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Publié le 9 Août 2011

250808_150437_PEEL_9fwYzn.jpgEn octobre 2010, Marc Blondel, président de la Fédération nationale de la Libre Pensée et directeur de notre publication, lançait un appel dans les colonnes de notre journal :

« Notre revue mensuelle, la Raison de la Fédération nationale de la Libre Pensée tient solennellement à protester contre les décisions qui viennent d’être prises par Presstalis (ex-NMPP).


Comme toujours, sous couvert de problèmes financiers, de moyens techniques, on étrangle la presse d’opinion par le mur de l’argent. Décidément, le libéralisme économique est totalement contradictoire avec le libéralisme des idées. « Laissez faire, laissez passer », telle est la devise du libéralisme économique.


« Faire taire pour que tout passe », telle est la méthode du nouveau totalitarisme. Ce sont tous les acquis démocratiques, issus de la Libération qui sont ainsi remis en cause.

La Sécurité sociale, les régimes de retraite, la liberté syndicale, la liberté de presse, le droit d’opinion ; tout cela est mis à bas par l’esprit de revanche des 200 familles.

Avec les mesures décidées par Presstalis (ex-NMPP), c’est la démocratie mise au ban de la Nation.


La Libre Pensée est désormais interdite, de fait, dans les kiosques. Depuis le Régime de Vichy, de sinistre mémoire, on n’avait jamais vu cela. Votre gloire financière est votre honte.

Mais nous ne laisserons pas faire cette infamie, nous allons en appeler à l’opinion publique.

Comme le proclamait la déclaration des Droits de l’Homme de 1793 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Vous n’avez pas voulu de la démocratie ? Vous aurez la révolte. »


En l’espace de quelques semaines, des centaines de citoyens ont signé la petition « Pour la defense de la liberté de presse et d’opinion ». Nous les remercions vivement de leur soutien.


Trois mois plus tard, nous avions fait le choix de changer de prestataire en faisant appel aux MLP pour notre mise en kiosque, mais aujourd’hui, force est de constater que les exigences de ces derniers (paiement à l’avance des prestations et des éventuels déficits) nous obligent à prendre la décision, à regret, d’arrêter notre diffusion en kiosque sous peine de voir les factures s’accumuler.


C’est pourquoi aujourd’hui nous en appelons de nouveau à tous les lecteurs de la Raison, à tous les démocrates qui souhaitent defendre l’existence d’une PRESSE LIBRE, PLURALISTE ET INDEPENDANTE.


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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 13 Juillet 2011

L’Humanité est née libre.logo_Oslo-RVB-3.jpg

La nature n’a créé ni titres, ni religions, ni Eglises,  ni censure, ni propriété. L’Humanité est devenue elle-même en sortant de la préhistoire dans un long combat contre les terribles épreuves de la planète qu’elle ne connaissait ni ne comprenait.

Echappant peu à peu aux contraintes et aux entraves, y compris aux entraves et contraintes que l’Humanité avait créées, celle-ci dut, pour elle-même, affirmer ses droits.

Les droits de l’Humanité ne se sont ni affirmés ni arrachés contre d’autres prétendus « droits », d’origine inconnue.

Ils existent parce que l’Humanité existe.

Les droits de l’Humanité sont des « vérités évidentes en elles –mêmes »

Le premier de ces droits, la première de ces libertés est le droit de penser librement.

Cette liberté première et fondamentale s’appelle la liberté de conscience.

En effet, avant les Eglises, il y a l’Humanité.

En effet, au dessus des Eglises, il y a l’Humanité.

Dieux, Eglises, superstitions, dogmes sont des créations humaines et rien d’autre.

 

Toujours plus de conscience

« Plus de lumière ! » 

A des siècles de distance, nous faisons nôtre la dernière phrase de Goethe. La liberté de conscience, c’est la liberté pour l’Humanité d’examiner et de s’examiner

L’Humanité est faillible et perfectible parce qu’elle est dotée de raison, donc de critique.

Ce que l’Humanité a fait, elle peut le défaire.

Les générations successives ne peuvent s’enchaîner mutuellement et éternellement.

A la différence des Eglises, l’Humanité libre et consciente a refusé, refuse et refusera l’infaillibilité.

Ce qui est bon pour les Papes n’est pas bon pour les hommes.

L’Humanité est perfectible, c’est-à-dire qu’elle peut se corriger et s’améliorer ; elle ne considère pas le paradis comme un passé coupable et révolu ni comme un avenir inaccessible et mythique mais comme une action de tous les jours, permise par la liberté de conscience.

Nous pouvons dire après Protagoras que « l‘homme est la mesure de toute chose »

Le génie humain est illimité. Capable de diviser la plus petite des cellules de l’Univers, il est aussi capable de modifier sa propre structure, de partir à la conquête des planètes, de travailler sur l’origine du monde et de réfléchir à son propre avenir.

Il est, hélas, capable de programmer sa propre destruction.

Le destin de l’Humanité est le projet de l’Humanité et Prométhée, le révolté, a eu raison d’arracher le feu à ceux qui en étaient les possesseurs d’après la Mythologie pour le donner aux hommes. Il est la métaphore de l’humanité en lutte pour son émancipation.

Affirmant la liberté de conscience, ce qui n’est pas autre chose que la liberté de l’Humanité, l’Humanité s’est heurtée toujours aux dogmes religieux

Chaque fois que l’Humanité a avancé, quelle que soit la manière, et qu’elle a affirmé ses droits, les Eglises ont condamné.

 

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 25 Mai 2009

Le 29 mai doit s’ouvrir à Moscou le procès de Iouri Samodourov, ancien directeur du Musée Sakharov et d’Andrei Erofeiev, ancien responsable du département d’art contemporain de la galerie d’Etat Tretiakov à Moscou et licencié de cet emploi.

 

Les deux hommes risquent cinq ans de prison pour « incitation à la haine et dénigrement ».pour            avoir organisé en mars 2007 une exposition d’  « art interdit » à Moscou exposant des œuvres jugées iconoclastes.

 

 L’archiprêtre Vsevolod Chapline, adjoint en 2008 de l’évêque Cyrille, devenu en janvier 2009 patriarche sous le nom de Cyrille Ier et le président de l’Union des fraternités orthodoxes, Léonide Simonovitch-Nikchitch, antisémite débridé et admirateur fanatique d’Hitler, décoré en son temps par feu le patriarche Alexis II ont incité les fidèles à écrire au parquet pour réclamer le châtiment des deux hommes.

 

Le procureur Taganski qui a engagé les poursuites, affirme que l’exposition  l’art interdit « témoigne de manière tangible d’une attitude dégradante et insultante vis-à-vis de la religion chrétienne et plus spécifiquement de l’Eglise orthodoxe. » Les deux hommes sont donc poursuivis pour un délit de blasphème inconnu du code pénal russe et contraire à la constitution qui reconnaît officiellement la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

 

 La Libre Pensée constate que Iouri Samoudourov et Andrei Erofeiev sont donc poursuivis pour un délit imaginaire, de blasphème contraire à la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, au mépris des exigences les plus élémentaires de la démocratie et de la liberté d’expression. Elle invite tous les démocrates à protester auprès de l’ambassade de Russie (40 Bd Lannes 75016 Paris) contre ce procès inique et à réclamer l’acquittement de Iouri Samodourov et d’Andrei Erofeiev.

Paris, le 25 mai 2009

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 10 Mai 2008


Liberté de conscience, égalité des droits, égalité des sexes… laïcité, démocratie, solidarité, ces valeurs sont fondamentales pour le vivre ensemble. Elles sont plus que jamais d’actualité dans un monde où les brassages, les métissages des peuples et des cultures s’accélèrent.


Plus de 200 ans après la révolution française, 1 siècle après la loi de 1905 qui a constitué l’aboutissement législatif des combats républicains pour la séparation de la sphère publique des croyances individuelles, nous appelons les citoyen-nes, dans leur diversité, à se mobiliser à nouveau pour que la laïcité reste un pilier essentiel de l’organisation sociale en ce début de 21ème siècle.  

Comment ne pas être inquiet quand un Président de La République à Rome puis à Ryad appelle les religions à intervenir dans les banlieues, les universités… et que l’Etat les soutiendra ?

Comment ne pas être inquiet quand un Président de La République reprend des idées chères à l’extrême droite niant totalement le métissage et la diversité des origines géographiques et culturelles de la nation française ?

Comment ne pas être inquiet quand un Président de la République  affirme que sur l’échelle des valeurs, qu’un instituteur ne vaudra jamais le curé ou le pasteur ?

Comment ne pas être inquiet quand un ministre de l’Education Nationale décide d’attribuer de nouveaux crédits aux établissements d’enseignement privé pour « faire ce que le service public ne sait plus faire » ?

Comment ne pas être inquiet quand l’Assemblée Nationale sur proposition gouvernementale ouvre la possibilité d’enseignements non mixtes au sein des établissements publics ?

Cette situation inquiétante appelle la vigilance citoyenne la plus large possible pour empêcher toute remise en cause des principes de laïcité dans notre pays et réagir rapidement à toute tentative de modification de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État.

Nous vous invitons à un rassemblement laïque et citoyen

mercredi 14 mai à 16h devant la préfecture

pour remettre la pétition massivement signée en Sarthe comme dans toute la France.

Le Comité de Vigilance Laïque sarthois,

avec les organisations signataires demandant le respect de la Laïcité:

CEMEA, DDEN, FCPE, FRANCAS, Grand Orient de France, LIBRE PENSÉE, Ligue de l’Enseignement - FAL, JPA, Ligue des Droits de l’Homme - LDH, PEP, FSU,  SNUipp, SE-UNSA, UNSA-EDUCATION, UNSA, SNUDI-FO, SGEN-CFDT, SDEN-CGT, SUD-Éducation, ainsi que l’Association Laïque du Pays Fertois.

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 1 Mai 2008


La Fédération nationale de la Libre Pensée décide de s’adresser à tous les laïques et à leurs associations, car elle estime que la liberté absolue de conscience est aujourd’hui gravement remise en cause.

Le « nouveau » traité constitutionnel européen est en cours de ratification dans les 27 pays de l’Union européenne. Il est l’instrument de la mise en œuvre d’une Europe des clochers qui fera des religions les colégislateurs et les codécideurs de l’Union européenne. Par l’article 16-C, les Églises et les religions auront un statut privilégié leur permettant d’influencer grandement les décisions de la Commission européenne et du Parlement européen.

Cujus regio, ejus religio [1]

Cet article « gèle »aussi pour l’avenir tous les privilèges antidémocratiques des Églises au sein des pays de l’Union européenne en intégrant leurs statuts spécifiques nationaux dans le bloc constitutionnel européen, ce qui interdira aux peuples des pays concernés de supprimer les concordats, les Églises officielles et empêchera tout peuple qui le souhaiterait de décider la séparation des Églises et de l’État.

Pire encore, en donnant la personnalité juridique à l’Union européenne, elle ouvre la porte à la ratification de traités diplomatiques. C’est la possibilité d’un concordat œcuménique à l’échelle de toute l’Europe qui risque d’apparaître. C’est l’institutionnalisation de la domination religieuse sur tous les peuples d’Europe qui peut être à l’ordre du jour.

Contre l’Europe des Lumières qui vit au cours des siècles les peuples conquérir leur émancipation, le traité constitutionnel européen entend enfermer les peuples à tout jamais dans la prison religieuse imposée par leurs gouvernements, refaisant le Traité d’Augsbourg de 1555 qui décida que les peuples devaient avoir obligatoirement la religion de leur prince. La Libre Pensée rappelle que la laïcité, gage de la démocratie, c’est de faire en sorte que la religion, comme l’athéisme soient une affaire privée.

Où est le respect de la liberté de conscience des citoyens des différents pays en Europe quand on promeut des religions au rang de partenaires officiels des institutions ?

Nicolas Sarkozy, Commandeur des croyants

C’est dans ce contexte que l’on doit comprendre la portée réelle et la signification profonde des récents discours du Président de la République française à Rome, à Riyad et au dîner du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF). Il déclare à Rome : « Un homme qui croit, c’est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent. La désaffection progressive des paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie de prêtres, n’ont pas rendu les Français plus heureux. C’est une évidence ».

Il ajoute à Riyad : « Je ne connais pas de pays dont l’héritage, dont la culture, dont la civilisation n’aient pas de racines religieuses. Je ne connais pas de culture, pas de civilisation où la morale, même si elle incorpore bien d ‘autres influences philosophiques, n’ait un tant soit peu une origine religieuse… C’est peut-être dans le religieux que ce qu’il y a d’universel dans les civilisations est le plus fort ».

Il exige au dîner du CRIF que « nos enfants aient aussi le droit de rencontrer à un moment de leur formation intellectuelle et humaine des religieux engagés qui les ouvrent à la question spirituelle et à la dimension de Dieu »

Ainsi le Président de la République élève les religions au statut exclusif de l’espérance et de la transcendance, il dresse le prêtre, le rabbin, le pasteur et l’imam au-dessus de l’instituteur, en drapant les religions dans l’universalité, il fait œuvre de cléricalisme et de subordination du politique au religieux. Il affirme clairement que les athées et les libres penseurs ont quelque chose en moins que les croyants et que la laïcité ouvre la porte au totalitarisme.

Où est le respect de la liberté de conscience devant un tel mépris ?

La première égalité, c’est celle de l’Instruction publique

La Libre Pensée a établi dans les inventaires laïques qu’elle a dressés en 2006, sans qu’il n’y ait aucune contestation exprimée, que plus de 10 milliards d’euros étaient détournés chaque année des fonds publics pour financer les religions et leurs œuvres. Au mépris du principe démocratique qui veut que tous les enfants de la République aient le droit de recevoir une instruction au sein de l’enseignement public, les gouvernements successifs ont financé et financent encore l’enseignement privé à hauteur de 200 000 postes volés à l’École laïque au bénéfice essentiellement de l’enseignement catholique.

Ce sont tous les gouvernements de la Vème République qui ont favorisé ainsi outrageusement les concurrents de l’École publique. Intentionnellement, ils ont privé les établissements publics des moyens de dispenser un enseignement de qualité.

Où est le respect de la liberté de conscience des élèves quand on contraint des parents à mettre leurs enfants dans l’enseignement privé ?

Les cimetières aujourd’hui et demain… la cité ?

La séparation des Églises et de l’État, le respect absolu de la liberté de conscience, c’est l’inverse de la circulaire de Madame la Ministre de l’Intérieur en date du 19 février 2008, qui incite les municipalités à créer des carrés religieux dans les cimetières municipaux. Au mépris de toute la législation républicaine et laïque, Madame Alliot-Marie entend, sur ordre du Président de la République, démanteler la loi du 9 décembre 1905. On voit clairement, en fait, qu’il s’agit d’en finir avec la laïcité institutionnelle. Cette circulaire du Ministre de l’Intérieur abroge, de facto, la loi du 14 novembre 1881 qui a interdit les divisions confessionnelles dans les cimetières et l’article 28 de la loi de 1905 qui interdit d’apposer tout signe religieux collectif dans les enceintes des cimetières.

Avec la création des « carrés religieux », reverra-t-on en parallèle les fosses communes pour les mécréants ? On est en droit de s’interroger puisque le motif officiel est de « favoriser l’intégration des populations étrangères ». Il s’agit de favoriser le développement du communautarisme dans la société en divisant la population sur la base d’un prétendu multiculturalisme.

Que restera-t-il alors de l’égalité devant la mort et du respect de la liberté de conscience ? La laïcité, c’est l’art de vivre et de mourir ensemble au-delà des différences et dans le respect mutuel. Faudrait-il alors accepter demain que la mort sépare ce que la vie a uni ? La laïcité dans les cimetières publics est aujourd’hui remise gravement en cause et demain ?

La Libre Pensée rappelle qu’elle est à l’origine des funérailles civiles et de la laïcisation des cimetières. Ce combat pour le respect de la liberté de conscience des défunts, elle n’entend pas qu’il soit foulé aux pieds par des volontés communautaristes, d’où quelles viennent et quelles que soient les complaisances qu’elles suscitent.

Où est le respect de la liberté de conscience quand on enferme les défunts dans des communautés douteuses et présupposées d’appartenance ?

Le communautarisme contre la démocratie

La loi de 1905, c’est la séparation des Églises et de l’État, c’est le respect absolu de la liberté de conscience de toutes les citoyennes et de tous les citoyens, c’est la séparation de la sphère privée et de la sphère publique. Ce n’est pas le communautarisme qui, en Grande-Bretagne, conduit notamment le primat de l’Eglise anglicane à proposer l’introduction de la charia dans la loi commune, et ce n’est pas non plus la société divisée en « piliers » (catholique, protestant, juif, musulman et « laïque ») comme en Belgique, que certains, ici en France, appellent de leurs vœux sous le vocable de laïcité « ouverte », « plurielle » ou plus récemment « positive ».

La Fédération nationale de la Libre Pensée rappelle ce qu’elle déclarait dans un précédent Manifeste pour le centième Anniversaire de la loi de séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905 : « La démocratie politique impose que la République ne connaisse que des citoyens et non des communautés. C’est la condition fondamentale pour assurer une véritable liberté de conscience. Or, à l’inverse de ce principe, nous assistons à une gigantesque offensive pour institutionnaliser le communautarisme dans notre pays.

Le communautarisme ne connaît pas les citoyens et n’organise que les sujets. La notion de droits est remplacée par celle de devoirs liés à une appartenance communautariste présupposée et incontournable. Malheur à celui ou à celle qui ne respecterait pas les obligations de toutes sortes qui sont l’apanage de la communauté !

Quand la République a été une nouvelle fois fondée en 1870, quand elle s’est affirmée en 1877 et en 1879, elle a instauré dans un même mouvement d’émancipation la laïcité scolaire et celle de l’État. Elle proclamait comme un principe intangible le respect de la liberté absolue de conscience.

Au même moment, elle reconnaissait la plus totale liberté syndicale en 1884, c’est-à-dire le droit pour les ouvriers de s’organiser en toute indépendance pour la défense de leurs intérêts contre ceux des exploiteurs. S’affirmait aussi dans le même temps la pleine et entière liberté d’agir des partis politiques, sans laquelle il ne peut y avoir de véritable démocratie.

Le communautarisme, de quelque nature qu’il soit (religieux, ethnique, linguistique, sexiste, etc..), est par nature contraire à la démocratie, à la laïcité et à la République. Il enferme les individus au lieu de les libérer. Mais la notion de communautés est également contradictoire avec l’existence des classes sociales dont les intérêts s’opposent ».

Où est le respect de la liberté de conscience quand les puissants de ce monde entendent enfermer les individus dans des « communautés d’appartenance » ?

    Pour le respect de la liberté absolue de conscience, la Libre Pensée exige :

    - L’abrogation de l’article 89 de la loi d’août 2004 (qui aggrave le financement public des écoles privées) !

    - L’abrogation du Statut clérical d’Alsace Moselle !

    - L’abrogation de toutes les lois antilaïques !

    - l’application du principe : « Fonds publics à la seule École publique » !

    - La restauration de la loi de 1905 !

    - Aucun financement des activités cultuelles, notamment lors de la visite papale !

    - Rupture des relations diplomatiques avec le Vatican qui n’est pas un État !

 

Paris, le 13 avril 2008

 

Post Scriptum :

Le 14 septembre 2008, se tiendra un meeting laïque international à Paris, contre le financement public de la visite du pape et pour la laïcité en Europe. À cette occasion, la Libre Pensée française propose à l’ensemble des organisations laïques qui y seront présentes de constituer une délégation pour demander audience auprès du Président de la République qui assure la présidence de l’Union européenne à compter du 1er juillet 2008, pour lui demander ce qu’il compte entreprendre pour que la laïcité ne soit pas mise en cause en France par la législation européenne, et comment il entend la promouvoir dans les autres pays.

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 10 Février 2008

Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, démocratique, laïque et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République.

 

La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quelles que soient ses origines, ses choix philosophiques ou ses convictions religieuses.

 

Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.

 

Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation des évènements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute leur place au doute, à l’imagination et à la créativité. C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité.

Associations signataires :

 

Ligue de l’enseignement, Grand Orient de France, Fédération nationale de la Libre Pensée, DDEN, CAEDEL, Comité Laïcité et République, Union Rationaliste, Le chevalier de la Barre, Ligue des Droits de l’Homme, EGALE, FCPE, CNAL, Syndicats de la FSU, Syndicats de l’UNSA-Education , FERC-CGT, SGEN-CFDT, UNEF, UNL, CEMEA, EEDF, FGPEP, JPA, Francas, Solidarité Laïque, Mission Laïque, GRAP-Cahiers Pédagogiques, UFAL, CNAFAL, Regards de Femmes.

Pour signer la pétition : cliquez ici

pour toute information complémentaire contacter la Ligue de l’Enseignement

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