Publié le 24 Mai 2015

Bonjour à vous, Mesdames, Messieurs, chers membres de la Ligue des Droits de l’Homme,

Au nom du Maire du Mans, Jean-Claude Boulard, qui m’a demandé de le représenter ici ce matin, je vous souhaite la bienvenue pour ce deuxième jour et je vous remercie d’avoir choisi Le Mans pour votre 88ème Congrès annuel de la Ligue des droits de l’homme.

Nous sommes toujours heureux d’accueillir des congrès dans notre ville, mais je dois avouer qu’en tant qu’adjointe au Maire déléguée à l’égalité et la lutte contre les discriminations, je suis particulièrement heureuse que se tienne au Mans cette année celui de la Ligue des Droits de l’homme.

C’est dans les droits de l’homme que se croisent toutes les luttes contre les discriminations, la Ligue des droits de l’homme est au carrefour, et au coeur des combats pour l’égalité.

La Ligue des Droits de l’homme a une longue histoire sarthoise et mancelle. En témoignent les nombreuses rues de la ville du Mans portant les noms de ligueurs.

Le premier communiqué de presse faisant état d’une LDH au Mans date de l’an 1900, Messieurs Cottereaux et Mercier l’ont partagé avec nous et je les en remercie, ce communiqué mentionne une « lutte contre le cléricalisme, le nationalisme, pour la séparation de l’Eglise et de l’Etat. » La création de la LDH au Mans a été fortement appuyée alors par Louis Crétois, président de la Libre Pensée – et je salue les camarades libre-penseurs notamment bien sûr ceux du groupe Louis Crétois présents dans la salle.

Je le souligne, car elles ne sont pas si nombreuses, par les temps qui courent, les organisations qui affirment leur combat contre le cléricalisme, les cléricalismes, la doctrine sociale de l’Eglise, et encore 100 ans après pour la défense de la laïcité de l’Etat telle que définie par la loi de 1905 et son article 2 : L’Etat ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte.
La liberté de conscience, de croire ou de ne pas croire, de pratiquer ou de ne pas pratiquer, sans être inquiété pour cela.

Au Mans, en Sarthe, la Ligue des Droits de l’homme tient un rôle majeur dans le débat public mais aussi dans la défense concrète des individus.
Tant de droits ont été défendus et sont encore défendus par la Ligue des Droits de l’homme. Notre histoire lui doit tant de choses…

Et tant de droits restent à conquérir ! Tant de fois nous avons besoin de faire appel à la Ligue des Droits de l’Homme pour les rappeler et les défendre.

Dans le monde, le droit de ne pas être condamné à mort, et je pense bien sûr à Georges Ibrahim Abdallah, à Mumia Abu Jamal, à Asia Bibi… et à tant d’autres. Le droit d’affirmer en France qu’on ne tue pas au nom de la République française, ce qui passera, nous y croyons, vous nous le direz après votre résolution de l’après-midi, par la réhabilitation des fusillés pour l’exemple !
Guerre à la guerre !
Guerre à la guerre aussi en Palestine, où la paix passera par le droit des peuples à l’autodétermination.

Le droit de ne pas mourir noyé parce que l’on essayait simplement de rejoindre l’Europe. Comme s’il y avait une fraternité sous conditions ! Comme si une nationalité était supérieure à une autre, apte à décréter qui doit vivre ou mourir !
Et j’ajoute à ces droits, à dessein : le droit d’acquérir librement la nationalité française.

Mais aussi, parmi les autres droits à conquérir, restent notamment ceux des personnes transidentitaires, le droit à une fin de vie dans la dignité, et bien évidemment, les droits des femmes qui, s’ils sont acquis sur le plan législatif, n’en demeurent pas moins fragiles.

La Ligue des droits de l’Homme, c’est la ligue des droits de l’Homme, avec une majuscule, des droits humains, des hommes comme des femmes. Le premier Président de la Ligue des droits de l’homme était un sénateur. Cette semaine nous étions avec une délégation du Mans au Sénat, sur invitation de notre Sénateur Maire Jean-Claude Boulard, nous avons assisté à un colloque organisé pour les 70 ans du droit de vote des femmes.
A cette occasion, la première femme sénatrice de France a rappelé ce que demandaient les suffragistes (et non les suffragettes, qui était un terme condescendant et paternaliste) : « Aux hommes tous leurs droits rien de plus, aux femmes tous leurs droits rien de moins. »

Historiquement, Le Mans est une ville qui a été construite par d’anciens esclaves, d’anciens cerfs, récemment libérés. Les valeurs défendues par la Ligue des droits de l’homme font partie de l’identité du Mans, la LDH a contribué à construire cette identité depuis plus d’un siècle.

Mais bien sûr, ici non plus, tout n’est pas acquis.
J’ai hésité jusqu’à la dernière seconde, pour savoir si j’allais vous en parler ou pas…
En parler ça peut être leur faire de la pub, paraît-il.
Mais le taire, c’est un silence complice.

Alors oui, nous accueillons à bras ouverts le congrès de la Ligue des droits de l’homme au Mans, car nous, élus républicains – républicains, au sens étymologique du terme, pas au sens sarkozyste du terme- nous élus républicains, avons besoin de la LDH.

Quand en plein conseil municipal, un élu de la République compare homosexualité et zoophilie,
Quand dans ce même conseil municipal on ose parler « d’élimination massive d’enfants » pour évoquer le droit à l’IVG.
Quand les partis politiques ont tant de mal à mobiliser et à être audibles, la LDH est une boussole indiquant la direction de la Trilogie Républicaine, pour nous marteler pourquoi et pour quoi nous nous engageons.

Et quelle plus belle réponse aux discours de haine que l’organisation ici, au Mans, de votre Congrès ; et la présence ici au Mans de Monsieur Lassana Bathily ?

La France est le pays des droits de l’homme, et Le Mans est une ville de droits de l’homme, Mesdames, Messieurs, vous êtes ici chez vous.

Bonne continuation pour votre congrès.
Salut et fraternité.

Discours de Marlène Schiappa au congrès national de la LDH

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Rédigé par Libre Pensée 72

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Publié le 3 Mai 2015

Nouvelle victoire de la Libre Pensée :
Le Tribunal administratif de Rennes ordonne le déplacement du monument Jean-Paul II et sa croix qui sont sur une place publique de Ploërmel

La Fédération de la Libre Pensée du Morbihan a engagé une action pour la défense de la loi de 1905 de Séparation des Eglises et de l’Etat, qui en son article 28 interdit, à partir de la promulgation de la loi, l’érection de tout emblème religieux dans des emplacements publics.

En effet, le maire de Ploërmel a fait ériger une monumentale statue du pape Jean-Paul II sur une place publique, surmontée d’une croix de 10 m de haut, en violation flagrante de l’article 28 de cette loi. Comme pour la question des crèches chrétiennes, la Libre Pensée a saisi les juridictions administratives pour faire cesser cette violation de la loi.

Le Tribunal a donné raison à la Libre Pensée

Depuis, tout ce que compte la réaction la plus noire et cléricale en Bretagne vitupère contre la Libre Pensée. Ainsi, sur le site Breizatao, on peut lire ceci : « Statue du Pape à Ploërmel : le demi-juif polonais Pierrick Le Guennec et la Libre Pensée (trotskyste) veulent la faire disparaître. »

Sous une photo de notre camarade, cerclé de rouge comme pour désigner une cible pour un tir au fusil, on lit : « Le demi-juif polonais Pierrick Le Guennec, cadre de la Libre Pensée, une organisation trotskyste liée au Grand Orient de France »

Cela pourrait prêter à rire, car ce genre de délire relève plus de la médecine que de la politique. Mais comment ne pas se rappeler que ces gens-là ont indiqué « qu’un vent de liberté a soufflé sur la Bretagne entre 1940 et 1944 », période où la Bretagne, comme le pays tout entier était occupée par les troupes de l’Allemagne nazie. Ce « vent de liberté » a conduit un grand nombre de Breiz Atao à revêtir l’uniforme noir de la Milice de Darnand, pour les uns et l’uniforme vert de gris des Feldgrau pour les autres.

 

Totalitaire et antisémite un jour, totalitaire et antisémite toujours !

Tous ceux qui ont pris position contre les actes, attentats et déclarations antisémites du début de l’année sauront faire de même dans l’affaire de ces menaces de Breizatao et apporteront l’expression de leur solidarité à la Libre Pensée et à son représentant ici clairement désignés.

La Libre Pensée entend, plus que jamais, tout entreprendre pour la défense inconditionnelle de la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat de 1905. C’est pourquoi, elle organise une manifestation nationale laïque, à laquelle elle invite à participer tous les laïques partisans de la défense de la loi de 1905 qui, en instituant la Séparation des Eglises et de l’Etat, garantit notamment la liberté de conscience et d’expression de tous les citoyens.

Le samedi 5 décembre à 15 H

Place de la République à Paris

Pour l’abrogation de la loi Debré !

Pour la défense de la loi de 1905 !

Paris le 3 mai 2015

 

 

Statue du Pape à Ploërmel : Le demi-juif polonais Pierrick Le Guennec et la “Libre Pensée” (trotskiste) veulent la faire disparaître

Le demi-juif polonais Pierrick Le Guennec, cadre de la “Libre Pensée”,

organisation trotskyste liée au Grand Orient de France (breizatao.com)

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Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #laïcité

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