Interview d'Eric Viot

Publié le 19 Novembre 2008

Bonjour, Eric Viot, tu as écrit un livre, les blessures de l'âme, qui traite de la première guerre mondiale ? Peux-tu nous présenter ton livre

Ce livre c’est un coup gueule contre la guerre en général et en particulier contre cette boucherie que fut la première guerre. C’est un hommage à tous ces hommes sacrifiés pendant ces quatre années. Pendant plus de 15 ans de recherches j’ai appris énormément de choses sur cette période et plus particulièrement sur le quotidien des poilus et c’est tout cela que j’ai voulu mettre en scène dans ce roman.


Pourquoi cet intérêt pour la première guerre mondiale? 

C’est une guerre où la dimension humaine est importante et c’est sans doute mon côté humaniste qui a été séduit.

Ce sont les hommes qui m’intéressent dans ce conflit ; bien sûr ceux qui avaient les pieds dans la boue des tranchées et pas ceux qui, bien au chaud à l’arrière, préparaient de terribles offensives juste pour une étoile supplémentaire sur la manche d’un officier.

 

Tu as participé à la réunion publique de la Libre Pensée le 7 novembre dernier, pour la réhabilitation des fusillés pour l'exemple, qui étaient ces fusillés? 

Bien souvent de pauvres types, pas plus coupables que leurs voisins de tranchée, juste des victimes de la décimation, des hommes qui ont eu le courage de dire stop, prenant le risque de se retrouver face à un peloton d’exécution.

 

Pourquoi demander leur réhabilitation ? 

Une vraie réhabilitation, pas ce que Sarkozy a dit lors de son discours du 11 novembre. Pourquoi, parce que tous n’étaient pas des héros mais la plupart ne méritaient pas le sort qu’on leur a réservé. L’Angleterre, par voie législative, a réhabilité ses 306 soldats fusillés pour l’exemple, alors pourquoi pas La France.

 

A-t-on des chances d'obtenir gain de cause ? 

Il ne faut pas désespérer, le combat sera long mais il est légitime. Je pense qu’il faut essayer de situer géographiquement ces soldats afin de faire pression auprès des municipalités pour qu’ils soient inscrits sur les monuments aux morts à côté de leurs camarades. C’est une première reconnaissance. C’est cette démarche que j’ai engagée avec Emile LHERMENIER soldat sarthois originaire d’Yvré l’Evêque et fusillé le 22 mai 1916 à Roucy dans l’Aisne. Il faut aussi en parler afin d’éviter qu’ils ne tombent dans l’oubli.

 

Comment as-tu connu la Libre Pensée ? 

Suite à mes recherches sur les fusillés, puisque la Libre Pensée a été des premiers combats pour la réhabilitation de ces pauvres types.

Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #anti militarisme

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couty marie madeleine (hantrais) 25/02/2009 22:26

bonjour Eric je suis allee voir ton blog tres enrichissant bonne continuation pour ce blog a bientot