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Le blog de la Fédération de la Sarthe de la Libre Pensée.
Nos actions, nos articles, nos positions
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Bonne visite !!
devant le monument , place de la Paix, vieux bourg.
POUR LA PAIX ET LA LIBERTE, AUX VICTIMES DES GUERRES
Gerard Desiles de la Libre pensée, Eric Viot, un conseiller municipal, la Ligue des droits de l'Homme et
l'ARAC prendront la parole.
* Plus de 600 soldats français ont été fusillés "pour l'exemple" pendant la guerre 14-18.
Parmi eux, 7 sarthois : Julien BRILLANT; Maurice JOUBERT; Paul LEBLECH; Emile LHERMENIER;
Louis OGER; Albert VALET; François VANNIER, découverts récemment par M. Eric Viot, historien.
Ils ne sont toujours pas réhabilités malgré le discours du Président de la République en novembre
2008.
Le 11 novembre Prochain, Nous organisons un rassemblement pacifiste à Allonnes à 14h.
Le soir, France 2 diffuse le téléfilm Blanche Maupas.
Un événement à ne pas manquer et qui donnera une nouvelle dimension à notre action pour la réhabilitation des Fusillés pour l'exemple.
"Été 1914 – Théophile Maupas instituteur à la campagne est mobilisé. Destranchées, il écrit de longues lettres à Blanche, sa femme institutrice elle aussi.
Début mars 1915, elle demeure plusieurs jours sans nouvelles, pour finalement apprendre que Théo a été fusillé pour l’exemple avec trois autres de ses camarades car ils auraient refusé de se
battre. Intuitivement, elle ressent qu’il s’agit d’un assassinat et décide de chercher la vérité sur sa mort. Alors que beaucoup lui tournent le dos, elle se consacre à recueillir des témoignages
en vue d’en obtenir les preuves. Elle vise l’impossible : la reconnaissance de l’assassinat et la réhabilitation de Théo. Seule d’abord, puis avec la Ligue des Droits de l’Homme, les
Francs-Maçons du Grand-Orient de France, elle mobilise l’opinion publique et contraint le pouvoir politique de rejuger son mari. En1934, une Cour spéciale composée d’anciens combattants annule le
jugement du 16 mars 1915 qui avait prononcé l’exécution de Théophile et de ses camarades. Ils sont réhabilités.
Blanche disparaît en 1962. A cette occasion, Le Canard enchaîné écrit : « … Une autre femme se fût sans doute réfugiée dans l’obscurité, dans l’oubli. Quoi de plus justifi é ? Elle s’insurgea
farouchement. Toute seule d’abord, elle tint tête à l’immense puissance du mensonge patriotique et militaire. Si nous savons aujourd’hui ce que recelait le dossier le plus secret, le plus sale,
le plus consternant de la gloire militaire, c’est d’abord à la petite institutrice du Chefresne, à madame Blanche Maupas, que nous le devons. Il serait injuste, n’est-ce pas, que la plus
courageuse vieille dame, s’en allât sans notre affectueux regret, vers un monde où, s’il est meilleur que le nôtre, le sieur Réveilhac(1) doit passer un drôle de sale quart d’heure. »
1- Le général qui avait fait fusiller Théophile Maupas "
Le journal Le Monde du mercredi 8 juillet nous informe que
l’Allemagne s’apprête à réhabiliter les « traîtres à la guerre », c’est-à-dire les soldats sous uniforme de la Wehrmacht qui ont été surpris par la police
militaire et/ou la Gestapo pendant la deuxième guerre mondiale à avoir osé faire preuve d’humanité vis-à-vis de celles et ceux que le régime nazi considérait comme des gens de race inférieure,
voire, dans le cas des juifs, russes, roms etc. comme des sous-hommes.
Il
a pu s’agir aussi de soldats allemands ayant échappé aux mesures de déportation prises dès l’origine du pouvoir hitlérien à l’encontre de leurs semblables et qui ont pu, de l’intérieur de
l’armée, se manifester, quelque peu pour les uns, plus significativement pour quelques autres, en tant qu’opposants politiques, socialistes, communistes, trotskystes, anarchistes etc. On sait
par exemple que bravant la terreur national-socialiste, des soldats allemands, à Brest, opérèrent leur jonction avec des militants de la IVème Internationale et réussirent à publier quelques
numéros d’un journal internationaliste Arbeiter und Soldat. Dénoncés par un indicateur glissé dans leurs rangs, ils furent immédiatement fusillés.
Ce que le gouvernement allemand s’apprête à faire pour ces hommes héroïques qui osèrent résister au cœur du
plus terrifiant système politique et de la plus terrifiante machine de guerre exterminatrice que l’humanité ait connus, ne serait-il pas à faire d’urgence dans notre pays pour les « fusillés pour l’exemple » de la guerre de 1914-1918 ?
Il ne s’agit certes pas de comparer les mérites des uns et des autres. Ce serait à la fois absurde,
indécent et outrecuidant. Mais n’est-on pas en droit de s’interroger ? Depuis maintenant 5 ans, les fusillés pour l’exemple britanniques de la guerre de 1914-1918 ont été réhabilités (sous
la forme d’un « pardon » général). Aujourd’hui l’Allemagne s’apprête à réhabiliter les « traîtres à la guerre ».
Que fait le président de la République française ? Qu’attend-il pour prononcer un mot, un seul, qui
est attendu par l’immense majorité du peuple français, car, par delà les clivages des convictions politiques ou philosophiques, il correspond à des aspirations pacifistes quasi unanimes ?
Quel est ce mot que le Président de la République doit prononcer ?
C’est : réhabilitation !
Oui, il est temps, plus que temps, qu’aux promesses et aux propos de bienveillance sans
lendemain succède une parole forte mettant un terme définitif à un contentieux judiciaire de près d’un siècle. Il appartient au Président de la République française de le faire. Il en a le
pouvoir.
La Libre Pensée n’a qu’un vœu, c’est qu’en ce domaine de mémoire et de justice tout à la fois, il exerce ce
pouvoir pleinement. Qu’il prononce enfin la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de 1914-1918.
Le Conseil général de l’Allier a adopté, à l’unanimité dans sa séance du 26 mars 2009, une motion qui
invite la « République française à prendre, dans la générosité qu’elle doit à tous ses enfants, la décision de reconnaître les soldats condamnés pour l’exemple comme des soldats de
la Grande Guerre à part entière, comme des Poilus comme les autres et de soutenir les démarches leur permettant d’être reconnus « Morts pour la France », de façon à permettre que
leurs noms puissent être légitimement inscrits sur les monuments aux morts des communes de France, à la demande de leurs familles ou des associations et collectivités
concernées ».
La motion adoptée commence ainsi : « Considérant que tout au long des quatre années de guerre
de 1914 à 1918, des combattants français ont été condamnés pour l’exemple et exécutés ».
La Libre Pensée se félicite de cette prise de position qui va dans le sens
de la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple.
La Libre Pensée a combattu inlassablement depuis des années et des années
pour que cette réhabilitation soit prononcée : lettre aux plus hautes autorités élues de la République (Premier Ministre, Président de l’Assemblée Nationale, Président du Sénat) et, en
ce moment même, lettre ouverte au Président de la République.
Tous les ans, depuis des années et des années, lors des rassemblements
qu’elle organise autour des monuments aux morts de caractère pacifiste, la Libre Pensée et les associations qu’elle a créées ont répété cette exigence : « Réhabilitation des
fusillés pour l’exemple »
La Libre Pensée a considéré les propos, tenus par le Président de la
République le 11 novembre dernier, comme étant un pas en avant significatif dans ce sens.
Cependant la réhabilitation reste à
terminer
Une nouvelle fois, la Libre Pensée demande aux autorités de la République
la finalisation solennelle de la réhabilitation des Fusillés pour l‘exemple.
En 2008 dans l’Aisne, le Conseil Général avait adopté une motion dans ce
sens. Aujourd’hui, c’est le Conseil Général de l’Allier qui va dans le même sens. Ce sont des instances départementales élues qui disent en substance :
« REHABILITATION ».
Le peuple français ne comprendrait pas que l’on tergiverse
davantage.
Le Président de la République doit prononcer les mots d’apaisement et de
justice que tout le peuple français attend :
" J'ai voulu montrer ici le point de vue des Indiens, pour une fois. Soyons justes. Nous les avons mal traités. C'est une véritable tache dans notre histoire.
Nous les avons roulés, volés, tués, assassinés, massacrés, et, si parfois, ils tuaient un homme blanc, on leur expédiait l'armée." (John Ford à propos de son film Les Cheyennes)
La Commission Administrative Nationale de la Fédération nationale de la Libre Pensée, réunie à Paris les 10 et 11 janvier 2009, se déclare horrifiée par les scènes
de guerre qui se déroulent actuellement sur la bande de Gaza.
Elle rappelle l'engagement permanent de la Libre Pensée contre les guerres et les massacres. Fidèle à l'internationalisme et aux droits des peuples à disposer
d'eux-mêmes, elle proclame que la guerre n'est jamais une solution pour arbitrer les conflits collectifs humains.
La Libre Pensée appelle à la cessation immédiate du conflit. Elle exige la fin des bombardements.
Quand des militaires tuent des civils, c'est un crime de guerre.
Bonjour, Eric Viot, tu as écrit un livre, les blessures de l'âme, qui traite de la
première guerre mondiale ? Peux-tu nous présenter ton livre?
Ce livre c’est un coup gueule contre la guerre en général et en particulier contre cette boucherie que fut la première guerre.
C’est un hommage à tous ces hommes sacrifiés pendant ces quatre années. Pendant plus de 15 ans de recherches j’ai appris énormément de choses sur cette période et plus particulièrement sur le
quotidien des poilus et c’est tout cela que j’ai voulu mettre en scène dans ce roman.
Pourquoi cet intérêt pour la première guerre mondiale?
C’est une guerre où la dimension humaine est importante et c’est sans doute mon côté humaniste qui a été séduit.
Ce sont les hommes qui m’intéressent dans ce conflit ; bien sûr ceux qui avaient les pieds dans la boue des tranchées et pas
ceux qui, bien au chaud à l’arrière, préparaient de terribles offensives juste pour une étoile supplémentaire sur la manche d’un officier.
Tu as participé à la réunion publique de la Libre Pensée le 7 novembre dernier, pour la
réhabilitation des fusillés pour l'exemple, qui étaient ces fusillés?
Bien souvent de pauvres types, pas plus coupables que leurs voisins de tranchée, juste des victimes de la décimation, des hommes
qui ont eu le courage de dire stop, prenant le risque de se retrouver face à un peloton d’exécution.
Pourquoi demander leur réhabilitation ?
Une vraie réhabilitation, pas ce que Sarkozy a dit lors de son discours du 11 novembre. Pourquoi, parce que tous n’étaient pas des
héros mais la plupart ne méritaient pas le sort qu’on leur a réservé. L’Angleterre, par voie législative, a réhabilité ses 306 soldats fusillés pour l’exemple, alors pourquoi pas La
France.
A-t-on des chances d'obtenir gain de cause ?
Il ne faut pas désespérer, le combat sera long mais il est légitime. Je pense qu’il faut essayer de situer géographiquement ces
soldats afin de faire pression auprès des municipalités pour qu’ils soient inscrits sur les monuments aux morts à côté de leurs camarades. C’est une première reconnaissance. C’est cette démarche
que j’ai engagée avec Emile LHERMENIER soldat sarthois originaire d’Yvré l’Evêque et fusillé le 22 mai 1916 à Roucy dans l’Aisne. Il faut aussi en parler afin d’éviter qu’ils ne tombent dans
l’oubli.
Comment as-tu connu la Libre Pensée ?
Suite à mes recherches sur les fusillés, puisque la Libre Pensée a été des premiers combats pour la réhabilitation de ces pauvres
types.
Nous publions, ici, un large extrait de l'intervention d'hansi Brémond du
vendredi 7 novembre lors de la reunion pour la réhabilitation des fusillés pour l'exemple. dans quelques jours, nous publierons une interview d'Eric Viot qui est également intervenu vendredi 7
novembre au mans.
"Pourquoi réclamer la réhabilitation des fusillés pour l’exemple
aujourd’hui en 2008, 90 ans après la fin de la première guerre mondiale ?
La guerre 14-18 est un conflit que nous qualifions d’impérialiste, il
s’agissait en fait d’un partage du monde entre les grandes puissances qui s’affrontaient pour la conquête de nouveaux marchés ou de nouvelles richesses. Les motivations sont d’abord d’ordre
économique.
De plus, cette guerre marque un changement dans l’histoire des conflits, c’est ce qu’on a appelé la première guerre totale. Totale, car elle implique tous les
secteurs de la société.
C’est aussi une guerre d’une immense barbarie comparée aux guerres du 19eme
siècle. C’est une guerre extrêmement meurtrière. Pensez un instant à ces soldats condamnés à courir pour prendre la tranchée d’en face, devant ils étaient balayés par les balles des mitrailleuse
et quand à ceux qui reculaient ils devaient subir les tirs de canons de leurs propres troupes à l’arrière.
D’aout 1914 à aout 1915, 600 000 jeunes français sont morts. Un million
cinq cent mille pour toute la guerre. Tout ca sans parler des mutilés des gazés, des gueules cassées.
Qu’est ce qu’un fusillé pour l’exemple ; notre camarade Pierre Roy spécialiste de la question
l’explique ainsi:
« Fusiller pour l’exemple cela avait pour but de dresser face à l’épouvante de l’assaut une
épouvante encore plus terrible : celle d’être fusillé par sa propre hiérarchie militaire pour dissuader d’imiter un comportement qui avait valu au soldat coupable de l’avoir adopté d’ être
condamné à mort, d’où l’expression "pour l’exemple ". Cela peut se résumer ainsi : obéir et certes risquer sa vie mais avec une chance d’en sortir ou désobéir, mais mourir d’une mort
certaine, fusillé pour l’exemple ou tué sur place par un officier de sa propre armée. »
Les historiens estiment le nombre de ces fusillés pour l’exemple à 600 environs pour la France. Ce chiffre est certainement en dessous de la réalité et ne tient pas compte de ce qui est non
chiffrés à savoir les exécutions sommaires, les condamnations à mort indirectes par exposition à une mort certaine, par exemple les mains liées de l’autre coté du parapet des tranchées (Pétain à
Verdun en 1916).
« Quant aux situations d’accusés livrés à l’arbitraire des conseils de guerre spéciaux (cours
martiales), elles ont été nombreuses. Le sous-lieutenant Chapelant en a été victime en octobre 14. Condamné à mort pour capitulation en rase campagne, commandant un poste de mitrailleuses, il est
blessé au genou au sortir de la tranchée encerclée par les Allemands ; fait prisonnier, il s’évade, rejoint les positions françaises : il sera fusillé, attaché sur un brancard dressé
contre un poteau d’exécution. »
Longtemps l’Histoire a ignoré ces faits, de même qu’elle a ignoré les faits de mutineries ou les
fraternisations. C’est seulement depuis les années 80 que des historiens s’intéressent vraiment a ces questions.
En 1917, au chemin des dames, des soldats se mutinent, une cinquantaine sont fusillés pour
l’exemple !
Le député Brizon proteste le 14 juin 1917 à la Chambre contre ce qui se passe au
front :
" Messieurs, à l’heure où je parle, on fusille des soldats sur le front ! Des balles françaises
assassinent des soldats français » puis il rajoute, en s’adressant au président de l’assemblée, malgré les protestations qui cherchant à le couvrir : « Avez -vous fait
fusiller les généraux qui ont fait massacrer inutilement nos soldats au cours de l’offensive d’avril ? »
En France, toujours au printemps 17, un contingent russe combattant en France refuse de continuer la guerre .
Ces soldats russes souhaitent rentrer chez eux, rejoindre les Soviets, la démocratie ouvrière en marche après la chute du tsarisme.
Il faut savoir que ce contingent russe a été parqué au camp militaire de La Courtine dans la Creuse et qu’il
a été canonné par l’armée française encadré par des officiers russes.
D’ailleurs des lettres des soldats français (soit qu’elles aient échappé à la censure toute puissante, soit
que des historiens les aient retrouvées au siège de la censure postale) comportent beaucoup d’allusions à la révolution russe de février 17, allusions qu’on peut résumer dans les formules :
"Ce qu’ont fait les Russes, il faut qu’on le fasse chez nous !", "A bas la guerre ! "
Un autre député kienthaliens (ils n’étaient que trois français a avoir participé à la conférence socialiste
internationale de Kienthal au printemps 1916), Alexandre Blanc, faisait remarqué que si leur voix était isolée dans le parlement français « elle est majoritaire dans les
tranchées » !
Et c’est bien là le problème, les soldats veulent terminer la guerre, les dirigeants, dans leur majorité,
veulent la continuer. Si au début, grâce au bourrage de crâne, la censure, l’éducation, la propagande, on avait réussi a mettre les peuples en guerre dans une sorte d’union sacrée, rapidement les
aspirations pacifistes des peuples s’opposent à l’orientation guerrière des puissants ! On l’a vu en France, en Allemagne, en Russie avec la révolution russe (les bolcheviks ont satisfait
les intérêts de leur peuple en cessant la guerre). On l’a vu en 1914, on l’a vu en plus récemment au Vietnam, ou aujourd’hui en Irak.
Finalement la guerre est dans l’intérêt des puissants pas dans celui des peuples. Qui profite de la guerre en
Irak ? le soldat américain qui risque sa vie? le civil iraquien qui vit dans des conditions atroces ou bien l’administration Bush inféodé aux entreprises d’armements et aux entreprises du
pétrole ?
La réhabilitation des fusillés pour l’exemple, ce n’est pas seulement une question
d’Histoire !
Aujourd’hui encore les gouvernements envoient des jeunes mourir dans des pays étrangers pour, soit disant,
défendre la liberté et la démocratie. Aujourd’hui comme en 1914, on ment aux peuples. Ces guerres sont provoquées pour défendre les intérêts de grandes entreprises américaines et
européennes.
Comment comprendre la situation en Afghanistan sans savoir qu’un pipeline traverse ce pays, et qu’il
représente un intérêt économique important pour les grandes entreprises énergétiques occidentales ?
En
Irak, les motivations sont les mêmes, Il fallait prendre le contrôle de vastes ressources de pétrole quitte à plonger le pays dans la barbarie en envoyant des jeunes soldats américains tuer et se
faire tuer.
Si on regarde l’Histoire, on se rend compte que les guerres bien souvent pour des motifs divers et variés ont
surtout une origine commune. Elle s’appelle l’économie de marché. Comment comprendre la seconde guerre mondiale sans comprendre la crise économique de 1929 ? C’est le chômage de masse et
l’impossibilité pour les classes dominantes de maintenir la paix sociale qui ont amener Hitler au pouvoir !
Comment est ce qu’on nous vend une guerre ?
Plusieurs moyens :
L’éducation militariste et revancharde dans les écoles (exemple de la France d’avant guerre)
On fait intervenir de grandes valeurs comme la défense de la démocratie (l’Allemagne est un régime
autoritaire pour le français de 1914), même chose en Irak ou au Vietnam.
On prétexte une agression : exemple de l’attaque du World Trade Center par un groupe terroriste pour
justifier une intervention contre un pays puis un autre (Irak et Afghanistan).
L’aide des médias et de la censure. Je vous rassure tout de suite n’ayez aucune illusion sur
l’indépendance des médias. Il suffit de voir le traitement de la guerre du golfe ou même plus récemment la façon dont il traitaient le referendum sur le traité constitutionnel européen ;
Dans le cas d’une guerre, il suffit de préparer l’opinion publique à détester tel ou tel peuple.
La religion ; Vous avez remarquer comment Dieu est toujours des deux coté du front ? A ce propos la
France est un pays laïque mais il y a toujours des aumôniers dans l’armée. Quand on ne ait pas pourquoi on se bat, c’est bon de croire qu’on le fait pour l’axe du bien, pour Dieu.
Pourquoi dire tout ca aujourd’hui ?
Nous sommes en guerre. Les opérations extérieures de la France coûtent 800 millions d’euros pour l’année 2008
et devraient coûter 1 milliard d’euros pour l’année 2009. Aux Etats-Unis, chaque année, le gouvernement dépense 800 milliards de dollars pour l ‘économie de guerre (Irak, Afghanistan…) alors
que 50 millions d’américains n’ont pas de sécurité sociale.
Argent qui, bien sûr, ne va pas aux hôpitaux, aux écoles, aux handicapés, aux vieux…
Vous avez remarquer comme il n’y a jamais d’argent pour la SECU, les hôpitaux, les services publics et come
il y en a beaucoup pour les conflits ou pour sauver le système financier, celui la même qui nous plonge dans une situation désastreuse ? !
On ferme des classes, des écoles, des
hôpitaux, et on dépense de l’argent pour que des jeunes aillent se faire tuer en Afghanistan. C’est l’avenir pour la jeunesse de ce pays ?
Alors que les emplois disparaissent à cause d’un système économique à l’agonie, les autorités envoient
l’armée recruter des jeunes dans les forums d’orientation et même parfois directement dans les lycées !
Ce que je vous dis là, ce n’est pas un combat d’arrière garde…
Vous suivez les infos ? Le système
capitaliste est en train de s’effondrer malgré les milliards dépensés par les gouvernements et les banques centrales. Ces sommes astronomiques seront, au final, payées par les citoyens. C’est
l’agonie d’un système qui détruit les emplois et jettent les peuples dans la misère. Des économistes comparent cette crise à celle de 1929.
Les plus anciens le savent, la crise de 29 a provoqué la naissance du nazisme, de plusieurs régimes
autoritaires et finalement la seconde guerre mondiale!
On le sait, pour relancer le système, les dirigeants sont toujours prêts à provoquer des conflits
armés.
Plus que jamais, il faut s’organiser. Pour notre part nous participerons ni a l’union nationale pour la
guerre ou pour la défense de ce système économique qui nous entraîne vers le fond.
Les richesses produites doivent être utilisées par les peuples et pas contre eux.
C’est pourquoi nous irons à Gentioux mardi 11 novembre, c’est pourquoi nous continuerons de nous
mobiliser.
Nous mobiliser c’est par exemple, expliquer ce qu’est réellement la guerre.
Il n’y a pas de guerre propre. Il faut chercher dans les coulisses de l’Histoire, dans les coulisses de l’actualité pour se rendre compte de ce qu’est la guerre
Non à la guerre ! réhabilitation des fusillés pour l’exemple !
La Libre Pensée poursuit depuis des années le combat pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la guerre de 14-18. Ces
hommes en pleine boucherie, ont refusé de se battre et se sont parfois mutinés contre leurs supérieurs, c’est pourquoi ils ont été fusillés « pour l’exemple ». A travers cette campagne
nous nous battons contre la barbarie des guerres qui poussent les peuples les uns contre les autres, pour satisfaire les intérêts économiques et politiques des puissants qui dominent le
monde.
Pas une goutte de sang pour défendre des intérêts économiques !
Ce n’est pas seulement une question d’Histoire. Aujourd’hui encore les gouvernements envoient des jeunes mourir dans des pays étrangers pour, soit disant, défendre
la liberté et la démocratie. Aujourd’hui comme en 1914, on ment aux peuples. Ces guerres sont provoquées pour défendre les intérêts de grandes entreprises américaines et européennes.
Savez vous qu’un pipeline traverse l’Afghanistan, et qu’il représente un intérêt économique important pour les grandes entreprises énergétiques
occidentales ? En Irak, les motivations sont les mêmes, Il fallait prendre le contrôle de vastes ressources de pétrole quitte à plonger le pays dans la barbarie en envoyant des jeunes
soldats américains tuer et se faire tuer.
L’argent pour l’Ecole, la SECU, pas pour la guerre !
Les opérations extérieures de la France coûtent 800 millions d’euros pour l’année 2008 et devraient coûter 1 milliard d’euros pour l’année 2009. Aux Etats-Unis,
chaque année, le gouvernement dépense 800 milliards de dollars pour l ‘économie de guerre (Irak, Afghanistan…) alors que 50 millions d’américains n’ont pas de sécurité sociale.
En France, on ferme des classes, des écoles, des hôpitaux, et on dépense de l’argent pour que des jeunes aillent se faire tuer en afghanistan. Est ce l’avenir pour
la jeunesse de ce pays ? Alors que les emplois disparaissent à cause d’un système économique à l’agonie, les autorités envoient l’armée recruter des jeunes dans les forums d’orientation et
même parfois directement dans les lycées !
Les jeunes veulent un vrai travail et un vrai salaire ! Nous voulons que l’argent public soit investit dans les écoles, les hôpitaux pas dans la
guerre !
La guerre nous menace…
Le système capitaliste est en train de s’effondrer malgré les milliards dépensés par les
gouvernements et les banques centrales. Ces sommes astronomiques seront, au final, payées par les citoyens. C’est l’agonie d’un système pervers qui détruit les emplois et jettent les peuples dans
la misère. Des économistes comparent cette crise à celle de 1929.
Les plus anciens le savent, la crise de 29 a provoqué la naissance du nazisme, de plusieurs régimes autoritaires et finalement la seconde guerre mondiale!
On le sait, pour relancer le système, les dirigeants sont toujours prêts à provoquer des conflits armés.
Plus que jamais, il faut s’organiser contre les barbares qui dirigent le monde. Pas d’union nationale pour la guerre ou pour la défense de ce système économique qui
nous entraîne vers le fond. L’argent public pour les peuples !
Venez discuter de ces questions avec nous le vendredi 7 novembre 2008, nous invitons pour l’occasion Eric Viot* auteur des Blessures de l’âme,
roman qui évoque le quotidien des poilus pendant la première guerre mondiale. Il présentera son livre et les raisons qui l’ont poussé à le rédiger.
Réunion publique et gratuite
Le vendredi 7 novembre
à 20h30 Salle Edith Piaf en face de l’Espal rue de l'Esterel au Mans
Participez tous au rassemblement pacifiste et internationaliste
Le mardi 11 novembre 2008 à 11 h 30
A Gentioux, devant le monument aux morts pacifiste où l’enfant de l’Ecole publique laïque républicaine lève le poing et déclame : Maudite soit la guerre !
(Possibilité de transport : nous demander)
*Eric Viota récupéré et étudié un nombre important de documents (livres, journaux, photos, carnets de soldats .) qui lui ont permis de
mieux connaître cette période, s'attardant plus particulièrement sur le quotidien du "Poilu".
Il a écrit son roman "Les blessures de l'âme" en s'inspirant d'épisodes importants de cette guerre, de
situations auxquelles ces hommes ont
été réellement confrontés et en y ajoutant, au travers des évènements vécus par le personnage principal, sa vision personnelle.
Il milite pour la réhabilitation ou réintégration des fusillés pour l'exemple, de la première guerre, dans la mémoire collective.
Eric Viot, est membre d'une association de recherches et études historiques sur la vie des Bretons pendant la grande guerre, passionné par cette période et en particulier par le quotidien des
Poilus pendant ce conflit.
En 2004, sortie d'un premier ouvrage "Soldats Manceaux pendant la grande guerre" qui est un monument de papier à la mémoire des centaines de Manceaux morts pendant la grande guerre. Cet ouvrage
est le fruit de nombreuses années de recherche.