’anglais dont on sait qu’ils obligent chaque jeune français à prêter allégeance à la reine d’Angleterre !
Le même Fillon déclare dans l’express « Il faut nommer les choses et avoir le courage de dire qu'il y a un problème avec la religion musulmane, et non avec les autres »… Qu’un catholique fonce, le 15 septembre dernier, sur une terrasse de café à Besançon en affirmant qu’une voix lui parle, et lui dit que c’est impossible de boire « comme ça à proximité d’un édifice religieux »… n’a rien à voir avec la folie de certains musulmans… Quasiment aucun traitement médiatique ou presque1 puisque le fou n’est pas musulman.
Blanquer dénonce les « islamo-gauchiste » qui seraient responsables de la situation. Un mois avant, le même combattait les mini jupes et des crop top dans les lycées, comme autant de menaces à la République !
D’autres souhaitent l’application immédiate de la loi Avia ; les réseaux sociaux seraient responsables de la mort de Samuel Paty puisque le parent d’élève qui attaquait samuel Paty a utilisé ceux-ci pour protester. Faut-il interdire toute parole, toute publication qui pourrait inciter un fou à passer à l’acte ? Dans ce cas, pourrons-nous demain, au nom de ce principe de précaution, encore diffuser des dénonciations de politiques corrompus ? De scandales financiers ? De scandales politiques en France ou à l’étranger ? Allons-nous confier les limites de la liberté d’expression à facebook et tweeter ?
Quand à Valls, le social-franquiste, il affirme qu’il faut « changer la constitution » pour « éradiquer l’islamisme ». Il avait moins de réticence à serrer la main des saoudiens en 2015 pour leur vendre des contrats à 10 milliards.
C’est tout le paradoxe de nos dirigeants. Ils sont pour la liberté d’expression en contraignant les manifestations, ils sont contre l’islamisme en France mais vendent des armes aux plus grandes théocraties islamistes du monde, ils luttent contre le voile en France (comme Elisabeth Badinter2 ou le Rassemblement National3) tout en acceptant les sous des Emirats et des Saoudiens, ils dénoncent les « islamo-gauchistes » qui manifestent quand une mosquée reçoit des coups de feu mais sont étrangement silencieux sur les agissement du cimentier Lafarge en Syrie…
Pourquoi cette tentative de redéfinition-destruction de la laïcité ?
-Certains se situent sur le même terrain que les islamistes mais dans un autre camp. Ils veulent une guerre des civilisations ? D’où ce détournement de la laïcité qui deviendrait un instrument chrétien anti musulman…Les extrêmes s’opposent et s’alimentent les uns les autres. Qui profitent des attentats pour se refaire politiquement ?
-Pour diviser la nation en communautés et ainsi « mieux régner »… Il ne faudra tout de même pas que le peuple s’unisse pour satisfaire ses intérêts !
-Pour des raisons électorales, il vaut mieux parler sécurité, immigration, islam… que travail, économie, retraite, aides aux plus pauvres… surtout quand on est responsable du désastre social !
- Pour transformer la République, et ses principes en autre chose… Si la République, même bourgeoise, ne permet plus la domination des salariés par la bourgeoisie, celle-ci laissera tomber ce régime. C’est déjà ce qu’il s’est passé dans la décennie qui a suivi la crise de 1929.
Aussi, pour vaincre le terrorisme islamiste, ne faudrait-il pas des politiques que nos élus ne veulent pas mettre en place ? Rétablir les services publics, engager un réel travail pour « détruire » les ghettos, permettre à tout le monde d’accéder à un vrai logement, de gagner sa vie avec un vrai salaire et un vrai travail, arracher les jeunes aux extrémistes qui les engrainent, embaucher plus de travailleurs sociaux, de profs, créer des services publics aider les populations marginales ou marginalisables, aider à sortir les jeunes de leur milieu… etc...
Pour que les profs soient réellement « choyés » ne faudrait-il pas commencer à dégeler le point d’indice, autrement dit, les augmenter et embaucher plus de personnels ? Même chose pour les soignants ! La République pour se renforcer a besoin d’une armada de profs, d’agents de la fonction publique, de psychologues, de travailleurs sociaux, de policiers de proximité (et pas des cow-boys chargés de taper du manifestant), de services de renseignement efficaces (affaiblis sous Sarkozy4) de juges, d’assistantes sociales, d’infirmiers, de médecins, de services publics… et surtout pas d’être dirigée par des maurassiens qui portent la cocarde tricolore pour mieux détruire la République de l’intérieur !
Les terroristes s’attaquent aux démocraties, aux libertés, à la liberté de conscience, au droit qu’à chacun de vivre en société à égalité avec les autres quels que soient son sexe, ses origines, sa religion ou ses options philosophiques. Vu les réactions du gouvernement et d’une bonne part des politiciens de ce pays on a l’impression que les terroristes gagnent la partie. Plus on attaque nos libertés, plus nos dirigeants les limitent !
On ne combat pas les ennemis de la démocratie en se torchant le derrière avec les principes fondamentaux de la démocratie. On n’impose pas la République et la liberté par la force !
« Personne n'aime les missionnaires armés ; et le premier conseil que donnent la nature et la prudence, c'est de les repousser comme des ennemis. » Robespierre
Nous venons d’apprendre par voie de presse, la « réimplantation » d’une croix dite de Bridolaie sur la commune de Bazouge-Cré sur Loir.
Cette initiative d’une association locale de défense du patrimoine pose plusieurs problèmes aux défenseurs de la laïcité de l’État. D’après l’article du Maine Libre, une statue du christ datant du 19e siècle a été restaurée puis les membres de l’association ont sollicité un artisan local pour fabriquer une nouvelle croix. Celle-ci « a été réimplanté à Cré-sur-Loir le 5 juin 2020 » et sera officiellement inaugurée, et bénie, le samedi 27 juin »
Comment comprendre cette inauguration officielle accompagnée d’une bénédiction dans une République qui a séparé les Églises de l’État depuis 1905 ? L’article précise, par ailleurs, que ce projet a eu le soutien de la municipalité.
Si de l’argent ou des moyens techniques ont été alloués par la municipalité pour ce projet, il y a alors une deuxième entorse à la loi de 1905 et notamment à l’article 2 de la loi de 1905 qui précise que « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».
On apprend enfin que « la croix de la Bridolaie sera inaugurée sur la parcelle octroyée par la commune » alors que cette croix se trouvait autrefois sur un site privé. C’est une 3e atteinte à la laïcité de la République, en totale contradiction avec l’article 28 de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’État qui stipule qu’ « Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. »
On est en droit de s’interroger sur le caractère prétendument culturel de cette opération. Peut-on parler de restauration du patrimoine quand la dite croix est en fait une fabrication nouvelle implantée sur un autre site que son emplacement historique ? Ne devrait-on pas parler d’une opération cultuelle en opposition totale avec la laïcité de l’État et de ses collectivités ?
Le fait que l’association de restauration du patrimoine n’ait que deux partenaires dont l’un d’eux est la fondation Notre Dame jette d'autant plus le trouble sur l’orientation de la dite association. Pour la Libre Pensée, tout cela ressemble plutôt à une opération cléricale de ré-évangélisation.
Ce n’est pas la première fois que l’Église catholique et ses alliés s’octroient le droit de marquer le territoire en érigeant des symboles religieux nouveaux, anciens ou supposément anciens.
Il nous faut aussi rappeler que plus d’un français sur deux n’est pas croyant et qu’une large partie de la population se désintéresse des religions. Le fait que la cagnotte en ligne lancée pour financer l’opération n‘ait récolté que 10€ sur un objectif de 2500 € confirme nos propos.
Pour ce qui est de l’aide de la commune, rappelons que l’argent public doit servir aux biens de tous et non pas satisfaire le prosélytisme religieux d’une minorité.
La Libre Pensée exige le respect de la laïcité de la République garantie par la loi du 9 décembre 1905 !
Nous demandons le déplacement de cette croix sur un terrain privé.
Nous demandons qu’aucun financement public ne soit utilisé dans cette opération religieuse.
La Libre Pensée est et restera anti-religieuse et anti-cléricale !!!
Chaque vendredi dit saint chez les chrétiens, les libres penseurs se retrouvent en banquet et mangent gras, ce jour où les églises chrétiennes imposent la continence à leurs adeptes.
C'est un moyen pour les libres penseurs de dénoncer les interdits religieux, et plus largement tous les interdits stupides et toutes les tentatives pour imposer aux individus un contrôle sur leur corps et sur leur conscience.
Cette année, nous ne pouvons pas tenir nos banquets. Aussi, j'invite les libres penseurs sarthois, les autres aussi, et tous les amis de la Libre Pensée, chez eux, à manger gras, à boire des coups, à l'occasion du vendredi dit "saint" 2020 !
Nous ne sommes pas ensemble physiquement, soyons le par la pensée !
Levons nos verres ! A bas la Calotte, Vive la sociale !
En ce jour de vendredi malsain, je vous apporte le salut fraternel de la Fédération Nationale de la Libre Pensée et de son Président Jean-Sébastien Pierre.
Pour les chrétiens, le vendredi dit saint doit être un jour de jeûne, un jour sans viande, sans nourriture grasse et sans alcool. Il marque la célébration du chemin de croix de Jésus, sa crucifixion et sa mort…
Ne vous inquiétez pas, il revient pour Pâques !
Selon l’Eglise catholique ce doit être un jour de pénitence, de privation et de souffrance. Dans son délire mortifère et doloriste habituelle ; elle attend des humains que nous mortifions notre chair pour nous rapprocher d’un hypothétique seigneur dont elle serait la représentante sur terre.
L’Eglise voue un culte à la souffrance et à la non-satisfaction des besoins du corps. Mère Teresa affirmait ainsi : « Il y a quelque chose de très beau à voir les pauvres accepter leur sort, à le subir comme la passion du Christ. Le monde gagne beaucoup à leur souffrance »[1].
Le croyant doit réprimer ses besoins, ignorer ses pulsions et valoriser ses frustrations. C’est probablement une des causes des perversions et les obsessions dont on voit tous les jours les malheureuses conséquences dans les crimes des églises.
Ils nous disent sans foi ni loi… visiblement ils ont la foi mais pas loi.
Catholiques, musulmans, juifs ou autres gourous, il en est toujours de la même logique : valoriser les privations, les douleurs et la souffrance pour expier ses fautes et se rapprocher de leur dieu…
S’agit-il d’organiser la privation des fidèles pour mieux les endoctriner ou alors s’agit-il pour ces organisations, de rappeler qu’elles contrôlent les corps et les consciences ?
Toute organisation totalitaire organise des démonstrations publiques de son emprise sur ses fidèles.
Il parait que le mot religion, vient du latin religere qui signifie « relier », « rapprocher », c’est pourquoi chaque vendredi saint depuis des siècles et jusqu’en 1959, les catholiques récitaient, ensemble, tous en cœur la fameuse prière Oremus et pro perfidis judaeis que l’on pourrait traduire par « prions pour ces perfides juifs ». Il est parfois nécessaire de rappeler d’où vient l’antisémitisme !
A chaque vendredi saint, pour tous les chrétiens du monde, Il ne s’agissait pas de critiquer une politique ségrégationniste dans une théocratie impérialiste se réclamant du judaïsme mais bien de tuer des gens parce qu’ils n’ont pas les mêmes croyances.
Religere : Relier, rapprocher.
De nombreux vendredi saint dans l’histoire se sont terminés par des pogroms. Rappelons ces faits à une époque ou des hommes et des femmes politiques entretiennent l’ignorance la plus totale malgré leurs hautes responsabilités.
Ces mêmes politiques sont les descendants des Versaillais qui écrasèrent la Commune de Paris. Ils nous gouvernent en se présentant comme républicains mais ont pour référence Thiers, Napoléon, Maurras et Pétain qu’ils citent régulièrement !
Pour notre part, nous sommes les héritiers des premières sociétés de libres penseurs qui se réunissaient au 19ème siècle dans des banquets pour œuvrer à l’élaboration d’une République démocratique, laïque et sociale. Nos ancêtres ont conquis des droits, des libertés, des acquis sociaux et démocratiques. Ils ont permis l’école laïque gratuite et obligatoire, le droit des hommes et des femmes à s’émanciper des dogmes, à disposer de leur corps et à penser librement.
Ils ont élaboré la grande loi de 1905 qui sépare les Eglises de l’Etat et qui permet depuis plus d’un siècle la concorde entre les individus de toute option spirituelle et philosophique.
Certains peuvent rire du caractère provocateur et gaulois de nos banquets d’hier et d’aujourd’hui. On peut trouver amusant que les libres penseurs festoient en ce soir de vendredi dit saint. Il n’empêche que notre combat n’a rien de désuet et d’anecdotique. Notre programme est et restera l’émancipation du genre humain.
Nous ne sommes pas des rigolos mais bien des militants.
Nous nous dressons devant chaque dogme et nous combattons toute forme d’oppression.
Ce soir, nous mangeons, nous rions, nous chantons contre les interdits. Toute l’année nous luttons par nos colloques, nos recours en justice, nos actions, nos publications, et nos réunions publiques.
Chaque fois que nous agissons, que nous discutons, que nous diffusons nos communiqués et à chaque fois qu’un homme ou une femme rejoint nos rangs, la réaction recule !
Les religions ne sont qu’interdits, dogmes et autres soutiens à des régimes autoritaires.
Songeons un instant au Brésil, à la Pologne, à la Turquie, aux Etats-Unis, à l’Italie, à la Hongrie, à l’Arabie Saoudite, à l’Iran ou encore à la Russie…
Tous ces pays, à des degrés divers et variés, opèrent une dérive autoritaire qui, à chaque fois, s’est faite avec le soutien des différentes religions !
Dans ces pays, le patriotisme le plus étriqué s’appuie sur la religion, dans un fantasme identitaire ou la communauté nationale est valorisée au détriment des étrangers et de ceux qui veulent vivre librement et différemment !
Dans ces pays, les interdits religieux s’appliquent et on peut observer des conséquences très concrètes : En Turquie, il est de plus en plus mal vu qu’un couple de jeunes vive ensemble sans être mariés. Les démocrates turques manifestent pour le droit des femmes à s’habiller comme elles le souhaitent. Aux Etats-Unis, le droit à l’IVG recule dans de nombreux états. Récemment c’est l’état du Mississipi qui interdisait l’IVG au-delà de 6 semaines !
En Pologne, l’état clérical couvre lui-même les crimes des prêtres pédophiles. Au Brésil ou en Russie, les homosexuels, les féministes, les démocrates sont chassés, frappés parfois battus à mort…
Dans ces Etats, les programmes scolaires sont revus pour coller avec les dogmes religieux, les programmes de planification familiale sont abandonnés, les droits à la contraception et à l’IVG reculent et le délit de blasphème s’applique.
Dans ces pays, les Eglises sont financées avec les impôts des citoyens qui doivent se plier aux interdits religieux.
En France, pendant de nombreuses années, des bien-pensants riaient des libres penseurs. Nous étions des ringards, nous n’avions pas compris que les religions avaient évoluées. Nous n’avions pas intégré qu’il fallait une laïcité positive et ouverte. Nous restions campés sur la défense de la loi de 1905, et nous nous acharnions archaïquement à combattre les dogmes religieux.
Malheureusement l’Histoire nous a donné raison, le parti clérical est toujours aussi puissant et néfaste. C’est lui qui milite auprès des élus, dans la rue parfois, contre le mariage pour tous, contre l’IVG, contre l’enseignement de l’égalité des droits entre les sexes, contre la PMA, contre la GPA, contre le droit à mourir dans la dignité…
C’est lui, le parti clérical, qui soutient les élites économiques et politiques qui nous dirigent.
C’est, en quelque sorte, l’alliance de ceux qui veulent qu’on mange léger le vendredi saint avec ceux qui veulent qu’on se sert la ceinture toute l’année.
Ainsi le gouvernement de Macron-Philippe, dans la continuité des gouvernements précédents cherche à réduire nos acquis sociaux, détruire nos services publiques et à rogner nos droits aux noms des exigences des marchés et des traités européens. Face à la résistance du peuple, il réprime les manifestations dans une violence inouïe quand il ne s’agit pas de les interdire tout simplement.
Pour garder le cap et continuer leurs profits les dominants vont user de tous les moyens nécessaires dans un contexte où les peuples ne veulent plus des privations.
-Il va leur falloir utiliser le communautarisme ; n’est-ce pas déjà ce qui est fait quand en toute occasion on convoque les représentants des cultes et des familles spirituelles ? La Libre Pensée ne participera pas à cette mascarade et la République n’est pas une succession de communautés. C’est aussi ce qu’ils font quand ils stigmatisent une partie de la population jugée non assimilable à la nation.
- Il leur faudra museler l’expression libre des citoyens les plus révoltés. Ils devront faire passer pour des criminels ceux qui militent pour défendre et reconquérir les conquêtes sociales. Ils devront faire taire toute forme de contestation ou dévoyer les causes les plus nobles. Ainsi on veut nous faire croire que l’humanité peut progresser et protéger l’environnement sans remettre en cause un régime économique qui ne vit que du profit et de l’exploitation de l’être humain et de la nature.
Cela est facilité par une concentration des grands médias dans les mains de quelques grands patrons d’industrie. On en arrive à s’émouvoir plus pour le saccage du Fouquet’s que pour les centaines de victimes de la répression policière.
-Ils devront embrigader la population et la jeunesse dans un nouvel élan patriotique pour faire face aux « menaces » qui gangrènent la France. Ainsi les jeunes vont bientôt se retrouver enrôlés, de force, dans des nouveaux chantiers de la jeunesse, via la mise en place du Service national Universel. Ils devront travailler pour des institutions ou des associations choisis par l’Etat, ils recevront aussi des formations sur la défense nationale.
Avec la loi sur l’école de la confiance, les enfants eux pourront chanter la main sur le cœur la Marseillaise, dans leur classe, en contemplant les drapeaux français et européens. Le tout sera orchestré par un enseignant qui n’aura pas le choix car lui-même n’aura plus de droit de critiquer son institution (école de la confiance).
Face à cet élan patriotique et militariste, nous opposons nos actions antimilitaristes. Alors que les gouvernements de droite comme de gauche ont toujours refusé de réhabiliter les fusillés pour l’exemple de 14-18 morts par la France, nous avons érigé à Chauny un monument pour les réhabiliter ! Ce monument est le symbole du droit de refuser les ordres les plus iniques. C’est le monument de la liberté de conscience et du refus de la guerre face à des Etats qui sont prêts à massacrer des êtres humains pour garantir leurs profits.
-Le programme des destructeurs de la République c’est aussi de détruire la loi de 1905. Malgré un recul du président Macron sur sa volonté de modifier la loi, nous restons vigilants. Là encore, une certaine continuité se retrouve parmi nos gouvernants. Elle peut se résumer en plusieurs points : remplacer la séparation des Eglises et de l’Etat par un concordat, financer les Eglises et en premier lieu l’Eglise catholique, contrôler l’islam, stigmatiser les musulmans, instaurer une prétendue laïcité dans les entreprises et dans la vie privée, ce qui serait de fait instaurer une limite certaine à la liberté d’expression et à la liberté de pensée.
L’action de la Libre pensée, avec d’autres comme la Ligue des Droits de l’Homme ou la Ligue de l’Enseignement a permis l’unité des laïques contre les projets du gouvernement. Pour autant, celui-ci peut choisir d’arriver à ses fins en contournant la loi de 1905.
La Libre Pensée, dans sa méthode mais également en tant qu’organisation nationale et internationale constitue un rempart contre les prétentions réactionnaires des exploiteurs et de leurs alliés.
Pour obtenir l’émancipation du genre humain, faire reculer les interdits religieux, les dogmes et toute forme d’oppression, il faut développer la Libre Pensée !
Rejoindre la Libre pensée s’est se donner les armes de riposter face aux obscurantismes, c’est rejoindre une organisation qui combat ceux qui veulent nous interdire de disposer de notre corps et de notre pensée !
Rejoindre la Libre Pensée, c’est s’organiser collectivement dans une association qui se bat depuis plus de 160 ans pour l’émancipation du genre humain !
Levons nos verres et buvons au renforcement de la Libre Pensée !
Ni dieu, ni maître, A bas la Calotte et vive la sociale !
Ce texte de Gérard Désiles a été diffusé dans les deux bulletins 2019 de la Libre Pensée de la sarthe
L’OR ROUGE ; Historique de la transfusion sanguine (1ère partie)
Un livre « L’or rouge et la transfusion sanguine, Normandie 44 » de Philippe Bauduin (éditions Cheminements) paru en 2007, et un documentaire télé de Philippe Baron (2014) : « L’or rouge, la bataille du sang » m’ont fait découvrir un sujet passionnant mais méconnu.
Quelques dates significatives dans les découvertes successives…
1492 : le pape Innocent VIII est victime d’une attaque et sombre dans le coma. On lui aurait ingurgité ou on lui aurait transfusé le sang de trois jeunes garçons d’une dizaine d’années. Bilan : 4 décès.
1616 : Un médecin anglais William Harvey découvre que « le sang sert à transporter quelque chose, mais on ne sait pas quoi».
1628 : Il décrit la circulation du sang par les artères et retour par les veines.
1665 : Un autre anglais, Christopher Wren développe les outils nécessaires afin d’injecter du liquide dans la circulation sanguine (il s’agit du sang d’un animal, le mouton ou le veau).
1667 : Jean Baptiste Denis médecin de Louis XIV injecte du sang d’agneau à un malade que les saignées successives avaient affaibli ; il en ressort guéri. Cette même année 4 autres patients sont transfusés : 2 survivent, un décède pour une cause étrangère, le 4ème est d’abord sauvé par une première transfusion de sang de veau. Mais Denis constatera alors un accident hémolytique lié à la destruction des globules rouges transfusés ; une nouvelle transfusion fut fatale. En 1668, Denis fut attaqué en justice par la femme du défunt : il sera disculpé (la femme étant condamnée pour empoisonnement à l’arsenic !)
1674 : Le néerlandais VanLeeuwenhoeck fait part de sa découverte au microscope : « j’ai observé le sang de ma main et j’ai trouvé qu’il consiste en globules rouges nageant dans un liquide clair ».
En 1676 la transfusion sanguine animal-homme est interdite en France suite aux nombreux accidents.
1788 : on sait maintenant que ce « quelque chose que le sang transporte » est l’oxygène, indispensable à la vie.
1818 : James Blunded, obstétricien anglais, souvent confronté aux hémorragies préconise d’abandonner le sang animal et réalise des transfusions de sang humain ; problème rencontré : la coagulation du sang du donneur.
1828 : autre problème : de nombreuse maladies et épidémies se propagent par le sang humain ; la transfusion du sang animal refait son apparition.
1900 : L’autrichien Karl Landsteiner découvre les différents groupes sanguins A,B,O. (le groupe AB sera découvert en 1901). Il constate que le sang agglutine ou non avec les globules rouges des autres patients.
1914 : Le Belge Albert Hustin utilise le citrate de soude pour ses propriétés anticoagulantes. Sur les champs de bataille de cette époque, cela permet de dissocier le donneur du receveur. Alors que la transfusion se faisait directement de bras à bras, cela permet de conserver le sang pendant 4 jours. Un progrès appréciable.
1928 : Le français Arnault Tzanck fonde le premier centre de transfusion sanguine à l’hôpital Saint Antoine. (262 transfusions en 1929, dix ans plus tard 3738 , 35 000 en 1948).
1936 : le canadien Norman Bethune expérimente la collecte mobile de sang au cours de la guerre d’Espagne à l’arrière d’un camion.
194O : Karl Landsteiner et l’américain Edwin Cohn découvrent le système rhésus, (indépendant du système ABO), selon la présence ou non d’antigène D à la surface des globules rouges. Cette même année, Edwin Cohn met au point une technique de fractionnement du plasma en ses différentes protéines.
1943 : L’australien Loutit et le britannique Mollison mettent au point la solution ACD (Acide citrique, Citrate, Dextrose) qui permet de conserver le sang pendant 21 jours.
1944 : c’est ce moment du débarquement américain en Normandie qui est évoqué dans le livre : dans les soutes et frigos, des milliers de litres de sang et de plasma collectées à New-York et Londres…..
Dans le documentaire télé, Herbert Stern, personnage fictif qui concentre les expériences de trois vrais médecins allemands, contraints, parce que juifs d’émigrer aux Etats-Unis raconte :
Né en 1901, il fait ses études de médecine à Berlin. Diplômé en hématologie, en 1931. Mais l’époque est dangereuse : « A Berlin, tout ce qui touche au sang, ce n’est plus une science, c’est de la politique » dit-il. L’idéologie nazie fait croire que le sang est un élément capable de prouver la supériorité de la race aryenne « Un même sang pour un reich uni » lit-on sur les bâtiments ». « Dans nos veines coule le meilleur sang et nous le savons » clame Hitler.
En 1934, suite au vote des lois de Nuremberg, Stern rejoint les Etats-Unis : il découvre que les noirs et blancs ne vivent pas dans les mêmes quartiers. En 1936, il travaille dans un centre médical du Bronx et rencontre Norman Bethune. Il s’engagera dans l’armée américaine par reconnaissance envers sa terre d’accueil.
1951 : Molisson effectue la première transfusion avec du sang congelé puis décongelé.
1952 : Walter et Murphy remplacent les flacons de verre par la poche à sang en matière plastique.
C’est aussi l’année du vote au parlement français de la loi sur la transfusion sanguine qui stipule : « le sang et ses dérivés ne sont pas des médicaments, ne constituent pas un bien du commerce, comme issus du corps humain ». Le « don du sang » est un prélèvement sur un donneur volontaire non rémunéré. En 2000, est créé l’IFS (Institut Français du Sang) opérateur unique de la transfusion sanguine sous tutelle du ministère de la santé.
Bien que liquide, le sang est un tissu très organisé. Il est composé d’un fluide salé, le, plasma, dans lequel circulent trois types de cellules : les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes. Pour 1 globule blanc, il y a environ 50 plaquettes et 1000 globules rouges. Aujourd’hui, il n’est pas encore possible de fabriquer du sang artificiel. En cas de perte de sang, il n’y a pas d’alternative à la transfusion.
Durée de vie des produits sanguins: globules rouges : 42 jours ; plaquettes: 5 jours ; Le plasma qui se congèle peut se conserver 1 an.
Pour en savoir plus : je vous renvoie au document télé « sang pour sang » de l’émission « c’est pas sorcier » présentée par Jamy sur France 3. (You tube)
L’OR ROUGE, le marché du sang (2ème partie) - Le marché du plasma, « l’or du XXI siècle » ?
Rappel : suite à un don du sang (sang total), lorsqu’on a retiré les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes, il reste un liquide clair, le plasma, qui contient plus de 300 protéines différentes, d’un intérêt thérapeutique majeur, source de nombreux médicaments au rendement juteux.
En appliquant le procédé d’ « aphérèse », on ne prélève que le plasma, les globules rouges ou les plaquettes et on restitue les autres composants dans le corps du donneur.
Si le don du sang total (ou de plasma) est gratuiten France, il est « rémunéré » ou encore « dédommagé » en Chine, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Autriche, en Suède, aux Pays Baltes.
Le terme « don du sang ou de plasma » est alors inapproprié puisque « rémunéré », antinomique à « don », le sang ou le plasma devenant une marchandise, soumise aux lois du marché. « « Un cours international du plasma s’est créé sur le marché mondial. Il fluctue en fonction de l’offre et de la demande. Le plasma est devenu un produit marchand qui dépasse les frontières ». (G. Tobelem, chef de service des maladies du sang à l’AP-HP de Paris, 2013).
A l’échelle internationale, ce marché gigantesque du plasma (évalué à 12 milliards de dollars) est contrôlé par 4 multinationales : l’australienne CSI, l’américaine Baxter, l’espagnole Grifols, la suisse Octapharma.
Le modèle français en danger !
Ce pourrait être le titre d’une mauvaise fable : « Le collecteur et les fractionneurs ». Il était une fois l’EFS, Etablissement Français du Sang, qui, avec ses 147 sites de prélèvement et ses 40 000 collectes mobiles, avait le monopole de la collecte du sang (et du plasma), le revendant aux hôpitaux et cliniques. Anonymat, sécurité sanitaire et éthique garantis.
La collection sanguine (ou de plasma) relevant alors exclusivement d’un service public, son fonctionnement est un et indivisible. Ce modèle de collecte est la garantie pour les donneurs et les receveurs que, d’un bout à l’autre de la chaîne transfusionnelle, les processus répondent aux mêmes normes, aux mêmes conditions, aux mêmes exigences.
C’était sans compter sur le lobbying de l’ogre suisse Octapharma qui lorgnait sur le marché français depuis des années.
Après une intense guérilla juridique, Octapharma a gagné en 2014 la bataille devant la Cour de justice de l’Union européenne et le Conseil d’Etat français a ensuite approuvé ! Grâce au SD, « solvant-détergent », procédé industriel utilisé pour sa conservation, le plasma SD est considéré comme un médicament et peut donc être vendu aux hôpitaux et cliniques en vertu de la concurrence libre et non faussée de l’union européenne.
Moralité : une brèche est ainsi ouverte dans le monopole public de l’EFS.Les hôpitaux et cliniques français sont soumis aux appels d’offres, le plasma SD étant moins onéreux donc vendu moins cher !!
Les reporters se sont particulièrement intéressés à Octapharma, ses méthodes, ses zones d’ombre.
Fréquenter Octapharma, c’est gagner de l’argent facilement. Quant aux conséquences sur la santé des prélèvements trop fréquents, c’est secondaire. Les contrôles sont lacunaires : une borne électronique interroge le donneur, sur son état de santé. Seule une prise de tension est effectuée par des employés.
Les USA représentent 70% du marché mondial, le plasma congelé est envoyé vers l’Europe par cargos entiers ! C’est un réservoir sans limites de matières premières.
Incroyable : Octapharma s’est fendu du communiqué suivant dont voici quelques extraits :
« le plasma est collecté soit auprès de donneurs bénévoles volontaires et non rémunérés – c’est le cas en France - soit auprès de donneurs rémunérés (ou indemnisés) en Allemagne/Autriche/ Tchéquie et autres pays de l’est, et surtout USA.
Il existe des différences importantes en matière de dons par an :
- 24 en France : une fois tous les 15 jours
- 50 en Allemagne
- 120 aux USA
Il est reconnu par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) que le renouvellement des protéines dans l’organisme se fait sur une quinzaine de jours ; le fait de collecter plus fréquemment amoindrit le taux de protéines et les défenses immunitaires du donneur.
…la France a la chance de disposer d’un opérateur public pour collecter le sang et le plasma –l’EFS– et d’un autre opérateur public chargé de fabriquer des médicaments dérivés du plasma- le LFS (Laboratoire Français de Fractionnement et des Biotechnologies).
…Problème éthique : les donneurs rémunérés sont des personnes vulnérables qui ont besoin de ce « salaire » pour vivre. Le sang des pauvres sert à fabriquer les médicaments des riches où le système de protection sociale, permettant à chacun d’accéder au même niveau de soin n’existe pas.
Problèmes sanitaires :
Les donneurs revenant donner deux fois par semaine n’ont pas le temps de reconstituer leurs réserves de protéine ou leurs défenses immunitaires ; ces donneurs pauvres sont appelés à tomber malades.
Pour l’instant, le nombre de malades permet d’assurer l’autosuffisance, qu’en serait-il en cas de retournement de la conjoncture économique ou d’une explosion de la demande aux USA, interdisant la sortie du territoire américain du plasma collecté auprès d’américains ? Rassurons-nous, il y aura toujours des pauvres à exploiter. »
Difficile à croire, mais le cynisme du capitalisme d’exploitation de l’homme par l’homme s’exprime ici totalement.
Gérard Désiles
Pour s’y retrouver dans ce labyrinthe, quelques définitions…
ESF : Etablissement français du sang (banque du sang),
LFB : Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies
MDS : Médicament dérivé du sang
Suivant les besoins, l’EFS peut collecter soit le sang total, soit des plaquettes, soit du plasma ou du sérum.
Sang total : c’est le sang frais.
PSL : produit sanguin labile (Le sang est un produit labile c'est-à-dire fragile, peu stable, durée de conservation : 42 jours)
Plasma : liquide biologique du sang contenant les cellules sanguines (globules rouges et blancs, plaquettes)
Le sérum est obtenu par centrifugation du sang, ce qui modifie sa composition et son utilisation par rapport au plasma.
Fractionnement : procédé pour séparer les différents composants afin de fabriquer divers médicaments.
Plasma SD (procédé utilisant du solvant-détergent) pour conserver le plasma.
Collecteur : l’EFS est le collecteur unique de sang en France.
Fractionneur : qui transforme le sang ou le plasma pour fabriquer des médicaments.
Cet article de Philippe Gautier a été publié dans le bulletin de la Libre Pensée de la Sarthe d'aout 2019
Belleville, quartier populaire de Paris, peuplé en forte majorité d’ouvriers et de petits artisans, a toujours figuré comme un haut lieu de l’émancipation de la classe ouvrière.
Ainsi, c’est au pied de Belleville, rue Ramponneau, le 28 mai 1871, que les Versaillais arracheront dans le sang la dernière barricade de la Commune, mettant fin à 72 jours de démocratie populaire et de progrès social.
Plus tard, en juillet 1892, c’est au 126 du boulevard de Belleville que le docteur Gaston Variot fondera le premier dispensaire gratuit (hors établissements hospitaliers) pour les enfants malades de la ville de Paris. Le dispensaire de Belleville, bientôt rebaptisé « la Goutte de lait », permettra de faire baisser notablement la mortalité enfantine (de 179/1000 en 1965 à 113/1000 en 1910). Il faut rappeler que la mortalité des enfants de moins d’un an est à cette époque de 24,5 % à Belleville alors qu’elle n’est, par exemple, que de 10 % dans le quartier des Champs-Elysées. C’est à la Goutte de lait que seront inaugurées les grandes distributions de lait stérilisé, à prix réduit, destinées à l’allaitement artificiel de centaines d’enfants dont les mères, contraintes de travailler à l’extérieur, ne peuvent assurer l’allaitement naturel.
C’est toujours à Belleville, à quelques pas de la Goutte de lait, que sera construite, en 1908-1910, aux 19 et 21 rue de la rue Boyer, la « Maison du Peuple » de la Bellevilloise. Il s’agit d’un vaste ensemble de locaux érigés sur deux étages, très hauts de plafond, dans l’esprit de la Maison du Peuple de Herta à Bruxelles. On y trouve un grand magasin de vente au public et des bureaux administratifs mais aussi un café, une salle de répétition, des salles de réunions (dont l’une se nomme salle Babeuf) une vaste salle des fêtes (salle Jean Jaurès). En 1927, un second immeuble de même gabarit, portant à son fronton la faucille et le marteau (à cette époque, la direction est communiste) sera construit au 25 de la même rue, venant compléter la Bellevilloise.
L’histoire commence en 1877, lorsqu’une vingtaine d’ouvriers bellevillois créent une société coopérative de consommation et ouvrent un modeste dépôt d’épicerie ouvert deux soirs par semaine. Pendant près d’un quart de siècle, elle proposera à ses adhérents des produits courants (alimentation, charbon, ameublement, habillement) achetés en grosses quantités auprès des producteurs, souvent d’ailleurs des coopératives ouvrières de production, et revendus avec une faible marge, ce qui lui vaut de toucher une large clientèle.
Grâce à sa prospérité commerciale (en 1912, elle comptera 9000 sociétaires pour 5 MF de chiffre d’affaires), elle ajoute bientôt à sa vocation consumériste une mission éducatrice et culturelle qui rayonnera bien au-delà de Belleville et Ménilmontant.
Sera d’abord créé, en 1900, un patronage laïque accueillant les enfants des deux sexes de 8 à 16 ans. On y propose des sorties champêtres, visites d’usines et musées, cours de solfège et musique, causeries éducatives et culturelles (notamment sur l’histoire ouvrière et révolutionnaire : la Révolution française, la Commune de Paris), des séances de cinéma, art naissant à l’époque. En 1920 et jusqu’à 1932, une colonie de vacances, le château d’Automne, près de Meaux, viendra compléter ces activités ; 200 à 300 enfants en bénéficieront chaque année (dont Henri Krasucki). Le séjour des enfants les plus pauvres est pris en charge par la Caisse de solidarité. Les méthodes éducatrices sont novatrices : on s’efforce d’exercer les enfants à une certaines autogestion et à user de leur droit d’expression. Par exemple, lors des visites médicales systématiques dont ils bénéficient, un « grand » est responsable d’un plus jeune.
En 1909, la Bellevilloise accueillera en son sein l’université populaire « la Semaille », créée à Belleville en 1900 et en proie à des difficultés financières. La Semaille dispose d’une bibliothèque particulièrement riche et éclectique, avec des auteurs classiques, mais aussi contemporains ; elle propose des ouvrages sur l’affaire Dreyfus ou sur l’histoire de la Révolution (Jaurès, Lissaragay, Ferdinand Buisson notamment), d’autres sur la santé publique, l’économie politique et sociale, les sciences, le mariage et l’amour libre. On trouve aussi les œuvres des penseurs révolutionnaires, Bakounine, Victor Basch, Kopotkine. Avec le passage en 1924 à la direction communiste, la bibliothèque de la Semaille aura vocation à devenir le noyau d’un centre d’études prolétariennes. On y donne des conférences gratuites, des causeries suivies de discussions, appuyées par des séances cinématographiques. La bibliothèque de la Semaille poursuivra son développement d’année en année, et, partie de 1300 volumes en 1909, sera forte de 3500 volumes et environ 1000brochures.
L’ «Harmonie Bellevilloise », formation de cuivres d’environ 70-80 exécutants, apporte son concours aux fêtes de la Bellevilloise ainsi qu’aux grandes manifestations d’entraide ouvrière ; elle est complétée par la Symphonie Bellevilloise, formation classique d’une soixantaine d’exécutants (cordes, bois, cuivres) et deux chorales, adultes et enfantine.
Un groupe théâtral, la Muse bellevilloise, prête son concours à toutes les organisations d’avant-garde qui en font la demande.
Dans le mouvement du congrès d’Amiens, qui se préoccupe du domaine de la santé, la Bellevilloise crée, en 1905, une société de secours mutuels, la Solidarité mutuelle des coopérateurs de la Bellevilloise. Réservée exclusivement aux adhérents de la coopérative, son objet est de dispenser des soins
médicaux gratuits et de délivrer à ses membres « tous les produits pharmaceutiques usités en médecine, de premier choix et aux conditions les moins onéreuses possible ». Une pharmacie est d’abord crée à laquelle sont adjoints dès 1913 un, puis plusieurs dispensaires. Des médecins du quartier, agréés par la coopérative, y donnent des consultations de médecine générale aussi bien que de spécialités (ORL, soins dentaires, électroradiologie, gynécologie, obstétrique, ophtalmologie). Y sont aussi effectuées des vaccinations et prises de sang et des prestations plus sophistiquées : rayons ultraviolet, diathermie, ionisation...
L’institution des assurances sociales, en 1929, fait peser une menace sur toutes les sociétés mutualistes. La Solidarité Mutuelle fait face à cette situation nouvelle en mettant en place une Caisse Primaire d’Assurances Sociales, accessible à tous les travailleurs mutualistes, même s’ils ne sont pas adhérents de la Bellevilloise.
La solidarité constitue une part importante des œuvres sociales de la Bellevilloise. Une caisse de prêt gratuit aux sociétaires fonctionnera dès 1898. Une caisse de secours ou de solidarité accordant un don en marchandises sans remboursement aux sociétaires nécessiteux suivra, puis une caisse de décès versant une somme de 100 francs aux familles de sociétaires décédés. La solidarité s’exprimera aussi dans le soutien aux grévistes par des distributions gratuites de pain et de lait, d’abord aux membres de la Bellevilloise, mais au-delà, au monde ouvrier en général en leur cédant des denrées à prix coûtant.
D’autres coopératives ouvrières verront le jour à Paris, mais aucune ne présentera un tel éventail d’activités ; non seulement on y mange et on s’y habille, mais on s’y instruit, on y passe ses loisirs ou ses vacances, on s’y soigne quand on est malade, on y danse et on s’y distrait . La Bellevilloise est un acteur essentiel de la sociabilité populaire et le fondement d’une véritable culture bellevilloise, ressentie et vécue par ses adhérents comme un acte de citoyenneté militant.
La Bellevilloise cessera ses activités en 1936, entraînée dans la faillite de la Banque ouvrière et paysanne.
Les bâtiments du 19/21 rue Boyer deviendront, sous l’occupation, le siège du Parti Populaire Français de Marcel Déat, haut lieu de la collaboration ; des juifs y seront même parqués en 1942 lors de la rafle du Vél d’Hiv, puis de nouveau l’année suivante. Epargnée par les promoteurs, la Bellevilloise est aujourd’hui un restaurant-salle de spectacles, haut lieu branché des soirées parisiennes.
Compte tenu de la situation, toutes les initiatives de la fédération de la Sarthe sont annulées pour les 3 mois à venir.
La projection du film le Disciple demain soir à Connerré est annulée, de même que l'AG de la section de Château ainsi que la discussion sur l’École publique de samedi prochain.
Prenez soin de vous, faites attention à vous et aux autres.
En ce moment assez sérieux, faisons preuve de sagesse et de raison.
Les libres penseuses et les libres penseurs écoutent les scientifiques, aussi nous ferons de notre mieux pour éviter la propagation du covid 19.
Mais les libres penseuses et les libres penseurs sont des militant.e.s expérimenté.e.s, et nous ne tairons pas nos revendications.
Nous n'oublions pas que ceux qui nous demandent de faire bloc sont ceux qui matraquaient les personnels hospitaliers et les manifestants il y a quelques semaines quand ils défendaient leurs retraites et leurs conditions de travail.
Ce sont eux, et les gouvernements successifs, qui portent la responsabilité de l'affaiblissement des services de santé, de la recherche publique, des services publics et de la République.
Ensemble pour faire reculer le virus et protéger les autres ; oui !
L'union sacrée ; non !
Dans les jours à venir je publierai sur le blog des textes des bulletins passés ou des contributions de libres penseurs sarthois dans plusieurs revues, histoire de vous offrir un peu de lecture pour les longues journées à la maison.
Très fraternellement et amicalement, je pense à vous et espère vous revoir très vite.
A bas la calotte !
Ni dieu, ni maitre !
Vive la République laïque, sociale et universelle !