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Publié le 18 Août 2016

L’un des plus importants cardinaux de France, l’archevêque de Lyon Philippe Barbarin, s’est vu signifié par le Procureur de la République qu’il ne serait pas poursuivi suite aux allégations de manquement à ses devoirs en ne rapportant pas auprès de la justice, comme l’exige la loi française, des cas d’abus sexuels commis par un prêtre qui était sous son contrôle.

 

Bernard Preynat, un prêtre de son diocèse, avait été accusé en janvier dernier, après avoir admis des agressions sexuelles sur quatre boy scouts entre 1986 et 1991 — crimes pour lesquels ses avocats ont déclaré qu’il ne pouvait plus être reconnu coupable. Et il y a sans doute eu beaucoup plus de victimes. Associated Press a rapporté que "les délais étaient dépassés et qu’il y avait prescription pour certaines de ces allégations" à l’encontre du cardinal et que les preuves pour les autres accusations n’étaient pas « suffisantes ».

 

En mai, alors que l’enquête du Procureur sur les actes du cardinal Barbarin était à son apogée, le Pape avait déclaré publiquement qu’il serait « insensé et imprudent » de chercher la démission de l’archevêque à cette étape, alors même que le Cardinal Barbarin avait admis le mois précédent des "erreurs dans la nomination de certains prêtres", tout en démentant avec force les avoir couvertes.

 

Peu de temps après les déclarations du Pape, le jour même d’une importante audience à la Cour sur cette affaire, le Pape accorda une audience à Barbarin. La Parole Libérée, un groupe français représentant les victimes, déclarait que les procédures légales « allaient désormais être éclipsées par cette rencontre ». Le groupe avait cherché auparavant à rencontrer le Pape mais avait essuyé un refus. "Nous aurions aimé être reçus plutôt que le cardinal, nous notons qu’une fois encore ce sont les victimes qui sont écartées."

 

Keith Porteous Wood, directeur exécutif de la National Secular Society du Royaume-Uniet porte-parole de l’Association Internationale de la Libre Pensée en charge de la campagne contre les crimes sexuels commis par des prêtres, a déclaré : « Dans la mesure où Barbarin a admis des erreurs dans la gestion des cas de prêtres ayant commis des abus, il a eu beaucoup de chance d’échapper aux poursuites alors qu’il a manqué à son devoir de rapporter ces cas de suspicion d’abus sexuels sur des enfants devant la justice. Nous espérons seulement que le procureur a traité ce cas de la même façon qu’il l’aurait fait pour quelqu’un qui n’aurait pas été un haut responsable de l’Eglise et qui n’aurait pas reçu le soutien du Pape. »

 

Keith Porteous Wood, 4 août 2016

Un cas d’abus sexuel rejeté, malgré le fait que le cardinal ait admis des « erreurs »

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 14 Décembre 2015

Extrait bu bulletin de liaisons de la LP 72 - juillet 2015

Le pape François vient de sortir une nouvelle encyclique : « Laudato si » (loué sois-tu). Dans ce nouveau texte, présenté par certains comme un manifeste politique, social et écolo ; François appelle les politiques à sauver la planète en luttant contre le réchauffement climatique et le consumérisme.

Reprenant et complétant la doctrine sociale de l’Eglise, « Laudato si » se teinte d’écologisme intégral pour exprimer, aussi, les positions de l’Eglise catholique contre l’avortement et contre le droit de mourir dans la dignité. Une fois de plus, les corbeaux se parent de vert pour étaler leurs positions réactionnaires.

Je suis pour ma part soucieux des problèmes environnementaux- qui à mon avis ne peuvent être résolus dans le cadre du régime capitaliste- pour autant je me méfie de plus en plus de l’utilisation de la nature dans certains discours.

Combien de fois n’a-t-on pas entendu l’argument du « ce n’est pas naturel » pour condamner la contraception, l’homosexualité ou la péridurale ?

Malgré cette apparence de bon sens l’argument du naturel peut s’avérer dangereux ; est ce naturel de se soigner ou de se faire vacciner ? Est-ce naturel d’aider les plus faibles ? La civilisation est-elle naturelle ? A ce petit jeu, on voit tout de suite jusqu’où pourrait nous ramener l’argument du tout naturel. Au contraire, les épidémies, les prédateurs et les catastrophes sont bien souvent naturelles !

Et puis, qui de ces partisans du tout naturel seraient prêts à abandonner tout ce qui n’est pas naturel ? Est-ce nécessaire de rappeler que la campagne, l’agriculture ou l’élevage, ce n’est pas naturel ? Une maternité ce n’est pas naturel ? L’utilisation de l’électricité pour éclairer une église ou pour tourner un reportage sur Pierre Rabhi, est ce naturel ?

Et puis qui sont ces bien-pensants pour nous expliquer ce qui est naturel ou pas ?

Invoquer l’ordre divin ou naturel pour justifier ou dénoncer un fait, un comportement, une opinion, peut s’avérer très dangereux et ridicule dans bien des cas.

C’est déjà une manipulation grossière mais dans le cas de la dénonciation de l’homosexualité, elle se double d’une méconnaissance flagrante de la nature. Les éthologues et les zoologues ont ainsi recensé des centaines d’espèces chez qui l’homosexualité existe en milieu naturel sans que cela ne remette en cause l’existence d’aucune espèce. Dans la revue Sciences Humaines en novembre 2009 ; on pouvait lire « Les observations répétées de ces comportements dans la nature ont fini par convaincre la communauté scientifique que l’homosexualité, chez les animaux, ne peut être réduite à un simple dysfonctionnement. L’ouvrage encyclopédique de Bruce Bagemihl publié en 1999, Biological Exuberance : Animal homosexuality and natural diversity, marque de ce point de vue un tournant historique. Il ressort en effet de cette méticuleuse compilation que des centaines d’espèces de mammifères, d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens, de poissons et même d’invertébrés ont des comportements homosexuels. »

Dieu ou la nature déifiée nous aurait créé et par conséquent nous devrions nous soumettre à ces « lois naturelles » ?

Comment expliquer qu’Allah demande que les femmes soient couvertes mais qu’une grande partie de ces femmes développent des carences en vitamine D car leur corps ne voient pas assez le soleil* ?

Comment expliquer la présence du clitoris dans l’anatomie de la femme, si la reproduction est la seule finalité « naturelle » de la sexualité ?

Comment expliquer que les hommes aient des tétons alors qu’ils n’allaitent pas ?

Tant de choses pourtant « naturelles » ou « divines » qui rentrent pourtant en contradiction avec le bon sens ou l’explication religieuse des choses.

Nos partisans de l’ordre « naturel » des choses, sont ils en accord avec la nature ?

Là encore, je me pose des questions :

Est-ce naturel de croire en une entité qu’on ne voit pas ? Est-ce naturel d’avoir un appareil reproducteur et de ne jamais s’en servir ? D’avoir des envies mais de les étouffer ? De jeûner pendant le ramadan ou le carême ? De parler à un être qui n’est pas là ? D’avoir un enfant sans fécondation ?

On me répondra que les voies du seigneur sont impénétrables… c’est naturel ca ?

 

Hansi Brémond

*http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/06/25/18485-vitamine-d-francais-carences

 

L’ordre naturel des choses ?

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Publié le 12 Août 2015

Extrait de notre bulletin départemental de décembre 2014-janvier 2015

 

 

Comme tout le monde le sait, la Libre Pensée s’oppose à toute atteinte à la séparation des Eglises et de l’Etat. Ainsi nous avons fait annuler des subventions à des processions catholiques ou à des constructions de Mosquées, et récemment nous avons demandé le retrait des crèches de la nativité au conseil général de Vendée ou à la mairie apparentée FN de Béziers.

Quel ne fut pas notre crime aux yeux des militants catholiques, FN, civitas qui déversèrent un flot d’insultes sur nos pages internet dont facebook. Un de leurs arguments qui revenait le plus, était de prétexter nos « racines « judéo-chrétienne » pour légitimer la présence d’un petit jésus dans des bâtiments d’administrations publiques.

 

Parlons justement de nos racines chrétiennes» ?

A propos du terme « judéo », il est toujours cynique d’entendre ces militants nationalistes parler de racine judéo-chrétienne quand on sait que le christianisme s’est largement construit en écrasant le judaïsme.

Est-il nécessaire de rappeler que lors de la Reconquista les juifs subirent de la part des chrétiens, le même sort que les musulmans ? Que Saint Louis, le très chrétien, imposa aux juifs de porter un signe distinctif ? Est-il enfin nécessaire de rapporter, ici, les positions de la revue La Croix lors de l’affaire Dreyfus ou dans les années 30 et 40 ? Ou encore les déclarations du milicien Paul Touvier lors de son procès ; « l’Eglise suivait le Maréchal, je suivais l’Eglise. Mon devoir était tout tracé » ?

Et puis dans « racines chrétiennes », de quel christianisme parlent-on ? Depuis 1054, les catholiques et les orthodoxes se combattent. Les croisés ont même pillé Constantinople en 1204 ! Parle-t-on aussi des hérésies vaudoises ou cathares, de ces dizaines de milliers de chrétiens tués car non catholiques ? Parle-t-on du schisme entre protestants et catholiques qui provoqua de nombreux massacres comme la saint Barthélémy et des guerres de religions jusqu’à très récemment ? Parle-t-on des courants chrétiens effacés de l’histoire et éliminés dans les premiers siècles car ils voyaient en Jésus un être éthéré (les gnostiques ou les marcionites par exemple) ?

 

Et que faire des autres « racines » de l’Europe et de la France ?

Si on pouvait interviewer les peuples christianisés de force comme les saxons, que penseraient-ils de cette notion de « racine chrétienne » ? Et que dire de ces druides, chamanes et autres sorcières condamnés, ostracisés ou brûlés car païens ? De ces sites de mégalithes et de menhirs détruits par les chrétiens ?

Quelle serait la vie d’un français « de souche » aujourd’hui, s’il n’y avait de racines que chrétiennes ? Pourrait-il écrire sans l’invention de l’écriture par les sumériens, les égyptiens, les phéniciens et les grecs, d’affreux polythéistes au teint basané !? Que boirait-il si la bière ou le vin n’avaient pas été inventés par des sociétés antiques païennes ? Ce français de souche sait-il qu’homo sapiens est arrivé en Europe il y a 44 000 ans soit 42500 environ avant le baptême de Clovis ? Sait-il que ses ancêtres les gaulois vénéraient des divinités multiples, qu’ils ont construit des villes et des villages bien avant l’arrivée du christianisme (Lyon, Nantes, Paris…) ? Que ce sont les grecs qui ont créé Marseille ? Des gaulois et des romains qui ont défriché de nombreuses terres agricoles ?

Ce français utilise tous les jours des mots et manipule des concepts d’origine gauloise : caillou, cloche, mousse, blé, bouc, bruyère, érable, ruche, chêne…

Tous les jours, il utilise et emprunte des mots d’origine germanique dont la plupart ont été apportés lors des invasions barbares par d’horribles païens : accordéon, beffroi, bivouac, hussard, quenelle, bleu, bande, éperon, fief, jardin, maçon, randonner…

Que dire des emprunts faits aux arabes : abricot, alambic, café, lilas, volcan, algèbre, almanach, aubergine, bougie, camelot, caramel, douane, hasard, jupe, jarre, magasin, nénuphar, sirop, sorbet, tabouret, zénith…

Ne parlons pas des mots et concepts venus des langues anglo-saxonnes et en particulier des américains…

Même quand il mange ses plats préférés, il emprunte partout : les pâtes viennent de Chine via

l’Italie, les tomates, la dinde, le chocolat, les patates ou les cacahouètes viennent des anciens peuples d’Amérique, le yaourt de Bulgarie…

Son pyjama vient d’Inde, son anorak vient des eskimos, son pantalon d’Italie… Ses loisirs aussi viennent du monde entier, songeons par exemple à l’influence des afro-américains sans qui nous n’aurions pas le blues, le rock, le jazz ou le rap… Pensons aussi aux japonais qui nous ont apporté le judo, le yoga ou les mangas…ou aux apports des africains dans l’art du 20ème siècle…

Mais que reste-t-il à notre français de souche aux racines chrétiennes ?

Jeanne d’Arc ? Sainte, certes mais brulée sur ordre d’un évêque !

Le drapeau, la marseillaise, les départements, les communes, la devise républicaine, l’instruction ? Que des acquis de la Révolution française, elle-même condamnée par l’Eglise qui durant un siècle et plus choisira le camp de la monarchie plutôt que la République…

La science et la technologie ? On est en droit de se demander où en seraient les nouvelles technologies, les progrès médicaux et scientifiques, si la science n’avait pu s’extraire du carcan imposé par la religion ; l’héliocentrisme interdit, la dissection interdite, la théorie de l’évolution condamnée… et combien de traités scientifiques mis à l’index, planqués dans les archives du Vatican ? Combien de Giordano Bruno, de Copernic ou de Galilée ? J’espère qu’en accord avec ces « racines chrétienne» notre « français de souche n’utilise pas de moyens contraceptifs, d’IVG, ou de Fécondation In Vitro !

J’espère aussi qu’il ne croit pas en ces légendes, pratiques occultes et autres croyances qui ont survécu à la christianisation de l’Europe : Fée, fontaine miraculeuse, fantômes, esprits, dames blanches, horoscopes, korrigans, arbres magiques, magnétiseurs, magie blanche ou magie noire…

Si on retire le côté « racine chrétienne » il ne resterait pas grand-chose, pire si on retirait tous les apports hors chrétienté ! Où en serait la navigation sans les grecs ou les vikings ? L’astronomie et les maths sans les indiens et les arabes ? Même nos feux d’artifices du 14 juillet n’existeraient pas sans les chinois…

Mais que reste-t-il de cette « France de souche et de racines chrétiennes » ? Les grands hommes, les héros de la nation, les scientifiques ?!

Marie Curie, Haroun Tazief, Léon Gambetta, Georges Charpak… Le groupe Manouchian premiers résistant pendant l’occupation, les tirailleurs sénégalais, les soldats des colonies… la compagnie de républicains espagnols la Nueve première à entrer dans paris en aout 44…

 

Nos chanteurs ? Notre culture ? Nos personnalités préférées ? Toutes « française de souche » !

Gad Elmaleh, Charles Aznavour, Jamel, Zinédine Zidane, Johny Hallyday, Omar Sy, Yannick Noah, Jean Jacques Goldman, Dalida, Dave, Guillaume Appolinaire, Chopin, Alain Prost, Louis de Funes, Youri Djorkaef, Dany Boon, Kad Merad, Bergson, Camus, Zola, Isabelle Adjani, Josiane Balasko, Jean-Paul Belmondo , Alain Bashung, Serge Gainsbourg, Yves Montand, Georges Moustaki, Henri Salvador, Coluche…

 

Et Nos fêtes ?

C’est un véritable cauchemar pour nos pauvres « français de souche ».. A quoi se raccrocher ? A la crèche ! Noël voilà un truc typiquement chrétien et français ! A part peut être la date, le sapin, la bûche, les cadeaux, le père noël, les lumières, les étrennes, les rennes, la plupart des chants de noël…

 

Bien sur mon article est loin d’être exhaustif, tant la notion de « français de souche et de racines chrétiennes » est ridicule. En paraphrasant quelque peu notre ami et camarade Jean marc Schiappa, je dirais que nous n’avons pas de racines ; nous avons des origines. Ce sont les arbres qui ont des racines, ils sont figés sur place. Nous, nous savons d’où nous venons et nous sommes pour la liberté des individus à choisir où ils veulent aller.

 

Hansi Brémond

 

Les racines chrétiennes de la France, parlons-en !

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Publié le 12 Août 2015

Déclaration conjointe des « Amis d'Hypathie » (membres de l'AILP)

et du Bureau Européen de Coordination de la Libre Pensée

 

 

La richesse de l’Église chrétienne orthodoxe grecque appartient au peuple grec et non à ses créanciers. A l'instar des révolutionnaires français de 1789 qui avaient nationalisé les biens du clergé, le peuple grec est en droit de considérer que la richesse du clergé a été constituée par le travail des Grecs et lui appartient.

 

Le Parlement grec a approuvé le 22 juillet la deuxième partie du Plan imposé par la troïka, plan qui impose les privatisations, la destruction des services publics, des systèmes de santé et de retraite et du droit du travail, l'accélération des saisies et des expulsions et la diminution du pouvoir d'achat, dans le but supposé de «rembourser une dette » qui en réalité a déjà été remboursée plusieurs fois par le jeu des intérêts versés.

 

L'absence de contribution de l’Eglise grecque a déjà été évoquée. On évoque à ce sujet les œuvres sociales et les soupes populaires auxquelles le clergé contribuerait. C'est, dans le meilleur des cas, une aimable plaisanterie quand on sait que la fortune de l’Église grecque et des monastères, aussi ramifiée que multiforme, dépasse vraisemblablement le montant de la prétendue dette.

 

Une chose est facilement vérifiable les sociétés et institutions de l’Église orthodoxe posséderaient des obligations d’État rémunérées à 6 % représentant à elles seules 40 % du montant dû par le Trésor public grec et dont la Troïka exige le paiement. Et pendant ce temps les prêtres continuent à être payés sur le budget de l’État.

 

La confiscation par la loi de l'enrichissement indu lié à ces obligations permettrait de sauver des milliers de vies, des milliers d'emplois et d'équilibrer le régime de retraite ; elle permettrait, qui plus est, une contribution non négligeable à la relance de l'économie.

 

Le Bureau européen de coordination de la Libre pensée se prononce, avec les libres penseurs grecs pour :

 

- la vérité sur la richesse et les revenus de l’Église grecque et des monastères : commission nationale d'enquête !

- la confiscation par la loi de l'enrichissement indu des Eglises et son affectation aux besoins du peuple et des services publics.

- la prise en charge par l’Église grecque elle-même des salaires du clergé, ainsi que de sa couverture sociale et de son système de retraites, les frais d'entretien des églises et le paiement des impôts.

 

 

Athènes, le 4 août 2015

la  vérité sur la richesse et les revenus de l’Église grecque

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Publié le 24 Octobre 2011

 

FÉDÉRATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSÉE

Membre de l’Association Internationale de la Libre Pensée

Et de l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU)

10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS

Tél.  : 01 46 34 21 50 – Fax  : 01 46 34 21 84 – Courriel  : libre.pensee@wanadoo.fr

 

 

 

COMMUNIQUÉ

 

Débaptisations : Manche :

l'Évêque catholique condamné par le TGI de Coutances.

 

Le Tribunal de Grande Instance  de Coutances (Manche), vient, par jugement daté du  6 octobre 2011, de trancher une affaire d'importance et qui aura des répercussions bien au-delà  de la Normandie.

 

Un citoyen avait, comme des millions de nos  concitoyens, été baptisé  à l’initiative de ses parents durant sa petite enfance. Arrivé à l’âge adulte, il avait souhaité  ne plus figurer dans les fichiers de l’Église catholique (en l’occurrence dans celui que cette dernière  appelle « registre des baptêmes »). De mauvaise grâce, celle-ci  consentit, en apposant  face à son nom une mention de  ce que le droit canonique  considère comme un reniement.

 

Pas de fichier des apostats !

Ce n’est  pas ce que souhaitait notre ami, en effet :

 

-             Cela continuait à faire dépendre sa situation d’une règle interne à l’Église catholique : au regard de celle-ci, il était devenu un apostat, ce qui au cours de l’Histoire, s’est déjà révélé très dangereux.

 

-             Cela constituait une menace pour sa vie privée, soumise aux errements administratifs d’un  culte international auquel il était  personnellement totalement étranger.

 

Or, le Code civil  prévoit en son article 9  que chacun a droit au respect de   sa vie privée ce qui inclut « toute information relative à la personne ». L’autorité judiciaire  s’est bornée à constater  que : « Le fait d’avoir été baptisé par l’Église catholique est un évènement intime constituant une information personnelle sur un individu... dès lors cet évènement relève de la protection de l’article 9 du Code Civil »

 

Le tribunal, poursuivant son raisonnement,  conclut donc  logiquement : « L’existence d’une mention de ce baptême sur un registre accessible à des personnes tierces à l’individu concerné (...) constitue en soi une divulgation  de ce fait qui porte par conséquent atteinte à la vie privée de l’intéressé » ; En vertu de quoi,  l’Évêque s’est vu condamner, sous astreintes,  à faire effacer définitivement, sous 30 jours, « par exemple par le surlignage à l’encre noire indélébile », toute mention de ce baptême.

 

La preuve est ainsi faite : l’application du droit civil est incompatible avec les arguties juridiques de l’Église catholique, ni d'une quelconque Église et exige des mesures très simples de protection des libertés individuelles et collectives. La décision du TCI de la Manche en donne la preuve

 

Croyant impressionner le tribunal à l’audience, l’avocat de l’Évêque avait brandi la menace de « dizaines de milliers » de cas semblables, pour sa part la Libre Pensée  en accepte l’augure et, en tout état de cause, appelle citoyens et citoyennes à s'organiser en son sein pour la défense de la liberté absolue de conscience, pour le plein respect des libertés individuelles et collectives et contre l'emprise du cléricalisme.

 

 

                                                                                                                                

Paris, le 23 octobre 2011

 

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Publié le 23 Janvier 2010

L1784.jpgLa revue « Monde et Vie » est issue de la mouvance nationalo-catholico-intégriste. Elle consacre son numéro du 9 janvier 2010 à pourfendre « Les sectaires du laïcisme ». Elle s’en prend particulièrement à la Fédération nationale de la Libre Pensée, à la Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) et à la Ligue de l’Enseignement qu’elle qualifie de « secte qui a réussi ».

Ne résistant pas au plaisir d’en informer les visiteurs du site de la Fédération Nationale, nous publions ci-dessous ce que les intégristes écrivent sur la Libre Pensée. C’est en quelque sorte l’hommage du vice à la vertu. Contrairement à beaucoup de nos détracteurs, les nationaux-intégristes ont pris la peine de se renseigner un peu sérieusement et n’enfourchent pas les contrevérités largement répandues sur la toile par nos adversaires, aussi ignorants que malveillants.

Sous le titre « la Libre Pensée prisonnière de son sectarisme », on peut se délecter de ses propos : « De toutes les organisations laïcistes, la Libre Pensée est sans doute la plus sectaire et la plus virulente. A en juger par ses slogans éculés, on pourrait croire que les libres penseurs ne réunissent plus qu’une poignée de maniaques de l’athéisme. Il suffit de voir qui préside la fédération pour comprendre qu’il n’en est rien….

Parmi les textes fondateurs, on trouve ainsi notamment Gambetta, et sa fameuse apostrophe : « Le cléricalisme, voilà l’ennemi » ; ou encore les interventions de Danton, Combes, Ferry, etc… On signe les pétitions pour que « le nom de Robespierre soit officiellement inscrit dans le patrimoine topographique de la capitale » (ce qui est d’ailleurs le cas puisqu’il a une station de métro [1]). Et dans nombre d’interventions, on n’hésite pas à pousser le mot d’ordre qu’on croirait d’un autre âge : « Ni dieu, ni Maître ! A bas la Calotte ! Et vive la Sociale ! ».

À noter aussi que les membres de la Libre Pensée sont passionnés par l’histoire de l’Église – ou plutôt par une certaine vision de l’histoire de l’Église, qui les voit évoquer, jusqu’à plus soif, le prétendu silence de Pie XII ou la Doctrine sociale de l’Église. Ou étudier le débaptême ou le blasphème. eglise-ecole.jpgEnfin, ils militent pour la laïcité et quelques autres grandes causes, telle la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale, dont ils ont l’occasion de défendre la mémoire lorsqu’ils sont, par exemple, reçus à Matignon, comme en janvier 2008.

A noter enfin que la Libre Pensée est membre de l’Internationale humaniste et laïque, et du Comité International de Liaison des Athées et des Libres Penseurs, et qu’un certain nombre de ses membres appartienne à la maçonnerie.

Sa Commission administrative nationale regroupe aussi bien des politiques que des universitaires, des pacifistes que des syndicalistes. Son président actuel est l’ancien secrétaire général de FO, Marc Blondel. Autour de lui, on trouve, par exemple, l’historienne de sensibilité marxiste-léniniste, Annie Lacroix-Riz ; l’ancien Grand Maître du Grand Orient, Jacques Lafouge ; Salamero Joaquim, président d’honneur, qui fut un des initiateurs, en son temps, de l’Union des anarcho-syndicalistes ; l’ancien député socialo-communiste de Vendée, Philippe Puaud ; ou l’universitaire Jean-Marc Schiappa, spécialiste de Gracchus Babeuf ».

Il est à remarquer que dans ce gigantesque réquisitoire contre les « laïques », il y a des absences remarquées, notamment celle des Torquemada de banlieue qui sévissent sur la toile en faisant, en permanence, le procès du tout venant. Il faut dire, à leur décharge, qu’ils ne sont toujours pas descendus de cheval depuis 732 à Poitiers et qu’ils partagent, avec les nationaux-intégristes, les mêmes émissions sur Radio-Courtoisie. La haine commune du musulman explique sans doute cette sympathie réciproque et partagée.

32_pics_ziza.jpgÀ l’autre bout du goupillon catholique, une autre offensive se fait jour. Les « modernistes » s’en prennent à la Libre Pensée et aux procès que nous avons intentés et gagnés à Limoge, Ploërmel et Wandignies-Hamage. Cela fait, selon ses « bonnes âmes » le jeu des intégristes catholiques, car « en contestant, au nom de la séparation de l’Église et de l’État, la légalité des subventions, les défenseurs de la Libre Pensée apportent de l’eau au moulin des catholiques purs et durs qui prêchent pour un retour aux sources de la religion. (Populaire du 9 janvier 2010) ». Pas moins…

Paul VI avait dit, en son temps à propos de l’œcuménisme, « qu’il y avait plusieurs troupeaux, mais qu’il n’y avait qu’un seul pasteur ». On voit ici, qu’il y a plusieurs discours catholiques, mais qu’il n’y a qu’un seul adversaire : la Fédération nationale de la Libre Pensée. Nous tacherons d’être digne de cette haine cléricale.

Christian Eyschen

 

[1] Faux, car elle se situe à Montreuil dans le 93.NDLR

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Publié le 11 Mars 2009

La Libre Pensée française adresse ses meilleurs vœux à Benoît XVI :
HAPPY BIRTHDAY, MISTER VATICAN !
Non, il ne s’agit pas d’un lapsus de Marilyn Monroe ! L’« État » du Vatican a bel et bien atteint l’âge canonique de 80 ans, le 11 février dernier. Son papa (pape en italien) s’appelle Pie XI (pseudonyme hérité de quelques croisades assassines), et sa maman se prénomme du doux nom de Benito Mussolini, surnommé « le Duce » entre deux massacres d’antifascistes.

On regrette qu’un tel anniversaire n’ait pas donné lieu à une grande fête ou, plus culturel, à un grand colloque international sur l’histoire du Vatican, qu’aurait pu diriger l’historien intègre qu’est Mgr Richard Williamson, récemment mis en vedette sur la scène médiatique par une lecture singulière de la disparition (on n’oserait dire un génocide) de six millions de Juifs. Cela aurait eu de l’allure et n’aurait pas manqué de passionner les foules.

Dans une brève allocution, le Pape a souligné que « L’État du Vatican renferme des trésors de foi, d’histoire, d’art, et conserve un patrimoine précieux pour l’humanité entière ». Par contre, nos recherches, « pointues », n’ont trouvé aucune trace de la plus petite ratification de la moindre Déclaration des Droits de l’Homme, voire d’une condamnation « du bout des lèvres » d’un quelconque régime fasciste ou corporatiste. Quant à dire que « L’État » du Vatican ait ratifié la moindre directive du Bureau International du Travail, protégeant les droits des travailleurs, on reste stupéfié devant son silence, digne de Pie XII.

Benoît XVI n’a, et c’est bien compréhensible, aucunement évoqué les « petites histoires » du Vatican, qui sont aussi un patrimoine précieux en ce sens qu’elles nous apportent un enseignement inégalable sur les turpitudes, la lubricité, la cruauté, l’avidité et la rapacité de nombre de ses prédécesseurs.

Le Pape a adressé ses remerciements à « tous ceux qui ont été dans le passé et qui sont aujourd’hui protagonistes de la vie de l’État de la Cité du Vatican ». On sent l’émotion et l’amour, mais c’est bien naturel quand on sait que le premier « protagoniste » fut Benito Mussolini, signataire des accords du Latran avec les représentants du Pape Pie XI. C’était le bon temps !

C’est vrai, quand on est jeune et que l’on passe, sur la place Saint-Pierre, la ligne pavée qui marque la « frontière » du Vatican, on peut être ému et émerveillé de cette ligne magique qui nous fait passer d’un monde dans un autre. Plus vieux, le côté artificiel de la chose devient évident, et l’on songerait plutôt à un Disneyland romain, fort bien construit.

De fait, le prétendu « État » du Vatican n’est que la créature de Mussolini. Il n’existe d’ailleurs pas de nationalité vaticane. Il y aurait plus de fonctionnaires travaillant au Vatican que de « citoyens du Vatican ». Cette notion « citoyenne vaticanesque » a d’ailleurs surtout été utile pour exfiltrer des nazis de l’Europe en 1945 par le réseau des « ratslines  » (Filières des rats).

Si l’on en croit les derniers « canons du libéralisme », cela voudrait dire que le Vatican est le dernier État communiste ! Le taux de fonctionnaires, par rapport au taux d’habitants étant le critère du « collectivisme ». De plus, tout est propriété d’État au Vatican !

Cette « principauté » théocratique, dirigée par un chef absolu, sans partis politiques, sans syndicats libres, sans aucune forme (même la plus élémentaire) de démocratie, notamment électorale, a pourtant été pérennisée par le gouvernement italien, en 1984, par un accord entraînant quelques modifications du Concordat de 1929. C’est d’ailleurs sur ce dernier texte que s’appuie aujourd’hui Silvio Berlusconi dans son offensive cléricale.

La Fédération Nationale de la Libre Pensée ne pourrait se réjouir d’un tel anniversaire que si c’était le dernier. Elle continue son combat contre tous les obscurantismes, pour la liberté de l’esprit, pour la dignité de l’Humanité.

Avec l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU) , elle poursuit son combat pour la totale et effective Séparation de toutes les Églises et de tous les États et pour la disparition des « États » théocratiques.

Paris, le 2 mars 2009

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Publié le 10 Décembre 2008

 

 

Est ce bien catholique de fêter noël ?

 

            Cette question peut faire sourire mais en fait derrière cette formulation un peu humoristique et provocante, il y a un réel enjeu pour les libres penseurs que nous sommes, mais aussi pour tout ceux qui veulent fêter librement noël sans être considérés comme des chrétiens qui s’ignorent !!!

 

            L’opinion la plus répandue veut que noël soit une fête catholique. Cette opinion est comme d’habitude véhiculée par les médias qui chaque année nous présentent toujours l’aspect religieux des choses : reportage sur noël à Bethléem, reportage dans une messe de noël, histoire du christ, discours de tel curé sur le vrai sens de noël…

 

            Comme chacun le sait, en tout cas, sur TF1, France 2 et les grandes chaînes télévisuels, la France serait un pays catholique… c’est une évidence pour ces bien-pensants !

Est-il nécessaire de rappeler à ces bigots télévisuels qu’un sondage  (pourtant commandé par le magazine le Monde des religions) nous indiquait en janvier 2007 que 51 % des français seulement se disaient catholique et que la moitié de ces catholiques ne croyaient pas en Dieu ?  Là, encore on voit que tout est une question de manipulation médiatique.

 

Revenons à noël ! Eloignons nous des médias et de leur complicité envers les puissances réactionnaires et intéressons nous à noël tel qu’il est fêté par la majorité des français et des occidentaux !

Qu’est ce qui se passe en général ?

On festoie le soir du 24 décembre avec la famille, on s’offre des cadeaux, on mange gras, on boit, on écoute de la musique, on déconne, on regarde des émissions de variété à la télé, on se retrouve, on rigole, on fait croire à nos enfants qu’un « père noël » va venir dans la nuit déposer des cadeaux au pied d’un sapin qu’on à décoré… etc. Tout le monde connaît, je pense ne pas avoir besoin de détailler encore plus les choses !

Et bien maintenant voyons si ces pratiques sont bien catholiques !

Le père noël est-il un suppôt de Dieu ? La dinde a-t-elle un lien spirituel avec le saint esprit ? l’huître est elle une représentation métaphorique de Dieu ?

Procédons, élément par élément :

 

 

Le sapin :

            Ne cherchez pas de référence au sapin dans la Bible, vous n’en trouverez pas ! Celui-ci ne vient ni de la Judée ou de Rome mais plutôt des pays Nordiques. Ces peuples célébraient la fête de Yule où on vénérait un arbre sacré. « Il fut ensuite christianisé. Ainsi Saint Colomban accomplit une conversion collective en Gaule en illuminant de croix un arbre sacré pendant la nuit de Noël. »

            Guy Deleury écrit : "Le sapin givré et décoré de bougies nous oriente vers une origine Scandinave, sinon germanique. Comme l'a fort bien décrit G. Dumézil, les fêtes du solstice d'hiver étaient l'occasion d'immenses beuveries nocturnes chez tous les peuples nordiques. Le soleil qui renaissait alimentait l'espoir de la fin des glaciations hivernales, et l'on illuminait le sapin cosmique, symbole de la vie toujours renaissante . Le personnage central de cette mythologie était le dieu Odhinn, représenté comme un vieillard bienveillant à la barbe abondante, vêtu d'une houppelande rouge. Dieu du feu domestique, il luttait tout l'hiver contre les démons de la glace et de la neige. On le vénérait devant les âtres où flambaient des bûches de sapin. Les Scandinaves l'appelaient Ullr ou Yule. C'était un dieu de paix et de chaleur qui visitait son royaume de ski, ou sur un char traîné par des rennes ou des cygnes. Dans sa hotte ou son traîneau, il transportait les dons qu'il destinait à ceux qui le priaient ».

A la description faite par Guy Deleury, on voit que des éléments du père noël viennent directement de Yule.

« Yule était clairement une fete du feu ; c’etait aussi une fête de l’abondance, des morts et des enfants. L’illumination de l’arbre signifie partout renouveau de la nature, promesse des fruits à venir. Sa décoration au moyen de cadeaux et d’objets variés possède du reste la même valeur. »

 

L’échange des cadeaux :

            On a déjà vu que Yule «transportait les dons qu'il destinait à ceux qui le priaient ». Mais ce n’est pas tout. Dans l’antiquité romaines, on fêtaient les Saturnales (du 17 au 24 décembre). Un jour , le Dies juvenalis, était consacré aux enfants. On se retrouvait entre amis, proches et on s’offrait des cadeaux (bougies, poupées d’osier…)

 

Le Père Noël :

            Plusieurs ancêtres lui sont connus et l’ont inspiré : Saint Nicolas (fêté le 6 décembre), Sinter Klaas en Hollande, Santa Claus dans les pays anglo-saxons, on a aussi déjà cité Yule ou Ullr, citons également Hennequin de la Suisse qui distribue aussi des cadeaux aux enfants sages et punissaient les méchants, « Frau Holle (en Allemagne), Tante Arié (en Franche Comté et en Suisse), Bertha (en Bavière), Béfana (en Italie)... Les diverses versions de ces personnages reprennent les attributs des dieux bienfaiteurs des mythologies païennes : Gargan en pays celtiques (repris par Rabelais pour son Gargantua), Odin en pays germaniques, la déesse Strenia à Rome (d'où le mot étrennes). On pourrait développer la démonstration : les huit rennes sont démarqués du cheval à huit pattes d'Odin »

Une chose est sure, c’est aux Etats Unis que le père noël moderne est né. En 1821 et 1823, deux contes de Clement Clarke Moore représentent un personnage tiré par huit rennes, assisté de lutins qui livrent des cadeaux par les cheminés.

« Quarante ans plus tard, le dessinateur thomas Nast popularise un santa Claus ventru et jovial, avec son costume de fourure, son ceinturon de cuir et sa barbe blanche. On imagine à cette époque ses ateliers situés dans les glaces du pole Nord (il déménagera plus tard en Finlande). La touche finale sera donnée en 1931 par … Coca-Cola ! 

 Cette année là, la firme américaine demande au dessinateur Haddon Sundblom d’illustrer  une publicité montrant le bonhomme, Noël buvant du Coca pour se garantir du froid hivernal, et reprendre des forces. »

Même si on trouvait différentes représentations du père noël, celui-ci était majoritairement représenté en vert ; Avec la pub de Coca (rouge et blanc), c’est le costume rouge et blanc qui va finalement s’imposer.

Ainsi le Père Noël s’imposera rapidement pour la nuit de noël contre Jésus, ce qui ne manqua pas de faire réagir l’Eglise, notons, par exemple que « le 24 décembre 1951, l’effigie du Père Noël fut brûlée sur le parvis de la cathédrale de Dijon par les autorités ecclésiastiques, ce qui fit la une de France-Soir. »

 

 

La date du 25 décembre :

            Dans la version « officielle »  le 25 décembre correspondrait à la date de l’anniversaire de Jésus ! Seulement les catholiques eux-mêmes reconnaissent de rien savoir là dessus.

Dans Fêtes et Saisons n°500, le guide de l’année liturgique de Décembre 1995, est écrit : "On ignore totalement le jour, l'heure et même l'année de naissance de Jésus. On a choisi le 25 décembre à minuit tout simplement pour supplanter la fête païenne appelée Adventus solis invicti (la venue du soleil invaincu) qui marquait le solstice d'hiver, fête célébrée à Rome dans la nuit du 24 au 25 décembre".

Selon d’autres auteurs « la controverse dure plus d'un siècle. Les uns retiennent le 18 avril, d'autres le 25 mars, un autre encore le 6 janvier jusqu'à ce que, en 354, le pape fixe d'autorité le 25 décembre, qui correspond au solstice d'hiver. Ce solstice est célébré depuis les temps les plus lointains par les fêtes païennes de Yule, du feu, de la lumière, ou de la Freya nordique, déesse de l'abondance et de la fécondité"

Dans la Bible, on ne trouve rien au sujet de cette date dans l'Ancien Testament. Il existe une fête célébrée dans le judaïsme à cette époque de l'année : Hanoukka. Elle ne doit rien au solstice. Elle célèbre la reprise du Temple de Jérusalem sur les Grecs et sa "purification" en 164 avant JC.

L’histoire nous donne quelques enseignements :  On sait qu’en  274, Aurélien a fixé la fête annuelle au solstice d’hiver du Sol-invictus (le soleil invincible). La fête fut célébrée sans discontinuité chaque années suivante, au 25 décembre, bien que le calendrier romain ramena le solstice d’hiver au 21 décembre à partir de 325. La fête traditionnelle de la naissance du Sol-invictus devint le 25 décembre 335 celle de la naissance du Chris.

En 391, l'empereur chrétien Théodose interdit les cultes païens. Le christianisme devient de fait religion d'État et les temples païens sont détruit. L’évêque d'Hippone, Augustin, auteur de La Cité de Dieu se félicite que l'on ait substitué à "La célébration de la naissance du soleil visible au solstice d'hiver celle de l'invisible créateur du soleil' (18).

Dans une lettre du pape Grégoire adressée à Augustin de Cantorbéry, au VIIIe siècle, on peut lire "Après de longues réflexions, j'ai statué sur le cas des Angles : que les temples des idoles ne doivent absolument pas être détruits dans cette nation, mais que l'on détruise uniquement les idoles qui s'y trouvent. Qu'on prenne de l'eau bénite et que l'on asperge ces temples, qu'on y édifie des autels et qu'on y place des reliques ; en effet, si ces temples sont bien construits, il est nécessaire et il suffit d'en changer la destination : les faire passer du culte des idoles à la louange du vrai Dieu. De cette façon, le peuple, constatant que ses temples sont respectés, déposera plus facilement l'erreur de son cœur et, connaissant et adorant le vrai Dieu, se rassemblera plus familièrement aux lieux où il avait coutume de se rendre. Comme la coutume existe d'offrir beaucoup de bœufs en sacrifice aux esprits. Il faut également transformer légèrement le cérémonial de ces offrandes, de manière à fixer ces coutumes rituelles au jour de la dédicace ou de la fête des saints martyrs dont les reliques ont été placées dans l'église ; que les gens continuent à se construire des cabanes de branchages auprès des mêmes temples devenus églises et qu'ils célèbrent la fête par des agapes rituelles. Cette lettre nous montre clairement comment les chrétiens ont calqué leurs fêtes, leurs rites sur des pratiques antérieures.

En fait, rien de très chrétien dans le choix de cette date, de l’aveu même des pères de l’Eglise, la date est plaquée sur des cultes païens antérieurs ! D’où il en résulte que Noël est une fête volée par le christianisme !!!

 

 

Est ce bien catholique de fêter noël ? partie 2



Sondage exclusif CSA / LE MONDE DES RELIGIONS réalisé par téléphone du 18 au 25 octobre 2006. Interrogation de 1021 personnes se déclarant catholiques issues d’un échantillon national représentatif de 2012 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d?agglomération.
(Tous les sondages publiés par CSA sont disponibles sur le site :
http://www.csa-fr.com)

 

L’Idée Libre n°271 – décembre 2005 – Joyeux Noël païen ! Regards sur les origines chrétiennes.

Guy Deleury. Les Fêtes de Dieu. Éd. Philippe Lebaud. 1994

L’Idée Libre n°271 – décembre 2005 – Joyeux Noël païen ! Regards sur les origines chrétiennes

http://www.1901.net/laligue/laicite-laligue/rubriques/mieux_comprendre/themes/scienc_culture/noelpaie.htm

L’Idée Libre n°271 – décembre 2005 – Joyeux Noël païen ! Regards sur les origines chrétiennes

idem

Jean-Louis Beaucamot. Ainsi vivaient nos ancêtres. Éd. Laffont. 1989.

Jean-Marie Pelt. Fleurs, fêtes et saisons. Éd. Fayard

Philippe Walter. Mythologie chrétienne. Éd. Entente.

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Publié le 10 Décembre 2008

Et Jésus dans tout ça ?

            Du coup Jésus comme d’autres divinités « naît » dans la période du 25 décembre, rien d’exceptionnel dans tout ça. Banal finalement pour un Dieu ;

            Banal aussi dans le sens où il est loin d’être le seul sauveur du monde et fils de Dieu, citons par exemple Adad d’Assyrie, Adonis, apollon, Héraclès et Zeus en Grèce, Alcides de Thèbes, Attis de Phrygia, Baal de Phénicie, Bali d’Afghanistan, Beddru du Japon, Krishna et Bouddha en Inde, Crite de Chaldée, Deva Tat du Siam, Hésus chez les druides celtes, Horus, Osiris et Sérapis en Egypte (ce dernier est barbu avec des cheveux longs), Indra au Tibet, Jao au Népal, Mikado des Sintoos, Mithra et Zoroastre en Perse…Jésus est loin d’avoir le monopole messianique !

 

Intéressons nous à quelques dieux de l’époque dont les chrétiens se sont inspirés pour inventer Jésus

« Mithra (Dieu-Soleil Perse né en 600 avant JC.). Son culte était, peu avant l’ère chrétienne, le plus populaire et la plus répandue des religions païennes de l’époque. - Comme Jésus, il est considéré comme « Fils de la droite du Père brillant ».

  • Comme Jésus, il a cette caractéristique rare d’être célibataire.
  • Lui aussi meurt puis ressuscite.
  • Lui aussi revient à la fin des temps pour juger « les vivants et les morts », lesquels ressusciteront à leur tour dans la chair.
  • Son culte comprend un repas commémoratif et un baptême d’initiation, les jeûnes, la pénitence et l’expiation étaient aussi des pratiques de cette religion.
  • Enfin, les prêtres de Mithra portaient de drôles de chapeaux qui ressemblent étrangement (mais c’est un hasard bien entendu) à ceux des évêques actuels.

Quant à Horus/Osiris : (dont l’aspect barbu avec de longs cheveux a été adopté pour le personnage du Christ) - il avait 12 disciples - Il a fait un sermon sur la montagne - Il s’est rendu à Béthanu et ressuscite El-Azar-Us dont les deux sœurs se nomment Meri et Merthi ce qui donne dans la bible : Bethanie, Lazarre, Marie et Marthe !! (Précisons que Béthanie n’existait pas encore du temps de Jésus ! )

  • Il était né de la vierge Isis-Meri le 25 décembre dans une grotte - sa naissance avait été annoncée par une étoile à l’est et attendue par trois hommes sages.
  • Il enseignait à des enfants au Temple et fut baptisé à l’âge de trente ans.
  • Il marcha sur l’eau.
  • Il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité.
  • Il était aussi « la Voie, la Vérité, la Lumière, le Messie, le fils oint de Dieu, le Fils de l’Homme, le Bon Berger, l’Agneau de Dieu, le Mot », et était associé au Poisson (« Ichthys »)
  • L’épithète personnelle de Horus était « Iusa, » « le fils éternel » de « Ptah, » le « Père. ».

Jésus est fils d’un dieu et d’une vierge comme Mithra, Persée, Apis, Attis où encore, en Chine, le dieu Foé qui devait le jour à une Vierge rendue féconde par les rayons du Soleil.

Pourquoi retrouve t-on aussi souvent la date du 25 décembre pour faire naître les dieux ?

Pourquoi les messies, fils de Dieu naissent souvent un 25 décembre ? Pourquoi ressuscitent-t-ils à paques ? Pourquoi retrouve-t-on le chiffre 12 aussi souvent (jésus, horus…)?

Pour comprendre, il faut étudier les arguments de Tertullien (160.220) qui fut un des pères de l’Eglise avant de renoncer au christianisme. Ses propos sur le christianisme, rapproche celui-ci des croyances des sociétés primitives.

            En effet, dans les sociétés primitives, on remarque que très souvent leurs croyances sont basées sur l’environnement qui les entoure. On prie des divinités incarnées dans les arbres, les fleuves ou les montagnes mais le plus grand des dieux, le plus important, le plus visible, celui qui apporte la vie, est le soleil.

Ainsi, toutes ces religions sont basées sur les mouvements du soleil dans le ciel. A l’œil nu, on peut observer le soleil et les 12 signes du zodiaque quel que soit l'endroit d'observation sur Terre.

Jésus Christ et tous les autres «fils de Dieu » sont en fait une personnification du Dieu soleil. D’ailleurs, le jour du seigneur, c’est-à-dire le dimanche n’est-il pas le jour du soleil dans certaines langues (Sonntag ou Sunday)? 

            La date du 25 a aussi une explication rationnelle. Les premiers hommes se sont aperçu que, d’un point de vue géocentrique, le soleil effectue une descente annuelle vers le sud le 21 et 22 décembre (solstice d’hiver). Il recommence ensuite à se déplacer vers le nord 3 jours plus tard, le 25 décembre. C’était en quelque sorte une renaissance du soleil ou son anniversaire (Allez tout le monde chante : happy birthday to you jesus !)

Notons également que la couronne d’épines de Jésus peut être assimilé au halo lumineux qui entoure le soleil, lequel « marche sur l’eau » quand il se couche.

Pâques correspond plus ou moins à l’équinoxe du Printemps, c’est une période de renaissance et comme par hasard nombre de ses dieux ou enfants de dieux ressuscitent le jour de Pâques.

            Le Christianisme comme le judaïsme, ne sont donc que de pauvres déformations de vieilles croyances aujourd’hui mortes. Ainsi, plusieurs noms utilisés dans la Bible ne sont que des réécritures de noms grecs, orientaux ou égyptiens. Le mot « Jésus » ressemble étrangement à « Iusa/Iao/Iesu » qui était un des noms du Dieu égyptien, Horus. Krishna (appelé aussi Christna) était aussi appelé « Jezeus » (aurait peut-être même donné Zeus) bien avant un quelconque personnage juif. D’ailleurs le titre de « Christ » aurait été porté par tous les rois d’Israël. Le nom de « Jésus Christ » n’est devenu officiel pour les chrétiens qu’en 325 lors du premier conseil de Nicée.

            Les Hébreux puis les chrétiens ont ainsi repris des lois, des coutumes ou des dieux des autres civilisations plus anciennes pour faire adhérer les populations à leurs croyances. Ainsi Moïse vient d’un réformateur Crétois appelé Minos et les Dix Commandements ne sont qu’une répétition du code Babylonien d’Hammourabi. N’oublions pas non plus que plusieurs Saint patrons sont des récupérations de divinités païennes. Jésus Christ et de nombreux autres personnages de la Bible ne sont donc que des compilations de vieilles croyances adaptées à de nouvelles populations. Si on remonte aux origines de toutes ces religions, on retrouve la croyance en un dieu soleil supérieur aux autres dieux.

 

 

 

 

Noël est une fête volée.


A la lecture de cet exposé, qui bien sur n’est que très succinct, on peut conclure sur le fait que Noël n’est pas une fête chrétienne, même pire, c’est une fête païenne, profane, qui a connu des formes diverses et variées et qui finalement a été volée par les chrétiens.

Il nous faut donc nous battre pour laïciser noël pour nous le réapproprier.

 Chaque année, l’Eglise à travers notamment les médias, tentent de s’approprier noël en insistant sur ces caractères chrétiens. Mais sorti de quelques crèches et d’une minorité de la population se rendant à la messe de minuit, qu’y a t-il de chrétien dans noël ? Rien !

Le fait qu’en 1951, les autorités catholiques firent brûler l’effigie du Père Noël devant le parvis de la cathédrale de Dijon, est un aveu ! Ils veulent remplacer le Père Noël par Jésus !

Ne devons nous pas comme le faisaient les libres penseurs du début du siècle nous battre pour un Noël laïque ?

Alors Vive le Père Noël, le sapin, les cadeaux et Joyeux Noël Laïque !!

 

 

 

 

Hansi



Ces éléments proviennent du site de la fédération de la Libre Pensée du Val d’Oise

http://librepensee95.free.fr/spip.php?article28

on les trouve aussi sur

 http://galilei.free.fr/jipepak/

 

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