Publié le 23 Septembre 2012

LIBRE PENSÉE                                               Commune de Lombron

Section de Lombron

 

lp cercle 2

 

1792-2012

 220e anniversaire de la République

 

PLANTATION

D'UN ARBRE DELA LIBERTÉ


 

 

 

Samedi 29 Septembre, 11 h

Espace Guitton

Lombron


la-rev10.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #annonces et infos lp 72

Repost 0

Publié le 22 Septembre 2012

Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #annonces et infos lp 72

Repost 0

Publié le 10 Septembre 2012

Le ministre Vincent Peillon vient d’annoncer qu’il avait l’intention de faire dispenser des cours de morale laïque dans les établissements scolaires. Ceci pour apprendre aux élèves à bien se comporter en société.

Il existe une autre solution, bien plus efficace, pour empêcher les actes d’incivilités intolérables dans les établissements publics et dans la société : que les élèves soient suffisamment encadrés par des surveillants et instruits par un nombre suffisant d’enseignants.

Mais pour cela, il faudrait en revenir à une notion républicaine fondamentale : l’École n’est pas un lieu de vie, elle doit transmettre l’instruction. C’est comme cela que l’on peut former de futurs citoyens.

Il faut tourner le dos à la rigueur économique de l’Union européenne

Pour arriver à cette situation satisfaisante pour tous, il y a un impératif incontournable : en finir avec les diktats économiques imposés par les Institutions de l’Union européenne et sa « nouvelle » règle d’or des 0,50% de déficit non dépassables (TSCG) par rapport au PIB.

Au lieu de créer les milliers de postes nécessaires pour cela, le ministre Peillon tente une diversion : la solution serait l’enseignement d’une morale laïque. Comme le dit une certaine publicité : « cela ne coûte pas cher et cela pourrait rapporter gros ».

543686_373518086053137_1467522956_n-650x400.jpg

Il n’y a qu’une morale humaine

Les Églises ont coutume d’expliquer qu’il y aurait une morale transcendante de nature divine, qui fut dictée aux hommes. C’est le Décalogue, les fameux 10 Commandements reçus par Moïse. En l’étudiant, on s’aperçoit que les 3 premiers commandements ne sont pas de l’ordre de la morale, mais sont des dogmes d’obéissance absolue à un dieu. Dieu que l’on doit respecter et ne pas invoquer en vain. Il n’y a rien qui ait à voir avec la morale.

Les 7 autres commandements sont des règles de vie en usage bien avant le Décalogue et qui perdureront bien après. Il ne peut y avoir de société organisée sans respect des siens, du repos, sans bannir le vol, le faux témoignage et le meurtre entre autres. Il n’y a rien dans ces préceptes qui ait une dimension religieuse. Il s’agit du temps de l’Homme.

Comme il n’y a pas de morale « religieuse », il ne peut y avoir, en contrepoint, de morale « laïque ». Il existe dans toutes les civilisations une morale humaine qui varie avec le temps, mais qui repose toujours sur des exigences de vie en commun.

La laïcité, ce sont des institutions, pas une philosophie et encore moins une morale

Certains de droite comme de gauche, entendent, pour des raisons fort éloignées de la laïcité, la mettre à toutes les sauces. Il y aurait ainsi, une spiritualité « laïque », un esprit « laïque », une morale « laïque ». Souvent, les mêmes, entendent supprimer la frontière entre la sphère publique et la sphère privée pour mieux appliquer la « laïcité » partout et régenter, en tout temps et en tous lieux, la conscience et les comportements des citoyens.

Ils appliquent, en fait, à la laïcité, la définition théologique du Saint-Esprit : « le noyau est partout, la circonférence nulle part et l’Esprit souffle là où il veut ». Pour la Fédération nationale de la Libre Pensée, la laïcité ne s’applique qu’aux institutions politiques. C’est un mode d’organisation des institutions, de l’administration, des services publics.

En exigeant que l’État s’arrête où commence la conscience (Francis de Pressensé), la neutralité dans le domaine philosophique de la sphère publique garantit la liberté de conscience pour tous les citoyens. L’État n’a pas à avoir de point de vue en matière métaphysique, le citoyen peut en avoir un, quel qu’il soit. État théocratique ou État athée, ce sont les deux faces de la même médaille d’intolérance.

L’État n’a pas à diriger les consciences, sinon il s’agit purement et simplement d’embrigadement, à l’heure où en particulier, les jeunes subissent la violence des effets de la crise du système capitaliste. Ne serait-ce pas un des buts recherchés : leur faire accepter envers et contre tout les conditions qui leur sont faites ?

Victor Hugo, dans son célèbre discours contre la loi Falloux en 1850, avait dit : « Vous voulez mettre un curé, partout où il n’y a pas un gendarme ». Vincent Peillon voudrait-il mettre un « moralisateur de service », partout où il n’y a pas un policier ou un gendarme, car la baisse tendancielle du taux de curés et la RGPP se font cruellement ressentir ?

Il apparaît clairement que derrière cette proposition d’enseigner la morale dite« laïque », il y a bien d’autres intérêts en jeu et des pensées bien inavouables. La Fédération nationale de la Libre Pensée ne lâchera pas la proie pour l’ombre.

La solution contre les incivilités dans les établissements scolaires publics existe : rendre les moyens nécessaires à l’Enseignement public et « obtenir que l’effort scolaire de la République soit uniquement réservé à l’École de la Nation, espoir de notre jeunesse » - Serment de Vincennes du 19 juin 1960.

Pour cela :

 

Il faut abroger la loi Debré qui prive l’Enseignement public de 180 000 postes au profit de l’enseignement catholique !

Cela coûte 9 milliards d’euros détournés sur les fonds publics !

 

Avec la Libre Pensée :

Agissez pour l’abrogation de la loi Debré, Mère de toutes les lois antilaïques c’est la seule défense de la laïcité qui vaille !

 

Paris, le 9 septembre 2012

 

COURS-DE-MORALE-LAIQUE-MYKAIA-tl-500x360.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #laïcité

Repost 0

Publié le 10 Septembre 2012

L’AILP S’OPPOSE À LA CIRCONCISION MASCULINE SANS CONSENTEMENT ET SANS MOTIF MÉDICAL

Suite à la décision d’une cour allemande, en Cologne, contre la circoncision de mineurs pour des motifs religieux, le gouvernement allemand a annoncé un projet de loi qui irait dans le sens contraire en protégeant la circoncision rituelle. Nous soutenons, après avoir pris conseil juridique, que cette pratique est contraire aux instruments internationaux suivants :

  • L’article 24(3) de la Convention relative aux droits de l’enfant, l’ONU, stipule que “Les Etats parties prennent toutes les mesures efficaces appropriées en vue d’abolir les pratiques traditionnelles préjudiciables à la santé des enfants.”
  • L’article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques interdit les “peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants” dont nous considérons que cette pratique est un exemple.

L’Association Internationale de Libre Pensée s’oppose à ce projet de loi et condamne toute mutilation du corps humain faite sans consentement et sans motif médical.

Quoique la circoncision masculine constitue une forme de mutilation corporelle beaucoup moins sérieuse que l’excision (clitoridectomie) pratiquée sur les jeunes filles, elle demeure inacceptable si elle est faite sans le consentement de l’individu et sans motif médical valable, car elle constitue alors une atteinte à l’intégrité physique. De plus, lorsque la circoncision est pratiquée sur de petits garçons pour des motifs religieux, il s’agit d’un marquage indélébile d’appartenance religieuse, fait sans l’accord de l’individu ainsi marqué, et constitue donc une atteinte à la liberté de conscience. Le fait que cette pratique soit une tradition de longue date dans certaines communautés religieuses ne la justifie nullement.

Il ne faut pas non plus se laisser berner par de fausses accusations d’antisémitisme. Le gouvernement allemand, s’il rejetait son projet le loi, ferait une pas important contre un privilège religieux injustifiable que tous les pays devraient interdire.


  • Christian Eyschen (France)
  • David Rand (Canada)
  • Albert Riba (Espagne)
  • David Silverman (USA)
  • Antonio Vergara (Chili)
  • Keith Porteous Wood (UK)

 la-circoncision-des-enfants-juifs

Voir les commentaires

Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #Internationale de la LP

Repost 0

Publié le 8 Septembre 2012

Nous avons invitons tout nos adhérents et nos sympathisants à se joindre à cette initiative de la Société des Amis de la Révolution Française.


sarf-22-sept-2012-le-mans.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #annonces et infos lp 72

Repost 0

Publié le 2 Septembre 2012

Un des documents adoptés au dernier congrès nationale de la Libre Pensée

 

1.            Liberté complète de la recherche fondamentale

« La Libre Pensée se réclame de la raison et de la science ». Cette phrase extraite de notre déclaration de principes n’a rien d’anodin. La recherche scientifique comporte plusieurs volets :


·  La recherche scientifique fondamentale qui explore un domaine dans le seul but de développer les connaissances, 


·  La recherche finalisée qui développe des connaissances dans l’objectif d’aboutir ensuite à une procédure et à une technologie, 


·  La recherche appliquée, souvent technologique, qui, utilisant les connaissances acquises, permet de poser les bases de la réalisation dans la production d’une technique, d’une procédure. 


Ces trois types de recherche sont à distinguer de la production industrielle elle-même qui ne relève pas du champ de l’activité scientifique.

Par ses méthodes, la science a un caractère universel, elle n’est ni du nord ni du sud, ni du monde occidental et ne relève pas d’un modèle culturel, bien que soumise comme toutes les activités humaines au type de développement économique et juridique de la société.

Nous sommes inconditionnellement pour le développement de la recherche scientifique, et contre toutes les entraves que d’aucuns veulent lui opposer. La compréhension des lois de la nature est un levier puissant pour l’émancipation humaine. Liberté totale, donc, de l’investigation scientifique.

Nous sommes inconditionnellement :


-   Contre les cléricaux de toute nature, à commencer par l’Église Catholique et son chef de file Josep Ratzinger, dit XVI, Benoît, qui condamnent la recherche sur l’embryon humain au nom d’une transcendance divine totalement inventée, qui s’exprimerait lors de la fécondation. Partisans de l’ignorance qui prétendent arrêter le cours de la pensée et de la science quant à l’évolution des espèces, en feignant d’admettre le darwinisme à condition qu’il respecte la « frontière de l’âme », déniant aux chercheurs la capacité d’expliquer la pensée par le seul fonctionnement du cerveau. Valets d’une église qui prétend s’approprier la destinée humaine de la conception à la mort et intrigue contre toute avancée médicale et sociale permettant de libérer hommes et femmes de leur soumission à la fatalité biologique.


-   Contre les obscurantistes de toute nature qui brandissent l’éthique, lorsque cela les arrange, comme un moyen de faire barrage à l’investigation scientifique. Contre les philosophes postmodernes qui professent gravement que la science n’est que langage ou convention sociale, mode de connaissance parmi d’autres au même titre que la religion, le chamanisme, l’astrologie ou que sait-on encore. Ceux-là nient purement et simplement le réel, et le matérialisme méthodologique qui fonde la démarche scientifique. Ils ne cessent d’affaiblir la recherche et de tenter de la contrôler.


-   Contre les « lanceurs d’alerte » relevant des lobbies écologistes, prêts à brandir le « principe de précaution » devant tout risque, même imaginaire, posé par une technologie nouvelle, et prêts pour cela à condamner la recherche d’amont qui les sous-tend. En dix ans, les commandos de faucheurs volontaires, animés par José Bové et d’autres activistes du même ordre, ont réussi, en attaquant les laboratoires publics à quasiment arrêter la recherche biotechnologique en France et en Allemagne, laissant paradoxalement les mains libres, au niveau mondial, aux multinationales du type Monsanto qu’ils prétendaient combattre. Il ne suffit pas d’exhorter les scientifiques à « sortir de leur tour d’ivoire » où ils seraient enfermés, pour défendre leurs programmes de recherche devant les « assemblées citoyennes » de la « démocratie participative ». Selon le mot de l’ONG ATTAC, il faudrait que la « science entre en démocratie ». L’objet de la science est le vrai, et le vrai ne se vote pas.


-   Contre les pouvoirs publics de la majorité des pays développés qui ne cessent de multiplier les contre-réformes visant à « piloter » la recherche scientifique dans le sens d’une prétendue « demande sociétale » qui ne recouvre en fait que les intérêts économiques privés. Dans le monde entier, la chasse est faite aux secteurs jugés non rentables et aux investigations dénuées de promesses de retour sur investissement, car menées par des chercheurs ne se préoccupant pas des applications possibles de leurs éventuelles découvertes et ce en dépit du fait que la recherche fondamentale a toujours richement pavé le chemin de la connaissance, et entraîné de nouveaux et féconds développements scientifiques. Cette politique entraîne la quasi-extinction de certaines disciplines, tant au niveau de la recherche elle-même que de la transmission des connaissances. En France c’est la politique d’« excellence » développée par Sarkozy, avec ses pôles de compétitivité destinés à étouffer tout le reste du territoire et des disciplines.


-   Contre l’Union européenne et le processus de Bologne, qui inspirent très directement toutes les mesures précédemment citées. Un processus avec lequel la rupture est indispensable.

Face à ce chœur composite visant à contraindre par tous moyens la liberté des chercheurs, rappelons cette citation d’André Lorulot :

daily_picdump_488_640_05.jpg« Mais elle [l’Église – ndr] sait également que la lumière scientifique dissipe sans pitié les nuages ténébreux du mysticisme religieux. Les prêtres savent que la science tuera la foi, ruinera les dogmes et les révélations, libérera la clientèle des prêtres… Et c’est pourquoi ils s’empressent à critiquer la science ! »

En conclusion, afin de garder la plus grande liberté de recherche scientifique au sens large, il est nécessaire que les chercheurs… 1) disposent du statut dérogatoire de la fonction publique d’État qui les met à l’abri des pressions de la société tout en étant évalués a posteriori par leurs pairs dans des institutions scientifiques nationales sur des critères scientifiques ; 2) disposent de crédits de fonctionnement et d’équipement à un niveau suffisant leur permettant de mener leurs travaux.


2.   Encadrement par la loi commune : pas de loi d’exception pour la recherche.

Mais, nous dira-t-on, les expériences scientifiques peuvent être dangereuses, nocives pour les sujets d’étude humains, cruelles vis-à-vis des animaux, etc.

Ceci n’a rien à voir. Activité sociale, la science ne peut se soustraire à la loi commune, ce qui ne constitue en aucun cas une entrave à la liberté d’investigation. Conformément à la tradition juridique issue de la philosophie des Lumières et de la Révolution française, « la liberté des uns s’arrête là où celle des autres commence. » Prenons l’exemple des neurosciences, actuellement dans le collimateur du pape Ratzinger. La liberté de la recherche consiste en ce que la recherche sur le fonctionnement du cerveau, animal et humain, soit licite, dans le but de comprendre cette formidable énigme qu’est la pensée consciente. La réglementation de la recherche veut que les sujets humains soient préservés de toute souffrance, respectés dans leur intégrité d’individus, capables de témoigner lucidement de leur consentement éclairé, etc. Concernant les animaux, leur appareillage doit s’effectuer sans souffrance, avec l’anesthésie nécessaire, en évitant autant que faire se peut traumatismes et stress, sauf en cas d’absolue nécessité (lorsque le stress est lui-même sujet d’étude). Ces réglementations indispensables, mises en place progressivement, sont œuvre de civilisation et ne visent pas à interdire des sujets de recherche par principe.

Au premier chef, nous sommes, comme les personnels de la recherche et les syndicalistes, partisans du respect de l’hygiène et de la sécurité dans les laboratoires, de l’application pleine et entière du droit du travail.

La question est de savoir comment cette réglementation doit être élaborée, sur la base de la raison, et non sur celle de préjugés communautaires ou religieux, sur la base de propositions élaborées et discutées par les élus du peuple et non d’oukase de lobbys ; l’esprit républicain, laïque et démocratique demande que la recherche scientifique soit soumise à la loi commune.


  1. La bioéthique : cache-sexe du contrôle clérical

Le débat « bioéthique » (terme impropre) tend à se généraliser à tous les aspects des sciences de la vie et peut-être à l’ensemble de la recherche. Certains ont proposé de faire prononcer un « serment éthique » prétendument inspiré du serment d’Hippocrate aux jeunes chercheurs lors de leur soutenance de doctorat.

Les médecins, qui ont charge de guérir, ce qui n’est nullement l’objet premier de la recherche scientifique, sont légitimement attachés aux principes contenus dans le serment d’Hippocrate. En Grèce, cependant, la brutalité du « mémorandum » imposé par la « troïka » les oblige à y renoncer dans les conditions les plus cruelles : les cancéreux doivent désormais payer eux-mêmes leur chimiothérapie, ce qui peut représenter de 50 000 à 100 000 euros. Tandis que l’on glose sur la supposée nécessité de rendre les scientifiques sensibles aux problèmes éthiques, la barbarie la plus odieuse s’installe.

En fait la pression « éthique » sur les chercheurs a pour seul objectif de les culpabiliser dès leur début de carrière, de rendre la recherche fondamentale responsable des mésusages de la science, et d’instaurer un contrôle moral sur la Science. Nous réaffirmons que la science est amorale, elle ne peut être immorale, car la morale est hors de son champ.

Les bonnes âmes cléricales n’ont de cesse de détourner à l’envi la maxime de François Rabelais : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Ainsi s’exprime la méfiance intéressée contre la connaissance. Cela dure depuis la Bible (genèse) « tu ne mangeras point du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ». Souvenons-nous de la parole terrible de Joseph de Maistre : « L’ignorance est supérieure à la science, car elle vient de Dieu, tandis que la science vient des hommes ». Il ne faisait que prolonger la tradition obscurantiste de Bernard de Clairvaux, persécuteur d’Abélard, qui est celle de toute l’Église encore aujourd’hui.

C’est pourquoi déjà lors de son congrès de Foix la Libre Pensée s’était prononcée pour la dissolution des comités d’éthique.

tumblr_lr97kgIFep1qdvd6ro1_500.jpg


4.  Liberté complète de la recherche technologique, contrôle responsable des mises en œuvre des procédés et productions associés.

Poser des interdits a priori sur la recherche technologique relève également d’une forme d’obscurantisme. Cependant, le développement des applications pose des problèmes particuliers : il s’exerce dans le cadre capitaliste de la propriété privée des moyens de production, et constitue, par le biais des contrats, un moyen d’asservissement et de privatisation de la recherche. C’est à l’État démocratique d’assurer et de garantir l’indépendance de jugement des chercheurs pour lutter à la fois contre les interdits relevant de l’obscurantisme et des dogmes, mais aussi contre l’exploitation capitaliste des moyens de production et la privatisation de la recherche fondamentale ou appliquée.

Force est de constater qu’il y a loin de cet idéal à la réalité. Au contraire, les chercheurs et enseignants-chercheurs fonctionnaires sont poussés à passer des contrats avec le privé pour faire face au désengagement financier de l’État. Le nombre de contrats et les brevets tendent à devenir une valeur positive d’évaluation, à l’instar des publications. Or, la conception de Recherche et Développement de la plupart des firmes privées est aux antipodes de celle des chercheurs : les valeurs du secret et de la dissimulation priment sur celles de la publicité (publications et diffusion) des procédés. Les Universités et les directions des grands organismes doivent plus aider les chercheurs à garantir leur liberté de publication lors de la négociation des contrats de développement avec le privé. Pour cela, la privatisation de la recherche signifierait son agonie au plan international. La connaissance scientifique ne peut progresser que sur la base de la publicité pleine et entière des publications, qui seule garantit le caractère objectif de la science par la vérification des pairs.

Pour autant, faut-il condamner par principe les technologies nouvelles telles que le génie génétique (OGM) ou les nanotechnologies ? Beaucoup le pensent sur la base du fait que ces technologies nouvelles sont moyens de profits et de mise en captivité des marchés par les firmes multinationales, et que la quête du profit prime sur la sécurité des individus. À ce titre, ils en déduisent qu’il faudrait interdire toute innovation.

Si les recherches sur la dangerosité éventuelle des technologies nouvelles doivent être menées concomitamment en toute indépendance des firmes susceptibles de les produire, nous pensons que c’est avant la mise à la disposition du public que la sécurité de la population doit être assurée par des tests aussi complets que possible, avec évaluation périodique des effets observés. Là encore, on constate, que ce soit dans le domaine des médicaments, de l’agriculture, de la chimie, que la tendance générale est à la fermeture à l’affaiblissement ou à la privatisation de tous les organismes publics chargés de la veille sanitaire, de la sécurité alimentaire, de la surveillance du territoire. Notons que cette dégradation profonde n’est relevée par aucune organisation dite « écologique », ces lobbies s’obstinant au contraire à dénoncer les structures qui existent au lieu d’exiger leur renforcement ou simplement leur établissement. Ainsi, le Service national de la Protection des végétaux, dont les avertissements agricoles permettaient de limiter quelque peu l’usage des produits phytosanitaires, a-t-il été dessaisi de cette tâche par le gouvernement Sarkozy, parce que « non régalienne ». Pulvérisés et atomisés, les avertissements agricoles sont désormais supposés être repris par tous et n’importe qui : instituts techniques, coopératives, et pourquoi pas les firmes productrices elles-mêmes. Une étude complète serait à faire sur ce démantèlement – imposé largement par l’Union européenne au nom de la réduction des déficits – de tout le tissu de surveillance publique du territoire.


5.  La recherche de moyens de destruction ne relève pas des finalités essentielles de la recherche scientifique.

Antimilitariste, la Libre Pensée ne peut que s’opposer au développement d’une recherche technologique d’outils de destruction sous la férule des marchands d’armes et de leurs clients : les forces armées des grands pays impérialistes. Nous affirmons avec force : l’atome militaire, la mise au point d’armes bactériologiques, de mines antipersonnel, de drones hypersophistiqués destinés à mater les rébellions sans risques humains pour les armées dominantes, des armes « no kill » capables, sans faire dans l’immédiat de victimes humaines, de réduire des villes entières à la famine et à la misère par destruction de tout leur réseau électrique. Tout cela ne découle pas mécaniquement de la recherche scientifique qui est fondamentalement motivée par l’accroissement désintéressé du savoir. Tout cela découle bien plutôt de l’application de ce savoir pour des fins contraires à l’amélioration des conditions de vie de l’humanité, la recherche se trouvant alors subordonnée à des fins de destruction. Subordonner le savoir à de tels intérêts qui lui sont extérieurs participe de la barbarie. Remarquons d'ailleurs que cette barbarie-là est benoîtement ignorée de nos bons pères éthiciens de l'Église comme du secteur « laïc » (nous employons à dessein cette orthographe, désignant bien ceux qui, sans être clercs, ne sont pas forcément indépendants de la pensée cléricale). Sacrifier un embryon congelé au stade huit cellules pour une opération de recherche, quelle horreur ! Laissez les vivre ! Quel immense problème éthique ! Mais que dans tel ou tel service de Recherche et Développement militaire on améliore les bombes à fragmentation, c'est un souci mineur ! Comme le disait un philosophe catholique, « La biologie pose des problèmes éthiques parce qu'elle touche à l'être, la physique n'en pose pas ». On comprend pourquoi, le 9 août 1945, le pieux journal « La Croix » titrait en pleine page : « Une bombe atomique ravage la ville japonaise d'Hiroshima : une découverte scientifique sans précédent ». Brûlés, irradiés, aveuglés, unijambistes, réjouissez-vous, vous êtes atteints dans votre chair, mais non dans votre être. Entre le sabre et le goupillon, il est de grandes convergences éthiques...

La libre pensée s’élève contre l’éligibilité des recherches militaires dans les appels d’offres publics. Rien n’interdit actuellement, en France par exemple, de construire un projet de recherche, européen ou de l’ANR (Agence Nationale pour la Recherche), comportant un ou plusieurs volets militaires. Ainsi recherche civile et militaire peuvent-elles être discrètement confondues. À tout le moins, dans un cadre démocratique et républicain, s’il s’avérait que les armements de la nation dussent faire l’objet d’un maintien au niveau technologique adéquat dans un strict point de vue de défense nationale (point de vue qui, historiquement n’a jamais été respecté), cela devrait se faire de manière contrôlable par le peuple souverain et sur la base de financements particuliers et identifiables. Guerre à la guerre, ce sont toujours les mêmes qui paient les guerres de leur chair et de leur sang, ces mots d’ordre de la tradition antimilitariste populaire ont leur répercussion et leur conséquence sur le terrain de la recherche.


6.   Importance de l’enseignement des sciences et de l’esprit scientifique

On assiste petit à petit à une désaffection des jeunes vis-à-vis des études et carrières scientifiques. La réduction et la perversion des programmes du secondaire, notamment en SVT, par ceux-là même qui devraient les défendre (inspecteurs généraux, ministère) sont pour beaucoup dans cette désaffection. Les programmes de science ont peu à peu été envahis par un contenu idéologique, moral et politique étranger aux matières enseignées. Le « développement durable », désormais omniprésent dans les instructions et programmes officiels dès l’école primaire n’est en aucun cas une science. C’est un mot d’ordre politique, discutable, contestable, comme tout slogan de cet ordre. Les injonctions vertueuses à « sauver la planète » visent à culpabiliser l’ensemble des citoyens par l’intermédiaire de la jeunesse. L’enseignement du fait religieux à l’école publique contribue à répandre une attitude antiscientifique.

La « théorie du genre », intéressantetumblr_lc1siuZ8eG1qeawdho1_1280.jpg au niveau de la recherche universitaire et de la réflexion philosophique, n’a certainement pas acquis la stature scientifique permettant de l’inclure dans les programmes de sciences de la vie et de la terre. Parallèlement, les instructions officielles ont permis un tel affaiblissement des niveaux en mathématique, physique et chimie (notamment en supprimant l’essentiel de l’apprentissage de la démonstration) que l’abord de la première année universitaire scientifique est devenu redoutable pour nombre de bacheliers. Au risque de passer une fois de plus pour démodés, nous réaffirmons que les études secondaires ont pour objectif de faire acquérir au plus grand nombre les connaissances scientifiques de base permettant ensuite de résister à la propagande médiatique. C’est à l’Université de cultiver et de développer l’esprit de recherche et les débats attenants. Le salmigondis idéologique institué par les instructions ministérielles elles-mêmes est seulement de nature à obscurcir la voie de la science et à instaurer la confusion. La Libre Pensée appelle de ses vœux un retour à un enseignement clairement délimité des disciplines fondamentales, condition d’ailleurs d’une pluridisciplinarité éclairée dans des pratiques de recherche ultérieures.


Adopté à l'Unanimité

Voir les commentaires

Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #Science

Repost 0

Publié le 1 Septembre 2012

Le Congrès national de la FNLP condamne le procès tenu contre les Pussy Riots (« anarcho-féministes » punks), musiciennes russes, accusées de « hooliganisme » et de « haine religieuse ». Elles ont été condamnées à deux ans de camp. Le Congrès demande leur libération immédiate.

 

Le Congrès rappelle que, en suite d'une conférence tenue à Paris, le 20 avril 2012, avec la camarade Julia Gousseva du centre Praxis de Moscou, dans les locaux de la Libre Pensée, nous avons exigé, avec l’AILP, la libération des Pussy Riots. La FNLP s’est adressée par lettre à l’ambassade de Russie le 15 mai 2012. Nous n’avons attendu personne pour agir.

 

Le Congrès juge scandaleuse la déclaration du ministère français des Affaires étrangères reprenant celle de Catherine Ashton, Haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité, estimant que « la sentence est disproportionnée ». De la sorte est justifié le principe même d’une sentence.

Pour la Libre Pensée, les libertés ne se divisent pas.

 

La FNLP défend la liberté de conscience, la liberté d’expression, la liberté d’association, notamment syndicale, et rappelle que le syndicaliste russe Valentin Ouroussov a été, pour sa part, condamné à cinq ans de camp.

 

Les Pussy Riots et Valentin Ouroussov doivent être libérés immédiatement !

 

SIPA_ap21282118_000002.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #liberté d'expression

Repost 0