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Publié le 18 Juin 2016

Isolé, battu, rejeté, méprisé, le pouvoir est à l’agonie. Son projet de loi « Travail » le mal-nommé - il devrait s’appeler « Le Capital » tant il est au service du patronat et de la Finance - est rejeté par les organisations syndicales ouvrières et par l’immense majorité de la population.

 

Depuis plusieurs mois, le bloc inébranlable de la CGT, de la CGT-FO, de la FSU, de Solidaires, de l’UNEF, de la FIDL, de l’UNL rassemble des millions de manifestants et de grévistes contre cette tentative de destruction du Code du Travail.

 

Quelle impudence et impudeur d’oser se réclamer de 1936 pour messieurs Hollande, Valls, Berger. Voici ce que disait Edouard Daladier (l’homme qui voulait en finir avec « la semaine des deux dimanches (les 40 Heures) » dans son discours du 21 août 1938 : « Il faut que, sans formalités inutiles, ni discussions interminables, toute entreprise qui en a le besoin puisse disposer des heures nécessaires à son activité et non à un taux prohibitif. » C’est-à-dire le contenu exact de la loi El Khomri. Quoiqu’on puisse penser de lui, Léon Blum n’a rien à faire dans cette galère.

 

C’est Edouard Daladier, l’homme de Munich, de toutes les trahisons, de tous les reniements, de la remise en cause des acquis sociaux de la grève générale de 1936, qui est le véritable mentor de messieurs Hollande, Valls, Berger. Sous Daladier perçait déjà le régime de Vichy du Maréchal Pétain. On a les parrains qu’on mérite.

 

Allant encore plus loin dans l’ignominie, Messieurs Hollande et Valls prétendent interdire aux organisations syndicales de manifester. Coup de menton, déclarations martiales, le gouvernement emprunte à l’arsenal répressif et antidémocratique des régimes les plus autoritaires des menaces attentatoires à la démocratie. Ce gouvernement est à la dérive.

 

Avec l’état d’urgence, sans cesse renouvelé, le droit de manifester a été refusé à la Libre Pensée le 5 décembre 2015. Le gouvernement s’enfonce dans la répression. Il ne contrôle plus rien, sa seule réponse est l’autoritarisme arbitraire. Jusqu’où ira-t-il ?

 

Il faut stopper ce gouvernement dans sa dérive autoritaire !

Il s’agit de la défense de nos libertés démocratiques !

 

Le droit d’expression, de réunion, d’association, de manifestation sont des droits fondamentaux dans une démocratie. Les remettre en cause qualifie à eux- seuls la véritable nature du régime qui agonise un peu plus chaque jour.

 

La Fédération nationale de la Libre Pensée appelle à l’union la plus large pour défendre les libertés démocratiques.

 

Paris, le 18 juin 2016

Interdiction des manifestations syndicales :  La dérive autoritaire d’un régime à l’agonie

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 21 Janvier 2015

Dès le jour même du barbare et odieux attentat contre les journalistes de Charlie-Hebdo, l’Association internationale de la Libre Pensée publiait le communiqué suivant :

« L’Association Internationale de la Libre Pensée (AILP), dont la Fédération nationale de la Libre Pensée française est membre, se déclare horrifiée de l’attentat meurtrier commis au siège de Charlie-Hebdo, journal satirique français.

C’est un acte barbare qui ne peut que révulser tout démocrate, partisan de la liberté de conscience et de la liberté d’expression.

L’AILP assure les journalistes et le personnel de Charlie-Hebdo de toute sa solidarité. Elle en informe toutes les associations de la Libre Pensée sur les différents continents »

Bien entendu, l’AILP rendait ainsi hommage à toutes les victimes des meurtres qui ont été perpétrés ensuite et qui ont fait 17 victimes.

Dans les heures et les jours qui ont suivi, l’appel à la solidarité de l’Association internationale de la Libre Pensée a été largement entendu par les associations de Libre Pensée dans le monde.

Nous sont parvenus des messages et des prises de position des pays suivants : Irlande, Pologne, Italie, Portugal, USA, Angleterre, Irlande du Nord, Canada, Uruguay, France, Allemagne, Australie, Norvège, Autriche, Turquie, Liban, Argentine, Espagne, Belgique, Québec, Ecosse.

Fidèles à leur tradition historique, les libres penseurs du monde entier, en toute indépendance, ont marqué leur solidarité aux victimes de la barbarie.

Paris, le 12 janvier 2015

Une véritable solidarité internationale de la Libre Pensée
Une véritable solidarité internationale de la Libre Pensée
Une véritable solidarité internationale de la Libre Pensée
Une véritable solidarité internationale de la Libre Pensée

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Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #liberté d'expression

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Publié le 6 Octobre 2012

 Associations signataires :

- Fédération nationale de la Libre Pensée française (FNLP)
- Ligue de l’Enseignement
- Ligue des Droits de l’Homme (LDH)

- Union Rationaliste
- National Secular Society (Royaume-Uni)
- Libre Pensée du Luxembourg
- Association Nationale de la Libre Pensée Italienne « Giordano Bruno »
- La Libre Pensée de Grèce "Les amis d'Hypatie"
- Association Belge des Athées
- Conseil National des Associations Familiales Laïques (CNAFAL)
- Mouvement « Europe et Laïcité » (CAEDEL)
- Union des Athées
- Association « Laïcité-Liberté »
- Centre pour la liberté de recherche ONLUS (Italie)

Par ailleurs, a aussi contresigné cette Déclaration : Pascal-Eric Lalmy, secrétaire national du PRG à la laïcité

 


Déclaration commune des Associations Laïques, Humanistes, Athées et de Libre Pensée. Non au rétablissement du "délit de blasphème"! Oui à son abrogation, là où il subsiste !


Depuis 1999,  l'Organisation de la Conférence Islamique, dont le siège est à Djedda (Arabie saoudite) et  qui réunit  57 Etats, réclame la conclusion d'un Traité international  définissant  et  réprimant le « blasphème ». A la suite de l'affaire  de la bande-annonce provocatrice  d'un film, dont les véritables commanditaires ne sont pas encore connus, mais qui s’inscrit dans le prétendu « Choc des Civilisations » et de manifestations,  parfois meurtrières, mais toujours soigneusement coordonnées, l'Organisation de la Conférence Islamique a promu  à l'ONU un texte (repoussé in extremis)  invitant à réprimer : " Le fait de prendre pour cibles les symboles religieux et les personnes vénérées" Au même moment, en Grèce, pays où le délit de blasphème existe toujours, un jeune citoyen  a été incarcéré pour s'être moqué d'un  prétendu "saint"  du christianisme orthodoxe sur un site Internet. Le 27 septembre, la Douma russe, approuvée par les autorités orthodoxes et musulmanes,  a adopté un renforcement de la répression sur le même sujet. En Inde, les autorités catholiques viennent de reprocher,  à la censure, de ne pas sévir contre un film  de Bollywood "dénigrant le catholicisme". En France, des milieux catholiques réclament, à l’occasion de pièces de théâtre ou d’expositions jugées « blasphématoires », l’interdiction de leur diffusion.


Un peu partout en Europe, le « délit de blasphème » est toujours présent dans les législations, même si la force des opinions publiques attachées à la liberté de conscience, empêchent qu’il soit utilisé. En France même, en Alsace, il a été appliqué, il y a des années, contre des militants d’Act-Up, en vertu du Code pénal allemand qui continue de s’appliquer en Alsace-Moselle. Et, c'est  dans cette période, où  l'Union Européenne, représentée par sa  Haute  représentante  pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Mme Ashton, décide de  signer un communiqué avec l'Organisation de  la Conférence Islamique, le secrétaire général de la Ligue des Etats arabes et le Président de la Commission de l'Union africaine, un communiqué qui dit : "Nous croyons en l'importance de respecter tous les prophètes, quelle que soit la religion à laquelle ils appartiennent."


Cette position  ne peut que faciliter les atteintes à la liberté d'expression et  le renforcement de la répression,  elle met en danger, et pas seulement en Europe, toutes les législations séculières ou laïques,  organisant ou protégeant la liberté  de conscience, de  presse et   création. Elle constitue un danger pour les libertés et la sécurité physique  de tout un chacun, car c'est la porte ouverte à un arbitraire total. Les organisations,  soussignées, demandent le retrait de cette déclaration, elles exigent la cessation des poursuites  contre toutes  les personnes inquiétées au titre du très réactionnaire « délit de blasphème ».

Cette déclaration est signée par la Fédération Nationale de la Libre Pensée, la Ligue de l'enseignement...

 

charia hebdo

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Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #liberté d'expression

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Publié le 1 Septembre 2012

Le Congrès national de la FNLP condamne le procès tenu contre les Pussy Riots (« anarcho-féministes » punks), musiciennes russes, accusées de « hooliganisme » et de « haine religieuse ». Elles ont été condamnées à deux ans de camp. Le Congrès demande leur libération immédiate.

 

Le Congrès rappelle que, en suite d'une conférence tenue à Paris, le 20 avril 2012, avec la camarade Julia Gousseva du centre Praxis de Moscou, dans les locaux de la Libre Pensée, nous avons exigé, avec l’AILP, la libération des Pussy Riots. La FNLP s’est adressée par lettre à l’ambassade de Russie le 15 mai 2012. Nous n’avons attendu personne pour agir.

 

Le Congrès juge scandaleuse la déclaration du ministère français des Affaires étrangères reprenant celle de Catherine Ashton, Haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité, estimant que « la sentence est disproportionnée ». De la sorte est justifié le principe même d’une sentence.

Pour la Libre Pensée, les libertés ne se divisent pas.

 

La FNLP défend la liberté de conscience, la liberté d’expression, la liberté d’association, notamment syndicale, et rappelle que le syndicaliste russe Valentin Ouroussov a été, pour sa part, condamné à cinq ans de camp.

 

Les Pussy Riots et Valentin Ouroussov doivent être libérés immédiatement !

 

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 7 Novembre 2011

Pour la défense de la liberté d’expression

 

 

La liberté d’expression constitue, pour les libres penseurs, la base de la démocratie.

Elle est la partie visible de la liberté de conscience et le droit dont doit bénéficier tout citoyen à manifester son opinion.

Les Libres Penseurs considèrent donc que toute atteinte à celle-ci : interdiction de publier, destruction ou saisine des publications voire obstacle à leur diffusion, est par définition condamnable.

C’est la raison pour laquelle le Président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée apporte son soutien à la direction et aux salariés de Charlie Hebdo, nonobstant le côté sélectif dont fait parfois preuve ce journal et qui pourrait prêter à discussion.

 

La liberté, la liberté pour tous.

 

 

Marc Blondel

Président de la Fédération nationale de la Libre Pensée

charia hebdo



 

 

 

La liberté d’expression ne peut souffrir aucune limitation. La limitation à la liberté d’expression s’appelle la censure.

 

La Fédération de Paris de la Libre Pensée dénonce et condamne les actions de l’Institut chrétien CIVITAS visant à empêcher la représentation de la pièce “Sur le concept du visage du fils de Dieu“, du metteur en scène italien Romeo Castelluci, au Théâtre de la Ville à Paris.

Le délit de blasphème a été aboli en France en 1791 et la République garantit la liberté de conscience à tous ses citoyens grâce à la loi de 1905 de Séparation des Églises et de l’Etat.


La liberté d’expression ne peut souffrir aucune limitation. La limitation à la liberté d’expression s’appelle la censure.


La Fédération de Paris de la Libre Pensée constate, sans surprise, la duplicité de la hiérarchie catholique sur les événements au Théâtre de la Ville qui ”condamne les violences perpétrées” mais demande “une liberté respectueuse du sacré”.

La Libre Pensée ne compte pas sur les Églises pour défendre la liberté contre l’obscurantisme et le dogmatisme, ce qui reviendrait à leur demander de s’autodétruire !

La Libre Pensée appelle en revanche tous les laïques authentiques à se regrouper et à s’organiser pour faire barrage aux tentatives de tous les cultes de réinvestir la sphère publique et ce, avec la complicité de la plupart des élus, quelle que soit leur appartenance politique.

Quand des élus versent des subventions importantes à des cultes sous prétexte qu’ils s’occupent de services publics (crèches, par exemple), il ne faut pas s’étonner que les mêmes cultes estiment avoir leur mot à dire dans tous les aspects de la sphère publique, création artistique comprise

 

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Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #liberté d'expression

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