Publié le 25 Juin 2017

 

Au début du XXe siècle, l’Afrique sort de plus de 1000 ans de traites négrières : la traité orientale (VIIe siècle – 1920), la traite transatlantique (XVe siècle – fin du XIXe siècle), la traite intra-africaine (XIe siècle – XIXe siècle). D’après les recherches d’Olivier Pétré-Grenouilleau, dans son ouvrage de synthèse « Les Traites négrières. Essai d'histoire globale », l’historien estime à 42 millions le total de victimes pour les trois traites négrières. C’est donc après 1000 ans de capture de sa population que l’Afrique entre dans le XXème siècle et qu’elle va à nouveau servir de réservoir humain pour les puissances occidentales qui préparent l’affrontement de la première guerre mondiale.

L’ORIGINE DES TIRAILLEURS SENEGALAIS

Pour défendre et protéger les territoires colonisés, les Britanniques et les Français enrôlent des Africains dans leurs unités. En 1819, le ministre de la Marine met en place le recrutement de « compagnies d’hommes de couleur ». Il offre une prime initiale à quiconque s‘enrôlera dans ces formations rattachées aux unités françaises du Sénégal. En pratique, les maîtres encaissent l’argent et les nouveaux soldats effectuent un service militaire de douze à quatorze ans. Ce système appelé rachat est maintenu tout au long du XIXe siècle.

L’émancipation des esclaves qui suit la révolution de 1848 freine le recrutement de soldats africains. En vertu du « Décret relatif à l’abolition de l’esclavage », la pratique du rachat est frappée d’interdiction totale. En réalité, le système de rachat disparait vers 1882, lorsque les Français arrêtent de passer par le marché aux esclaves.

De nouvelles méthodes de recrutement sont mises en place et notamment le choix délibéré de la carrière militaire donnant naissance aux premiers mercenaires libres. Louis Faidherbe, alors gouverneur du Sénégal, crée en 1857 les « Tirailleurs sénégalais ». Il adopte une série de mesures pour inciter les Africains à s’enrôler : le traitement normal est majoré, des primes sont accordées aux nouvelles recrues. Au début de 1858, 4 compagnies complètes sont mises sur pied.

LA FORCE NOIRE DE MANGIN

Au début du XXe siècle, la préparation de la guerre est dans toutes les têtes. En 1910, Le Général Mangin, fort d’une expérience militaire en Afrique (Mission Congo-Nil, conquête du Maroc), rassemble ses articles et ses discours dans un ouvrage intitulé La Force Noire.  Il y développe son projet : faire de l’Afrique noire le réservoir de la puissance française.

Mangin développe deux thèmes principaux. La force militaire reposant pour lui d’avantage sur la supériorité numérique que sur la technologie, Mangin compte sur les populations coloniales françaises pour faire contrepoids à la vigoureuse croissance démographique allemande. Pour lui, l’Afrique noire constitue une réserve quasi inépuisable d’hommes. Selon ses estimations, à elle seule la région de l’Afrique Occidentale Française (AOF) peut aisément fournir au minimum 10 000 volontaires par an.

De plus, pour lui, les Africains sont des « soldats nés », les hommes noirs ont une vocation naturelle au métier d’armes. Mangin évoque des arguments d’ordre culturel et racial. Les Noirs seraient dotés d’un système nerveux beaucoup moins développé que celui du blanc faisant de l’homme noir un grand guerrier sans peur.

La réalité est évidemment tout autre. Outre les fondements plus que discutables des notions racistes concernant les traits guerriers et neurologiques propres aux hommes noirs, les hypothèses démographiques de Mangin se révèlent fausses. En fait à l’exception de quelques régions, l’AOF n’est guère populeuse.

Jusqu’au conflit de 1914-1918 les tirailleurs sénégalais constituent essentiellement une formation mercenaire. La première guerre mondiale accélère le processus. Le recrutement en temps de guerre s’effectue par le biais de méthodes coercitives rappelant l’époque de la traite des esclaves.

EFFECTIF MILITAIRE AFRICAIN ENTRE 1820 ET 1914

1820-1857

1862-1895

1900-1914

1998

20 799

83 085

Source : Maurice Abadie, La défense des colonies (Paris, Lavauzelle, 1937) cité dans Myron J. Echenberg, Les tirailleurs sénégalais en Afrique occidentale française, 1857-1960, Khartala, 2009

 

L’ENROLEMENT DES TIRAILLEURS SENEGALAIS

L’Appel à l’Afrique commence réellement dans les premières semaines d’août 1914, mais les populations opposent rapidement des résistances. Dès 1915, des révoltes éclatent comme dans le Bélédougou (Mali), dans l’Ouest Volta (Burkina Faso) ou au nord du Dahomey (Bénin). Des insurrections ont lieu jusqu’au printemps 1917. C’est la réquisition qui est utilisée pour constituer l’armée coloniale et qui engendre une résistance des africains. Les administrateurs coloniaux fixent des quotas aux chefs de cantons qui répercutent auprès des chefs de villages.

Le Gouverneur Général de l’Afrique Occidentale Française, Joost Van Vollenhoven alerte l’autorité française dans un rapport au Ministre Maginot le 20 juillet 1917 « Pour tirer de ce pays encore quelques milliers d’hommes, on le mettra à feu et à sang et on le ruinera ». Mais dès janvier 1918, un nouvel appel à l’Afrique est lancé. Blaise Diagne, député du Sénégal, en a la charge. Alors devenu commissaire général aux troupes noires avec rang de sous-secrétaire d’État aux colonies, il organise le recrutement militaire en AOF. Entre février et août 1918, il sillonne l’Afrique de Dakar à Bamako pour convaincre les cadres de la société africaine. Il promet des médailles militaires, une bonne solde, un certificat de bien manger, un habillement neuf et surtout la citoyenneté française une fois la guerre finie. Les primes de recrutement sont fortement augmentées. Sur l’année 1918, il réussit à mobiliser 63 000 soldats en Afrique Occidentale Française (AOF) et 14 000 en Afrique Equatoriale Française (AEF).

En quatre ans, ce sont donc plus de 160 000 hommes qui sont recrutés pour contribuer à l’effort de guerre sur le continent européen.

RécapitulatiF des recrutements de la guerre de 1914-1918 en AOF

Population

Recrutements

Total

% de la population

1914-1915

1916

1917

1918

12 351 485

31 768

53 535

12 182

63 276

161 361

1,3

Source : Marc Michel, Les Africains et la Grande Guerre, l’Appel à l’Afrique (1914-1918), Khartala, 2003.

 

L’UTILISATION DES TIRAILEURS PENDANT LES COMBATS

Au total, dix bataillons de tirailleurs combattent en France en 1914 soit environ 5 300 hommes. A peine débarqués dans les ports français, les hommes sont envoyés au front sans entrainement, sans préparation, sans parler français. Les premiers combats sont ravageurs.  Près d’un homme sur 3, tombe, tué, disparu ou blessé. En février 1915, sans plus d’entrainement, les troupes noires sont envoyées en renfort dans l’opération des Dardanelles. L’armée française qui s’enlise face aux lignes turques demande de plus en plus de soldats noirs. Début octobre 1915, le Corps Expéditionnaire d’Orient comprend 2/3 de troupes de « couleur ». Les pertes sont énormes et le maintien de ses troupes pendant l’hiver constitue une épreuve supplémentaire. Cet épisode oblige le commandement à organiser un « hivernage » des troupes noires.

C’est à partir de 1916, que le commandement emploie de façon beaucoup plus importante les contingents noirs. Cette année-là, les tirailleurs sont engagés sur le front de la Somme et sur celui de Verdun. Au mois de juillet, deux bataillons participent aux tentatives de conquête de positions allemandes d’Assevillers. Les pertes sont effroyables, plus d’un tiers du 71ème BTS est mis hors de combat (morts, disparus, blessés), le 28ème BTS, perd un cinquième de ses effectifs. Ces faits de guerre se multiplient sur le front de la Somme comme sur celui de Verdun.

1917, est une année terrible pour les Noirs sur le font français, c’est l’année du sacrifice des Sénégalais au Chemin des Dames, celle qui vaut à Mangin le qualificatif de « boucher des Noirs ». L’idée est bien de recourir au maximum à l’effort colonial pour économiser les forces de la métropole. Ils participent à la bataille du Chemin des Dames en avril 1917 au cours de laquelle ils perdent plus de 7 000 hommes sur 16 500 engagés, soit le quart de leurs pertes totales au cours de la guerre.

1918 est l’année la plus sombre de la guerre pour les Sénégalais appelés à défendre la « Mère Patrie ». Ils s’illustrent pendant la défense de Reims. Au départ conçu comme une simple diversion, l’offensive devient une bataille importante. Les soldats noirs des Bataillons des Tirailleurs Sénégalais se battent pendant ces journées de juillet 1918, de façon héroïque. Face aux gaz et aux assauts allemands, le bilan est tragique, certains BTS perdent jusqu’à  75 % de leurs hommes.

CONCLUSION

Entre 1914 et 1918, plus de 160 000 tirailleurs sénégalais, essentiellement de l’AOF sont recrutés et déplacés pour se battre pour la « Mère Patrie » et participer de leur sang à l’effort de guerre. C’est peu comparé au 42 millions de déportés des différentes traites négrières mais sur un délai de 4 ans, c’est une « traite » massive.

Les « récompenses » promises sont dérisoires et scandaleuses au vu du prix payé par ces hommes. En 1998 seulement, on prévoit de donner la légion d’honneur, au dernier tirailleur sénégalais encore vivant : Abdoulaye N'DIAYE. Engagé dès le début de la guerre, Abdoulaye participe aux combats en Belgique, à l'expédition des Dardanelles en 1915, aux combats de la Somme en 1916. Il termine la guerre à Verdun en 1918. Il ne touche ses premières pensions qu’en 1949 ; une pension d’ancien combattant et une pension d’invalidité. A cette époque son petit-fils, lui aussi tirailleur, se bat pour la France en Indochine.  

En 1998, le montant mensuel de ces deux pensions qui a été gelé par le gouvernement français à partir de l'indépendance du Sénégal en 1961 est dérisoire : 340,21 francs français (45€). Abdoulaye est mort le 10 novembre 1998, la veille de la cérémonie de remise de sa médaille qu’il obtiendra à titre posthume.

Mathilde Roux

Le déplacement des africains sur le front européen, deuxième transfert de masse après la traite négrière.

Voir les commentaires

Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #anti militarisme, #colonialisme

Repost 0

Publié le 18 Juin 2017

A peine élu, le huitième Président de la Cinquième République a revêtu à la hâte les habits de César, si plaisants à ses yeux, mais si lourds à porter. Elevé chez les jésuites et nourri de la Doctrine sociale de l’Eglise par son mentor, Henri Hermand, ancien éditorialiste de la revue La Quinzaine du groupe La Vie catholique, il considère que le catholicisme lui a permis d’acquérir « une discipline de l’esprit ». Cette affirmation explique sa présence passée au comité de rédaction de la revue Esprit comme son amour passionné de l’ordre. Il se repaît de sa qualité de chef des armées.

Il s’est également montré peu attaché à la liberté de la presse, comme l’a montré récemment  la déclaration de 11 sociétés de journalistes. Enfin, lors du deuxième Conseil de défense, qui s’est tenu le 24 mai dernier, il a annoncé son intention de prolonger à nouveau, jusqu’en novembre 2017, l’état d’urgence. Institué par la loi d’exception du 3 avril 1955, durant la guerre d’indépendance de l’Algérie, celui-ci a pour objet de limiter les libertés publiques et individuelles, en l’absence de contrôle du juge judiciaire, « soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’évènements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ». Parce que ces conditions ne sont plus réunies depuis longtemps, le Président de la République envisage de faire voter une nouvelle loi antiterroriste qui pérenniserait celle de 1955 en toutes ses dispositions.

Les projets du Président de la République risquent d’être contrariés. Dans une décision du 9 juin 2017 (CC, 9 juin 2017, n° 2017-635 QPC), saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité par le Conseil d’Etat, qui avait d’ailleurs publiquement indiqué que l’état d’urgence ne pouvait être indéfiniment reconduit, le Conseil constitutionnel vient de déclarer contraires à la Constitution du 4 octobre 1958 les dispositions du 3° de l’article 5 de la loi du 3 avril 1955 donnant au Préfet le pouvoir d’« interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics ». Conformément aux moyens des requérants, une association et une personne ayant fait l’objet d’une assignation à résidence, il a estimé que le législateur, s’il est fondé à prévoir un état d’urgence, doit néanmoins « assurer la conciliation entre, d’une part, la prévention des atteintes à l’ordre public et, d’autre part, le respect des droits et libertés reconnus à tous ceux qui résident sur le territoire de la République » notamment « la liberté d’aller et venir, composante de la liberté personnelle protégée par les articles 2 et 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 » ainsi que « le droit de mener une vie familiale normale qui résulte du dixième alinéa du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 » repris par celle de 1958.

Or, en l’espèce, l’entrave à « l’action des pouvoirs publics », une notion excessivement large, ne saurait être assimilée à une « atteinte à l’ordre public », seule de nature à justifier, selon le Conseil constitutionnel, des mesures particulières. Celui-ci a donc déclaré contraires à la Constitution de 1958, les dispositions du 3° de l’article 5 de la loi du 3 avril 1955 et fixé au 15 juillet 2017 le terme du court délai imparti aux pouvoirs exécutif et législatif pour procéder à leur abrogation. Dans ces conditions, parmi les quelque quatre cents assignations à résidence prononcées depuis le 15 novembre 2015, celles l’ayant été pour ce motif devraient être levées.

Toutefois, les quatre mille perquisitions administratives, y compris de nuit, les 426 gardes à vue et les 430 interdictions de sorties du territoire recensées depuis le 15 novembre 2015 demeurent autant d’atteintes irrévocables aux libertés individuelles constituées par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789. La loi sur l’état d’urgence a également servi à empêcher la manifestation de rue de la Libre Pensée prévue le 5 décembre 2015 pour célébrer la loi concernant la Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905 ou à tenter d’interdire un puissant défilé syndical contre la loi El Khomri au printemps 2016. La Libre Pensée a pu néanmoins imposer la réunion publique du gymnase Japy, qui fut un immense succès.

La Fédération nationale de la Libre Pensée exige, pour garantir notamment la totale liberté de conscience :

La levée immédiate de l’état d’urgence !
L'abrogation sans délai, des lois d'exception !

 

Paris, le 14 juin2017

Etat d’urgence : Le Conseil constitutionnel introduit un caillou dans le soulier d’Emmanuel Macron

Voir les commentaires

Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #liberté

Repost 0

Publié le 11 Juin 2017

Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #humour

Repost 0

Publié le 11 Juin 2017

La déclaration de la Grande Mosquée de Paris sur l’Islam en France :

Une pierre dans le jardin des nostalgiques du colonialisme et du racisme !

 

Une fois n’est pas coutume, il convient de saluer la prise de position de Dalil Boubakeur, recteur de la  Grande Mosquée de Paris, qui a rendu publiques deux déclarations sur l’Islam en France et sur la place des femmes dans l’Islam.

 

Tout d’abord, la Mosquée de Paris rompt les amarres avec l’offensive des gouvernements précédents, quelles que soient leurs couleurs politiques de droite comme de gauche : elle se revendique de l’Islam EN France et non de l’Islam DE France.  S’appuyant sur toute la tradition du mouvement national algérien, elle réclame la stricte application de la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905.

 

L’Islam DE France, c’est le concordat agrémenté du statut colonial de l’Indigénat. La religion n’a pas à être tricolore et gouvernementale. L’Islam EN France, c’est l’application de la laïcité qui sépare le religieux du civil.

 

La Mosquée de Paris « condamne la tendance actuelle à vouloir désigner des autorités de tutelle, n'étant pas de confession musulmane, aux fins d'encadrer avec paternalisme l'expression du fait religieux musulman dans la société française : ceci, au mépris de la liberté religieuse et de la séparation des Eglises et de l'État. » On ne saurait mieux dire.

 

  • 14. La France n'est pas une terre d’Islam : elle est une terre où coexistent plusieurs religions dont l'Islam, ainsi que des habitants qui sont athées ou agnostiques. Dans ce contexte, tout musulman doit évidemment respecter les valeurs et les lois de la République française. Par exemple, puisque le blasphème et la caricature religieuse sont autorisés par la loi française, l'on peut s'en déclarer blessé ou offensé, mais il ne faut ni exiger leur interdiction ni réagir par la violence. Plus largement, bien évidemment, nul musulman n'a le droit d'exiger que la France modifie ses valeurs et ses lois pour convenir à sa propre foi, tout comme nul chrétien, nul juif, nul athée, nul agnostique, n'en a le droit.

 

  1. . Au sens de la loi de 1905, la laïcité est un principe de neutralité de l'État, de l'administration, des services publics, et des fonctionnaires, en ce qui concerne les religions et la spiritualité. En d'autres termes, la République française ne finance aucun culte, n'accepte aucune demande formulée au nom d'un culte, ne favorise aucun culte, ne pratique pas d'ingérence dans la vie d'un culte, et se contente de donner aux communautés religieuses les mêmes droits et les mêmes devoirs qu'à toute association d'habitants du pays, qu'elle soit cultuelle ou pas.  (A ceci près que la République ne reconnaît que les citoyens et non les communautés - Note de la Libre Pensée). Sa définition ainsi rappelée, l'existence du fait religieux musulman dans la société française est compatible avec la laïcité.

 

16. La laïcité n'est pas un principe d'intolérance envers la manifestation du fait religieux dans l'espace public. Celles et ceux qui veulent la redéfinir ainsi se fourvoient et méconnaissent gravement la loi de 1905. » Là aussi, c’est parfaitement juste en regard d’une conception de liberté de la laïcité.

 

A propos du créationnisme,  de la femme et du planning familial

 

Cette déclaration aborde aussi d’autres problèmes : « 10. Allah a créé l'Humanité. Il n'y a nulle contradiction entre la création de l'Humanité selon le saint Coran, qui révèle métaphoriquement qu'Adam a été façonné à partir de la terre, et les théories scientifiques actuelles les plus avancées, selon lesquelles l'Humanité a été façonnée au fil de l'évolution successive d'espèces terrestres.

 

11. Allah a créé l'humanité en la voulant fraternelle. Tout musulman doit donc militer en toutes circonstances pour la paix et contre la guerre, pour la fraternité et contre le racisme, pour les paroles de concorde et contre les paroles de haine. » On aurait « souhaité » une telle déclaration contre le créationnisme de la part du Vatican. Et c’est totalement contraire à la déclaration de Benoit XVI à Ratisbonne sur les rapports entre religions.

 

La question de la place de la femme et de la contraception est aussi abordée : «3. Il est rappelé que dans l'Islam, toute femme adulte est souveraine sur l'héritage qu'elle reçoit, sur les revenus de son travail, et sur les revenus de son épargne. Nul ne peut décider à sa place de ce qu'elle en fait, pas même le cas échéant son époux.

 

7. Il est rappelé que rien dans l'Islam n'interdit l'utilisation de contraceptifs. De même, rien dans l'Islam n'interdit l'interruption volontaire de grossesse ; en particulier lorsque la vie de la femme enceinte est en danger. Il est toutefois préférable d'éviter d'en arriver à l'interruption de grossesse. C'est ce que permet d'ailleurs l'utilisation de contraceptifs. » On est décidément bien loin d’Humanae vitae de Paul VI et de la prière israélite sur le remerciement de n’être point une femme.

 

Qui est intrinsèquement pervers

et contraire à la laïcité et à la démocratie ?

 

Les temps vont être très durs pour tous les xénophobes, de droite comme de gauche, qui ratiocinent à qui mieux mieux sur l’incompatibilité entre l’Islam et la modernité, contrairement aux autres religions monothéistes. Ce qui permet aux différents impérialismes de bombarder les peuples et les pays réputés à dominante musulmane.

 

La pierre lancée par la Grande Mosquée de Paris va ramener le catholicisme à l’époque du Moyen-âge. Il faut dire qu’il ne l’a jamais vraiment quitté. Les partisans des valeurs de l’Occident chrétien vont prendre un sacré coup de vieux. C’est ce qui explique sans doute le relatif silence médiatique sur ces déclarations de la Grande Mosquée de Paris.  Cela ne va pas dans le sens de la pensée unique distillée tous les jours par les thuriféraires de l’Occident chrétien.

 

Qui s’en plaindrait pour la laïcité

et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ?

 

Paris, le 8 juin 2017

Une pierre dans le jardin des nostalgiques  du colonialisme et du racisme !

Voir les commentaires

Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #isl, #laïcité

Repost 0

Publié le 5 Juin 2017

Aujourd’hui, tout le monde se réclame du féminisme y compris les forces les plus réactionnaires. Pour l’Eglise, dans l’encyclique mulieris dignitate, il s’agit de coller aux revendications féministes sans remettre en cause l’essentiel ; les hommes et les femmes sont déterminés par leur sexe et se réalisent dans des rôles différents. La femme étant prédestinée au don de soi.  Chez les musulmans, là aussi, un discours inégalitaire est présenté comme féministe : les interdits et les obligations imposées aux femmes seraient des moyens de les protéger.

Quand on se penche sur les textes des religions du livre, les choses sont encore plus explicites ; les femmes sont des tentatrices, des êtres inférieurs, moins sensibles aux choses religieuses, moins intelligentes et surtout elles sont assignées à résidence pour s’occuper de l’intérieur pendant que les hommes s’approprient l’extérieur et la société entière. Il s’agit pour l’essentiel de contrôler leur corps, leur conscience et par la même, de garantir la propriété et la descendance. Un véritable contrôle social s’exerce alors sur les femmes, comme propriété des hommes. L’adultère est par exemple plus facilement pardonné pour ces messieurs quand les femmes seront rejetées, recluses, parfois punies par la mort.

Fort heureusement, l’idée de l’égalité des sexes progresse depuis au moins le siècle des lumières, pour autant, même en occident ceux qui s’en réclament cachent parfois un vieux fond d’inégalitarisme.

Comment ne pas faire un bond quand on entend des politiques comme Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen se poser en féministe ?

 

Progrès ou stigmatisation d’une partie de la population.

Il s’agit en fait pour ces nouveaux « féministes » de prétexter ce combat pour mieux alimenter leur fonds de commerce à savoir la lutte de l’occident chrétien contre la prétendue invasion arabo musulmane. Les femmes musulmanes deviennent un enjeu. Et ces nouveaux « laïques », « féministes » se réclament du progrès pour mieux stigmatiser une partie de la population. Dans le même temps, les mêmes, ferment des centres d’accueil pour femmes en détresse, coupent des subventions aux associations d’aide aux femmes, prônent la limitation voire l’interdiction du droit à l’IVG et réduisent le combat pour l’égalité à une question de tenue religieuse.

Les différents débats des années passées ont révélé ce qui se cachait derrière ces discours ; Babyloup, la burka, le burkini… A chaque fois, l’obsession du voile l’emporte sur tout… Mieux vaut licencier une salarié d’une crèche privée qui porte le voile plutôt que de se battre pour que des crèches publiques ouvrent massivement. Des femmes sortent dans la rue en burka… mieux vaut les interdire et les renvoyer chez elles. Des femmes se baignent à la plage en burkini, même chose.

A chaque fois, on nous affirme que la laïcité est menacée. A quel moment la séparation des religions et de l’Etat a été remise en cause ? Parle-t-on d’élus ou de fonctionnaires dans l’exercice de leur fonction ?

Pourquoi ces mêmes « féministes » ne se sont jamais offusquées de la présence de bonnes sœurs en tenue dans différents lieux de la société (plage, hôpitaux parfois…) ? Pourquoi ces laïques focalisent seulement sur les tenues des femmes musulmanes et pas des hommes ?

Pourquoi, cet été, de l’extrême droite à la gauche (Valls par exemple) tout le monde s’est offusqué par quelques burkinis mais personne n’a réagi quand une haute fonctionnaire de l’état accompagnant François Hollande en délégation auprès du pape a dû porter la mantille[1] ?

Il en est du féminisme comme de la laïcité, beaucoup s’en réclament sans chercher à réellement faire progresser les choses ? Que ces femmes portent ces tenues d’elles-mêmes ou que ce soit imposé par un homme, une famille ou un groupe religieux, c’est déjà un élément de défaite pour les obscurantistes si celles-ci se baignent en public, travaillent, gagnent leur salaire, se mettent au contact de la société.

Il ne suffit pas de faire des grands discours « progressistes », l’émancipation des individus passent d’abord et avant tout par l’instruction et l’émancipation sociale. Gagner son salaire, pouvoir s’émanciper économiquement, pouvoir quitter son foyer, divorcer, reprendre ses études, bénéficier d’une protection sociale, de lois qui donnent à chaque individu le droit de disposer de son corps et de sa conscience, voilà autant d’éléments qui permettent aux individus homme ou femme de s’émanciper. Pour contredire Valls, Marianne n’est pas libre parce qu’elle peut sortir un sein, elle est libre car elle a conquis des lois et des droits… et par ailleurs Marianne n’a pas encore obtenue l’égalité notamment l’égalité salariale. Pire les différentes contre-réformes sur les retraites, la précarisation des contrats de travail ou la loi travail vont amplifier les inégalités hommes femmes en fragilisant d’autant plus ces dernières.

 

Le féminisme bourgeois.

Ainsi selon Valls et les polémiqueurs du burkini, être en bikini serait un symbole de la liberté des femmes en occident ? Ah ? Le fait que les occidentaux hommes ou femme cachent une partie de leur nudité, n’est-ce pas la preuve que nos sociétés ne se sont pas encore complètement dégagées des discours religieux sur le corps ? La liberté consisterait plutôt à ce que chaque individu homme ou femme ne se fasse pas imposer sa façon d’être ou de se vêtir. Hormis les écoles publiques, les mairies, et ce qui relève de la laïcité on ne peut interdire de tenue religieuse ou imposer une tenue de baignade officielle sur les plages… Dans les piscines municipales, c’est pour des raisons d’hygiène que les règlements imposent la réduction de la surface en tissu.

Ces pseudos progressistes ont une logique étonnante et pleine de contradictions. Prenons l’exemple d’Elisabeth Badinter, féministe reconnue et adulée par certains, soutien de Valls dans la dernière période. Celui-ci se réclamant par ailleurs d’elle et de caroline Fourrest lors du deuxième débat des primaires de la gauche.

Suite à l’affaire babyloup, Badinter réclame que le voile soit interdit dans les lieux d’accueil de la petite enfance sans faire de distinction entre les services publics et privés. N’est-ce pas une remise en cause du principe de laïcité ou du moins une confusion des genres ? Faut-il, du coup, interdire les signes religieux dans toutes les écoles privées ? Ou alors ne faudrait-il pas demander l’ouverture de plus de crèches publiques et l’arrêt des subventions de la République aux établissements privés ? Au même moment, en mars 2013, cette philosophe et femme d’affaire mettait sur le même plan terrorisme et voile en affirmant "D’un côté, on commémore les victimes de Mohamed Merah et on veut combattre l’islamisme radical et de l’autre on laisse faire l’entrisme de ces islamistes dans des crèches de quartier. Il faut absolument réagir très vite[2]."

En 2003 déjà, elle déclarait « depuis longtemps, dans la société française de souche, que ce soit le judaïsme ou le catholicisme, on ne peut pas dire qu’il y ait une oppression des femmes[3] » niant ainsi l’immensité des problèmes de sexisme qui touchent les femmes y compris en occident : salaires, violences, préjugés… Son féminisme est-il progressiste s’il participe de ce genre de confusion hallucinante ?

Pire au nom d’un certain communautarisme féminin elle en arrive à une prise de position des plus déconcertantes. En février 2017, Badinter, interrogée sur France inter au sujet de la possible victoire de Marine Le Pen aux présidentielles, rappelle son engagement contre le FN, sa démystification du féminisme version Marine Le Pen mais déclare tout de même « C'est peut-être une victoire du féminisme, c'est pas une victoire de la démocratie.[4] »

Comment dissocier féminisme et démocratie ? Marine Le Pen anti-IVG, anti-contraception, représentante de la réaction pourrait tout de même faire avancer la cause « féministe » si elle est élue, pour la simple et bonne raison que c’est une femme ?

Il y aurait une communauté des femmes qui aurait tout de même quelque chose à gagner si Marine le Pen accédait au pouvoir, sachant que sa conception politique s’oppose en tout point à l’égalité des droits entre les hommes et les femmes ?

 

Le féminisme tant qu’il n’entrave pas les affaires…

En avril 2016, Badinter soutenait Laurence Rossignol dans sa campagne de boycott des marques qui vendaient des foulards en France. Voici un extrait d’une interview du Monde[5] « Interrogée sur ces marques qui, comme H&M et Dolce & Gabbana, lancent des articles de mode islamique, la ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, Laurence Rossignol a fait un parallèle entre les femmes voilées et les esclaves noirs américains. Une comparaison fautive ? [Bandinter répond] :

La ministre a eu un mot malheureux en parlant de «  nègres  », mais elle a parfaitement raison sur le fond. Je pense même que les femmes doivent appeler au boycott de ces enseignes. »

Badinter prend là une position logique vis-à-vis d’elle-même, seulement cette logique s’arrête là où commencent ces intérêts personnels.

Quand des femmes engagées politiquement, des écologistes pour la plupart, prendront la parole pour dénoncer les agressions qu’elles ont subies de la part de Denis Baupin, Badinter concèdera que celles-ci sont « dignes et impressionnantes » mais s’empressera de rajouter au sujet de la polémique contre Baupin qu’elle « ne supporte pas les chasses à courre, les effets de meute ». La légitime dénonciation du machisme voire des agressions sexuelles en politique se réduirait à une chasse à courre contre ce pauvre Baupin ? Celle-ci d’affirmer plus loin que la mentalité des hommes a changé (et elle revient à sa grande passion) mais « n'a malheureusement pas eu lieu dans la communauté musulmane[6] ». On défend ses alliés politiques et on s’en prend toujours aux mêmes.

Libres penseurs nous pensons, nous aussi que les religions monothéistes dont l’islam sont réactionnaires et sexistes. Badinter est virulente contre l’islam mais oublie les autres grandes religions. Pour autant, quand il s’agit d’argent, même son combat contre l’islam, devient fluctuant.

Voici de larges extraits d’un article de LCI[7] qui soulève les contradictions de Badinter lors de la campagne de boycott précédemment citée : « si cet entretien, dans la lignée de la pensée développée par la philosophe, n’a rien de surprenant en soi, il l’est davantage lorsqu’on le confronte à la récente mission confiée à Publicis, entreprise fondée par son père, le célèbre publicitaire Marcel Bleustein-Blanchet. Une agence de communication dont Elisabeth Badinter est aujourd’hui première actionnaire et présidente du conseil de surveillance. L’une de ses filiales, Mediavision, embauche par ailleurs ses deux fils, Simon et Benjamin Badinter. Cette nouvelle mission, c’est le magazine Challenges qui la révèle au début du mois d’avril. Une information plutôt passée inaperçue, selon laquelle Publicis serait désormais en charge d’assurer une partie de la communication… de l’Arabie Saoudite. Ce lien, pour le moins inattendu, avec un pays qui n’a accordé le droit de vote aux femmes qu’en 2011, a de quoi interroger.

[…] nous finissons par être mis en contact avec Roman Abreu. Directeur chez Publicis des affaires publiques, de la communication financière et de la gestion de crise, il est l’interlocuteur privilégié de l’ambassadeur saoudien en France, Dr Khalid Al-Ankari. "Mon rôle est de gérer les relations presse de l’Arabie Saoudite en France, d’assurer sa communication sur les réseaux sociaux et de mettre en contact ses représentants avec diverses personnalités publiques", nous détaille-t-il. "[…] Et l’intellectuelle en question, qu’en pense-t-elle ? Son amie éditrice Micheline Amar, chargée de répondre à sa place aux sollicitations des journalistes, précise d’emblée "qu’elle n’accepte aucune demande d’interview", "pas même celle de Delahousse". L’interview donnée au Monde ? "Elle était prévue il y a longtemps", nous rétorque-t-on. Et au sujet de cette nouvelle mission qui incombe à Publicis, nous recevons une réponse aussi énigmatique que laconique : "Elle ne mélange pas les genres. "

Et pourtant. Ce n’est guère la première fois que les positions de la philosophe et ses obligations de femme d’affaire entrent en conflit. Plusieurs spots publicitaires produits par Publicis, par le passé ont pu avoir une teneur jugée profondément sexiste. Citons, pêle-mêle, cet homme qui, souhaitant changer de vie, troque sa copine contre une fille en bikini mais garde sa Clio. Ou encore ce petit garçon malade qui attend "le bon geste d’une maman" grâce à la pommade Vaporub. Mise face à ses contradictions par le site d’information Rue89 en 2010, Elisabeth Badinter ne s’était, une nouvelle fois, fendue d’aucun commentaire. Quarante-septième fortune française, héritière du numéro deux mondial de la publicité, elle préfère se retirer en campagne "pour écrire sur les philosophes des Lumières", selon son attachée de presse. »

Notons enfin à propos de Badinter, la chef d’entreprise, que Publicis fut une des rares entreprises où les syndicats appelèrent à la grève à l’occasion de l’appel du 7 novembre à 16h34[8]. « L’initiative de la newsletter féministe Les Glorieuses, qui visait à dénoncer les inégalités salariales entre hommes et femmes, avait fait écho auprès des salarié(e)s de Publicis. Car au sein de ce grand groupe de communication, dont le conseil de surveillance est présidé par la philosophe et féministe notoire Elisabeth Badinter, l’égalité professionnelle semble encore demeurer, comme souvent ailleurs, un vœu pieux. C’est en tout cas le constat des représentants du personnel. A la mi-octobre, ils ont rédigé une lettre ouverte à l’intention d'Elisabeth Badinter. "Allaitement, laïcité, parité, etc. La cause des femmes semble vous préoccuper à chaque instant, mais quand oserez-vous enfin balayer devant votre porte ?" demandent-ils ainsi à la présidente du conseil de surveillance. (…) "Comment se fait-il que les femmes de Publicis soient toujours moins bien payées que les hommes ? Pourquoi leur turn-over est-il beaucoup plus élevé que celui des hommes, et pourquoi quittent-elles Publicis passé 40 ans car elles subissent toujours le plafond de verre ?".

 

Le féminisme, c’est-à-dire la lutte pour l’égalité totale des droits entre hommes et femmes, suppose de nombreux combats : démonter les préjugés sexistes,  combattre les crimes et les atteintes faites aux femmes mais aussi et surtout cela suppose des batailles concrètes, loin des grands discours et des belles théories des féministes bourgeoises.

 

Plusieurs questions se posent alors aux progressistes et aux libres penseurs : Tous ceux et toutes celles qui se revendiquent du féministe sont-elles ou sont-ils réellement égalitaristes et progressistes ?

Le combat féministe est-il un combat des femmes contre les hommes ou un combat des progressistes (hommes et femmes) contre les réactionnaires (hommes ou femmes) ?

A ces féministes qui se préoccupent du sort des femmes du moyen orient ? Avez-vous manifesté contre les interventions militaires occidentales qui ont aggravé leur situation ?

Autre question, peut-on être féministe et soutenir des gouvernements qui ferment des lits d’hôpitaux, des maternités, baissent les subventions aux associations d’aide aux femmes ? Peut-on défendre l’égalité des sexes au Moyen Orient sans se battre contre les théocraties soutenues par l’occident, sans se battre contre les guerres imposées aux peuples ?

Peut-on être féministe sans s’inscrire dans la lutte des classes et réclamer avec les syndicats, l’égalité salariale, le respect des contrats de travail, des conventions collectives, l’abrogation de la loi El Khomry ? On sait que les femmes sont plus touchées que les hommes par la précarisation des contrats de travail… Le capitalisme s’appuie sur le sexisme et le renforce. L’Egalité peut-elle exister dans un monde qui refuse à l’immense majorité d’avoir un vrai travail, un vrai salaire, un logement décent ou l’accès à une véritable instruction ?

Le féminisme peut-il ne combattre qu’une seule religion en oubliant toutes les autres ?

L’égalité des sexes et l’émancipation du genre humain ne peut pas se laisser abuser par des sauveurs suprêmes, des guides, qui lancent des mots d’ordre creux, et des grandes analyses coupées de la lutte concrète.

 

Hansi Brémond

 

 

 

 

 

[1] http://www.huffingtonpost.fr/2016/08/20/conseillere-elysee-hollande-voile-pape_n_11635698.html?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001

[2] http://www.elle.fr/Societe/Interviews/Elisabeth-Badinter-Il-faut-d-urgence-une-loi-sur-le-voile-pour-la-petite-enfance-2408590

[3] Élisabeth Badinter, La victimisation est aujourd’hui un outil politique et idéologique, Propos recueillis par Véronique Helft-Malz et Paule-Henriette Lévy, L’Arche no 549-550, Novembre-Décembre 2003.

[4] http://www.lci.fr/societe/pour-elisabeth-badinter-l-election-de-marine-le-pen-serait-peut-etre-une-victoire-du-feminisme-pas-de-la-democratie-2025031.html

[5] http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/04/02/elisabeth-badinter-une-partie-de-la-gauche-a-baisse-la-garde-devant-le-communautarisme_4894360_3232.html

[6] http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2016/06/11/Elisabeth-Badinter-On-a-laisse-les-predicateurs-s-emparer-de-quartiers-2746700

[7] http://www.lci.fr/societe/lutter-contre-le-voile-et-etre-chargee-de-la-com-de-larabie-saoudite-le-troublant-melange-des-genres-delisabeth-badinter-1507607.html

[8] http://www.lci.fr/societe/des-syndicats-denoncent-les-inegalites-de-salaires-hommes-femmes-dans-l-entreprise-de-la-feministe-elisabeth-badinter-2013172.html

Féminisme ou féminismes ? ou le féminisme bourgeois et à géométrie variable d'Elisabeth Badinter et d'autres...

Voir les commentaires

Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #Egalité

Repost 0