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Publié le 11 Octobre 2014

Communiqué de la Libre pensée de la Sarthe

 

A propos d’une messe des « fonctionnaires » au Mans

Nous venons d’apprendre la tenue d’une messe des « fonctionnaires » ce samedi 11 octobre 2014 en l’église de la couture au Mans. Dans l’article d’Ouest France consacré à cette messe organisée par l’évêque Le Saux, un des organisateurs affirme retrouver les valeurs de l’Eglise dans son engagement au service de l’Etat.

La fédération Sarthoise de la Libre Pensée est très attachée à la laïcité de l’Ecole publique, de l’Etat et de ses services. Aussi cette première messe des « fonctionnaires » en Sarthe nous interroge.

La laïcité est définie en France par la séparation des églises et de l’Etat de 1905. Par conséquent les fonctionnaires ont un devoir de neutralité dans leur fonction. Cette loi garantit la neutralité de l’Etat et de ses institutions et instaure ainsi la liberté de conscience pour tout citoyen.

Pour autant, en dehors de leur exercice professionnel, rien n’empêche ces fonctionnaires de pratiquer ou non un culte à titre privé. Pourquoi dès lors organiser une messe se revendiquant d’une fonction par définition neutre ? Pourquoi faire de cette messe un évènement public relayé dans la presse ? Comment un fonctionnaire peut-il servir dans l’intérêt de tous et en même temps affirmer une foi particulière ?

Ce genre de messe a, jusqu’à maintenant, eu lieu qu’une seule fois. C’était à la cathédrale de Strasbourg en terre concordataire. Il nous parait évident que par cette initiative, l’Eglise catholique entend instrumentaliser la foi de quelques ouailles pour entretenir la confusion dans le cadre d’une offensive généralisée contre la séparation de la sphère publique et de la sphère privée, c’est-à-dire contre la laïcité. L’année dernière, déjà, une messe avec des gendarmes en tenue avait eu lieu au Mans.

L’Eglise catholique montre, encore une fois, son refus de la neutralité des institutions de la République et sa volonté de réinvestir tous les domaines de la vie publique et de l’Etat.

Les libres penseurs réclament le respect de la laïcité, c’est-à-dire la séparation des églises et de l’Etat. Nous demandons ainsi l’abrogation de la loi Debré qui permet le financement de l’enseignement privé par des fonds publics, ainsi que l’abrogation du statut concordataire d’Alsace-Moselle.

 

Le Mans, le 11 octobre 2014

 

A propos d’une messe des « fonctionnaires » au Mans

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Publié le 22 Août 2014

Voici un courier signé de plusieurs associations laiques et envoyé aux conseillers généraux de la Sarthe.

 

Mesdames et Messieurs les conseillers généraux,

 

En octobre dernier le Conseil général adoptait « le Plan collège performant » qui actait la rénovation, plus que nécessaire, de 20 collèges sarthois entre 2015 et 2030. Depuis nous avons appris que le montage financier envisagé pour la première tranche de travaux comprenait un partenariat public-privé. Celui-ci concernerait 4 des 9 établissements de la première tranche. Il s'agit des collèges Henri Lefeuvre d'Arnage, Jean Cocteau de Coulaines, Marcel Pagnol de Noyen et du collège du Maroc au Mans.

Ayant à l'esprit une longue liste de dérapages déjà constatés dans des opérations similaires, nous tenons à vous faire part de notre profonde inquiétude. On peut ainsi citer le cas de l'hôpital d'Evry dont les malfaçons et la hausse des coûts ont des conséquences désastreuses sur les finances publiques et sur le service public en lui-même. Il existe aussi le précédent catastrophique du « Pentagone français » prévu pour accueillir le ministère de la défense, dont le coût initial était de 745 millions d'euros et est désormais estimé à 3,5 milliards.

Même lorsqu'il n'y a pas de dérapages, il est établi aujourd'hui de façon très largement partagée, que les PPP reviennent beaucoup plus cher au contribuable que toute autre forme de financement direct par la collectivité territoriale, et se traduisent par une dégradation de la mission de service public au sens large.

Par ailleurs le PPP soulève d'autres problèmes. Si l'autorité qui passe commande est publique, le propriétaire des locaux pendant vingt ans, est une entreprise privée. Celle-ci organise donc comme elle l'entend la maintenance et l'entretien des locaux. Elle peut donc décider de privatiser ces activités et pourquoi pas celles de restauration et d’hébergement. On peut aussi se demander si dans les années qui précéderont la cession des locaux à la collectivité territoriale, le propriétaire privé apportera toute l'attention voulue à l'entretien des dits locaux. Le CG risquerait donc de se retrouver propriétaire d'établissements fortement délabrés pour lesquels il faudrait d'urgence prévoir un nouveau plan de rénovation.

Nous soussigné-es, enseignant-es, parents d'élèves, ou simples citoyen-nes partageons les craintes exprimées par certains élus du CG et estimons que, dans l'intérêt du service public et celui du contribuable, il est préférable de renoncer à ce projet pour envisager un financement plus classique.

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Publié le 26 Avril 2014

La déclaration de la Coalition athée (Pologne) sur la célébration de la canonisation de Jean-Paul II en Pologne

L'association « La Coalition Athée » se sent obligée de protester contre l'attribution du rang d'un événement officiel à la célébration de la canonisation de Jean-Paul II en Pologne .


La canonisation est un acte strictement religieux , pratiqué par l'Église catholique romaine . Le processus d'élévation est soumis à la présentation de deux cas documentés de miracles attribués à l'intercession auprès de Dieu du candidat à la sainteté . Nous ne remettons pas en question le droit des croyants de pratiquer leur culte selon principes de leur religion . Cependant , l'affirmation des miracles ou d'autres manifestations de la pensée magique , comme la tristement célèbre prière pour la pluie au parlement polonais, par les autorités publiques , y compris les plus hauts autorités de l'Etat , dont le Parlement polonais , le Président et le Premier ministre , constitue la promotion par  l'état des attitudes irrationnelles,  contraires aux opinions scientifiques et aux aspirations de la société instruite .


De même, la société polonaise moderne en voie de laïcisation rejette le  dogmatisme et  le conservatisme extrême imposés par l'Église catholique , qui violent les droits humains , en particulier les droits des femmes et des homosexuels , ainsi que limitent les libertés et les droits civils dans la sphère de la liberté de conscience, de parole et d'expression, en discriminant   personnes d'autres confessions ou athées . Cela est dû à l'appropriation du système juridique par la  religion catholique  ou à la violation de la loi, y compris de la Constitution et d'autres actes juridiques , tels la loi sur les garanties de la liberté de conscience et de religion . Dans ce contexte , il est impossible de ne pas mentionner le rôle que Jean-Paul II a joué dans le processus de la déformation confessionnelle des principes de la vie politique et social en Pologne .


La reconnaissance et le respect pour la personne de Karol Wojtyla est une affaire privée de chacun  et chacune. Nous laisserons les historiens répondre à la question si Jean-Paul II fut une icône de la liberté , un homme providentiel , un héros national et un grand patriote. Aujourd'hui, le servilisme   du gouvernement polonais envers un État étranger - Vatican pour réaliser le spectacle de sa propagande soulève la désapprobation de nombreux citoyens. La Constitution polonaise nous garantit la neutralité de l'Etat et son autonomie par rapport à l'Eglise . Le comportement des autorités officielles polonaises , y compris la pression exercée sur le Parlement pour obtenir l'adoption par acclamation d'une résolution de gratitude  pour cause de la canonisation de Jean- Paul II , constitue une atteinte à la lettre et à l'esprit de la Constitution.  Le proteste se lève aussi contre les dépenses énormes dont le montant n'est pas divulgué au public pour financer la célébration de la canonisation de Jean Paul II en Pologne et qui sera couvert avec l'argent des contribuables polonais.


Nous exigeons que la canonisation de Jean-Paul II soit reconnu comme un acte purement religieux ,  auquel un état ​​neutre ne peut pas donner une dimension politique . Nous appelons les autorités de l'état à se conformer aux normes de l' État démocratique de droit dans lequel aucun citoyen n'est ni favorisé ni discriminé à cause de la foi professée ou de l'absence de celle-ci , et son identité nationale n'est pas liée à la religion .

 

en polonais.

Stanowisko Stowarzyszenia KOALICJA ATEISTYCZNA w sprawie obchodów kanonizacji Jana Pawła II Stowarzyszenie Koalicja Ateistyczna czuje się w obowiązku zaprotestować przeciwko nadawaniu obchodom kanonizacji Jana Pawła II statusu wydarzenia państwowego w Polsce. Kanonizacja jest aktem stricte religijnym, praktykowanym w Kościele Rzymskokatolickim, w którym proces tzw. wyniesienia na ołtarze jest uzależniony od przedstawienia udokumentowanego przypadku cudownego uzdrowienia przypisywanego wstawiennictwu u Boga kandydata na świętego. Nie kwestionujemy prawa ludzi wierzących do praktykowania religii zgodnie z dogmatami ich wiary. Uważamy jednak, że afirmowanie przez autorytet władzy publicznej, w tym najwyższych organów władzy państwowej, jakimi są Sejm RP, Prezydent i Premier RP, cudów czy innych przejawów myślenia magicznego, np. osławionej modlitwy o deszcz w polskim parlamencie, stanowi promowanie przez państwo postaw irracjonalnych, sprzecznych z poglądami naukowymi i aspiracjami wykształconego społeczeństwa. Podobnie odrzucana jest przez laicyzujące się nowoczesne społeczeństwo polskie dogmatyczna i skrajnie zachowawcza nauka kościoła katolickiego, która godzi w prawa człowieka, w szczególności w prawa kobiet oraz osób homoseksualnych, a także ogranicza wolności i prawa obywatelskie w sferze wolności sumienia, słowa i ekspresji, dyskryminując osoby innych wyznań bądź bezwyznaniowe. Dzieje się tak za sprawą zawłaszczenia prawa państwowego przez jedną opcję światopoglądową – wyznanie rzymskokatolickie – bądź z naruszeniem tego prawa, w tym Konstytucji i innych aktów prawnych, np. Ustawy o gwarancjach wolności sumienia i wyznania. W tym kontekście nie można nie wspomnieć o roli, jaką odegrał Jan Paweł II w procesie wyznaniowej deformacji życia politycznego i zasad współżycia społecznego w Polsce. Uznanie i szacunek dla osoby Karola Wojtyły jest prywatną sprawą każdego człowieka. Traktowanie Jana Pawła II jako ikony wolności, męża opatrznościowego, bohatera narodowego i zasłużonego patrioty pozostawiamy ocenie historyków. Dziś czołobitna postawa przedstawicieli państwa polskiego wobec propagandowego przedsięwzięcia rządu obcego państwa – Watykanu budzi dezaprobatę wielu obywateli. Polska Konstytucja gwarantuje państwu neutralność światopoglądową i autonomię wobec Kościoła. Zachowanie oficjalnych władz RP, w tym presja na uchwalenie przez Sejm RP w trybie aklamacji uchwały dziękczynnej w sprawie kanonizacji Jana Pawła II, zaprzecza literze i duchowi Konstytucji. Sprzeciw budzą także ogromne, a nieujawnione publicznie koszty obchodów kanonizacji w Polsce, które zostaną pokryte z pieniędzy polskiego podatnika. Domagamy się traktowania kanonizacji Jana Pawła II jako aktu czysto religijnego, który w państwie neutralnym światopoglądowo nie może mieć wymiaru politycznego. Wzywamy władze rządowe i samorządowe do przestrzegania standardów demokratycznego państwa prawa, w którym żaden obywatel nie jest ani uprzywilejowany, ani dyskryminowany ze względu na wyznawaną wiarę lub jej brak, a jego tożsamość narodowa nie jest związana z religią.

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Publié le 21 Avril 2014

La presse vient d’informer que le nouveau Premier Ministre Manuel Valls a l’intention de se rendre au Vatican, le 27 avril 2014, pour la double canonisation de Jean XXIII et de Jean-Paul II. La presse commente : « Le Premier Ministre représentera la France à cette cérémonie décidée par le pape François. »

 

Ainsi, une nouvelle fois, Manuel Valls, si prompt à souhaiter voir foulées aux pieds les libertés individuelles des travailleuses musulmanes (crèche Baby Loup) au mépris de la laïcité qu’il prétend incarner, va plier le genou devant la hiérarchie catholique. Ce n’est plus une habitude, cela devient un sacerdoce.

 

Quand la Libre Pensée proteste contre la présence de représentants de la République à des cérémonies religieuses catholiques, à chaque fois les « bonnes âmes » lui répondent : c’est parce que le Vatican est un Etat et qu’il y a des obligations diplomatiques.

 

A chaque fois, la Libre Pensée rappelle que cet « Etat » a été porté sur les fonts baptismaux par le fasciste Mussolini par les accords du Latran de 1929. Cela en dit bien long sur la nature réelle du Vatican. Rappelons ce que disait notre Président Marc Blondel : « Le Vatican n’a aucune obligation, il n’a jamais ratifié la moindre convention de l’OIT, ni signé aucune déclaration internationale sur les Droits de l’Homme ».

 

Mais, à l’occasion de cette double canonisation, où sont les obligations diplomatiques ? C’est une cérémonie strictement religieuse en hommage à deux papes catholiques.

 

C’est la soumission pure et simple de la République

à l’Eglise catholique, apostolique et romaine !

 

Il est une chose de se réclamer de Georges Clémenceau, de Jean Jaurès et de Charles de Gaulle dans un discours d’investiture. Il est visiblement une autre chose de respecter l’indépendance dont ils ont fait preuve vis-à-vis de l’Eglise catholique. Georges Clémenceau et Jean Jaurès  étaient libres penseurs et Charles de Gaulle catholique.

 

Cela a coûté la Présidence de la République à Clémenceau. Jaurès a été un des artisans de la Séparation des Eglises et de l’Etat par la loi de 1905. Quant à de Gaulle, il n’a jamais participé à une cérémonie religieuse en tant que Président de la République.

 

La participation de Manuels Valls à ces canonisations

est un scandale anti-laïque !

 

Jaurès avait raison : « Ils veulent nous bercer avec la vieille chanson de la misère humaine ».  Le gouvernement n’a plus que cela à nous offrir : le MEDEF pour seul horizon et l’encens pour seule consolation.

Paris,

le  15 avril 2014

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Publié le 8 Avril 2013

baby-loup-crecheUne campagne d’union nationale se déchaîne après la décision de la Cour de Cassation sur l’affaire de la salariée licenciée à la crèche Baby Loup. Rappelons que la plus haute Cour juridique avait rappelé à cette occasion la lecture française de la laïcité qui distingue la sphère publique dans laquelle la laïcité s’applique pleinement et la sphère privée dans laquelle la liberté de conscience peut se manifester librement.

Un bien curieux attelage

De toute part, les cris d’orfraie sont poussés pour étendre l’interdiction de la liberté de conscience dans la sphère privée. Ainsi, François Fillon qui en tant que Premier ministre a participé à la messe de béatification de Jean-Paul II au mépris de la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, ainsi Manuel Valls qui communie à qui mieux-mieux et qui refuse toujours de rappeler à la hiérarchie de la Gendarmerie qu’il est contraire au Code de Défense de participer es-qualité en uniforme d’apparat aux messes pour la sainte-Geneviève, ainsi Jean-Marc Ayrault - Premier ministre - qui a reçu récemment l’Eglise catholique (nonce apostolique en tête) à Matignon au mépris de la loi de 1905 et qui a aussi participé à la messe d’intronisation du pape François,  ainsi Christian Jacob –Président du Groupe UMP à l’Assemblée nationale - qui est à la laïcité ce que l’hostie est à l’athéisme ; tous ces braves gens ont les yeux de Chimène pour les violations de la laïcité au profit du culte catholique, mais deviennent intransigeants par rapport à l’Islam.

Il est évident que, malgré leurs dénégations, c’est le problème des musulmans qui les agite. La Droite a couru et perdu pour rattraper les thèses du Front national aux dernières élections présidentielles. Une partie de la Gauche fait de même. On est en droit de s’interroger sur la sincérité des uns et des autres, aussi variable que leurs convictions.

Ils veulent nous refaire le coup de la proposition 46

On se souvient que le candidat François Hollande avait fait la proposition d’intégrer les 2 premiers articles de la loi de 1905 dans la Constitution. La Fédération nationale de la Libre Pensée avait manifesté son désaccord, car pour elle, la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat était déjà dans le Bloc constitutionnel.

Constatons que le Conseil constitutionnel a donné intégralement raison à la Libre Pensée sur cet aspect des choses, contre la meute des juristes au petit pied, dans sa décision du 21 février 2013. Rappelons aussi que le candidat Hollande avait rajouté la constitutionnalisation du Concordat, c’est-à-dire le mariage de la carpe et du lapin. La Question Prioritaire de Constitutionnalité sur le Concordat est tombée à pic pour sortir le candidat élu d’une mauvaise passe juridique. A croire qu’elle avait été déposée pour cela.

Ainsi l’union sacrée de triste mémoire est en train de se reformer pour imposer la laïcité dans les structures privées accueillant des enfants. D’ores et déjà, il est indiqué que les structures religieuses en seront dispensées du fait de leur caractère propre. Ainsi les crèches catholiques,  Loubavitch, grassement financées par la Mairie de Paris pourront toujours publiquement marquer leurs caractères religieux.

Curieusement, le caractère sacré de l’enfant n’existe plus pour ces milieux religieux qui seront dispensés de respecter la liberté de conscience des enfants et des parents. Quelle hypocrisie !

Les mêmes veulent nous refaire le même coup. On s’agite dans  le landernau sur la laïcité dans le privé, et à l’arrivée, on se retrouve avec le respect du caractère propre dans les structures religieuses. Quelle duperie !

Et on retrouvera les mêmes naïfs au rendez-vous qui seront toujours les éternels dindons de la farce. C’est grandiose !

La Fédération nationale de la Libre Pensée ne sera pas de cette forfaiture.

La solution véritablement laïque

Il existe pourtant une solution adéquate pour régler le problème. Il suffit que les associations qui gèrent une activité dans le privé, indiquent clairement dans leur objet et leur dénomination qu’elles sont laïques. A partir de ce moment-là, elles peuvent prescrire dans leur Règlement Intérieur que sont prohibés les signes religieux, car ils sont contraires à l’objet de l’association.  La crèche Baby Loup n’a jamais précisé qu’elle était une association laïque, d’où l’arrêt de la Cour de Cassation.

Si d’un côté, le « caractère propre » religieux doit être respecté pour les structures  religieuses, alors le « caractère propre » laïque doit l’être aussi pour les associations dont c’est l’objet. Il n’y a donc nullement besoin d’une nouvelle loi qui inventerait un OVNI juridique aux conséquences imprévisibles. De toute manière, une telle loi serait retoquée par le Conseil Constitutionnel, car elle serait contraire à la liberté de conscience instituée par la loi de 1905, qui est un des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République inséré dans le bloc de constitutionnalité.

 Avec la Libre Pensée, exigez le respect de la loi de 1905, toute la loi de 1905, rien que la loi de 1905 !

 

 

 

Paris, le 8 avril 2013.

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 8 Avril 2013

Déclaration commune de la Fédération nationale de la Libre Pensée, de la Ligue de l’enseignement et de la Ligue des droits de l’Homme.

 

baby-loup-creche.jpg

Il est rare que des décisions juridictionnelles enflamment le débat public et que l’on cherche à faire appel devant le Parlement de ce que le juge a décidé. Ceci impose d’être particulièrement attentif aux deux arrêts que vient de rendre la Cour de Cassation, le 19 mars 2013, l’un à propos du licenciement d’une employée de la CPAM de Seine Saint Denis, l’autre relatif au licenciement d’une salariée de l’association gestionnaire de la crèche Baby loup à Chanteloup les Vignes.

Ces arrêts rappellent, à juste titre, que la sphère publique est d’abord soumise à un principe de stricte neutralité confessionnelle. La liberté d’expression des opinions, philosophiques, confessionnelles, etc ne pouvant, dans la sphère privée, être limitée que pour des raisons précises et justifiées.

Dans le premier des deux arrêts, la Cour a rejeté un pourvoi en cassation dirigé contre un arrêt de la cour d’appel de Paris qui avait validé le licenciement d’une employée de la caisse primaire d’assurance maladie de Seine-Saint-Denis portant un voile à caractère religieux. La Cour de cassation a considéré que le juge d’appel « a retenu exactement que les principes de neutralité et de laïcité du service public sont applicables à l’ensemble des services publics, y compris lorsque ceux-ci sont assurés par des organismes de droit privé et que, si les dispositions du code du travail ont vocation à s’appliquer [à leurs agents], ces derniers sont toutefois soumis à des contraintes spécifiques résultant du fait qu’ils participent à une mission de service public […] ». Cet arrêt est parfaitement justifié.  Les caisses d’assurance maladie gèrent un service public. Leurs agents ne doivent pas afficher leurs options personnelles, philosophiques ou religieuses dans le cadre de leur travail.  

Dans le second arrêt la Cour de cassation a, en revanche, cassé un arrêt de la Cour d’Appel de Versailles qui validait le licenciement d’une salariée de l’association gestionnaire de la crèche Baby loup au motif qu’elle venait travailler revêtue d’un voile. La Cour a jugé que « le principe de laïcité instauré par l’article 1er de la Constitution n’est pas applicable aux salariés des employeurs de droit privé qui ne gèrent pas un service public (et) les restrictions à la liberté religieuse doivent être justifiées par la nature de la tâche à accomplir, répondre à une exigence professionnelle essentielle et déterminante et proportionnée au but recherché ». Ainsi, encourt la critique la disposition du règlement intérieur tendant à « les priver de la protection que leur assurent les dispositions du code du travail », le licenciement étant, par voie de

conséquence nul. Cet arrêt est, lui aussi, parfaitement justifié, cette crèche privée n’étant pas chargée d’une mission de service public. C’est la situation générale de toutes les entreprises qui n’ont aucune délégation de service public, dans lesquelles d’éventuelles restrictions ne peuvent être justifiées que pour des raisons d’hygiène ou de sécurité ou propres à l’activité de l’entreprise.

La solution est conforme au droit positif et traduit, assez exactement, la portée habituellement reconnue au principe de laïcité pour peu que l’on accepte de lire l’arrêt dans sa totalité et, notamment, le motif tiré de ce que le règlement intérieur instaurait « une restriction générale et imprécise » à la liberté religieuse.

C’est donc de façon juste et cohérente que la liberté de conscience des salariés est protégée avec comme limite principale la laïcité intangible du service public. Elle se décline en fonction de la nature des entreprises et non en fonction des options personnelles des employeurs. Une loi d’interdiction générale de port de signes religieux ne prendrait pas en c

ompte la diversité des statuts juridiques et sociaux des établissements, accomplissant une mission de service public, associatif, ou entreprise commerciale… Elle serait vouée, de plus, à être en contradiction avec les traités internationaux signés par notre pays, et avec la constitution.

Profondément attachées à la laïcité, nos organisations s’inquiètent d’une interprétation voire d’un détournement de ce principe de la République qui conduirait, une fois de plus, à favoriser les replis communautaires, à stigmatiser une partie de la population et à en nier la diversité.

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Publié le 8 Avril 2013

La Cour de cassation vient de donner une leçon magistrale sur la laïcité en rappelant la différence de l’exercice de la liberté de conscience dans la sphère privée (entreprise privée) et dans la sphère publique (entreprise publique). Cette démonstration agrée la Libre Pensée qui se bat toujours pour faire valoir cette conception de la laïcité institutionnelle.

La Libre Pensée n’est donc pas d’accord avec celles et ceux qui se lamentent à souhait pour dénoncer l’arrêt par lequel la Cour de cassation a rétabli dans ses droits une salariée de l’association gestionnaire de la crèche Baby loup qui avait été licenciée au motif qu’elle venait travailler revêtue d’un voile. En particulier, Madame Bougrab, Maître des requêtes au Conseil d’Etat, ancienne présidente de la défunte Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE), passée secrétaire d’Etat à la jeunesse et à la vie associative et, surtout, l’actuel ministre de l’Intérieur ont étalé leur indignation dans les journaux télévisés contre une décision qu’ils ont présentée comme une atteinte grave à la laïcité. Faitsans précédent, Monsieur Valls a cloué au pilori la Cour de cassation devant l’Assemblée nationale.

Ces responsables font preuve, en l’espèce, ou d’ignorance ou de malhonnêteté intellectuelle à des fins politiciennes. Le 19 mars, la chambre sociale de la Cour de cassation a rendu deux arrêts indissociables par lesquels elle rappelle la théorie classique en droit français de la laïcité, conçue comme la garantie de la liberté de conscience de chacun. Dans la première de ces décisions, elle a jugé que « le principe de laïcité instauré par l’article 1er de la Constitution n’est pas applicable aux salariés des employeurs de droit privé qui ne gèrent pas un service public » et qu’est illégal le contrat de travail ou la décision unilatérale de l’employeur tendant à « les priver de la protection que leur assurent les dispositions du code du travail », notamment celles de ses articles L. 1121-1, L. 1132-1, L. 1133-1 et L. 1321-3. Si les employeurs sont en droit de limiter la liberté de conscience, cette restriction doit être justifiée « par la nature de la tâche à accomplir » et proportionnée au but recherché. Dans le cas d’espèce, la Cour de cassation a considéré à juste titre qu’une crèche privée n’est pas chargée d’une mission de service public et que le règlement intérieur de l’association gestionnaire enfreint gravement les libertés individuelles des salariés en instituant une interdiction générale et absolue de porter un signe religieux non seulement dans les locaux accessibles aux enfants mais dans leurs annexes.

Le second arrêt de la Cour a rejeté un pourvoi en cassation dirigé contre l’arrêt du 9 novembre 2011 par lequel la cour d’appel de Paris avait validé le licenciement d’une employée de la caisse primaire d’assurance maladie de Paris prononcé par le directeur de l’organisme à raison du port d’un voile à caractère religieux par cette salariée. La Cour de cassation a considéré à juste titre que le juge d’appel « a retenu exactement que les principes de neutralité et de laïcité du service public sont applicables à l’ensemble des services publics, y compris lorsque ceux-ci sont assurés par des organismes de droit privé et que, si les dispositions du code du travail ont vocation à s’appliquer [à leurs agents], ces derniers sont toutefois soumis à des contraintes spécifiques résultant du fait qu’ils participent à une mission de service public […] » En l’espèce, il est absolument certain que les caisses d’assurance maladie gèrent un service public qui doit être régi par le principe de neutralité.

En définitive, la Cour de cassation rappelle la théorie classique de la séparation entre la sphère privée et la sphère publique qui sous-tend toute l’action de la Libre Pensée, fondamentalement attachée à défendre la liberté de conscience et la laïcité de l’Etat, de l’Ecole et des services publics en général.

C’est une leçon que la classe politique française ferait bien de retenir, au lieu d’envisager de légiférer, à nouveau, contre la seule laïcité qui vaille : celle qui œuvre à la paix civile.

La seule  solution laïque

La seule solution pour sortir du problème posé par la crèche Baby Loup ne peut résider que dans la municipalisation des crèches privées afin qu’elles deviennent un service public dans lequel s’appliquerait la laïcité.

Mais force est de constater que les responsables publics et politiques qui revendiquent d’un côté l’application de la laïcité dans la sphère privée, participent de l’autre à la privatisation croissante des services publics au nom des principes mis en œuvre par l’Union européenne.

Si l’on veut régler le problème des emblèmes religieux, dont le foulard islamique, dans les établissements qui reçoivent des élèves et des enfants, la solution idoine consiste à développer le service public afin de répondre aux besoins de la population et non à confier de plus en plus les tâches du service public à la sphère privée.

C’est pourquoi la Fédération nationale de la Libre Pensée exige l’abrogation de la loi Debré qui permet le financement public croissant des établissements privés.


Il faut mettre un terme définitif au détournement des fonds publics vers le privé.

 

 Paris le 23 mars 2013

Adopté à l’unanimité par la CAN de la FNLP

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Publié le 8 Février 2013

En 1956, en pleine révolution des Conseils en Hongrie contre le pouvoir stalinien, un militant, Leszek Kolakowski,  écrivait un texte, sous forme de poème, qui allait entrer dans l’Histoire, sous le titre : « Qu’est-ce que le socialisme ? ». A l’heure où les termes de laïcité et de laïque sont plus que galvaudés et pervertis par leur adversaires, nous avons voulu rendre hommage à ce militant et dire ce que nous pensons.

 

 

What it is ?

Nous vous dirons ce qu’est la laïcité. Mais d’abord, 578319_343688059025679_297723426955476_957428_484661211_n.jpgnous devons vous dire ce que n’est pas la laïcité. Bien, donc la laïcité n’est pas : Une société dans laquelle quelqu’un qui n’a pas commis de faute est stigmatisé pour sa seule présupposée appartenance ethnique ou religieuse. Une société où c’est un crime d’être le frère, la sœur, le fils ou la femme d’un « suspect musulman ».

 

Une société dans laquelle quelqu’un est malheureux parce que ce qu’il a dit n’est pas conforme à ce que les docteurs de la foi médiatique et de la pensée unique imposent à tous et quelqu’un d’autre heureux parce qu’il ne dit pas ce qu’il pense.

 

Une société où quelqu’un est à l’aise parce qu’il ne pense pas du tout. Une société dans laquelle quelqu’un est malheureux parce qu’il est juif, musulman, libre penseur, et où un autre est mieux parce qu’il n’est pas juif, musulman, libre penseur. Une société où il vaut mieux-être blanc, vieux, riche et rentier, que noir, pauvre, jeune et chômeur.

 

Une société où il est mieux de s’appeler, Nicolas, François, Ségolène, Bernard-Henri, Caroline, Georges, Jean-François, Bernard, Pierre que Mouloud, Moustapha, Mohamed, Fatima, José, Pietro, Alberto.

 

Caroline ou Fatima ?

 

 

Une société dont l’Etat  où les auxiliaires zélés de la pensée unique en appellent toujours à la répression contre ceux qui ne pensent pas comme eux. Un État où vous n’avez droit à des subventions publiques que si vous faites allégeance au « politiquement correct ». Une société où pour avoir droit à une salle municipale pour se réunir, il vaut mieux être d’accord avec le maire.

 

Une société où les Élus trahissent la laïcité tous les jours, votent les subventions publiques aux cultes et à l’enseignement catholique et plantent des arbres de la « laïcité » pour faire oublier le dimanche ce qu’ils ont fait dans la semaine. Un État où le Gouvernement et les Élus de Droite comme de Gauche détournent 10 milliards d’euros de fonds publics, chaque année, pour financer les religions et l’enseignement privé catholique, en spoliant l’Enseignement public qu’ils sont censés défendre.

 

Une société où l’on peut être condamné d’avance, sans jugement, pour délit de faciès. Un État qui a plus de policiers et de gendarmes que de nourrices, et  proportionnellement plus de gens en prison que dans les hôpitaux.

 

Un État dont les soldats pénètrent les premiers sur le territoire d’un autre pays, au nom d’un droit d’ingérence que s’arrogent les puissants de ce monde. Un Etat où quiconque chante les louanges des dirigeants et de leurs groupies médiatiques est dans une meilleure situation que celui qui se tait.

 

Un État qui produit plus d’armes de guerre que de biens de production pour satisfaire les besoins de la population. Un État dans lequel les moins-disants culturels vivent mieux que les esprits libres.  Un État dont les procureurs sont souvent d’accord avec le pouvoir. Un État dans lequel il faut mieux, pour sa sécurité, être mal-comprenant que mal-obéissant.

 

 

Etre con, cela rassure, surtout les bien-pensants

 

Un État qui veut que tous ses citoyens aient la même  opinion en philosophie, politique étrangère, économie, littérature et morale. Un État où l’on applaudit réglementairement et dans l’union nationale aux bruits de bottes en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique.

 

tumblr_m293ueIHGM1qaeojzo1_500.jpgUn État dont le gouvernement définit les droits de ses citoyens, mais dont les citoyens ne définissent pas les droits du gouvernement. Un État où l’on est responsable de ses ancêtres, mais pas de ceux des autres qui sont, par définition,  moins bien. Un État où une partie de la population reçoit des salaires et des dividendes (quarante fois pour le moins !)  plus élevés que ceux des autres.

 

Un État qui se dit neutre et laïque, mais où le Président de la République fait le signe de croix et participe à des messes dans l’exercice de ses fonctions et où les Élus participent, avec leur écharpe tricolore, aux cérémonies religieuses. Un Gouvernement, aidé par des syndicats d’enseignants, des associations dites « laïques » qui militent ouvertement pour l’unification de l’Enseignement public et catholique, contrairement aux principes de Séparation des  Églises et de l’État.

 

Un Etat qui refuse d’abroger les lois antilaïques par « réalisme », et, tout cela, sous les applaudissements réitérés  des « personnalités morales » dont les décorations cléricales valent mieux  que toutes les réserves « laïques ». Une croix chrétienne vaut bien une Légion d’honneur, d’ailleurs c’est souvent, pour beaucoup, la même chose.

 

 

La carte , la croix et la francisque

 

Un Etat, une société, où on valorise le réalisme, celui qui a commencé à Munich, poursuivi à Montoir, et idéalisé à Sigmaringen. De la croix chrétienne à la croix gammée en passant par le Journal La Croix, vivant symbole, avec le Monde, de la continuité du Pétainisme.

 

Une société qui utilise en permanence des mots nationalistes et xénophobes. Une société où l’autre est toujours l’ennemi, surtout s’il n’a pas la même religion « blanche et occidentale ». Une société où tout le monde déclare croire en un dieu unique, mais où personne n’a le même, ce qui justifie tous les massacres.

 

Un État dont les gouvernements pensent que rien n’est plus important que leur pouvoir. Un État qui fait un pacte avec le crime et adapte ensuite son idéologie à ce pacte. Un État qui impose le modèle économique du capitalisme destructeur et ravageur, du FMI, de la Banque mondiale et de l’Union européenne et qui appelle cela : « le meilleur des mondes possibles ».

 

Une société où tous les partis politiques, de droite comme de gauche, se sont ralliés à la Doctrine Sociale de l’Eglise catholique, qui n’a pour seul objectif  que de maintenir l’exploitation capitaliste et l’oppression sociale. Les patrons seront toujours les patrons et les travailleurs, toujours chômeurs ou dans la misère (la différence est bien mince), au nom du « bien commun » qui n’est que le bien des puissants de ce monde.

 

 

Pole Emploi ou l’usine, ou tu pointes  où tu meurs

 

Une société où le pouvoir et ses affidés entendent imposer partout ce qu’il faut penser, ce qu’il faut manger, comment il faut se vêtir, dans la rue et même chez soi. Une société dont le maître-mot est, au nom de la liberté : interdire en permanence. Un État qui se veut arbitre de toutes les élégances, surtout vestimentaires. Une société qui impose les canons d’une « beauté  aux ordres », réglementaire et normalisée des fabricants de cosmétiques et obscurcissant le regard de chacun.  Un seul regard, un seul désir, un seul peuple.

 

Une société où les zélotes honteux et inavoués du cléricalisme appellent « laïque » tout ce qui sent l’eau bénite et « intolérance », tout ce qui est véritablement laïque et libre penseur.

 

Une société où il vaut mieux être chrétien que musulman, juifs que bouddhiste, évangéliste qu’intouchable hindou.. Et qu’en tout cas, il n’y a rien de pire que d’être libre penseur. Une société où l’on nous vous inculque que penser, c’est déjà désobéir.

 

Un État qui se considère comme fermement démocratique parce qu’il est d’accord avec lui-même. Une société qui est la tristesse même. Un système de caste qui se reproduit par lui-même et pour lui-même. Un État qui connaît toujours la volonté des gens avant de la leur demander. Un État qui peut les maltraiter impunément.

 

Un État dans lequel une conception de l’histoire fait la loi. Un État dans lequel philosophes et écrivains disent toujours la même chose que les généraux et les ministres, mais toujours après eux. Un État dans lequel les travailleurs n’ont pas d’influence sur le gouvernement. Un État qui croit que lui seul peut sauver l’humanité. Un État qui considère qu’il a toujours raison. Un État dans lequel l’Histoire est un auxiliaire de la politique.

 

 

Un révolutionnaire, un révolté, un laïque est toujours contre l’Etat !

 

Un Etat qui sait ce qu’il veut et qui fabrique des opinions et de l’information à coup de sondages pour confirmer ce qu’il a décidé d’avance. La chance, espère-t-il, que l’argent confirmera  sa commande. Et, c’est souvent le cas. Qui paie commande. Cela évite de penser.

 

Un État qui est toujours content de lui. Un État qui croit que chacun est épris de lui, alors qu’en réalité, c’est le contraire. Un État qui est convaincu que personne au monde ne peut rien concevoir de mieux. Un État qui ne se rend pas compte qu’il est haï aussi longtemps qu’il est craint, surtout à cause des forces  considérables de répression.

 

Un État qui détermine qui peut le critiquer et comment. Un État dans lequel on peut chaque jour réfuter ce qu’on affirmait la veille et croire toujours que rien n’a changé. Un État qui n’aime pas voir ses citoyens lire trop de journaux ou surfer sur internet.

 

Un État dans lequel nombre d’ânes ont rang d’intellectuels, de philosophes, d’écrivains, d’experts et de journalistes.

 

Etats Frères, démocraties populaires, libéralisme, démocratie : et ta Sœur ?

 

Voici la première partie. Mais maintenant, attention, nous allons vous dire ce qu’est la laïcité.

 

 

 

 

Et bien, camarades, la laïcité, c’est une bonne chose.

 

 

 

 

Christian Eyschen, vice-Président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée

 

 

PS :  Ce texte est écrit en hommage à tous les combattants de la liberté à travers le monde


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Publié le 29 Janvier 2013

Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 10 Décembre 2012

La loi de Séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905 a mis fin au Concordat du 26 messidor an IX conclu entre Joseph Bonaparte, représentant le Premier Consul, et le cardinal Consalvi, envoyé du pape. Contrairement au régime concordataire, elle garantit à chaque individu la liberté absolue de conscience, c'est-à-dire le droit de pratiquer la religion de son choix ou de n’en adopter aucune, et interdit, à cette fin, à l’État de reconnaître, de salarier ou de subventionner les cultes. Par des artifices juridiques jésuitiques, le Concordat a été maintenu dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle, en 1918 puis en 1945, laissant ainsi peser une menace permanente sur la loi de Séparation.

Le maire et la majorité du groupe socialiste du Conseil municipal d’Argenteuil ont visiblement oublié que la loi de 1905 est un pilier essentiel de la République qui couronne l’ensemble des libertés individuelles et marque la fin du processus d’émancipation politique engagé par la Révolution française, sans lequel l’émancipation sociale serait inenvisageable, comme le disait Jaurès. Le 3 décembre 2012, prenant prétexte des tirs à blanc inadmissibles dirigés contre la synagogue de cette ville, le Conseil municipal d’Argenteuil a adopté une délibération par laquelle la Commune a créé un « Conseil des Cultes » réunissant les institutions religieuses, les représentants de la collectivité territoriale et ceux de l’État en vue d’instaurer « un dialogue permettant […] de réfléchir à l’amélioration du vivre ensemble entre les différentes confessions religieuses, les non-croyants et les institutions publiques », a institué une « Journée des spiritualités », consistant à ouvrir les lieux de prière aux curieux et a prévu d’aménager les abords de différents édifices du culte, ainsi que de consentir des baux emphytéotiques à des associations cultuelles. Ces mesures constituent manifestement une reconnaissance officielle des cultes et n’excluent pas, le cas échéant, un financement indirect de certains d’entre eux.

 

Dans les pas de Sarkozy, avec la bénédiction de  l’Europe vaticane

Le maire, et la majorité du groupe socialiste du Conseil municipal d’Argenteuil, placent ainsi leurs pas dans ceux de M. Nicolas Sarkozy instituant le Conseil Français du Culte Musulman en 2004 ou ceux de M. Claude Guéant, son successeur place Beauvau, créant des conférences départementales de la liberté religieuse par circulaire du 21 avril 2011. En bons petits soldats, ils appliquent également, à leur niveau, l’article 17-C du traité de Lisbonne qui prévoit d’instaurer un « dialogue ouvert, transparent et régulier » avec les religions, incompatible avec la Séparation des Églises et de l’État. Ils anticipent enfin l’Acte III de la décentralisation qui devrait autoriser l’adaptation locale de la loi nationale, en violation du principe d’unité et d’indivisibilité de la République. Ils accélèrent ainsi un processus de dénaturation de la loi du 9 décembre 1905.

On ne voit pas très bien en quoi leur méthode est de nature à prévenir les actes odieux semblables à celui perpétré contre la synagogue d’Argenteuil, en octobre dernier. On comprend, en revanche très bien, le profit que les cultes pourront retirer de cette délibération pour investir la sphère publique à Argenteuil.

 

Résistance laïque !

 La Fédération nationale de la Libre Pensée appelle l’ensemble des laïques du Val d’Oise à réagir contre cette violation de la laïcité et à entreprendre toutes les actions nécessaires pour en finir avec cette mise en place du communautarisme religieux sur un territoire de la République.

       

Avec la Libre Pensée, exigez :

Retrait de la délibération du Conseil municipal d’Argenteuil du 3 décembre 2012 !

 

 

Paris, le 10 décembre 2012    

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 10 Décembre 2012

A l’initiative de la Fédération nationale de la Libre Pensée, s’est tenu un meeting laïque régional, le 7 décembre 2012, à la Bourse du Travail de Paris. Placé sous la Présidence de Marc Blondel, la salle de spectacle était pleine de 250 participants. C’était l’affluence des grands jours.

Un public composé de libres penseurs, de militants laïques de Laïcité-Liberté, du Mouvement Europe et Laïcité, du Comité-Laïcité-République, de membres du Grand Orient de France, des syndicalistes de toutes tendances, CGT-FO, CGT, FSU, UNSA et aussi des militants du PRG, du PG, du POI, du PS, du PCF et anarchistes, se côtoyaient fraternellement pour la même cause.

Gabriel Gaudy, Secrétaire général de l’Union Régionale d’Île-de-France des syndicats Force Ouvrière prenait la parole le premier : « C’est avec une immense joie que j’ai le plaisir, en tant que syndicaliste et libre penseur, de vous accueillir dans cette salle rénovée de la Bourse du Travail. Cette salle a connu de grands moments dans l’histoire syndicale de la Capitale. Des assemblées générales de syndiqués, de grévistes, de combattants de ce que nous appelons la lutte de classe et qu’Anatole France, un grand libre penseur, appelait « la mêlée sociale »…

Ce bâtiment fut construit en 1919, il était le siège de l’Union des Coopératives, il a abrité aussi la Coopérative de la Verrerie d’Albi où Jean Jaurès s’est tant investi dans sa défense. Puis, il devint l’annexe de la Bourse du Travail de la rue du Château d’eau….

Vous êtes réunis aujourd’hui ici, venus de tous les départements d’Île-de-France, à l’appel de la Libre Pensée, pour défendre l’absolue liberté de conscience incarnée par la grande loi de Séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905. Cette loi précisait législativement que « La République ne reconnaît, ne salarie ne subventionne aucun culte ».

Contre ce principe républicain laïque, la Vème République a décidé de faire voter  la loi Debré du 31 décembre 1959. Depuis, des milliards et des milliards, chaque année,  sont volés à l’École de la République laïque pour le plus grand profit de l’enseignement privé catholique.

 Cette violation de l’Histoire démocratique, laïque et sociale de notre pays, il faut la dénoncer sans trêve, ni répit ; toujours avec plus de force et de vigueur. Il ne faut jamais oublier l’histoire des combats de nos aînés pour le triomphe des principes d’Égalité, d’Instruction, de Liberté  et d’Émancipation. »

Puis Quentin Dauphiné, pour la revue Émancipation, rappelait l’histoire militante de cette revue pédagogique qui a tant contribué à l’éveil des consciences dans le monde enseignant. Les militants d’Émancipation, poursuivant légitimement le travail ancien de l’École Émancipée, n’ont jamais cessé de combattre les lois antilaïques et d’exiger leur abrogation.

Etait lu alors un message de Pascal-Eric Lalmy, Secrétaire national chargé de la laïcité du Parti Radical de Gauche, où il rappelait les combats communs séculaires de la Libre Pensée et du Parti Radical pour l’instauration, puis la défense de la laïcité de l’Ecole et de l’Etat. Il dénonçait le fait incroyable que la Municipalité socialiste d’Argenteuil venait, le 3 décembre 2012, de créer un « Conseil des Cultes » et la mise en place d’une « Journée des spiritualités ». Le Concordat à l’heure de la décentralisation, en quelque sorte.

Alain Barbier, de la Fédération de l’Enseignement, de la Recherche et de la Culture-CGT, dénonçait l’étouffement programmé de l’Enseignement public, le détournement des fonds publics pour l’enseignement privé catholique. Il en appelait à la mobilisation la plus large pour la défense de l’Ecole publique et dénonçait ceux qui ne parlent de la laïcité que contre l’Islam, mais oublient tout le reste des atteintes à la laïcité.

Un message de Claude Jenet, Secrétaire national du Parti Ouvrier Indépendant était porté à la connaissance du meeting. Après avoir rappelé le contenu du Serment de Vincennes du 19 juin 1960, il déclarait : « En adressant son fraternel salut et son total soutien aux participants à ce rassemblement, permettez au POI de rappeler les termes du « MANIFESTE » adopté lors de son congrès de fondation en juin 2008 : « Le POI se prononce pour la République une, indivisible et laïque, pour la défense de la laïcité, institutionnelle opposée à toute forme de communautarisme, dans le cadre de la stricte séparation des Églises et de l’État, conformément à la grande loi républicaine du 9 Décembre 1905.En matière scolaire, il agit notamment pour l’application permanente du principe du mouvement ouvrier et démocratique :   Fonds publics à l’École publique, fonds privés à l’école privée ».

Philippe Guglielmi, Président d’honneur de Laïcité-Liberté commençait son intervention pour rappeler les liens d’amitiés profonds qui le liaient à la Libre Pensée. En tant qu’Elu local dans la Seine-saint-Denis, il analysait tous les problèmes qui se posaient à lui dans son action quotidienne. Combien de fois avait-il été saisi pour placer des élèves au sein de l’École publique, quand ils avaient été rejetés par l’enseignement privé, car ils faisaient baisser le taux de « réussite » et que cela nuisait à la publicité des écoles cléricales ? Il dénonçait cette duperie honteuse.

Un message d’Alexis Corbière, Secrétaire national du Parti de Gauche et Elu parisien était lu « Au Conseil de Paris, avec les autres élus du Front de Gauche, et notamment ma camarade du PG Danielle Simmonet, nous intervenons régulièrement pour dénoncer et refuser tous les contournements de la loi de 1905. A ce titre, chaque année, nous n’acceptons pas que nous subventionnions à Paris avec des fonds publics des associations confessionnelles pour qu’elles gèrent des crèches, c’est le cas pour 16 crèches dites « Loubavitch » ou d’autres catholiques,  vers lesquelles se tournent des familles en raison des défauts du service public municipal…

 Nous refusons qu’une confusion, volontairement entretenue, entre le culturel et le cultuel ouvre la porte à une remise en cause à la laïcité tel que cela se prépare avec le futur Institut des cultures de l’Islam. Nous refusons enfin que dans le prochain budget qui va être débattu lundi prochain la dotation accordée aux collèges publics baisse de 1 million d’euros alors que celle qui va être attribuée aux collèges privés va augmenter de 500 000 euros, prétendument au nom du fait qu’il faudrait respecter la loi. Ceci constitue à nos yeux un argument supplémentaire pour refuser de voter ce budget. »

Fabienne Bellin du SNES-FSU, empêchée au dernier moment d’intervenir, nous a transmis ce message : « Pour résumer la position du Snes sur le sujet, notre mandat est toujours « fonds publics à l’Ecole publique, fonds privés à l’école privée » et donc cela entre évidemment en contradiction avec la loi Debré.  Les cadeaux au privé et les atteintes multiples à l’École publique, comme en manière plus large, les atteintes à la laïcité justifient pleinement qu’on s’expriment le plus fort et collectivement possible pour les dénoncer et obtenir des reculs : parce qu’au-delà de la loi Debré, on peut citer :


- Les financements illégaux aux investissements d’établissements privés par les collectivités. Le SNES a déposé des recours par le passé, en a gagné, en a perdu. 

- Les régions Bretagne et Pays-de-Loire, où nombres de communes n’ont pas d’écoles publiques, la loi Carle. 
 Les suppressions d’emplois moins rudes dans le privé que dans le public  depuis des années.

-  Le statut scolaire d’Alsace Moselle dont on demande l’abrogation. »

Après avoir présenté les excuses de Raoul Mercier, Maire adjoint PS dans la Seine-saint-Denis, David Gozlan – Secrétaire général de la Libre Pensée – prenait la parole : « La Fédération Nationale de la Libre Pensée a pris ses responsabilités. Fidèle au serment de Vincennes, elle a manifesté en toutes circonstances et tous lieux son irréductible opposition à cette loi contraire à l'évolution historique de la Nation. La Fédération Nationale de la Libre Pensée s'est engagée dans la lutte sans trêve et sans défaillance jusqu'à son abrogation. La Fédération Nationale de la Libre Pensée a cherché et cherchera à obtenir que l'effort scolaire de la République soit uniquement réservé à l'École de la Nation, espoir de notre jeunesse.

La concurrence entre le privé et le public, instaurée par la loi Debré, étouffe l'École républicaine. Ce processus de dizaines d'années de désengagement de l'État, comprenons de détournements de fonds publics vers le privé, a désagrégé le contrat social. Les sables mouvants de l'autonomie des établissements enlisent les capacités d'accueil, la sécurité des établissements et la délivrance des savoirs et connaissances. Signe inquiétant des temps, certains concours voient plus de postes offerts que de candidats. De l'autre côté, les placards dans nos villes, nos métros, nos trains regorgent d'instituts et de boites privés avec  un taux de réussite de 99%.

Républicains, militants syndicalistes ou politiques, laïques, la loi Debré peut être abrogée. Elle doit l’être. La campagne pour l'abrogation de la loi Debré n'appartient pas à la Libre Pensée. C'est une campagne publique qu'il faut mener, et ceux qui la mènent en sont les seuls dépositaires. Nous sommes au début d'un mouvement de résistance que nous voulons profond et ancré dans ce pays. Nous voulons la fin des versements publics aux institutions privées et  aux structures religieuses. »

Marc Blondel, Président de la Libre Pensée intervenait alors pour rappeler les positions de toujours de la Fédération nationale de la Libre Pensée. Il en appelait à la lutte incessante pour l’abrogation de loi Debré. Il dénonçait la mise en œuvre possible de futurs concordats locaux par l’Acte III de la décentralisation.

Les militants de la Libre Pensée diffusaient largement l’Appel pour l’abrogation de la loi Debré. De très nombreuses signatures furent récoltées. Jamais l’expression « Ce n’est qu’un début, le combat continue » n’avait eu autant de sens. L’union laïque est en marche, rien ne pourra l’arrêter désormais.

Avec la Libre Pensée, Agissons ensemble, tous ensemble, Pour l’abrogation de la loi Debré !

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 10 Septembre 2012

Le ministre Vincent Peillon vient d’annoncer qu’il avait l’intention de faire dispenser des cours de morale laïque dans les établissements scolaires. Ceci pour apprendre aux élèves à bien se comporter en société.

Il existe une autre solution, bien plus efficace, pour empêcher les actes d’incivilités intolérables dans les établissements publics et dans la société : que les élèves soient suffisamment encadrés par des surveillants et instruits par un nombre suffisant d’enseignants.

Mais pour cela, il faudrait en revenir à une notion républicaine fondamentale : l’École n’est pas un lieu de vie, elle doit transmettre l’instruction. C’est comme cela que l’on peut former de futurs citoyens.

Il faut tourner le dos à la rigueur économique de l’Union européenne

Pour arriver à cette situation satisfaisante pour tous, il y a un impératif incontournable : en finir avec les diktats économiques imposés par les Institutions de l’Union européenne et sa « nouvelle » règle d’or des 0,50% de déficit non dépassables (TSCG) par rapport au PIB.

Au lieu de créer les milliers de postes nécessaires pour cela, le ministre Peillon tente une diversion : la solution serait l’enseignement d’une morale laïque. Comme le dit une certaine publicité : « cela ne coûte pas cher et cela pourrait rapporter gros ».

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Il n’y a qu’une morale humaine

Les Églises ont coutume d’expliquer qu’il y aurait une morale transcendante de nature divine, qui fut dictée aux hommes. C’est le Décalogue, les fameux 10 Commandements reçus par Moïse. En l’étudiant, on s’aperçoit que les 3 premiers commandements ne sont pas de l’ordre de la morale, mais sont des dogmes d’obéissance absolue à un dieu. Dieu que l’on doit respecter et ne pas invoquer en vain. Il n’y a rien qui ait à voir avec la morale.

Les 7 autres commandements sont des règles de vie en usage bien avant le Décalogue et qui perdureront bien après. Il ne peut y avoir de société organisée sans respect des siens, du repos, sans bannir le vol, le faux témoignage et le meurtre entre autres. Il n’y a rien dans ces préceptes qui ait une dimension religieuse. Il s’agit du temps de l’Homme.

Comme il n’y a pas de morale « religieuse », il ne peut y avoir, en contrepoint, de morale « laïque ». Il existe dans toutes les civilisations une morale humaine qui varie avec le temps, mais qui repose toujours sur des exigences de vie en commun.

La laïcité, ce sont des institutions, pas une philosophie et encore moins une morale

Certains de droite comme de gauche, entendent, pour des raisons fort éloignées de la laïcité, la mettre à toutes les sauces. Il y aurait ainsi, une spiritualité « laïque », un esprit « laïque », une morale « laïque ». Souvent, les mêmes, entendent supprimer la frontière entre la sphère publique et la sphère privée pour mieux appliquer la « laïcité » partout et régenter, en tout temps et en tous lieux, la conscience et les comportements des citoyens.

Ils appliquent, en fait, à la laïcité, la définition théologique du Saint-Esprit : « le noyau est partout, la circonférence nulle part et l’Esprit souffle là où il veut ». Pour la Fédération nationale de la Libre Pensée, la laïcité ne s’applique qu’aux institutions politiques. C’est un mode d’organisation des institutions, de l’administration, des services publics.

En exigeant que l’État s’arrête où commence la conscience (Francis de Pressensé), la neutralité dans le domaine philosophique de la sphère publique garantit la liberté de conscience pour tous les citoyens. L’État n’a pas à avoir de point de vue en matière métaphysique, le citoyen peut en avoir un, quel qu’il soit. État théocratique ou État athée, ce sont les deux faces de la même médaille d’intolérance.

L’État n’a pas à diriger les consciences, sinon il s’agit purement et simplement d’embrigadement, à l’heure où en particulier, les jeunes subissent la violence des effets de la crise du système capitaliste. Ne serait-ce pas un des buts recherchés : leur faire accepter envers et contre tout les conditions qui leur sont faites ?

Victor Hugo, dans son célèbre discours contre la loi Falloux en 1850, avait dit : « Vous voulez mettre un curé, partout où il n’y a pas un gendarme ». Vincent Peillon voudrait-il mettre un « moralisateur de service », partout où il n’y a pas un policier ou un gendarme, car la baisse tendancielle du taux de curés et la RGPP se font cruellement ressentir ?

Il apparaît clairement que derrière cette proposition d’enseigner la morale dite« laïque », il y a bien d’autres intérêts en jeu et des pensées bien inavouables. La Fédération nationale de la Libre Pensée ne lâchera pas la proie pour l’ombre.

La solution contre les incivilités dans les établissements scolaires publics existe : rendre les moyens nécessaires à l’Enseignement public et « obtenir que l’effort scolaire de la République soit uniquement réservé à l’École de la Nation, espoir de notre jeunesse » - Serment de Vincennes du 19 juin 1960.

Pour cela :

 

Il faut abroger la loi Debré qui prive l’Enseignement public de 180 000 postes au profit de l’enseignement catholique !

Cela coûte 9 milliards d’euros détournés sur les fonds publics !

 

Avec la Libre Pensée :

Agissez pour l’abrogation de la loi Debré, Mère de toutes les lois antilaïques c’est la seule défense de la laïcité qui vaille !

 

Paris, le 9 septembre 2012

 

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 29 Août 2012

 

Voici un document adopté par notre dernier congrès national

 

CONGRÈS NATIONAL LIBRE PENSÉE Sainte-Tulle

(Document n° 1)

Motion laïque

ABROGATION DE LA LOI DEBRÉ

 

FONDS PUBLICS À L’ÉCOLE PUBLIQUE, FONDS PRIVES À L’ÉCOLE PRIVÉE : UNE CAMPAGNE NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE

I.             Aux origines de la loi Debré. Quelques points de repère.

L’Église catholique n’a jamais accepté et n’acceptera jamais la séparation des Églises et de l’État pas plus que la séparation des Églises et de l’École.

Elle n’accepte pas d’être reléguée dans la sphère privée. Elle a toujours considéré que l’interdiction d’enseigner faite aux congrégations, qui avaient un quasi-monopole de l’instruction, avait été une défaite historique pour elle.

Pour l’Église catholique, l’école confessionnelle est un véritable cheval de Troie pour reprendre pied dans la société et la réévangéliser.

C’est 19 ans après la Séparation de 1905, c’est-à-dire dès 1924, que l’Église obtient un résultat sérieux : en effet, la République renoue avec le Vatican et renonce à l’abrogation du Concordat. Et l’unification est à nouveau revendiquée.

Sous le régime de Vichy, on avance de nouveau vers l’unification (ex. la caisse des écoles est commune aux écoles publiques et privées. Les écoles privées obtiennent des subventions de l’État. Des bourses nationales sont données à égalité de droits aux enfants des 2 écoles).

Les lois Marie-Barangé tendent à la mise sur le même plan de l’instruction dans l’école publique et privée par le biais des bourses et subventions.

 

II.                  31 décembre 1959 vote de la loi Debré : un tournant !

C’est un an après son coup d’État que le général de Gaulle engage un processus de destruction de la laïcité.

En 1959, Michel Debré (principal rédacteur de la Constitution de 1958) déclarait à la Chambre : « Nous ne sommes plus à la fin du XIXe siècle où l’État luttait contre la religion pour être l’État, quand les représentants, et non des moindres, s’exclamaient : le cléricalisme, voilà l’ennemi ! Ils vivaient une époque où il était nécessaire de libérer l’État national d’un certain nombre de sujétions. De nos jours, l’État national s’est libéré. Ou, plutôt, s’il doit encore, comme toujours et sans cesse d’ailleurs, chercher à se libérer, c’est d’abord à l’égard de bien d’autres adversaires… »

À la fin de la IVe République, l’Église s’inquiétait. De nombreux établissements catholiques étaient menacés de fermeture. Ses effectifs étaient en baisse.

 

 

 

1er degré

2ème degré

 

1944

19 % du total des élèves scolarisés

42 %

 

1959

16 %

25 %

 

1967

14 %

22 %

 

 

 

 

Il lui fallait de l’aide. Dès l’arrivée au pouvoir du général de Gaulle, les négociations avec le Vatican ont lieu.

C’est dans ce contexte politique que la loi Debré est votée le 31 décembre 1959.

C’est un tournant politique et juridique majeur : elle reconnaît à l’enseignement privé confessionnel une mission de service public.

Les écoles privées – par le biais d’un contrat d’association – sont largement subventionnées par les fonds publics.

Avec la loi Debré, un pas décisif vient d’être accompli par l’Église catholique : ses écoles sont mises sur le même plan que l’école publique.

Avec la loi Debré et les suivantes, les établissements privés « concourent » au service public et leurs personnels, quoique sous l’autorité de chefs d’établissements nommés par les évêques, sont payés par l’État. L’État rémunère les enseignants des établissements privés sous contrat et paie les charges sociales et fiscales assises sur les salaires incombant aux employeurs.

 

III.           Avec la loi Debré, une masse financière considérable de fonds publics est versée à l’École confessionnelle catholique.

 

L’État finance l’enseignement privé principalement confessionnel, concurrent de l’enseignement public républicain, laïque, gratuit, ouvert à tous sans aucune distinction.

L’État finance l’essentiel du fonctionnement des 8200 établissements privés confessionnels sous contrat qui accueillent 17 % des effectifs scolarisés soit 2 millions d’élèves.

 

L’État prend en charge le salaire des 140.000 professeurs exerçant dans ces écoles, collèges et lycées privés.

En 2012, l’État versera 7,1 milliards auxquels s’ajoutent 339 millions d’euros pour la rétribution des professeurs de l’enseignement agricole privé (en vertu de la loi du 31 décembre 1984).

Les communes versent 500 millions à l’enseignement catholique du 1er degré.

Les départements et régions versent 550 millions pour l’enseignement privé. Ils déboursent également 200 millions pour le forfait TOS (personnels de service des collèges et lycées transférés aux régions et départements en application des lois de décentralisation).

Au total : au mépris des principes républicains, ce sont 9 milliards d’euros publics détournés chaque année au profit de l’Église catholique.

7,1 milliards versés par l’État, ce sont 180 000 postes d’instituteurs (salaires + charges).

C’est au même moment qu’on nous parle d’économies, de mutualisation et que l’on supprime des centaines d’écoles rurales et de collèges publics.

C’est au même moment que 14 367 postes dans l’enseignement public – 1433 postes dans l’enseignement privé au lieu des 1633 postes prévus en 2011 – sont supprimés à la rentrée 2011-12.

Les écoles de moins de 4 classes, c’est-à-dire 26 000 sur 57 000, sont menacées de suppressions comme les collèges de moins de 250 élèves.

Certes, le gouvernement Hollande-Peillon rétablit 1000 postes, mais il entérine la fermeture de 11 650 postes dans le public préparée par le gouvernement Sarkozy !

À l’occasion de l’élaboration de la nouvelle loi d’orientation sur l’école, l’Enseignement confessionnel s’appuie sur cette situation pour réclamer un renforcement de son influence.

 

 

IV.              La loi Debré est la mère de toutes les lois antilaïques !

 

Les dispositions du Code de l’Éducation s’appuient sur les lois Falloux de 1850, Astier de 1919 et Debré de 1959.

Depuis 1919, plus de 66 lois, circulaires et textes ont permis de contourner la Loi de Séparation.

Depuis l’avènement de la Ve République, ce sont 17 lois, règlements, circulaires qui – sous les gouvernements de droite comme de gauche (De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy) – ont été adoptés et remettent en cause, toujours un peu plus, la Loi de 1905, parmi lesquels : la loi Guermeur (1977), la loi Rocard (1984), la loi Chevènement (1985), la loi Jospin (1989), les accords Lang-Cloupet (1992 et 1993), ces derniers réaffirmant « la reconnaissance de la contribution de l’enseignement privé au système éducatif », loi Censi (2005), loi Carle (2009).

Tous ces textes sont la conséquence logique de la loi Debré de 1959.

 

V.           La Fédération Nationale de la Libre Pensée n’a pas renoncé au principe républicain : fonds publics à l’École publique, fonds privés à l’école privée ! La Libre Pensée, fidèle au serment de Vincennes, poursuit le combat pour l’abrogation de la loi Debré et de toutes les lois antilaïques.

 

Pour la Libre Pensée, contrat d’association ou pas, l’école privée, confessionnelle, catholique pour l’essentiel, n’est pas un service public de l’État.

Les institutions privées à « caractère propre », particulariste, religieux ou autre n’ont pas à être financées par l’État.

La manifestation du 19 juin 1960 de 350.000 laïques à Vincennes, porteuse de 10 813 697 signatures, a été un moment historique de la mobilisation laïque.

Ces manifestants ont adopté le serment de Vincennes qui dit : « Nous faisons serment de lutter sans trêve et sans défaillance jusqu’à son abrogation [loi Debré] ».

Pour la Libre Pensée, ce serment est toujours d’actualité.

La Libre Pensée a lancé un appel pour l’abrogation de la loi Debré. La collecte des signatures a commencé.

Le Congrès national appelle les Fédérations à faire massivement signer cette déclaration, à organiser dans les localités des conférences, des meetings, des manifestations pour le respect du principe républicain.

Certaines organisations ont, elles aussi, pris position pour le principe « Fonds publics à l’École publique ».

La Libre Pensée s’adresse à toutes les associations se réclamant de la laïcité et leur dit : au moment où l’enseignement public laïque est saigné à blanc par la suppression de 63 000 postes en 5 ans et où l’Église demande à bénéficier toujours plus des fonds publics pour ses écoles, n’est-il pas temps d’exiger tous ensemble


FONDS PUBLICS EXCLUSIVEMENT À L’ÉCOLE PUBLIQUE ; ABROGATION DE LA LOI DEBRÉ ET DE TOUTES LES LOIS ANTILAÏQUES !


Tous ensemble, il faut sauver l’École de la République, l’École publique laïque et gratuite !

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Publié le 26 Août 2012

Le congrès de la Fédération nationale a largement été couvert par la presse, voici le communiqué de l'AFP repris par plusieurs médias notamment sur le net :


" La Libre Pensée demande à Hollande d'abroger la loi Debré de 1959

  

   MARSEILLE, 23 août 2012 (AFP) - La Fédération de la Libre Pensée a demandé jeudi, dans une lettre ouverte au Président de la République, l'abrogation de la loi Debré du 31 décembre 1959 sur l'enseignement privé et le rétablissement du "principe républicain fonds publics à l'école publique, fonds privés à l'école privée".

   Dans ce document, adopté à l'issue de son congrès annuel à Sainte-Tulle (Alpes de Haute-Provence) et adressé à l'AFP, la Libre Pensée interpelle M. Hollande en tant que "garant de la laïcité de l'Etat et de l'Ecole", pour qu'il "inverse le cours de la politique anti-laïque menée depuis des décennies" et restaure "dans sa plénitude la loi du 9 décembre 1905" de séparation de l'Eglise et de l'Etat.

   Estimant que la loi Debré constitue "une tumeur maligne dans le corps de la laïcité de l'Ecole" et de l'Etat, l'association qui a reconduit à sa présidence l'ancien secrétaire général de Force Ouvrière, Marc Blondel, demande son abrogation ainsi que celle de "toutes les dispositions législatives et réglementaires anti-laïques" qui en découlent.

   "Si la liberté d'ouvrir des établissements privés d'enseignement doit être garantie, néanmoins la Nation a pour unique devoir d'assurer les conditions de la formation de citoyens libres et éclairés dans la République. A cette fin, il faut donc rétablir les responsabilités de l'Etat en matière scolaire sur la base des principes constitutifs de la République (...) et donc rétablir dans sa plénitude le monopole de la définition des programmes et des diplômes", assure le document.

   "En conséquence, tous les financements publics doivent être réservés aux établissements publics d'enseignement, les seuls qui garantissent aux jeunes consciences d'apprendre à l'abri de tous les dogmes", ajoute-t-il, soulignant qu'il "en coûte huit milliards d'euros à l'Etat et environ un milliard et demi aux collectivités territoriales".

   La Libre Pensée, créée en 1848, se dit également opposée au projet du chef de l'Etat d'inclure dans la Constitution les dispositions des articles 1 et 2 de la loi du 9 décembre 1905, sans que des "mesures concrètes" ne viennent effacer "les dispositions législatives ou règlementaires contraires à la loi de séparation" et dissuader "les auteurs de ses violations actuelles multiples".

 

Enfin voici le texte complet adressé au président :

 

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE 

  

            Monsieur le Président de la République, 

            Vous êtes garant de la laïcité de l’Etat et de l’Ecole. Il vous appartient donc de restaurer dans sa plénitude la loi du 9 décembre 1905 en abrogeant toutes les dispositions législatives et réglementaires anti-laïques, et de rétablir le principe républicain, résumé dans la formule « fonds publics à l’Ecole publique, fonds privés à l’école privée ». Ce principe est battu en brèche par la loi du 31 décembre 1959 sur l’enseignement privé. 

La Libre Pensée s’adresse à vous, en votre qualité de gardien des institutions de la République, pour inverser le cours de la politique antilaïque menée depuis des décennies.

            La loi du 9 décembre 1905, adoptée au terme d’un débat parlementaire d’une tenue et d’une richesse exceptionnelles, couronne un ensemble indissociable et inestimable de libertés acquises au cours du processus d’émancipation politique inauguré par la Révolution française et poursuivi par la Troisième République : instauration de « l’Instruction publique », obligation scolaire, monopole de la collation des grades, création de l’Ecole publique laïque, liberté de réunion, liberté d’opinion et de presse, liberté de constituer des syndicats indépendants, libertés municipales, droit au divorce, laïcisation des funérailles, liberté d’association, enfin liberté de conscience.

Hugo s’écriant en janvier 1850 ? « L’Etat chez lui, l’Eglise chez elle » est enfin entendu.

            Le texte de 1905 a subi bien des outrages, directement ou indirectement. D’abord, l’œuvre législative de Briand, Buisson et Jaurès n’a pas été étendue aux départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle lorsque ces territoires sont redevenus français, en 1918, puis en 1945. La liberté de conscience n’est pas garantie aux citoyens de ces départements puisque des cultes y sont reconnus par l’Etat. Celui-ci supporte à ce titre une charge de 58 millions d’euros. L’unité et l’indivisibilité de la République s’en trouvent atteintes.

De plus, le régime de Vichy a dénaturé certaines dispositions de la loi en rendant à nouveau possibles les dons et legs testamentaires ou entre vifs en faveur des congrégations, ainsi que l’attribution d’aides publiques destinées au financement des réparations des édifices cultuels privés construits après le 1er janvier 1906. Enfin, des dispositions plus récentes, initialement prévues pour aider les collectivités territoriales à conduire avec l’aide de tiers des missions de service public ou d’intérêt général, ont été détournées de leur objet d’origine et servent de support à la violation de l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905. Ainsi, les baux emphytéotiques administratifs sont abondamment employés par les communes pour consentir la jouissance du terrain d’assiette de nouveaux édifices cultuels, moyennant des loyers dérisoires ou symboliques valant octroi de subventions indirectes aux cultes.

Au terme de plusieurs instances, les libres penseurs ont obtenu l’annulation par le juge administratif des délibérations autorisant les maires à consentir de tels baux aux associations cultuelles. Pour enrayer cette jurisprudence, l’ordonnance Villepin a étendu le bénéfice des baux emphytéotiques à des associations cultuelles. Néanmoins, le problème du montant du loyer demeure : l’article 2 de la loi de 1905 interdit de subventionner les cultes.

            Vous avez annoncé votre intention d’inclure, dans la Constitution du 4 octobre 1958, les dispositions des articles 1 et 2 de la loi du 9 décembre 1905, tout en précisant que le Concordat de 1801 serait également constitutionnellement sanctuarisé dans les trois départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle.

La Libre Pensée est opposée à ce projet.

Conformément à la décision n° 77-87 DC du Conseil constitutionnel du 23 novembre 1977, la liberté absolue de conscience énoncée à l’article 1er de la loi du 9 décembre 1905, telle qu’elle est proclamée par l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, est l’un des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République et fait donc déjà partie du bloc de constitutionnalité. Enfin, l’inscription dans la Constitution de l’interdiction de reconnaître et de subventionner les cultes n’effacera pas, sauf question prioritaire de constitutionnalité victorieuse, les dispositions législatives ou règlementaires contraires à la loi de Séparation ni ne dissuadera les auteurs de ses violations actuelles multiples.

Seules des mesures concrètes permettront de restaurer la loi du 9 décembre 1905 :

-                    abrogation du Concordat de 1801 et des décrets Mandel de 1939, extension de la loi de Séparation à tous les départements et territoires de la République ;

-                    déclaration obligatoire et taxation des dons manuels aux cultes ;

-                    abrogation de l’article 795 du code général des impôts qui exonère les associations cultuelles et diocésaines ainsi que les congrégations des droits d’enregistrement sur les libéralités testamentaires ou entre vifs ;

-                    suppression de l’abattement fiscal de 66 % sur les aides consenties aux cultes au titre du mécénat ;

-                    abrogation de la circulaire La Martinière de 1966 exonérant les productions artisanales des congrégations d’impôt sur les sociétés ;

-                    abrogation du dernier alinéa de l’article 19 de la loi du 9 décembre 1905 permettant le financement public illimité des réparations réalisées sur des édifices cultuels privés construits après le 1er janvier 1906 ;

-                    introduction d’une disposition nouvelle dans l’article L. 1311-2 du code général des collectivités locales obligeant à conclure au prix fixé par France Domaine les baux emphytéotiques administratifs consentis aux associations cultuelles ;

-                    interdiction de la présence ès qualités de représentants de l’Etat ou d’Elus de la République dans des cérémonies religieuses ; et en particulier lors des manifestations officielles de la République française placées sous les auspices des autorités religieuses, telles que la célébration en la cathédrale de Reims du cinquantième anniversaire de la réconciliation franco-allemande, en juillet dernier

-                    instructions données aux armées, et notamment aux escadrons de gendarmerie, pour faire respecter la loi et donc interdire leur participation aux cérémonies religieuses chaque année les jours de célébration de certains saints ou saintes (par exemple la sainte Geneviève) ;

 

Monsieur le Président,  

            De même que le Concordat est une épine douloureuse plantée dans la chair de la République, la loi du 31 décembre 1959, aujourd’hui codifiée aux articles L. 442-1 et suivants du code de l’Education, constitue une tumeur maligne dans le corps de la laïcité de l’Ecole, l’œuvre de Paul Bert, de Jules Ferry, de Ferdinand Buisson et de René Goblet. Si la liberté d’ouvrir des établissements privés d’enseignement doit être garantie, néanmoins la nation a pour unique devoir d’assurer les conditions de la formation de citoyens libres et éclairés dans la République.

A cette fin, il faut donc rétablir les responsabilités de l’Etat en matière scolaire sur la base des principes  constitutifs de la République : garantir à tous les niveaux « l’instruction publique », et donc rétablir dans sa plénitude le monopole de la définition des programmes et des diplômes ; en conséquence, tous les financements publics doivent être réservés aux établissements publics d’enseignement, les seuls qui garantissent aux jeunes consciences d’apprendre à l’abri de tous les dogmes et qui se fixent l’objectif de leur transmettre les connaissances les mieux établies selon la méthode du libre examen.

Le bonheur de la jeunesse, dont vous soulignez à juste titre l’importance pour l’avenir du pays, en dépend.

            La situation qui prévaut depuis 1960 a permis à l’Eglise romaine, la grande bénéficiaire de la loi du 31 décembre 1959, de gérer plus de 8 000 établissements d’enseignement des premier et second degrés qui accueillent 17 % des élèves. Exemptés des contraintes de la carte scolaire, ces établissements conservent un caractère propre grâce auquel ils perpétuent, sous des formes d’ailleurs souvent très subtiles, une morale découlant des dogmes. Il en coûte huit milliards d’euros à l’Etat et environ un milliard et demi aux collectivités territoriales. A cet égard, au grand dam de nombreux Elus locaux de toutes tendances et de toutes convictions religieuses, la loi du 28 octobre 2009 tendant à garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat d'association lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence a aggravé la situation.

            La loi du 31 décembre 1959 dite « loi Debré » constitue une brèche béante dans la laïcité de l’Ecole et, par ricochet, de l’Etat dans son ensemble. C’est pourquoi la Fédération nationale de la Libre Pensée s’adresse à vous pour qu’elle soit abrogée ainsi que tous les textes qui l’ont modifiée depuis l’origine jusqu’à la loi du 28 octobre 2009.

            Soyez assuré, Monsieur le Président de la République, de nos sentiments laïques et républicains. 

Adoptée à l’unanimité par le Congrès national de la Libre Pensée, le 22 août 2012


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Publié le 17 Juillet 2012

La Fédération Nationale de la Libre Pensée constate 201207094ffa49369e3b6-0-617154.jpgque l’anniversaire de la réconciliation franco-allemande a été célébré sur le parvis et dans l’enceinte de la cathédrale de Reims. Une cérémonie religieuse sous la "haute autorité" de l’évêque du diocèse y a eu lieu en présence de Madame Angela Merkel, chancelière de la République fédérale Allemande et de Monsieur François Hollande, président de la République française.

La Libre Pensée s’étonne que ce dernier ait accepté que le soin de cette célébration ait été en quelque sorte dévolu à une religion, en l’occurrence celle de l’Eglise catholique romaine, apportant ainsi une caution de poids aux prétentions de celle-ci que soient reconnues les « racines chrétiennes » de l’Europe.

La Fédération Nationale de la Libre Pensée observe que la participation officielle à cette cérémonie religieuse du président de la République est en contradiction évidente avec la loi de Séparation des Églises et de l’Etat, et qu’elle se situe dans la continuité de déclarations et de postures de l’ancien chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy.

Tout ne se passe-t-il pas comme si le slogan de la campagne électorale du candidat François Hollande à la présidence de la République : « Le changement c’est maintenant » avait été remplacé par le mot d’ordre : « la continuité, c’est toujours » ?

Force est en effet à la Libre Pensée de constater que la formule d’hier se découvre comme une formule démentie par cette commémoration placée sous le signe de l’Eglise romaine.

Cette cérémonie constitue une nouvelle atteinte à la laïcité que la Libre Pensée a à déplorer au moment où il était important de marquer une position nette et publique en faveur du grand principe laïque.



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Publié le 28 Mai 2012

LIBRE PENSÉE                                                    Le 25 mai 2012

Fédération de la Sarthe

Maison des Associations

Place d'Arcole

72000 Le Mans 

 

Objet : examens d’Etat dans des lycées privés 

 

 

Monsieur le Directeur d'Académie

 

Depuis quelques années, un nombre croissant d’établissements privés confessionnels catholiques deviennent centres d’examens. Les élèves-candidats appartiennent à des familles qui ne sont pas obligatoirement de confession catholique ou  sont sans confession. Leur liberté de conscience n’est pas respectée.

Les convocations adressées aux enseignants du public – qui ont le statut de fonctionnaires d’Etat – pour assurer les épreuves du baccalauréat ou participer à des jurys d’examen dans les locaux des établissements catholiques privés sont contraires à la liberté de conscience, à la laïcité et au préambule du statut de la Fonction publique.

L’État a – selon la loi – le monopole de la collation des grades. Aussi un diplôme national, un diplôme d’Etat, doit voir ses épreuves se dérouler dans les seuls établissements publics laïques qui respectent la liberté de conscience de chacun.

 L’école privée confessionnelle est une école particulariste à projet propre fondé sur la reconnaissance de textes religieux, elle n’est pas un service public de l’État !

C’est pourquoi, nous vous demandons de ne pas désigner d’établissements privés catholiques, ou autres établissements confessionnels, comme centres d’examens.

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur d'Académie, l’expression de nos sentiments républicains.

 

 

Pour la Fédération  de la Libre Pensée

Le Président: Gérard Désiles

 

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Publié le 22 Mai 2012

Unification de l’École publique et de l’enseignement privé : le lobby catholique à l’offensive


Le journal Ouest-France  a organisé une vaste campagne à la veille des élections présidentielles contre le Conservatoire de l’École publique à Rennes. 

 

Dans le plus pur style de la reconquête cléricale, les plumitifs de ces journaux ont accusé le Conservatoire de l’École publique de discrimination. Ils ont monté en épingle les propos d’une institutrice de l’école privée St-Joseph qui n’en était pas à son coup d’essai.

 

Quels sont les faits ?

 

Cette institutrice de l’école St-Joseph dénonce le fait que la visite du Conservatoire ait été refusée à son école catholique. Le Conservatoire n’est pas  un musée, ce n’est pas une institution ou un service public de l’État, du Conseil général ou régional. C’est une association loi de 1901 créée par l’Union départementale des délégués départementaux de l’Éducation nationale d’Ille-et-Vilaine (DDEN 35).

 

Les DDEN ont leur origine sous la Convention. C’est une association de bénévoles, même si les DDEN sont nommés par les Inspecteurs d’Académie. Leur but est d’ouvrer pour l’École publique, l’École de la République, la laïcité.

 

Cette association a des statuts qui fixent ses principes et ses buts, son mode d’organisation. Dans ces conditions, c’est elle qui décide de son programme d’activité comme toutes les associations régies par la loi de 1901 qui existent dans notre pays.  Il est donc normal que cette association définisse librement le public auquel elle s’adresse.

 

L’enseignement privé confessionnel à 97% catholique est une école à sujet propre, particulariste. Son projet pédagogique est basé sur la reconnaissance de textes religieux comme l’Évangile. L’enseignement privé n’est donc pas un service public de l’État.

 

C’est la loi Debré de 1959 (après la législation pétainiste) qui finance les écoles privées confessionnelles qu’on appelle "sous contrat".

 

Pourquoi une telle campagne à la veille des élections présidentielles menée par un journal qui tire à 700.000 exemplaires et dont les orientations politico-religieuses sont connues ?

 

Cette campagne haineuse accuse le Conservatoire de l’École publique de sectarisme, de discrimination. Ce n’est pas nouveau ! Les mêmes plumitifs n’ont-ils pas accusé les militants laïques d’être intolérants, voire des fanatiques intégristes ?

 

Dans leur vaste entreprise de reconquête,

les cléricaux veulent toujours plus

 

Il est vrai que les capitulations, les soumissions, et l’ensemble des lois antilaïques (23 depuis la loi Debré) adoptées par les gouvernements successifs de la V° République, ne peuvent que les encourager.

 

Pour la Libre Pensée, la décision du Conservatoire de l’École publique de Rennes de refuser la visite à une institution catholique est tout à fait légitime.

 

La Libre Pensée apporte son soutien à cette association créée par les DDEN 35.

 

Pour la Libre Pensée, la seule École de la République, c’est l’École laïque qui accueille tous les enfants sans distinction.

 

C’est pourquoi – fidèle au principe républicain "fonds publics  à l’École publique, fonds privés à l’école privée" – la Fédération nationale de la Libre Pensée agit pour l’abrogation de la loi Debré, qui reconnaît une mission de service public à l’enseignement confessionnel et permet le financement chaque année de plus de 7 milliards d’euros pour l’enseignement privé confessionnel au détriment de l’École publique qui manque cruellement de moyens.

 

Paris, le 22 mai

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Publié le 5 Mai 2012

La messe prévue jeudi dernier à la chapelle (désaffectée) de l’Oratoire n’a pas eu lieu. Cette cérémonie religieuse dans l'enceinte d'un lycée public était inadmissible.

Le comité de vigilance laique de la Sarthe en avait demandé l'annulation, et avait mobilisé nombre de personnes attachées au respect de la laïcité, dont certaines font partie de l’association des Anciens élèves du Lycée Montesquieu.

Il est bien clair que le Comité de Vigilance Laïque, les 20 mouvements et organisations qui la composent (dont la Libre Pensée), les citoyens soutenant son action de vigilance et ceux qui se sont joints à cette réaction cette semaine ne sont absolument pas opposés à des hommages pouvant être faits à des victimes du nazisme comme cela aurait pu être interprété.

 

Bien sûr que des commémorations ont lieu, y compris dans l’enceinte de ce grand lycée public, afin de rendre hommage aux victimes, mais ce sont des cérémonies civiles, et elles y ont leur place. Les cérémonies religieuses doivent être célébrées dans les lieux prévus à cet effet. Il s'agit de respecter la laicité de l'enseignement public.


La vigilance des laiques avait déjà permis un recul certain sur la question de l'exposition biblique, cette fois-ci, elle a permis l'annulation de cette nouvelle atteinte à la laicité de l'Ecole et de l'Etat. Il s'agit maintenant de dénoncer la convention entre la mairie du Mans et l'éveché.

 

Celle-ci permet en effet à l'évêché la libre organisation de 6 manifestations par an sans restriction en ce lieu désaffecté !

Le fait qu’une manifestation religieuse puisse être organisée dans l’enceinte du lycée public sous couvert de cette convention est une atteinte au principe de laïcité. Le comité sera prochainement reçu par monsieur le maire.

 

No,grazie2

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Publié le 2 Mai 2012

ATTEINTE à la LAÏCITE !


C'est avec stupeur que nous avons appris que jeudi 3 mai 2012, Mgr Le Saux, évêque du Mans, célébrera une messe dans la chapelle de l'Oratoire, chapelle désaffectée située dans l'enceinte du lycée Montesquieu.

Cette cérémonie religieuse dans l'enceinte d'un lycée public est inadmissible. Nous en demandons l'annulation immédiate, nous nous étonnons de la position de la Mairie du Mans en cette affaire et appelons tous ceux qui sont attachés au strict respect de la laïcité à manifester jeudi 3 mai à 18h devant la chapelle de l'Oratoire leur opposition à cette attaque contre le principe intangible de la neutralité religieuse des établissements scolaires.


Après la récente exposition sur la Bible dénoncée par certaines de nos organisations au nom de la laïcité, cette nouvelle initiative montre l'importance et l'urgence de garantir les conditions d'utilisation de l'Oratoire du Lycée.


Le Comité de Vigilance Laïque

18 rue Béranger, 72000 Le Mans

 

No,grazie2

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Publié le 31 Mars 2012

Contre le principe de Séparation des Églises et de l’État, codifié par la loi du 9 décembre 1905, une masse financière considérable de fonds publics est déversée, chaque année, pour l’Église catholique et ses œuvres, principalement l’enseignement privé catholique.

La loi Debré, votée le 31 décembre 1959, a donné à l’enseignement privé confessionnel le statut de « service public d’enseignement ». Par ce dispositif, au mépris des principes républicains, l’État finance le principal concurrent de l’Enseignement public. C’est une concurrence « déloyale et faussée » par les pouvoirs publics eux-mêmes.

La loi Debré est la mère de toutes les lois antilaïques. Son abrogation marquerait un coup d’arrêt important et un retour vers le respect de la laïcité institutionnelle. La Fédération nationale de la Libre Pensée n’estime pas que le combat laïque aujourd’hui serait d’accepter la loi Debré au nom du « réalisme » et « de ne pas payer plus que ce que prévoit cette loi ». Si nous sommes pour l’abrogation de toutes les lois antilaïques (des lois Marie-Barangé à la loi Carle), il convient d’abroger la loi du 31 décembre 1959, car tout l’arsenal antilaïque en découle (une vingtaine de lois et décrets antilaïques ont été adoptés par les gouvernements successifs de 1960 à 2012).

Se réclamer du combat laïque sans le faire, serait vouloir un couteau sans lame qui n’aurait pas de poignée.


7,1 milliards d’euros pour l’enseignement privé

Désormais insérée dans le Code de l’Éducation, la loi du 31 décembre 1959 modifiée assure l’essentiel du financement des quelque 8 200 établissements privés d’enseignement sous contrat, presque tous confessionnels, qui accueillent un peu plus de deux millions d’élèves, soit 17 % du total des effectifs scolarisés. L’État prend en charge le salaire des 140 000 professeurs exerçant dans ces écoles, collèges et lycées privés et leur alloue un forfait d’externat, décliné en une vingtaine de taux, destiné à prendre en charge les rémunérations des autres catégories de personnels, à l’exception des techniciens et ouvriers de service (TOS) dont les salaires sont couverts par un forfait mis à la charge des départements et des régions depuis le 1er janvier 2007, en application de la loi de décentralisation du 13 août 2004.

En augmentation de 3,38 % par rapport à 2011, le programme 139 de la loi de finances initiale pour 2012 fixe à 7,1 milliards d’euros les engagements prévisionnels de l’Etat, dont 658 millions au titre du forfait d’externat qui s’élevait à plus de 800 millions d’euros en 2005. Cette diminution correspond à un report de charges sur les départements et les régions au titre du forfait TOS qui peut donc être estimé à 150 millions d’euros au minimum. Et c’est au même moment que 14 367 postes sont supprimés dans l’Enseignement public et seulement 1 433 postes supprimés dans le privé au lieu des 1 633 initialement prévus, 200 postes étant rétablis à la rentrée 2011 pour les écoles catholiques financés par la suppression de 4 millions d’euros de crédits pédagogiques de l’Enseignement public.


Les communes saignées à blanc

Aux termes de l’article 442-5 du code de l’Éducation issu de la loi du 31 décembre 1959, les collectivités territoriales prennent à leur charge « Les dépenses de fonctionnement des classes sous contrat […] dans les mêmes conditions que celles des classes correspondantes de l’enseignement public. ». Il s’agit des communes et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) pour les classes élémentaires et, le cas échéant maternelles, des départements pour les collèges et des régions pour les lycées. Les rapporteurs spéciaux du budget 2012 au Sénat notent à ce propos : « Fonder sur le nombre d’élèves la revalorisation du forfait, qui est une dépense relativement dynamique, peut créer un biais en faveur de l’inscription d’un nombre croissant d’élèves dans l’enseignement privé au détriment de l’enseignement public. »

Les communes et les EPCI acquittent à ce titre un forfait moyen de l’ordre de 550 euros par élève et par an. Toutefois, celui-ci peut varier de 400 à 1 500 euros pour des raisons inexpliquées, sinon une interprétation généreuse de la loi par certains Élus. De surcroît, conformément à la loi du 28 octobre 2009, les communes de résidence d’enfants scolarisés dans des établissements privés situés en dehors de leurs limites versent en faveur de ces derniers le forfait couvrant ces dépenses lorsque l’une au moins des quatre conditions suivantes est réunie : capacité d’accueil de la commune de résidence insuffisante, raisons médicales, en cas d’« obligations professionnelles » des parents, ou encore lorsqu’un frère ou une sœur de l’enfant est déjà scolarisé hors de la commune. Au total, les sommes allouées par les communes à l’enseignement catholique du premier degré peuvent- être estimées à 500 millions d’euros.


Les départements et les régions ponctionnés de 550 millions d’euros pour l’enseignement privé

Les départements et les régions acquittent deux forfaits, celui dû en application de l’article L. 442-5 du code de l’éducation et la part TOS du forfait d’externat. Comme le forfait communal, le premier connaît de fortes variations d’une collectivité à une autre, en fonction du poids de l’Église catholique. Il va de 160 euros pour les collèges privés du département de l’Ariège, terre libre penseuse, à 483 euros pour ceux du Cantal, territoire clérical, et de 240 euros pour les lycées catholiques de Haute-Normandie à 644 euros pour ceux de Bourgogne. La charge totale est de l’ordre de 350 millions d’euros. Quant à lui, le forfait TOS représente une dépense nouvelle de 150 à 200 millions pour les départements et les régions. Là encore, les écarts sont importants : 310 euros dans le département de la Corrèze au lieu de 210 dans celui des Pyrénées-Atlantiques et 556 euros dans la région de Franche-Comté à 195 dans celle de Midi-Pyrénées. Dans un rapport d’information de novembre 2010 consacré aux transferts de frais de personnel de l’État vers les collectivités territoriales, deux sénateurs notent que « les Élus ont constaté une augmentation du coût de ce forfait qui varie de 40 à 60%, à effectifs constants et sans relation apparente avec l’évolution de la masse salariale des TOS de l’enseignement public. »

Enfin, sur le fondement des dispositions du code de l’Éducation tirées des lois Falloux de 1850, Astier de 1919 et Debré de 1959, l’État et les collectivités territoriales peuvent verser des subventions d’investissement aux établissements privés d’enseignement des premier et second degrés. Dans l’enseignement général, le montant de l’aide est limité à 10 % des frais de fonctionnement. Dans l’enseignement technologique, la loi ne fixe aucune borne.


339 millions d’euros de fonds publics pour l’enseignement agricole privé

Depuis 2002, avec une accélération en 2007, le ministère de l’Agriculture a délibérément favorisé le développement de l’enseignement agricole privé en y autorisant préférentiellement des ouvertures de classes. L’enseignement agricole du second degré représente plus de la moitié de l’offre de formation initiale dans ce secteur professionnel. Il accueille environ 110 000 élèves, dont 50 000 suivent un enseignement en alternance. Cette forte proportion est la conséquence de l’action catholique en milieu rural. Elle procède également des dispositions de la loi du 31 décembre 1984 qui accorde à l’enseignement agricole privé des avantages équivalents à ceux prévus par celle du 31 décembre 1959 en faveur de l’enseignement général et technique catholique. L’État supporte les rémunérations des personnels enseignants des établissements d’enseignement agricoles privés ainsi qu’un forfait pour dépenses de fonctionnement qui comporte trois taux : celui versé pour chaque élève externe, celui acquitté pour chaque demi-pensionnaire et celui payé pour chaque interne.

Si la prise en charge des traitements des professeurs reste stable, soit un peu moins de 214 millions d’euros en 2011 et 2012, en revanche les forfaits ont connu une très forte augmentation. Ceux de 2012, qui atteignent respectivement 1 619 (externes), 1655 (demi-pensionnaires) et 2 800 euros (internes), sont supérieurs de 20 % environ à ceux de 2008. C’est la conséquence d’un protocole conclu en 2009 entre l’Etat et les représentants de l’enseignement agricole privé. La dépense globale pour l’État ressort à 125 millions d’euros au lieu de 100 millions cinq ans plus tôt.


La taxe d’apprentissage, ou comment le capital finance la religion

La taxe d’apprentissage à laquelle sont assujetties les entreprises représente 0,5 % des salaires bruts versés l’année précédant sa collecte. Si elle revient théoriquement à l’État, elle est néanmoins recouvrée par les organismes consulaires (chambres des métiers, chambres de commerce et d’industrie). Ces derniers sont habilités à reverser une partie du produit de cette taxe aux établissements de formation professionnelle de leur choix ou désignés par les entreprises redevables.

Ce dispositif de recouvrement introduit une distorsion dans l’affectation des sommes qui favorise l’enseignement privé catholique. Selon les dernières informations recueillies, le montant par élève du produit de la taxe d’apprentissage atteint 332 euros par an dans l’enseignement privé au lieu de 179 euros dans l’enseignement public. La religion et le capital font bon ménage.


Pour en finir avec le détournement des fonds publics au profit de l’Église catholique et de l’enseignement privé confessionnel : Il faut abroger la loi Debré !


La Fédération nationale de la Libre Pensée reste fidèle, envers et contre tout, au Serment de Vincennes : le 19 juin 1960, il y a 50 ans, les représentants de plus de 10 millions de citoyens pétitionnaires (droit de pétition établi par la Révolution française) ont prononcé le serment suivant : « Nous sommes 10 813 697 faisant le serment solennel : De manifester en toutes circonstances et en tous lieux leur irréductible opposition à cette loi contraire à l’évolution historique de la Nation ;  - De lutter sans trêve et sans défaillance jusqu’à son abrogation ;  - Et d’obtenir que l’effort scolaire de la République soit uniquement réservé à l’Ecole de la Nation, espoir de notre jeunesse ».


La Fédération nationale de la Libre Pensée appelle tous les militants laïques à contresigner massivement cette déclaration, à la soutenir et à financer la campagne nationale pour l’abrogation de la loi Debré.


La FNLP appelle ses Fédérations départementales à organiser partout dans les communes, départements et régions des conférences publiques, des réunions, des meetings, des manifestations pour rassembler la force laïque pour reconquérir la laïcité de l’École publique et de l’État.


Ensemble pour défendre la laïcité !

*       Fonds publics à l’Ecole publique,

*       Fonds privés à l’école privée !  

 


Soutenez cette initiative par votre signature

envoyez un mail en indiquant vos nom, prénom, adresse, qualité, à cette adresse


Soutenez financièrement la Libre Pensée dans cette action

* Chèque à l’ordre de « La Libre Pensée » - à retourner à « Libre Pensée – Fonds « Laïcité » – 10/12 rue des Fossés-saint-Jacques – 75005 Paris » 

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 27 Janvier 2012

Voici les courriers envoyés au Maire, au recteur, ainsi qu'a la region pays de la Loire.


M. Jean-Claude BOULARD
Maire du Mans
Hôtel de Ville - Place St Pierre
72 000 LE MANS




Le Mans le 17 janvier 2012


Objet : exposition sur la Bible dans l'enceinte du lycée Montesquieu


        Monsieur le Maire,


        Nos mouvements et associations de la Sarthe, chacun dans leur champ d’action attachés au respect des principes de laïcité:
 
les CEMEA 72, les DDEN 72, la FCPE 72, les FRANCAS, les A. D. P.  Orient du Mans G.O.D.F., la LIBRE PENSÉE, la Ligue de l’Enseignement –FAL 72, l'Association Laïque du Pays Fertois, la FSU, le SNUDI-FO / SNFOLC, le SDEN-CGT 72, SUD-Éducation 72,

se sont réunis, estimant qu'une atteinte est portée à la laïcité au niveau local.  


        Nous nous permettons donc de vous écrire aujourd'hui à propos de l'exposition sur la bible qui doit se tenir dans l'enceinte du lycée Montesquieu, plus précisément dans la Chapelle de l'oratoire.  Nous tenons à signaler au préalable que la connaissance objective des religions, de leurs rôles et influences dans l'Histoire, l'Architecture, l'Art, constituent effectivement pour les signataires de cette lettre des objets d'études à part entière, dans le cadre scolaire. Pour autant, les outils pédagogiques utilisés doivent avoir été conçus par et pour l'Éducation Nationale. Or, il s'avère que ce n'est pas le cas.

    Cette exposition est l'oeuvre de l'ABF,  Association Biblique de France, qui s'est fixée comme objectif de "promouvoir" et de "développer l'influence" (selon ses propres termes) de la Bible partout dans le monde. En Sarthe, le relais chargé de la mise en oeuvre de cette exposition est une association qui regroupe les communautés chrétiennes et israëlite.  On peut notamment lire sur le site du diocèse que si cette exposition s'adresse à tous, elle "rejoindra toute personne qui s’attache à lire l’Écriture en vue d’être éclairée sur les questions que tout homme rencontre dans sa vie, notamment celle de Dieu.  [...] Pour les catholiques, l’exposition "la Bible Patrimoine de l’humanité " s’inscrit bien dans la démarche « Quo Vadis » initiée par Mgr Y. Le Saux. Les personnes très nombreuses qui lisent l’évangile de Luc y trouveront de quoi parfaire leur connaissance de l’Écriture."

    Vous conviendrez avec nous que le principe de neutralité, bien qu'il soit affiché par les organisateurs, dès lors qu'il ne fait pas partie de leurs intentions premières, peut alors être mis en doute...  C'est d'ailleurs pourquoi nous nous adressons au recteur, afin de l'interroger sur la caution que l'Education Nationale apporte à un tel projet.

    Parallèlement, nous avons souhaité vous écrire, puisque de votre côté, vous mettez à disposition un lieu municipal pour cette exposition, dans l'enceinte d'un établissement scolaire public. Ce lieu est d'ailleurs hautement symbolique puisqu'il s'agit d'une chapelle désaffectée. Nous avons appris que, suite aux interventions des enseignants du lycée Montesquieu, les horaires de visite ont été resserrés en dehors du temps scolaire, hormis pour les élèves accompagnés de leur professeur.  Cette modification de l'organisation tend à prouver que les services académiques et vous-même partagez les réticences et inquiétudes suscitées. Pour autant, si nous vous écrivons aujourd'hui, c'est pour vous demander solennellement de trouver un autre lieu, totalement extérieur et indépendant du service public d'éducation afin d'éviter tout amalgame dans l'esprit des élèves et des citoyen-nes en général.

    Les lois sur la laïcité définissent clairement le rôle et la place de chacun dans l'espace public, qu'il s'agisse des enseignants, des religieux ou des politiques. Le mélange des genres introduit une confusion dommageable à leurs principes.

    Comptant sur votre compréhension, nous vous prions de croire, Monsieur le Maire en notre profond attachement aux valeurs et au respect de la laïcité.


                        Les mouvements et associations laïques de la Sarthe
les CEMEA 72, les DDEN 72, la FCPE 72, les FRANCAS, les A. D. P.  Orient du Mans G.O.D.F., la LIBRE PENSÉE, la Ligue de l’Enseignement –FAL 72, l'Association Laïque du Pays Fertois, la FSU, le SNUDI-FO / SNFOLC, le SDEN-CGT 72, SUD-Éducation 72


Mouvements et associations laïques - 18 rue Béranger, 72000 Le Mans. Tel : 02 43 39 27 24 – Fax : 02 43 39 27 26

 



M. Jacques AUXIETTE
Président du Conseil Régional
1, rue de la Loire
44 966 NANTES CEDEX 9




Le Mans le 17 janvier 2012



Objet : exposition sur la Bible dans l'enceinte du lycée Montesquieu


        Monsieur le Président,


        Nos mouvements et associations de la Sarthe, chacun dans leur champ d’action attachés au respect des principes de laïcité:
 
les CEMEA 72, les DDEN 72, la FCPE 72, les FRANCAS, les A. D. P.  Orient du Mans G.O.D.F., la LIBRE PENSÉE, la Ligue de l’Enseignement –FAL 72, l'Association Laïque du Pays Fertois, la FSU, le SNUDI-FO / SNFOLC, le SDEN-CGT 72, SUD-Éducation 72,

se sont réunis, estimant qu'une atteinte est portée à la laïcité au niveau local.  

        Nous nous permettons donc de vous écrire aujourd'hui à propos de l'exposition sur la bible, qui doit se tenir dans l'enceinte du lycée Montesquieu, plus précisément dans la Chapelle de l'oratoire.   Nous tenons à signaler au préalable que la connaissance objective des religions, de leurs rôles et influences dans l'Histoire, l'Architecture, l'Art, constituent effectivement pour les signataires de cette lettre, des objets d'études à part entière, dans le cadre scolaire. Pour autant les outils pédagogiques utilisés doivent avoir été conçus, par et pour l'Éducation Nationale. Or, il s'avère que ce n'est pas le cas. 

    Cette exposition est l'oeuvre de l'ABF,  Association Biblique de France qui s'est fixée comme objectif de "promouvoir" et de "développer l'influence" (selon ses propres termes) de la Bible partout dans le monde. En Sarthe, le relais chargé de la mise en oeuvre de cette exposition, est une association qui regroupe les communautés chrétiennes et israëlite.  On peut notamment lire sur le site du diocèse que si cette exposition s'adresse à tous, elle "rejoindra toute personne qui s’attache à lire l’Écriture en vue d’être éclairée sur les questions que tout homme rencontre dans sa vie, notamment celle de Dieu.  [...] Pour les catholiques, l’exposition "la Bible Patrimoine de l’humanité " s’inscrit bien dans la démarche « Quo Vadis » initiée par Mgr Y. Le Saux. Les personnes très nombreuses qui lisent l’évangile de Luc y trouveront de quoi parfaire leur connaissance de l’Écriture."

    Vous conviendrez avec nous que le principe de neutralité, bien qu'il soit affiché par les organisateurs, dès lors qu'il ne fait pas partie de leurs intentions premières, peut alors être mis en doute... 

    C'est d'ailleurs pourquoi, nous nous adressons au recteur, afin de l'interroger sur la caution que l'Education Nationale apporte à un tel projet. Nous avons également écrit au Maire du Mans, puisqu'il met à disposition un lieu municipal pour cette exposition, dans l'enceinte d'un établissement scolaire public. Ce lieu est d'ailleurs hautement symbolique puisqu'il s'agit d'une chapelle désaffectée. Nous avons appris que, suite aux interventions des enseignants du lycée Montesquieu, les horaires de visite ont été resserrés, en dehors du temps scolaire, hormis pour les élèves accompagnés de leur professeur.  Cette modification de l'organisation tend à prouver que les services académiques et la municipalité partagent les réticences et inquiétudes suscitées. Pour autant, cela ne nous semble pas suffisant et c'est pourquoi, nous avons solennellement demandé au Maire de trouver un autre lieu, totalement extérieur et indépendant du service public d'éducation afin d'éviter tout amalgame dans l'esprit des élèves et des citoyen-nes en général.

    Les lois sur la laïcité définissent clairement le rôle et la place de chacun dans l'espace public, qu'il s'agisse des enseignants, des religieux ou des politiques. Le mélange des genres introduit une confusion dommageable à leurs principes.

    Puisque la gestion des lycées publics relève de votre compétence, nous avons souhaité également vous informer, en espérant que vous saurez appuyer notre demande auprès du Maire du Mans.

    Comptant sur votre intervention, nous vous prions de croire, Monsieur le Maire en notre profond attachement aux valeurs et au respect de la laïcité.

Les mouvements et associations laïques de la Sarthe
les CEMEA 72, les DDEN 72, la FCPE 72, les FRANCAS, les A. D. P.  Orient du Mans G.O.D.F., la LIBRE PENSÉE, la Ligue de l’Enseignement –FAL 72, l'Association Laïque du Pays Fertois, la FSU, le SNUDI-FO / SNFOLC, le SDEN-CGT 72, SUD-Éducation 72




Mouvements et associations laïques - 18 rue Béranger, 72000 Le Mans. Tel : 02 43 39 27 24 – Fax : 02 43 39 27 26

 



A l’attention de

M. le Recteur
M. l’Inspecteur d’Académie




Le Mans le 17 janvier 2012




Objet : exposition sur la Bible dans l'enceinte du lycée Montesquieu


        Monsieur le Recteur,
        Monsieur l'Inspecteur d'Académie,


        Nos mouvements et associations de la Sarthe, chacun dans leur champ d’action attachés au respect des principes de laïcité:
 
les CEMEA 72, les DDEN 72, la FCPE 72, les FRANCAS, les A. D. P.  Orient du Mans G.O.D.F., la LIBRE PENSÉE, la Ligue de l’Enseignement –FAL 72, l'Association Laïque du Pays Fertois, la FSU, le SNUDI-FO / SNFOLC, le SDEN-CGT 72, SUD-Éducation 72,

se sont réunis, estimant qu'une atteinte est portée à la laïcité au niveau local.  
 

        Nous nous permettons donc de vous écrire aujourd'hui à propos de l'exposition sur la bible, qui doit se tenir dans l'enceinte du lycée Montesquieu, plus précisément dans la Chapelle de l'oratoire.  Nous tenons à signaler au préalable que la connaissance objective des religions, de leurs rôles et influences dans l'Histoire, l'Architecture, l'Art, constituent effectivement pour les signataires de cette lettre, des objets d'études à part entière, dans le cadre scolaire. Pour autant les outils pédagogiques utilisés doivent avoir été conçus, par et pour l'Éducation Nationale. Or, il s'avère que ce n'est pas le cas.

    Cette exposition est l'oeuvre de l'ABF,  Association Biblique de France qui s'est fixée comme objectif de "promouvoir" et de "développer l'influence" (selon ses propres termes) de la Bible partout dans le monde. En Sarthe, le relais chargé de la mise en oeuvre de cette exposition, est une association qui regroupe les communautés chrétiennes et israëlite.  On peut notamment lire sur le site du diocèse que si cette exposition s'adresse à tous, elle "rejoindra toute personne qui s’attache à lire l’Écriture en vue d’être éclairée sur les questions que tout homme rencontre dans sa vie, notamment celle de Dieu.  [...] Pour les catholiques, l’exposition "la Bible Patrimoine de l’humanité " s’inscrit bien dans la démarche « Quo Vadis » initiée par Mgr Y. Le Saux. Les personnes très nombreuses qui lisent l’évangile de Luc y trouveront de quoi parfaire leur connaissance de l’Écriture."

    Vous conviendrez avec nous, que le principe de neutralité, bien qu'il soit affiché par les organisateurs, dès lors qu'il ne fait pas partie de leurs intentions premières, peut alors être mis en doute...  Nous craignons notamment que dans une démarche prosélyte, certaines dimensions historiques et philosophiques soient passées sous silence. Le fait que vous apportiez votre caution à tel projet qui ne réunit pas toutes les garanties nécessaires pour en faire un outil pédagogique à part entière nous interpelle.

    Nous tenons à vous informer que nous avons également écrit au Maire du Mans, puisqu'il met à disposition un lieu municipal pour cette exposition, dans l'enceinte d'un établissement scolaire public. Ce lieu est d'ailleurs hautement symbolique puisqu'il s'agit d'une chapelle désaffectée.

    Nous avons appris que, suite aux interventions des enseignants du lycée Montesquieu, les horaires de visite ont été resserrés, en dehors du temps scolaire, hormis pour les élèves accompagnés de leur professeur.  Cette modification de l'organisation tend à prouver que la municipalité et vous-mêmes, partagez les réticences et inquiétudes suscitées. Pour autant, cela ne nous semble pas suffisant et c'est pourquoi nous avons solennellement demandé au Maire de trouver un autre lieu, totalement extérieur et indépendant du service public d'éducation afin d'éviter tout amalgame dans l'esprit des élèves et des citoyen-nes en général.

    Les lois sur la laïcité définissent clairement le rôle et la place de chacun dans l'espace public, qu'il s'agisse des enseignants, des religieux ou des politiques. Le mélange des genres introduit une confusion dommageable à leurs principes.

    Profondément attachés à ces valeurs, nous attendons d'une part que vous nous expliquiez pourquoi vous avez apporté la caution de l'Education nationale à une telle entreprise, et nous vous demandons expressement de relayer notre demande auprès du Maire du Mans afin que l'exposition ne se tienne pas dans la chapelle de l'oratoire, enclave dans l'enceinte d'un établissement scolaire public, d'autre part.

    Dans cette attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Recteur, Monsieur l'Inspecteur d'Académie, en notre profond attachement aux valeurs et au respect de la laïcité.

Les mouvements et associations laïques de la Sarthe
les CEMEA 72, les DDEN 72, la FCPE 72, les FRANCAS, les A. D. P.  Orient du Mans G.O.D.F., la LIBRE PENSÉE, la Ligue de l’Enseignement –FAL 72, l'Association Laïque du Pays Fertois, la FSU, le SNUDI-FO / SNFOLC, le SDEN-CGT 72, SUD-Éducation 72




Mouvements et associations laïques - 18 rue Béranger, 72000 Le Mans. Tel : 02 43 39 27 24 – Fax : 02 43 39 27 26

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 14 Janvier 2012

Suite à la réunion du jeudi 12 janvier, convoquée par le SNES-FSU suite à un accord avec notre association, quasiment tous les syndicats et toutes les organisations laïques de la Sarthe devraient apposer leur signature sur un texte caractérisant cette expo dans un lycée public comme une atteinte a la laïcité.

Ce communiqué commun, demandera le déplacement de cette expo en dehors d'un site relevant de l'enseignement public et laïque. Des courriers vont être envoyés à l'Inspection Académique, au rectorat, aux Inspecteur Pédagogiques Régionaux, à la mairie... etc !!! tout cela est bien engagé.

 

Le maine libre de lundi dernier a consacré un article à la polémique que nous avons soulevée, on y apprend qu'un premier recul a été opéré, puisque l'expo ne peut plus ouvrir sur les horaires scolaires. Nous continuons la bataille jusqu'à ce que l'expo se tienne en dehors d'un site relevant de l'enseignement laique.

 

Un reportage de France 3 consacré à nos partenaires du SNES


 

Un extrait du journal maine libre

bible

l'adresse du groupe facebook

https://www.facebook.com/pages/Non-%C3%A0-la-propagande-religieuse-dans-les-lyc%C3%A9es-publics/201404583284862

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 5 Janvier 2012

Pas d'exposition  religieuse dans un lycée public... la suite en date du 6 janvier 2012

 

Le SNES FSU de la Sarthe a repris l'intégralité de notre communiqué de presse sur son site. Cliquez ici. Que les membres de ce syndicat soient ici remercier.

Nos organisations se sont rencontrées et ont décidé de convoquer une reunion des organisations laiques et des syndicats de l'enseignement jeudi 12 janvier à 16h.

Notre objectif est d'obtenir un rassemblement unitaire contre la tenue de l'expo religieuse dans le cadre de l'enseignement public et laique.

 

 


Notons que le syndicat FO des collèges et des lycées (snfolc 72) vient à son tour, de se prononcer  contre cette expo dans un lycée public. Nous nous félicitons de cette nouvelle et nous remercions aussi les membres du SnFOLc.

 

Le communiqué du snfolc 72 :

 

"Le SNFOLC demande la déprogrammation de l’exposition religieuse au lycée Montesquieu
Une exposition sur la Bible est  programmée dans l’ancien bâtiment désaffecté de la chapelle de l’oratoire appartenant au lycée Montesquieu.
Ce n’est pas le principe d‘une exposition sur un texte patrimoine de l’humanité qui pose un problème mais bien sur l’éthique de ses organisateurs qui est incompatible avec les valeurs laïques et républicaines que nous défendons.

Les éléments entourant l’exposition, sa nature même fait qu’il s’agit, non pas d’un événement culturel mais plutôt une opération cultuelle et c’est pour cette raison qu’elle n’a rien à faire dans un établissement d’enseignement public.

Le SNFOLC demande donc tout simplement sa déprogrammation.

 

Le Secrétaire départemental
   
JF Arribard"

 

 

Nous remercions nos camarades du Snes-FSu et du SnFoLc.


Multiplions les prises de position contre cette offensive anti-laique, mobilisons les laiques  !

 

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 27 Décembre 2011

 

COMMUNIQUE

 

Pas d’exposition religieuse dans les lycées publics !

 

Une  exposition sur la bible est organisée au lycée Montesquieu du Mans du 3 mars au 23 mars 2012 à la chapelle de l’oratoire ; bâtiment désaffecté appartenant au lycée.

 

La Libre Pensée proteste contre cette atteinte à la laïcité de l’enseignement public. Cette exposition qui se veut culturelle est en réalité une exposition cultuelle dans l’enceinte d’un établissement public. 

 

Que des faits historiques liés aux religions soient enseignés en Histoire, que des pensées religieuses ou métaphysiques soient étudiées en philosophie ou que les mythologies et les croyances soient évoquées en art ou en littérature, tout ceci relève du patrimoine de l’humanité et est inscrit dans les programmes nationaux de l’enseignement. Les enseignants ont toujours su transmettre ces connaissances en toute objectivité et toute impartialité.

 

Cette exposition est organisée par une coordination d’associations religieuses. Comme on peut lire sur son site internet, l’association la bible patrimoine de l’humanité  est une  « initiative du Groupe Œcuménique du Mans ». «  L'association "La Bible, patrimoine  de l'humanité"  a pour membres fondateurs les   communautés chrétiennes sarthoises : Adventiste, Assemblée de Dieu, Baptiste, Catholique, Centre Evangélique Protestant Orthodoxe, Réformée. S'y est associée la communauté israélite sarthoise. » 

 

Quant à l’Alliance Biblique Française qui produit l’exposition, elle se définit elle-même comme une association interconfessionnelle. Notons enfin que l’exposition demande des soutiens financiers dont les chèques sont à envoyer au centre diocésain de l’étoile (26 rue A Maignan, au Mans). Dès lors, comment peut-on affirmer que cette exposition est neutre et objective ?

 

Sur le site de l’exposition (expobible.org), on peut aussi lire que plusieurs initiatives entourent l’expo dont par exemple la semaine chrétienne du cinéma du 29 février au 2 mars, notons également des liens vers trois sites ouvertement chrétiens (Question suivante, Groupes Bibliques Universitaires de France, Bible-service.net du service biblique catholique Evangile et Vie). Il s’agit en fait d’une exposition sur la bible organisée par des associations religieuses dont le point de vue est partisan, partial et orienté.

La bible est un texte religieux, qui contient de nombreux points de vue philosophiques voire politiques qui font l’objet de vives polémiques encore aujourd’hui. Ce livre prône par exemple la soumission des femmes ou l’interdiction de l’homosexualité.

 

Cette exposition est une opération cultuelle et en tant que telle, elle ne devrait pas se tenir dans un lycée public et laïque. L’Ecole Publique doit être un lieu d’enseignement des savoirs et des connaissances et non pas un lieu de prosélytisme, de diffusion des opinions et des croyances. Nous demandons que cette exposition se tienne sur un site privé et non sur un site de l’enseignement public. C’est le sens de la lettre envoyée par la Libre Pensée au Proviseur du lycée ainsi qu’à l’Inspecteur d’académie.

 

La Libre pensée invite les laïques, leurs organisations, ainsi que les syndicats de l’enseignement à prendre position contre cette atteinte au principe de laïcité de l’enseignement public.

 

Libre Pensée de la Sarthe

Le 27 décembre 2011

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 27 Décembre 2011

La Libre Pensée mène chaque jour une action continue pour la défense de la séparation des Églises et de l’État. Sur tous les terrains : militant, juridique, institutionnel et associatif, la Libre Pensée agit et ne fait pas du 9 décembre une journée particulière qu’il faudrait “ sacraliser ”.

Nous avons trop d’exemples où des Élus disent la “ messe ” laïque ce jour-là, et tous les jours bafouent la laïcité allègrement, s’achetant une bonne conscience, pour pas cher ; en faisant une cérémonie ce jour-là, qui plante un arbre, inaugure une place ou encore pose une plaque. Et les autres jours, les fonds publics sont attribués généreusement aux religions et à leurs œuvres.

Gardant sa totale liberté de comportement, la Fédération nationale de la Libre Pensée s’est associée en maints endroits à des initiatives laïques et en a même organisé elle-même. Ainsi à Paris, elle a organisé une réunion publique à la salle Jean Jaurès de la Bourse du Travail qui était remplie le vendredi 9 novembre.

 

Paris vaut-il une messe ?

Si la Mairie de Paris avait décidé de nommer le matin même une “ Place de la Laïcité ” dans une discrétion telle qu’une semaine plus tard, il était impossible d’avoir le moindre compte-rendu, la Fédération de Paris de la Libre-Pensée préférait les faits aux mots et rendait publique l’état des sommes versées par la Mairie de Paris à tous les cultes. Une centaine de laïques était rassemblée pour entendre les faits.

Un libre-penseur du XVIIIe arrondissement relatait l’échange de courriers entre le groupe de libres-penseurs de l’arrondissement et M. Vaillant, Maire de l’arrondissement, ancien Ministre de l’Intérieur. Une libre-penseuse du XXe arrondissement faisait état de la procédure judiciaire engagée pour le respect de la Loi de 1905 à propos de la sonnerie des cloches de l’église Saint-Jean de Bosco ; la Mairie de Paris se faisant l’avocat – au sens explicite du terme – de la paroisse.

Évelyne Salamero, Présidente de la Fédération, dans un exposé rigoureux et argumenté, établissait la réalité des faits : plus de 18 millions d’euros versés aux cultes, sous des formes diverses et variées, parfois curieuses. Notamment, la Mairie “ laïque ” s’appuie sur l’ensemble des dispositions des lois dénoncées comme antilaïques, telle la loi Debré. Paris, ville laïque, verse plus aux cultes que la ville de Metz, ville concordataire où la Séparation des Églises et de l’État n’existe pas.

En conclusion de cette importante réunion, Francis Aboulker, secrétaire de la Fédération, faisait adopter par la salle une motion appuyant la demande réitérée de la Fédération de Paris de la Libre Pensée adressée à M Delanoë, Maire de Paris, pour être reçue par lui, en personne. A la sortie de la salle, de nombreux participants laissaient leurs coordonnées pour pouvoir être informés par la Fédération.

 

En Creuse, un public attentif et engagé

À l’initiative du Grand Orient de France, de la Fédération de la Creuse de la Libre Pensée, de la Ligue des Droits de l’Homme et du “ Cercle Condorcet ” s’est tenue le 9 décembre à Guéret une conférence-débat pour marquer le 106éme anniversaire de la loi de 1905. Deux intervenants figuraient au programme de cette soirée, Gérard Contremoulin pour le GODF et Philippe Besson pour la Libre Pensée. Cette soirée fut un véritable succès, l’amphithéâtre de la BMI (bibliothèque multimédia intercommunale) de Guéret était plein ce qui représente plus de cent personnes.

Gérard Contremoulin est intervenu sur le thème de “ La Laïcité fondement de la République ”, Philippe Besson a ensuite traité de “ La séparation des Églises et de l’État, une aspiration universelle ”.

La qualité des exposés et des débats a été à la hauteur de l’événement sachant qu’il ne s’agissait pas uniquement de commémorer, mais plutôt de rassembler les forces laïques, de se comprendre pour permettre la résistance aux cléricalismes à l’œuvre dans le pays.

Philippe Besson, prenant appui sur l’histoire notamment des États-Unis, de l’Irlande, du Portugal a montré la dimension universelle de la laïcité qui ne doit pas être réduite à une spécificité française et scolaire. Ce qui est en jeu, c’est la liberté de conscience pour tous les hommes et toutes les femmes, c’est la démocratie.

Les débats furent respectueux et riches chacun mesurant l’importance de cette soirée. Pour certains celle-ci s’est terminée tard dans la nuit autour d’une bonne table guérétoise. À n’en pas douter cette conférence comptera pour la poursuite du combat laïque dans le département.

 

De Granville à Cocherel en passant par Châtellerault et Bourg-en-Bresse

A l’initiative des DDEN, de l’Amicale laïque, de la Ligue des Droits de l’Homme, de la Ligue de l’Enseignement et de la Libre Pensée, plusieurs dizaines de laïques se sont rassemblés devant la mairie de Granville dans la Manche pour rappeler les principes de la laïcité, contenus dans la loi du 9 décembre 1905.

 

Dans l’Eure, sur la tombre d’Aristide Briant

Réunis à Cocherel dans l’Eure autour de la stèle recouvrant la tombe d’Aristide Briand, qui fut le rapporteur de la loi de 1905 à l’Assemblée nationale, la Ligue des Droits de l’Homme, la Ligue de l’Enseignement, les DDEN, la Libre Pensée et le Grand Orient de France ont réuni plusieurs dizaines de personnes. Ils sont rappelés les multiples violations de la loi de séparation des Églises et de l’État.

A Châtellerault dans la Vienne, ils sont 80 devant le monument à la gloire de la Révolution française avec la LDH, la Libre Pensée, les Amis de la Commune de Paris, la Ligue de l’Enseignement, les DDEN, le Droit Humain et le Grand Orient de France. Toutes les associations sont unies pour dire : “ Le combat pour la laïcité n’est pas fini ”.

A Bourg-en-Bresse dans l’Ain, dans le cadre de la semaine de la laïcité, la Libre Pensée organisait une conférence publique, dans la salle de la Fédération des Œuvres Laïques, sur “ L’Église contre la Libre Pensée ”, animée par Christian Eyschen – Secrétaire général de la Libre Pensée. Devant un parterre d’une cinquantaine de participants, le début fut riche et animé.

 

A Aurillac : du jamais vu

Près de 200 personnes venues de tout le département ont répondu à l’invitation du Grand Orient de France et de la Libre pensée à la conférence publique célébrant l’anniversaire du vote de la loi du 9 décembre 1905 dite de "Séparation des Églises et de l’État ". Gérard Contremoulin, ancien Conseiller de l’Ordre du GODF a traité de "La laïcité pilier de la démocratie". Pour lui, la laïcité ne se réduit pas à la bataille historique pour libérer l’Ecole de l’emprise confessionnelle, essentiellement catholique, de la fin du XIX° siècle.

Elle correspond à un modèle d’organisation de la société dans lequel la liberté de conscience, l’Égalité des droits et l’exercice de la citoyenneté sont des valeurs fondamentales. La transmission du Savoir est le premier devoir d’un État laïque. Permettre à tous d’accéder à la Connaissance, déconnecter le Savoir de toute vérité révélée, reconnaître la suprématie de la Raison, développer les apprentissages fondamentaux, c’est se donner les moyens de l’émancipation des femmes et des hommes. Ce projet-là est un projet humaniste. Et le chemin pour l’atteindre est un combat de libération, de maturation sociale : le combat pour la Laïcité qui s’est traduit par un ensemble législatif inédit !

 

À Aurillac, la tribune

Christian Eyschen, Secrétaire général de la Fédération nationale de la Libre Pensée a traité de "la Séparation des Églises et de l’État, une aspiration universelle". Il a rappelé que La Libre Pensée est mère de la laïcité en France, elle est la plus ancienne association laïque de ce pays, et en est la conscience active. On lui doit, avec d’autres, l’élaboration et le vote des lois de 1901 sur la liberté d’association définissant la sphère privée et de 1905 séparant les Eglises et l’Etat définissant la sphère publique.

La Séparation des Églises et de l’État est fille des Lumières et des Révolutions américaine et française. C’est un cheminement universel qui va bien au-delà de la France et de l’Europe : Mexique, Portugal, URSS, République Espagnole, Turquie, Népal, Bolivie. La laïcité est nationale dans sa forme, internationale dans son contenu.

Son principe de liberté de conscience est largement répandu dans le monde. La liberté absolue de conscience est aujourd’hui menacée par tous les grands de ce monde en crise qui veulent que les peuples s’affrontent et se déchirent pour des intérêts qui ne sont pas les leurs. Leur instrument : les religions ; leur moyen : développer les communautarismes.

Mais il n’est au pouvoir de personne de faire tourner la roue de l’Histoire à l’envers. Cette soirée s’est terminée par un échange avec la salle puis autour d’un copieux buffet offert par les organisateurs.

 

Et enfin à Montélimar

Prés de 150 personnes se sont réunies dans la Drôme pour entendre 3 orateurs. Thierry Cornillet, Elu local, chaud partisan de l’Union européenne et de la Charte des Droits fondamentaux ; il a plaidé pour les bienfaits de l’Article 17C du traité européen dans lequel il ne voyait aucun problème.

Puis, Marc Blondel, Président de la Libre Pensée lui a répondu sur cette Charte européenne. Il, a repris sur le communautarisme à partir des jugements du conseil d’État et la circulaire Guéant en expliquant le communautarisme. Il est revenu également sur l’avis du Haut Conseil à l’Intégration en expliquant son but : opposer les travailleurs entre eux.

Il y a eu des questions importantes en particulier une sur le devenir de l’École à laquelle Marc Blondel a répondu en répondant que, bien sûr, il y avait toutes les revendications qui devaient être satisfaites ; mais qu’au point où en était l’École, il faudrait un jour reconsidérer l’ensemble pour que l’Ecole de la République puisse répondre à son rôle premier : par l’instruction faire des citoyens capables de penser librement. A la suite d’une autre question, Il a bien insisté (en référence à la Belgique), que la Laïcité n’est pas une cinquième religion, mais une "méthode" pour nous permettre de vivre ensemble.

Roger Cordier, représentant le Grand Orient de France a rappelé les positions traditionnelles sur la laïcité de son obédience maçonnique. Ce fut un bon débat, avec des points de vue différents. Mais c’est toujours de la confrontation des idées que naît la lumière.

Toutes ces initiatives montrent largement que la Fédération nationale de la Libre Pensée est une association active qui milite sur tous les terrains pour défendre l’absolue liberté de conscience. La Libre Pensée a pu mesurer, lors de ces différentes réunions publiques, l’accroissement du rayonnement de ses idées dans l’opinion publique laïque.

 

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Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #laïcité

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