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Publié le 3 Avril 2016

Alors que « l’affaire Barbarin » commence à prendre une certaine ampleur, il nous a semblé plus qu’utile de faire connaître l’excellent communiqué de la fédération du Rhône de la Libre Pensée qui rappelle ce qu’est la séparation. Que l’on ne se trompe pas l’agitation de certains politiques autour de ladite affaire Barbarin vise à en précipiter l’issue pour que le temps de la justice ne puisse faire son œuvre et à couvrir par la même les manquements à la laïcité d’autres politiques.

Sur ces affaires, comme sur d’autres, nous ne manquerons pas d’informer l’ensemble des citoyens, rappelant aussi que la recherche de la vérité et de la justice autour des crimes de l’Eglise est une des trois campagnes de l’Association internationale de la Libre Pensée. A cet effet, nous vous rappelons que le livre « Pour la laïcité en Europe » est un document qui vont permettra d’argumenter autour de cette question, la France n’étant pas la seule victime de ces crimes

 

La Fédération nationale de la Libre Pensée INFORME

Communiqué de la Fédération du Rhône de la Libre Pensée A l’occasion du banquet anticlérical de la Saint-Cochon, (dit «vendredi saint »)

25 mars 2016

L’affaire dite « Barbarin » a causé ces dernières semaines une profonde émotion à Lyon, dans les communes rattachées au diocèse et bien au-delà. Nous n’en avons sans doute pas terminé avec les révélations scandaleuses qui éclaboussent, l’une après l’autre, l’Eglise de Lyon.

Lors de la messe chrismale du mercredi 23 mars, cérémonie de bénédiction des huiles « qui manifeste l’unité de toute la communauté diocésaine autour de son évêque », M. Philippe Barbarin alias « Monseigneur » s’est déclaré « dans l’obligation d’assumer tout le mal commis par quelques prêtres et de demander personnellement pardon pour tout le mal qu’ils ont causés en abusant sexuellement des enfants » mettant en avant le fait qu’il n’était pas évêque au moment des faits.

Responsable mais pas coupable, M. Barbarin reconnaît tout au plus une pieuse dissimulation de faits délictueux à la justice civile, au motif que l’Eglise serait plus à juger de ses propres crimes que les magistrats ordinaires. C’est un comportement sectaire, ce n’est pas celui d’un citoyen.

La loi républicaine, pas le Droit Canon !

Pour la Libre Pensée du Rhône, si la responsabilité pénale de M. Barbarin est engagée, cela relève de la seule autorité judiciaire.

L’enquête diligentée par le parquet de Lyon doit aller à son terme sans qu’interfèrent les autorités ecclésiastiques, quelle qu’en soit l’issue (une peine qui peut aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende). Pas plus, mais pas moins. L’Association Internationale de la Libre Pensée a parfaitement raison d’exiger « que les responsables et les complices des crimes de l’Eglise catholique répondent de leurs actes » et de demander, par la voix d’un de ses porte-parole, un jugement exemplaire (que nous entendons au sens premier du mot : qui puisse servir d’exemple par la simple application de la loi). Keith Porteous Wood indique très bien « qu’il faut poursuivre en justice à la fois l’agresseur présumé et ceux qui pensent qu’ils peuvent bafouer la loi en toute impunité ».

Les prières pour les victimes, les messes, les déclarations de repentance ne suffiront pas.

Le Droit Canon peut bien prévaloir en la cité du Vatican, pas plus que la Charia il ne saurait avoir sa place sur le territoire de la République.

Quant à savoir si M. Barbarin doit démissionner de sa fonction d’archevêque, c’est la seule affaire des catholiques ! Du reste s’il fallait que démissionnent tous ceux qui ont couvert des actes de pédophilie, il n’y aurait même plus assez de cardinaux pour seulement élire un pape. Depuis qu’existe le célibat des prêtres, à part en Antarctique cela s’est vérifié sur tous les continents : l’Eglise catholique est devenue une usine à produire des pervers sexuels. Pas tous, certes, mais bien trop nombreux. Tous couverts par l’autorité.

La laïcité, pas le cléricalisme !

Le 15 dernier, le premier ministre Manuel Valls a déclaré que c’était « à Monseigneur Barbarin à prendre ses responsabilités ».

Monsieur Valls, prenez les vôtres !

Rétablissez la laïcité constitutionnelle que vous avez mise à mal depuis que vous avez été ministre de l’Intérieur chargé des Cultes, ainsi que votre ami Gérard Collomb. On a observé régulièrement à Lyon, certains 8 septembre à l’occasion du Vœu des Echevins, les amitiés bien particulières de MM. Barbarin et Collomb, main dans la main pour célébrer la grandeur de Marie. Ou le 8 décembre dernier la distribution organisée de lumignons dans les écoles élémentaires du Grand Lyon. Ou les cadeaux fiscaux et autres détournements de fonds publics à destination des fondations Fourvière et Irénée. On en passe.
Depuis M. Barbarin a eu l’occasion d’apprécier les ors de la République : le 4 janvier il était présent à la cérémonie des Vœux aux Corps Constitués, à l’Hôtel de Ville. Le 3 février, il rencontrait M. le préfet de région. Le 6 février c’était le tour des élus du Rhône et du Roannais, autour de l’encyclique du pape François Laudato Si (Lecture « à trois voix » de l’encyclique sur l’écologie avec le député de l’Ain, Xavier Breton, et le maire de Grenoble, Eric Piolle). Les édiles locaux sont bien complaisants.

Que « l’affaire Barbarin » soit l’occasion d’une prise de conscience : les relations contre nature n’ont pas lieu seulement dans le secret des sacristies, elles peuvent avoir pour cadre les salons dorés de la République.

Justice pour les victimes !

Dans ce domaine comme en tout autre, application stricte de la laïcité et de la neutralité républicaines !

à propos de "l'affaire Barbarin"

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Publié le 23 Mars 2016

Bureau Européen de Coordination de la Libre Pensée
ATTENTATS A BRUXELLES.
Le Bureau Européen de Coordination de la Libre Pensée assure ses amis belges et les autres victimes des attentats de Bruxelles de sa totale solidarité.
Il est des moments où face à l'horreur, il faut d'abord laisser parler l'humanité qui est en nous.
Amis, frères, sœurs et camarades, les libres penseurs sauront se tenir à vos côtés dans les difficultés si l'un ou l'autre d'entre vous devait avoir besoin d'une solidarité active.
L'humanité est née libre.


« Mehr Licht ! », sont les derniers mots de Goethe.
« Plus de Lumière ! »
A bas la barbarie !


Pour le BECLP
Michel Godicheau

ATTENTATS A BRUXELLES

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Publié le 23 Janvier 2016

La Ligue de l’enseignement, la Ligue des Droits de l’Homme et la Fédération nationale de la Libre Pensée appellent les démocrates, les républicains, les laïques, les libres penseurs, les militants, les humanistes à signer massivement leur appel commun sous forme de pétition sur la question de la campagne orchestrée contre Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène de l’Observatoire de la laïcité.

Que l’on partage ou non toute ou partie des avis de l’Observatoire de la laïcité, peut-on accepter des demandes de révocation de personnes en charge de responsabilité pour un délit d’opinion dans notre pays ? Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène ont signé un texte pour le vivre-ensemble. C’est leur droit le plus strict. C’est dans les pays totalitaires qu’on révoque des citoyens pour mal-pensance.

 

Délit de blasphème

Nicolas Cadène a fait un tweet en réaction à une affirmation de madame Elisabeth Badinter qui justifiait l’emploi du terme « islamophobie ». Ce tweet n’était ni insultant, ni offensant. On peut avoir du respect pour madame Elisabeth Badinter, sans nécessairement partager ses points de vue, mais peut-on accepter une affirmation qui caractérise Nicolas Cadène comme un « nain ayant critiqué une grande dame » ? Pour qui et pourquoi se prennent ces gens-là ?

Y aurait-il des personnalités au-dessus du lot commun ? Comment ne pas partager le point de vue de Jean Baubérot dans Le Monde du 22 janvier 2016 : « Si on examine un peu froidement les choses, la situation devrait paraître ridicule : la liberté d’expression serait quasi absolue quand il s’agit de Charlie Hebdo et autres, critiquer Mme Badinter reviendrait à blasphémer contre la République ! »

« L’affaire du tweet de Nicolas Cadène » est un mauvais remake de celle de de la dépêche d’Ems. Ce ne peut-être que les fauteurs de guerre civile et les partisans des affrontements communautaristes qui peuvent tirer quelques avantages de tout cela. Nous ne laisserons pas faire.

Pourquoi ce bruit au tour de ces signatures à une contribution et ce silence des mêmes sur l’état d’urgence et la question de la déchéance de la nationalité ? Il n’y a nul hasard à cela, comme il est logique que la Ligue des Droits de l’Homme, la Libre Pensée et la Ligue de l’enseignement agissent de concert, avec bien d ‘autres, contre l’état d’exception que le Gouvernement de Manuel Valls veut instituer comme une règle permanente contre les libertés démocratiques.

 

Une question de démocratie

A travers l’appel commun de nos 3 associations, il s’agit avant tout de défendre un principe : la liberté d’expression qui est un des fondements des libertés démocratiques. Et pour être tout à fait clair sur la contribution que Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène ont signée et qui fait débat, la Fédération nationale de la Libre Pensée ne l’aurait pas signée.

D’abord, parce que nous n’avons pas été sollicité, ensuite parce que nous sommes partisans de la formule de Pierre Desproges : « On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui ». La Libre Pensée n’entend pas faire l’unité nationale avec les représentants des religions et ce, au nom du principe : « L’Eglise chez elle, l’Etat chez lui » selon la formule de Victor Hugo qu’il faut étendre à toutes les religions. C’est cela la véritable laïcité.

Mais nous comprenons parfaitement que d’autres l’aient fait, parce qu’ils ont une autre histoire que celle de la Libre Pensée. Nous sommes résolument partisans de la formule de Rosa Luxembourg : « La liberté, c’est toujours celle de celui qui pense autrement. » Le droit de penser autrement de Jean-Louis Bianco et de Nicolas Cadène doit être reconnu et respecté.

Si d’aventure, ils devaient être révoqués pour avoir exprimé une opinion, nous ne serions plus dans un Etat de droit et cela signifierait que nous entrerions dans un ordre autoritaire croissant qui voit déjà l’état d’urgence décrété et maintenu, la déchéance de nationalité contre le droit du sol issu de la Révolution française, des syndicalistes ouvriers condamnés lourdement à des peines de prison, les revendications syndicales mises sous le boisseau des intérêts du patronat, l’instrumentalisation des religions comme acteurs de la sphère publique.

 

Nous ne l’acceptons pas !

Paris, le 21 janvier 2016, jour anniversaire de la décollation de Louis Capet. Il y a encore des Bastilles à faire tomber.

 

La Libre Pensée vous appelle à signer massivement l’appel ci-dessous :

DECLARATION COMMUNE

L’Observatoire de la laïcité, son Président et son Rapporteur, viennent d’être la cible ces jours derniers d’attaques aussi injustifiées que dénuées de fondement. Les associations signataires du présent communiqué sont investies de façon historique sur la laïcité.

Elles sont présentes chaque jour sur le terrain pour la faire vivre dans la vie quotidienne, aussi bien par leurs actions que par leurs publications. Elles ont ainsi pu mesurer l’apport de l’Observatoire de la Laïcité dès sa création. Ses avis, ses rapports annuels, ses communiqués, ses guides pratiques, les multiples interventions de son Président et de son Rapporteur dans les débats avec les acteurs de terrain… sont pour elles un apport précieux qui nourrit à la fois le fonds théorique et la mise en œuvre concrète du principe de laïcité de la République.

L'Observatoire n'est ni une autorité qui impose, ni un pouvoir judiciaire qui tranche. Il éclaire le débat et la recherche laïque. Il a un rôle de conseil et non de décision. Son apport juridique est incontestable. Ses avis et ses recommandations, donnant la loi et rien que la loi, sont nécessaires. Leur mise en œuvre peut légitimement être discutée à condition d’être menée de façon rationnelle et dans le respect mutuel.

Au-delà de la diversité d’opinions, d’objectifs, de pratiques … de nos associations, ce sont ces simples principes profondément laïques dont nous souhaitons poursuivre la mise en œuvre en développant la collaboration avec l’Observatoire de la laïcité dans une fidélité assumée aux principes posés par la loi du 9 décembre 1905.

Fédération Nationale de la Libre Pensée

Ligue des Droits de l’Homme

Ligue de l’enseignement

 

Pour signer électroniquement

Lettre de cachet ?

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 15 Octobre 2011

Le mercredi 12 octobre 2011, une délégation de la Fédération nationale de la Libre Pensée, conduite par son Président Marc Blondel, avec Christian Eyschen – Secrétaire général et Dominique Goussot – responsable du secteur juridique de la Libre Pensée, a été reçue par monsieur Christian Frémont, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy.


L’entretien a duré une heure et demie et a porté sur 3 sujets.


 1-    La Libre Pensée a fait part de son inquiétude sur la tenue des conférences départementales pour la liberté religieuse, sous l’égide des Préfets. La Libre Pensée a réaffirmé sa position traditionnelle : la liberté de conscience, garantie par la loi du 9 décembre 1905 inclut la liberté religieuse. L’inverse n’est pas vrai. Aussi, la FNLP a informé la Présidence de la République que ses Fédérations départementales ne participeraient pas à ces conférences cultuelles.

 

La Libre Pensée a fait part de son souhait d’être reçue rapidement par monsieur Claude Guéant, Ministre de l’Intérieur pour aborder un certain nombre de problèmes concernant le respect de la laïcité. Elle s’est aussi inquiétée aussi du récent avis du Haut Comité à l’Intégration qui remet en cause le principe fondamental de la séparation de la sphère publique et de la sphère privée.

 

Monsieur Christian Frémont nous alors répondu que cet avis n’émanait pas d’une demande du gouvernement et que le HCI s’était saisi lui-même, comme il en a le pouvoir. Le Gouvernement n’est pas tenu de suivre cet avis en mettant en œuvre des dispositions législatives ou réglementaires.

 

2-      La Libre Pensée a réaffirmé sa démarche pour que les 600 Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale soient enfin réhabilités cette année, et non en 2014 ou 2018. Elle a fait état des actions communes faites avec d’autres associations. Elle a aussi informé la Présidence de la République, qu’à son initiative, ce sont plus de 70 initiatives et rassemblements qui se tiendront autour du 11 novembre pour porter cette revendication de justice.

 

3-      La Libre Pensée a fait part aussi de son étonnement devant le refus du Ministre de l’Éducation nationale de recevoir une délégation de la Libre Pensée pour discuter de plusieurs questions laïques. Par deux fois, le 24 mars 2011 et le 11 septembre 2011, une demande d’entrevue a été faite et est restée sans réponse.

 

Une même démarche avait été faite en son temps auprès du Ministère de la Recherche et des Universités, démarche qui avait débouché sur une entrevue constructive.

 

Monsieur Christian Frémont nous alors répondu que la règle républicaine était que les Ministres reçoivent quand on leur demande. En conséquence, la Présidence de la République interviendra pour que cette entrevue ait lieu.

 

 

 Paris, le 14 octobre 2011

 

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 26 Janvier 2011

Communiqué du 24 janvier 2011


Loin des clichés véhiculés par les lobbies liberticides pro-life, une loi laïque de liberté, une loi du choix

Le président de la Libre Pensée, Marc Blondel, le président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, Jean-Luc Romero, le président du Comité Laïcité-République, Patrick Kessel, appellent les sénateurs à voter, mardi 25 janvier 2011, en faveur de la proposition de loi relative à l’assistance médicalisée à mourir dans la dignité présentée par la commission des affaires sociales du Sénat.

Cette proposition de loi, si elle était votée, permettrait aux Français – comme aux Néerlandais depuis 2001, aux Belges depuis 2002, aux Luxembourgeois depuis 2009 – de bénéficier d’un véritable choix lorsque la mort est là, inéluctable. Le choix de bénéficier d’un accès universel aux soins palliatifs, qui n’existent dans notre pays que de manière très partielle (15% à 20% seulement des personnes qui devraient en bénéficier – rapport IGAS 2010) ou le choix de bénéficier d’une aide active à mourir, pour ceux qui préfèrent décider en conscience, de manière lucide et réitérée, du moment où devra intervenir la fin.

Puisque la loi du 22 avril 2005 dite loi Leonetti permet déjà de hâter la mort, il faut légiférer pour que le patient et lui seul prenne la décision – et non son médecin ou ses proches – et pour que la mort arrive dès que l’acte médical est exécuté alors qu’il n’intervient aujourd’hui – dans le cas d’une sédation terminale – qu’aux termes de plusieurs jours de souffrance abominables et inutiles, voire plusieurs semaines.

Aux sénateurs, nous disons qu’il faut changer la loi pour faire cesser les hypocrisies qui causent bien souvent trop de drames dans notre pays, pour une loi du « mourir librement » pour ceux qui le souhaitent et le demandent.

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Publié le 19 Août 2010

 

«  Si tu diffères de moi, mon Frère, loin de me léser, tu m’enrichis ».
Antoine de Saint-Exupéry

 

 

10010480Il y a 67 ans, en 1943, les survivants des combattants du Ghetto de Varsovie écrasés par les nazis, s’expatriaient ou étaient déportés. Parce qu’ils étaient « différents » du prototype décidé par l’hitlérisme, parce qu’ils avaient une autre culture, voire pour certains une autre religion, une autre pensée et d’autres façons de se vêtir ; il fallait, pour les nazis, les anéantir.

C’était la barbarie. Mais le ventre est toujours fécond d’où est sorti la bête immonde. On assiste aujourd’hui, en France républicaine, à une instrumentalisation de la xénophobie par le pouvoir.

Interdiction législative en cours de la burqa et du voile intégral, répression contre les rom, projet vichyste de dénationalisation de certains français « de fraiche date », le pétainisme politique revient avec force.

Dans une situation de crise intense et continue du capitalisme, ce sont toujours les mêmes méthodes réactionnaires qui sont utilisées, d’abord : la haine de l’étranger coupable, par définition, de tous les maux. Et dans le même temps, ce sont les remises en cause croissante des acquis sociaux qui se mettent en place : pillage voire destruction de la Sécurité sociale, remise en cause du droit à une retraite, destruction des services publics, privatisation mercantile de l’intérêt public.

Il s’agit de la destruction des conquêtes de l’après-guerre.

La xénophobie sert toujours à détruire la civilisation. La France d’aujourd’hui, ce serait Vichy sans la Milice et les nazis, mais avec l’ordre moral, la pensée unique et avec la presse aux ordres. Sur le plan social, c’est le retour du Corporatisme et la tentative de liquider les syndicats ouvriers indépendants.

La Fédération nationale de la Libre Pensée ne peut se taire devant cette situation de montée des périls. Elle n’accepte pas que les « étrangers » servent à nouveau de bouc émissaire.

La Fédération nationale de la Libre Pensée s’associera aux initiatives qu’elle jugera utiles pour défendre la démocratie, la République, la liberté, l’égalité et la laïcité.

 

Paris, le 19 août 2010

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Publié le 13 Août 2010

 

Force est de constater que les discours cléricaux du Président de la République à Rome, au CRIF et à Riyad, n’étaient pas des effets de tribune ou d’autel, mais l’annonce publique d’un vaste programme de recléricalisation de la société par l’instrumentalisation exacerbée du communautarisme.

Après les diplômes catholiques, les protestants

Le 27 mai 2010, Le Président de la République inaugurait le Fonds Paul Ricœur à l’Institut protestant de théologie de Paris. Il a répondu à la Fédération Protestante de France qui lui demandait de faire reconnaître par l’État les diplômes religieux délivrés par les instituts protestants de théologie : « Je trouve légitime votre demande de voir reconnaître les diplômes délivrés par l’enseignement supérieur protestant et fixer la liste de leurs équivalences comme cela a été fait pour l’enseignement supérieur catholique ».

Rappelons que cette « reconnaissance » des diplômes religieux est une remise en cause du monopole de la collation des grades, acquis depuis 1880 par le combat laïque. L’accord Kouchner/Benoît XVI fait l’objet d’une procédure contentieuse devant le Conseil d’État, suite, notamment au recours de la Libre Pensée. Lors de l’audience publique du 25 juin 2010, le rapporteur public a, d’ailleurs, reconnu qu’est fondé l’argument de la Libre Pensée selon lequel l’accord introduit une procédure de reconnaissance automatique de diplômes délivrés par des établissements catholiques d’enseignement supérieur situés en France. Cependant, pour justifier le rejet du recours, il a appelé l’Assemblée du contentieux à faire un effort d’interprétation de cet accord en invoquant, d’une part, une de ses stipulations prévoyant que les Universités se prononceront sur la reconnaissance (c’est-à-dire en vérité vérifieront que le diplôme à reconnaître est bien sur la liste établie par le Vatican), d’autre part, en se prévalant de l’engagement du Ministère des Universités de procéder à une étude au cas par cas.

Contre l’œuvre laïque et scolaire de la IIIe République, cette reconnaissance des diplômes religieux de toute nature, est un retour programmé au Concordat de 1801 qui faisait des religions un service public et des religieux des fonctionnaires.

Encore un peu plus pour les catholiques

Alors que l’austérité frappe durement l’Enseignement public « au nom de la crise », le gouvernement Fillon vient de faire reconnaître d’utilité publique la Fondation Saint-Matthieu chargée de réunir des fonds pour l’enseignement catholique privé. Par cette reconnaissance officielle, cette officine catholique va pouvoir bénéficier d’un régime fiscal dérogatoire qui privera l’État de sommes très importantes provenant des impôts. Ce n’est pas l’austérité pour tout le monde. C’est une nouvelle violation de la loi de Séparation des Églises et de l’État qui interdit tout financement public, direct ou indirect, des cultes et de leurs œuvres.

Et aussi un peu pour les Musulmans

Bafouant ouvertement l’article 2 de la loi de 1905 qui indique que « La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte », le Premier Ministre a inauguré officiellement, au nom de la République, une mosquée à Argenteuil. Maniant le bâton, il a dénoncé le voile et la burqa, il a su aussi apporter la carotte d’un éloge de l’Islam modéré et du rôle du Conseil Français du Culte Musulman pour qu’il se fasse le gendarme de la communauté musulmane. C’est l’instrumentalisation du communautarisme comme police de la pensée et des comportements, comme au temps du concordat.

Contre la fusion de l’Enseignement public et privé

La Libre Pensée mène une action résolue, en regroupant largement citoyens et associations dans tout le pays, pour refuser que les enseignants du public surveillent des examens publics dans les établissements privés. La séparation des Églises et de l’État a pour corollaire scolaire la nette séparation de l’Enseignement public et de l’école privée, séparation qui est garante du respect absolu de la liberté de conscience.

Contrairement à ce principe républicain, le Ministère de l’Éducation nationale encourage cette violation laïque au nom de la loi Debré qui indique que « l’enseignement privé concoure à la mission de service public d’instruction ». Pour la Libre Pensée, le simple retrait ou la dissimulation (pour un court temps) d’emblèmes religieux dans les salles d’examens ne retirent rien au « caractère propre religieux » des établissements catholiques.

Parce qu’elle est restée fidèle au combat laïque, au Serment de Vincennes du 19 juin 1960 et au mot d’ordre ! « Fonds publics à l’École publique, fonds privés à l’école privée » , la Libre Pensée refuse et combat tout rapprochement de l’enseignement public et privé. Elle n’acceptera pas cette fusion rampante qui n’est qu’un retour déguisé au funeste projet Savary.

Le 19 juin à Vincennes, le 4 juillet à Abbeville

Marc Blondel, Président de la Libre Pensée, à Vincennes, sur les lieux mêmes du rassemblement de 1960, a rappelé, le 19 juin 2010, devant des centaines de libres penseurs et de laïques, l’actualité du combat laïque et de l’action de la Libre Pensée contre le financement public de l’enseignement privé.

A Abbeville dans la Somme, le 4 juillet 2010 à 10H, devant le monument, qui porte l’inscription « élevé par le Prolétariat à l’Émancipation intégrale de la Pensée humaine », en hommage au Chevalier de la Barre qui fut assassiné ignominieusement par la réaction cléricalo-monarchiste, Marc Blondel rappellera que seule la laïcité institutionnelle peut garantir une véritable liberté de conscience par la Séparation des Églises et de l’État. C’est aussi le sens de l’appel qu’il lancera pour la création de l’Association Internationale de la Libre Pensée à Oslo en août 2011.


Paris, le 1er juillet 2010

 

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Publié le 13 Février 2010

A l’heure de la crise du capitalisme, de l’augmentation considérable du chômage, de la destruction massive des services publics, des remises croissantes de la République une, indivisible, laïque, démocratique et sociale, le Président de la République a lancé un leurre pour amuser la galerie : faut-il interdire la burqa dans la rue ? Large causesBurqua 49036843 p

C’est évidemment la question essentielle qui étreint d’angoisse les dizaines de millions de citoyennes et de citoyens de ce pays. Les chiens de garde du système, complices conscients ou idiots utiles du sarkozysme en crise, se sont jetés sur l’os ainsi tendu. Nous ne les confondons pas, bien évidement, avec d’authentiques libres penseurs et laïques qui s’interrogent sur des vraies questions.

 

 

La Libre Pensée ne leur plait pas, et c’est tant mieux 

La Fédération nationale de la Libre Pensée a pris une position unanime lors de son congrès national de Peisey-Nancroix. Nos détracteurs perpétuels ont vu dans cette unanimité, non la force des arguments, mais l’argument de la force. Chacun voyant midi à sa porte, ils nous ont appliqué leurs conceptions des choses : un vote unanime ne peut être que manipulation et pression organisées. 

Mais hélas, trois fois hélas pour nos sycophantes professionnels, cette position unanime des délégués de notre congrès a rencontré une très large approbation positive dans notre association. Bien entendu, quelques échos ici ou là,  sur des sites internet qui ne représentent qu’eux-mêmes et encore !, ont été, en vain, montés en épingle pour faire « genre ». Mais la réalité est là : les libres penseurs, dans leur très grande majorité, ont approuvé la position du congrès national. Mais, comme on ne parle jamais que des trains qui arrivent en retard et jamais de l’immense majorité de ceux qui arrivent à l’heure, les fêlés de la toile ont fait de la mousse informatique. 

 

La position de la Libre Pensée 

Nous sommes contre le port du la burqa, du niqab , de la soutane, de la cornette, du schtreimel et autres grigris totémiques et religieux. Nous considérons que toute marque d’appartenance religieuse est une abdication de la liberté de pensée. C’est clair, simple et net. Mais comme nos délateurs ont un rouleau de la Thora ou un crucifix dans l’oreille, ils n’entendent pas. 

La Libre Pensée a défini sa position à partir de principes fondamentaux : il n’appartient pas à l’État de dire comment les gens doivent s’habiller dans la rue. Les citoyens peuvent et doivent avoir un point de vue philosophique sur la métaphysique et ses représentations, l’Etat doit se l’interdire. C’est l’application de la laïcité dans la sphère publique et non dans la sphère privée. La République ne peut se faire l’arbitre des élégances religieuses, sinon elle devient  liberticide. Ce sont toujours les régimes totalitaires qui imposent des tenues vestimentaires ou en interdisent d’autres. 

 

Sacrée minijupe ! 

054.jpgLa comparaison faite par la Libre Pensée entre la minijupe, les cheveux longs et la burqa a mis les aboyeurs de service dans une rage folle.  Là aussi, nous avons analysé les choses à partir de principes fondamentaux. Pour nous, les cheveux longs, la minijupe à une époque ont été des marques de libération. La burqa et le voile nous semblent à l’opposé de cette libération nécessaire et revendiquée. 

Pour avoir porté les cheveux très longs pendant fort longtemps, j’ai encore dans les oreilles la résonance des quolibets des « beaufs ». Que n’ai-je entendu… Force est de constater que les cheveux longs se font rares, mais les « beaufs » sont toujours aussi nombreux. Contrairement au fameux adage « trop d’impôt tue l’impôt », malheureusement « trop de connards n’ont jamais tué la connerie humaine ». Le débat sur la burqa en est une des plus belles illustrations. 

Nous considérons que la minijupe a été, un moment, l’affirmation d’une libération de la femme. Mais c’est notre point de vue. En démocratie, nous devons admettre que d’autres puissent avoir un point de vue opposé et pouvoir l’exprimer. Sinon, cela veut dire que nous érigeons notre position comme une vérité officielle. Anathème à ceux qui ne sont pas du même avis que nous ? C’est cela le progrès, la liberté, l’émancipation et l’égalité en droits ? 

 

Torquemada de banlieue, Vychinski d’opérette 

Pour nos adeptes de leur pensée unique, la Libre Pensée est forcément coupable parce qu’elle ne partage pas leur point de vue liberticide : il faut interdire la burqa dans la rue. La Libre Pensée pourra ainsi dire ce qu’elle veut, développer tous les arguments possibles, la cause est entendue : elle est coupable. 

Pas plus que l’on ne fait boire un âne qui n’a pas soif, nous ne convaincrons pas ceux qui ont érigé le précepte avant la preuve. Leur démarche est celle de l’Inquisition de Torquemada. Ce qu’ils souhaitent, c’est que la Libre Pensée soit déclarée relaps et brulée sur le bûcher. Leur méthode est celle des procès staliniens de 1937 où le procureur Vychinski déclarait : « Donnez-moi une phrase de quelqu’un, je me charge de le faire pendre ». 

Dans le procès intenté à la Fédération nationale de la Libre Pensée, on est en plein dans le délit de blasphème. Notre droit à la libre expression est cloué au pilori par les censeurs, parce que nous sommes des « mal-pensants ». On nous dénie la possibilité d’avoir une pensée libre. On veut dicter notre conduite, et comme nous refusons, nous sommes insultés et condamnés par avance, parce que nous ne partageons pas le point de vue « officiel ». 

Nos nouveaux abonnés à la boite aux lettres de la Kommandantur ont, en fait, une démarche totalement religieuse. Ils sont totalement imprégnés de posséder la Vérité, avec un grand V. Ce qui leur donne le droit de pratiquer le « compelle intrare » (forcez-les à entrer) de saint-Augustin, qui a été la marque de toutes les croisades, des conversions forcées et des buchers dressés. 

Mais face à cela, les libres penseurs se sont toujours dressés contre la barbarie ecclésiastique, ils continueront à le faire contre la réaction médiatico-informatique.

 

Il fallait bien que ces choses soient dites un jour.

 

 

Christian Eyschen

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Publié le 23 Novembre 2009

Débat sur l’identité nationale : La Libre Pensée n’en sera pas !


Le Président de la République a annoncé, dans son discours du 12 novembre à la Chapelle en Vercors, sa décision de lancer « un grand débat sur l’identité nationale ». La Fédération nationale de la Libre Pensée tient à exprimer publiquement l’inopportunité de cette initiative et son refus de participer à un tel débat et les raisons de ce refus.


 Qu’est-ce qu’une nation ?


La Libre Pensée s’honore d’avoir compté dans ses rangs Ernest Renan dont la conférence à la Sorbonne sur «Qu’est-ce qu’une nation ?» est rentrée dans l’histoire. Pour lui, une nation n’est pas constituée « par la race, la langue, la religion, la communauté d’intérêts, la géographie ». Ce sont deux choses : « l’une vient du passé, l’autre dans le présent. L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; l'autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis. L'homme, messieurs, ne s'improvise pas… L'homme est tout dans la formation de cette chose sacrée qu'on appelle un peuple. »

Pour la Libre Pensée, « l’identité nationale », c'est-à-dire la nation n’est pas le produit de la nécessité, mais bien du hasard. C’est comme disait Ernest Renan : « L'existence d'une nation est un plébiscite de tous les jours, comme l'existence de l'individu est une affirmation perpétuelle de vie. »

En France, la question de l’identité nationale a été réglée en 1793 quand la Constitution de l’An I a défini de façon nette et précise comment on pouvait devenir « citoyen français » dès lors  qu’il n’y avait plus de sujets (depuis 1789) ni de citoyens actifs et de citoyens passifs, mais uniquement des citoyens français, égaux en droits.


 Qu’est-ce qu’un citoyen ?


 « Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis, tout étranger âgé de vingt et un an accomplis, qui domicilié en France depuis une année

-         y vit de son travail ;

-         ou acquiert une propriété ;

-         ou épouse une Française ;

-         ou adopte un enfant ;

-         ou nourrit un vieillard ;

-         tout étranger, enfin, qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l’humanité ;

est admis à l’exercice des droits de citoyen français. »  (Article 4 de la Constitution de 1793).


Poser de nouveau la question de l’identité nationale aujourd’hui revient donc inévitablement à remettre en cause l’héritage de la Révolution Française.  La démocratie n’impose aux citoyens aucune valeur : être citoyen, c’est avoir des droits sans être contraint de partager des valeurs philosophiques ou politiques. Un citoyen a parfaitement le droit de critiquer les lois qu’il juge mauvaises et d’œuvrer à leur changement.


Vouloir fonder la citoyenneté sur l’acceptation des lois revient à mettre en place une dictature où il est impossible de critiquer les lois. Autant les droits sont précis et clairement définis, autant les « valeurs nationales» sont subjectives, floues et sujettes à controverses parce qu’elles se fondent sur des sentiments, des sensations et l’émotion au contraire des droits qui sont concrets, matériels et incontestables.


Ce « débat » gouvernemental a, visiblement, des intentions électoralistes et la proximité des élections régionales n’est pas pour rien dans ce calcul politique. Mais il est aussi lié à la question du port de la burqa et du voile intégral dans la rue. Il ne vise, en fait, qu’à créer un climat de peur permanent pour une grande partie de la population.

Partisane des libertés démocratiques fondamentales, dont la liberté d’expression, d’opinion et d’association, la Fédération nationale de la Libre Pensée ne saurait participer à une opération de stigmatisation des « mal pensants ».


 Paris, le 23 novembre 2009


 

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Publié le 7 Septembre 2009

Une vidéo du président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée qui fait le bilan du congrès national de Peizey-Nancroix 73.



Voici le lien vers les textes et résolutions adoptés : cliquez ici

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Publié le 14 Avril 2009

Les religions ont toujours voulu dominer les corps et les consciences !

Nous ne l’acceptons pas !

 

Aujourd’hui, on entend souvent dire dans les médias que les religions n’ont plus rien à voir avec ce qu’elles étaient par le passé quand elles dominaient les corps et les consciences, qu’elles brûlaient les hérétiques, qu’elles soutenaient tous les régimes les plus autoritaires. Selon ces mêmes média et selon certains hommes politiques comme le président Sarkozy, les religions seraient des partenaires privilégiés aux quels il faudrait accorder « toute leur place dans la société ».

Aussi en France, pays où la laïcité (séparation de l’Etat et des religions) est théoriquement la règle, on peut voir des comités d’éthique composés en partie de religieux donnant leur avis sur des questions de santé publique, ou de recherche scientifique.

En France ou en Italie, les malades en fin de vie, souhaitant choisir leur mort pour mourir dans la dignité, ne le peuvent toujours pas à cause des pressions religieuses et de leurs relais dans les assemblées politiques. Partout dans le monde les droits élémentaires des homosexuels sont bafoués parce que les religions monothéistes considèrent l’homosexualité comme une déviance voire un crime parfois puni de mort. En Pologne, l’avortement est de nouveau interdit depuis la signature du concordat.

 

A bas la calotte, vive la capote !

 

L’Eglise catholique, par exemple, nous montre que nous avons raison de  nous opposer à l’influence grandissante des religions dans les médias, dans la société, dans les écoles…

 

Récemment, le pape benoit XVI a réintégré au sein de l’Eglise catholique des évêques et des prêtres dont l’évêque Richard Williamson qui nie le génocide des juifs pendant la seconde guerre mondiale.

 

« Le 5 mars dernier, Monseigneur José Cardoso Sobrinho, archevêque de Recife, dans le nord-est du Brésil, excommuniait la mère d'une gamine de 9 ans. Le "crime" de cette femme? Avoir fait avorter sa petite fille, enceinte de jumeaux, fruit du viol de son beau-père, coutumier du fait. » (L’express du 9 mars dernier). Avec le soutien du Vatican, il a aussi excommunié les personnels de santé, la fillette, tous, sauf le beau-père qui lui est pourtant coupable du viol d’une enfant !

 

Donc pour l’Eglise l’avortement est condamnable parce qu’il tue, le viol ne l’est pas parce qu’il peut donner la vie ? L’horreur !

 

Le 8 mars dernier, journée de la femme, on pouvait lire dans l’Osservatore Romano, journal officiel du Vatican en Italie, un article intitulé « La machine à laver et l'émancipation de la femme - Mets la lessive, ferme le couvercle et détends-toi ». où était fait l’éloge de la machine à laver, considérée par ces bien- pensants comme  ce « qui a le plus participé à l'émancipation des femmes occidentales »  au 20ème siècle ! La machine à laver une conquête féminine ? Avant la contraception, le droit de vote, le droit de travailler ou d’ouvrir un compte ?

 

Le 17 mars, alors qu'il entame un voyage en Afrique, le Pape Benoit XVI, comme l'avait déjà fait son prédécesseur Jean Paul II, a tenu des propos d'une portée gravissime en Afrique en déclarant notamment que le problème du SIDA ne «peut pas être réglé» par la «distribution de préservatifs». «Au contraire, leur utilisation aggrave le problème».  

 

 

Répétons-le, à l’heure actuelle, le seul moyen de lutter contre la propagation du SIDA, c’est le préservatif !

 

On le voit, les religions n’ont en rien changé sur leur prétention à décider à notre place de ce que nous devons faire et penser. En cherchant à nous imposer des vues réactionnaires et dangereuses, elles nous montrent régulièrement leur vrai visage.

 

Ainsi, les religions cherchent-elles à s’imposer de manière grandissante dans nos écoles par le biais de l’enseignement du « fait religieux ». Le Gouvernement Sarkozy vient même, contre toute la tradition laïque et républicaine, de reconnaître les diplômes catholiques.

 

Dans son manifeste à la jeunesse la Libre Pensée explique : «  Les prêtres, les rabbins, les imams et les pasteurs entendent régenter notre vie privée, notamment dans le domaine de la sexualité. C’est pourquoi la Libre Pensée a été le fer de lance de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat, qui a fait des religions et de leurs dogmes une stricte affaire privée. Libre à chacun de suivre les interdits de sa religion, mais pourquoi, nous faudrait-il les subir si on les refuse ?

 

  De quel droit les religions peuvent-elles faire pression sur les gouvernements pour interdire ou limiter l’usage des préservatifs ? Surtout lorsque l’on sait que c’est le seul moyen d’éviter la mort sur plusieurs continents livrés à la misère et à l’exploitation. Combattre avec la Libre Pensée c’est défendre ses propres libertés individuelles ! »

 

« Parce qu’il nous faut  agir par nous-mêmes, prendre notre avenir en main, reconquérir de meilleures conditions de vie, combattre les idées reçues, la pensée unique et les dogmes religieux, agissez avec la Libre Pensée. »

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Publié le 26 Décembre 2007

La loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (loi LRU dite loi Pécresse) qui a été votée en catimini le 10 août 2007 pose les bases d’un basculement des principes mêmes sur lesquels est fondée l’Université, en introduisant une confusion entre Autonomie de l’Université, c’est-à-dire son indépendance vis-à-vis de tout pouvoir politique, économique, religieux ou idéologique, garante de l’indépendance des universitaires et autonomie des établissements synonyme de leur privatisation.
 

Ainsi, par cette loi, la création et la suppression d’Unités de Formation et de Recherche sur simple décision du Conseil d’Administration sans que le ministère ait son mot à dire, combiné au recrutement des personnels d’enseignements et de recherche par des comités ad hoc sous la responsabilité directe des présidents d’université en lieu et place des commissions de spécialistes disciplinaires élues par les personnels, est une brèche permettant la remise en cause du respect de la laïcité à l’Université.

 

Cette loi, en effet, constitue une violation de la laïcité de l’Enseignement supérieur fondée sur le monopole de la collation des grades des universités d’Etat telle qu’il fut rétabli par la loi du 18 mars 1880 (Paul BERT-Jules FERRY). Ainsi, ce nouveau dispositif législatif n’est pas incompatible avec la création d’enseignements prosélytes axés, par exemple, sur le rapprochement entre sciences et religions (créationnisme, astrologie, etc.) et il ouvre, tout particulièrement, la voie à la création d’UFR de théologie, comme cela est possible dans les départements concordataires, « enseignements » que la législation Ferry et la loi de 1905 avaient exclus de l’Université.

 

Le pouvoir exorbitant donné aux présidents d’Université en matière de recrutement des personnels (droit de veto, embauche de CDD en lieu et place de fonctionnaires, définition locale des tâches des enseignants-chercheurs), l’accroissement du poids des « personnalités extérieures » dans le Conseil d’administration (chefs d’entreprises, représentants des collectivités locales) au détriment des enseignants-chercheurs, des personnels Iatos et des étudiants sont des étapes majeures vers la remise en cause de la « totale liberté d’expression et d’autonomie pour les chercheurs dans le cadre de leur recherche » garantie par l’article 57 du code de l’éducation et qui est un des principes fondateurs de l’Université. Désormais, rien ne s’opposerait à ce qu’un chef d’entreprise devienne président d’université, ni à ce qu’un ecclésiastique soit recruté comme enseignant.

 

Cette loi consacrant l’autonomie financière des universités et donc la nécessité pour elle de rechercher des sources privées de financement pour suppléer au désengagement financier de l’état imposé par l’union - européenne pour tous les services publics, ne pourra qu’asservir les programmes d’enseignements et de recherche aux bailleurs de fonds. Nul doute qu’elle entraînera la fermeture massive de filières et de disciplines, voire de petites universités jugées non rentables. En témoigne le processus déjà engagé dans certaines universités comme à Nice où le nouveau budget prévoit la baisse de 76% des crédits de musicologie.

 

Cette loi engage une véritable dénationalisation de l’Université, ouvre la voie à sa privatisation et à l’augmentation des frais d’inscription des étudiants. Elle est la mise en œuvre du processus de Lisbonne visant à faire de « l’Union Européenne, l’économie la plus compétitive du monde » en asservissant l’Université à des critères de rentabilité économique au lieu de transmettre les connaissances et développer la Culture en vue de former des citoyens éclairés. Cette loi, qui annihile le principe d’évaluation par les pairs, consacre aussi des diplômes « maison », poursuivant la réforme LMD, qui nie toute égalité des droits des étudiants à avoir des enseignements à contenu national sanctionnés par des diplômes nationaux et reconnus dans les statuts et conventions collectives nationales.

 

La Libre Pensée rappelle avec Drew Gilpin Faust, première présidente de l’université d’Harvard, que « l’enseignement et la connaissance définissent ce qui, à travers les siècles, a fait de nous des humains et non pas ce qui peut améliorer notre compétitivité mondiale".

 

Considérant que la LRU :
- mine les bases du respect de la laïcité institutionnelle à l’Université en remettant en cause la législation de la troisième République qui est à l’origine du caractère démocratique des universités françaises,
- remet en cause les libertés académiques indispensables à la recherche scientifique,
- est contraire à l’égalité républicaine en matière d’enseignement supérieur,
- remet en cause l’Université comme institution de Civilisation,

La Fédération Nationale de la Libre Pensée exige l’abrogation de la LRU.

Paris le 20 décembre 2007

 

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Publié le 16 Décembre 2007

-       COMMUNIQUE DE PRESSE

 
Mini-traité  constitutionnel européen :

La Libre Pensée n’ira pas à Canossa !

 

C’est avec un certain étonnement que la Fédération française de la Libre Pensée a pris connaissance du communiqué de la Fédération Humaniste Européenne, en date du 18 octobre 2007. Celui-ci indique : » Les membres du CA de la Fédération Humaniste Européenne tiennent à féliciter Madame Véronique de Keyser, députée européenne, pour son initiative d’organiser « Les Petits Déjeuners de la Libre Pensée ». Ces rencontres auront lieu chaque mois au Parlement européen,  à Strasbourg, sur la même base que les réunions œcuméniques déjà existantes.

 

Le président du Parlement européen a donné son accord pour l’organisation des “Petits Déjeuners de la Libre Pensée” qui doivent être considérés dans le cadre de l’article 15 ter du projet de traité modificatif qui garantit une égalité de traitement entre les conceptions de vie laïques et non confessionnelles et celles qui sont religieuses ».

 

La Fédération française de la Libre Pensée, fondée en 1866, tient à indiquer solennellement qu’elle n’a strictement rien à voir avec cette initiative et qu’elle en conteste fortement la dénomination. Elle considère que la formulation « Libre Pensée » (avec les majuscules) est abusive, car la Libre Pensée n’a pas pour objectif « d’être à la communauté européenne non confessionnelle ce qu’est la COMECE (conférence européenne des Épiscopats catholiques) pour la communauté catholique » (Communiqué de la FHE). La Libre Pensée rappelle son attachement à l’égalité en droits des citoyens qu’elle oppose aux droits des communautés qui en sont la négation institutionnelle.

 

La Libre Pensée s’inquiète qu’il puisse s’agir d’une manipulation pour tenter de l’impliquer dans la ratification du nouveau traité européen. Elle rappelle, si besoin en était que ce Traité constitutionnel a été rejeté par les peuples français et néerlandais, notamment du fait des dispositions antilaïques qu’il contenait, favorisant outrageusement les privilèges antidémocratiques des Églises.

 

La Libre Pensée a constaté que l’article 15 du nouveau traité européen reprend intégralement les dispositions contenues dans l’article 52 de l’ancien traité qui donnaient un statut légal de partenaires officiels aux religions. Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement, lorsque l’on lit que «  Valéry Giscard d’Estaing avoue qu’il n’y a pas de différence entre le traité simplifié et le traité constitutionnel rejeté par les Français en 2005. « Les outils sont exactement les mêmes. Seul l’ordre a changé. » déclare, sur son blog et dans le journal anglais The Independent l’ancien président de la République. Pour Valéry Giscard d’Estaing, qui dirigeait, en 2002 et 2003, Convention sur le Futur de l’Europe, la différence entre le traité constitutionnel (TCE) de 2005 et le traité modifié de 2007 est dans la méthode plus que dans le contenu.

 

Le texte de 2005 avait été débattu publiquement et devait remplacer tous ceux écrits précédemment : « Il s’agissait de simplifier les institutions européennes rendues inefficaces par les derniers élargissements, de mettre davantage de démocratie et de transparence dans l’Union européenne, et d’ouvrir la voie vers une Constitution pour les citoyens européens. » Pour le traité de Lisbonne, le processus n’a pas été le même, ce sont les juristes du Conseil qui ont été chargés de rédiger le texte, mais aucune suggestion n’a été faite, ils ont simplement repris les mêmes principes dans un ordre différent » (Source : lettre électronique la-sociale.net).

 

Ce qui a été rejeté hier ne saurait être accepté aujourd’hui. Alors que le peuple souverain sera privé d’utiliser le suffrage universel pour exprimer son avis sur le « nouveau » traité européen, la Libre Pensée déclare qu’elle n’ira pas déjeuner à Strasbourg ou à Bruxelles et ce ni à matines ni à complies.

 

Avec la Libre Pensée, agissez :

Contre l’Europe vaticane !

Pour la laïcité en Europe !

 

 
Paris, le 3 novembre 2007

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Publié le 4 Novembre 2007

Comme la Fédération nationale de la Libre Pensée l’avait annoncé, l’annulation, pour vice de forme par le Conseil d’Etat de la circulaire d’application de l’article 89 de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, était une victoire à la Pyrrhus. Les ministres de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des collectivités territoriales et de l’Education nationale ont signé, le 8 août dernier, une circulaire qui reprend les termes de la précédente.
 

Cette circulaire souligne que la compensation des frais de fonctionnement imputables aux élèves des écoles privées sous contrat du premier degré résidant dans une autre commune que celle de l’établissement s’effectue dans les conditions prévues aux alinéas 1 à 3 de l’article 87 de la loi (aujourd’hui codifié à l’article L. 212-8 du code de l’éducation) pour ceux de l’enseignement public se trouvant dans la même situation.

 

Elle note également, à juste titre, que l’article 89 de la loi du 13 août 2004 ne tient pas compte des contraintes imposées par les alinéas 4 à 7 de l’article L. 212-8 aux communes de résidence pour les élèves accueillis dans des écoles publiques dépendant d’autres communes. En effet, la compensation n’est due dans le secteur public que lorsque les capacités d’accueil dans la commune de résidence sont inexistantes ou saturées ou dans les cas de dérogation limitativement énumérés (pas de structures de garde après la classe ; frères ou sœurs déjà scolarisés dans une autre commune ; raisons médicales).

 

La loi offre ainsi à l’enseignement catholique non seulement environ 60 millions d’€ supplémentaires venant s’ajouter au 425 millions déjà versés par les communes aux établissements privés sous contrat en application de la loi du 31 décembre 1959 dite Debré mais l’exonère, au surplus, des règles prévues pour l’Enseignement public. Pour tenter d’atténuer ce scandale, les ministres indiquent que le principe selon lequel "les dépenses de fonctionnement des classes sous contrat sont prises en charge dans les mêmes conditions que celles des classes de l’enseignement public" doit prévaloir. Cette pirouette ne devrait pas impressionner les responsables de l’enseignement catholique qui pourront facilement soutenir que le législateur a implicitement, mais nécessairement entendu déroger à ce principe en ne renvoyant qu’aux alinéas 1 à 3 de l’article L. 212-8 du code de l’éducation et non à l’ensemble de ses dispositions.

 

A l’heure où la proportion des suppressions de postes d’enseignants prévues dans les établissements catholiques est beaucoup moins élevée que dans le secteur public, ils devraient au contraire être encouragés à demander toujours plus.

 

Pour mettre fin à ce pillage des fonds publics par l’enseignement catholique, la Fédération Nationale de la Libre Pensée exige l’abrogation de l’article 89 de la loi du 13 août 2004 et de toutes les lois anti-laïques.

 

Paris, le 10 septembre 2007

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