Publié le 25 Mai 2009

Le 29 mai doit s’ouvrir à Moscou le procès de Iouri Samodourov, ancien directeur du Musée Sakharov et d’Andrei Erofeiev, ancien responsable du département d’art contemporain de la galerie d’Etat Tretiakov à Moscou et licencié de cet emploi.

 

Les deux hommes risquent cinq ans de prison pour « incitation à la haine et dénigrement ».pour            avoir organisé en mars 2007 une exposition d’  « art interdit » à Moscou exposant des œuvres jugées iconoclastes.

 

 L’archiprêtre Vsevolod Chapline, adjoint en 2008 de l’évêque Cyrille, devenu en janvier 2009 patriarche sous le nom de Cyrille Ier et le président de l’Union des fraternités orthodoxes, Léonide Simonovitch-Nikchitch, antisémite débridé et admirateur fanatique d’Hitler, décoré en son temps par feu le patriarche Alexis II ont incité les fidèles à écrire au parquet pour réclamer le châtiment des deux hommes.

 

Le procureur Taganski qui a engagé les poursuites, affirme que l’exposition  l’art interdit « témoigne de manière tangible d’une attitude dégradante et insultante vis-à-vis de la religion chrétienne et plus spécifiquement de l’Eglise orthodoxe. » Les deux hommes sont donc poursuivis pour un délit de blasphème inconnu du code pénal russe et contraire à la constitution qui reconnaît officiellement la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

 

 La Libre Pensée constate que Iouri Samoudourov et Andrei Erofeiev sont donc poursuivis pour un délit imaginaire, de blasphème contraire à la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, au mépris des exigences les plus élémentaires de la démocratie et de la liberté d’expression. Elle invite tous les démocrates à protester auprès de l’ambassade de Russie (40 Bd Lannes 75016 Paris) contre ce procès inique et à réclamer l’acquittement de Iouri Samodourov et d’Andrei Erofeiev.

Paris, le 25 mai 2009

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Publié le 12 Mai 2009

Colloque 220e anniversaire de 1789,

« Pour la défense de la Révolution française »

« La Libre Pensée est, sans ambiguïté, avec la Révolution française non seulement contre ses adversaires, passés et présents, mais aussi contre les oublieux.

En conséquence, en relation avec la Fédération nationale de la Libre Pensée, l’Institut de Recherches et d’Etude de la Libre Pensée organisera un colloque de haut niveau en juin 2009 pour le 220e anniversaire de la proclamation de l’Assemblée nationale le 17 juin 1789, acte fondateur de la Nation souveraine. » (Extrait d’une motion votée au congrès de 2008)

Ce colloque aura lieu les 27 et 28 juin 2009, à Paris, au Lycée Henri IV.

Programme

Samedi matin 10h-12h

Pourquoi la Libre Pensée a-t-elle pris l’initiative de ce colloque en défense de la Révolution française ? (Marc Blondel, président de la Fédération nationale de la Libre Pensée)

Autour des attaques récentes contre la Révolution française (Michel Biard, professeur d’université )

La souveraineté nationale, unité et indivisibilité, unité des lois, contre le corporatisme  (André Bellon, ancien député)

Samedi après midi 14h-17h

La Révolution française, le droit et la justice  (Dominique Goussot, responsable de la Commission « Droit et Laïcité » de la Libre Pensée)

L’individualisme révolutionnaire (un individu s’appartient-il ou appartient-il à une communauté ?) (Pascal Clesse, professeur de philosophie)

La première abolition de l’esclavage (Florence Gauthier, professeur d’université)

Dimanche matin 10h-12h

La Terreur, l’exemple de la Vendée (Nicole Bossut-Perron, historienne)

Robespierre (Michel Vovelle, professeur d’Université émérite)

La Religion et la Révolution française (Jean-Marc Schiappa, président de l’IRELP)

Dimanche après-midi 14h-16h

Constitution(s) et Révolution de 1793, les débats de l’An III (Françoise Brunel, Maitre de Conférences Univ. Paris I)

De l’égalité à l’Egalité (de l’égalité des droits à l’Egalité de fait) (Claude Mazauric, professeur d’Université émérite)

Problèmes de la démocratie politique en 2009 (David Gozlan, secrétaire général adjoint de la Libre Pensée)

Clôture du colloque.

«1789-2009» 220e anniversaire de la Révolution française

27 et 28 juin de 9 h 30 à 17 heures - Lycée Henri IV - Paris

Nom :                                                                         Prénom :

Adresse :

o Je participe au colloque de l’IRELP et je souscris au financement de ce colloque

Je verse ....  euros (chèque à l’ordre de l’IRELP) - IRELP - 70 rue des Panoyaux - 75020 Paris

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Publié le 3 Mai 2009

Au Mans, une rue, une place, une école portent le nom d'Edouard de la Boussinière.

 

Qui était-il ?

 

Il naît au Mans le 25 mars 1811 dans une famille dont ses ancêtres les Prudhomme se sont parés du titre de sieur de la Boussinière en 1722 puis anoblis en achetant une charge honorifique de Secrétaire du Roi. Il passe par le Prytanée de la Flèche et entre à l'école Saint-Cyr.

Promu lieutenant en 1830, il démissionnera de l'armée pour se consacrer à la politique.

 

En 1848, il est du côté de ceux qui acclament la République. Bourgeois voltairien, attaché aux valeurs de liberté et de progrès, il souhaitait que les ouvriers et paysans prennent conscience de leurs droits politiques dans la République, le régime idéal à ses yeux. Ami de Ledru Rollin fondateur de "la Solidarité républicaine", association pour le développement des droits et des intérêts de la démocratie. Il est le trésorier du Comité sarthois, directeur du "cercle de lecture des ouvriers". Cofondateur du "Bonhomme manceau", journal à prix modique accessible aux travailleurs peu fortunés.

 

1851: coup d'état du prince Louis Napoléon Bonaparte : la répression s'abat en Sarthe : 256 personnes sont arrêtées, 25 parviennent à s'enfuir dont Edouard de la Boussinière qui gagne Genève…. à pied. Il y restera quarante ans.

 

1890: il est de retour au Mans où son frère a testé en sa faveur lui léguant une immense fortune qu'il finira par abandonner pour se consacrer au service des idées démocratiques. C'est ainsi qu'il participe aux réunions de quartier organisées par La Libre Pensée du Mans (crée le 25 septembre 1883) aux côtés de Louis Crétois et Anselme Rubillard.

 

20 août 1893 : campagne des législatives : une réunion publique se tient dans la halle aux toiles (place d'Alger aujourd'hui); Rubillard se présente contre Vilfeu, député sortant, (destitué de son poste de substitut de l'empire par le régime républicain). C'est un  jeune avocat de talent, talentueux orateur. La salle comble est composée de monarchistes nostalgiques et de  radicaux, et de républicains. Ces derniers ont amené Edouard de la Boussinière, doyen de la Libre Pensée (il a 82 ans). Il prend alors la parole :

"Citoyens, par ma naissance, j'appartiens à la noblesse, mais je ne fais plus partie que d'une grande famille, la famille républicaine. Je ne suis pas connu de beaucoup d'entre vous car j'ai longtemps été en exil. Vous permettrez de prendre la parole à un ancien proscrit qui a sacrifié à la République sa fortune et sa liberté. Citoyen Vilfeu, vous  avez dit aux républicains : il n'y a rien qui nous sépare. Si, il y a un abîme entre nous, cet abîme, c'est votre cléricalisme. Citoyen Vilfeu, je vais vous poser trois questions, répondez-y franchement : Voulez-vous l'instruction laïque par l'état ? Voulez-vous la suppression des congrégations ? Si un coup d'état était tenté, jurez-vous à la face des électeurs de descendre dans la rue, ceint de votre écharpe, un fusil à la main, pour défendre la République ?

Désarçonné, empêtré par ses réponses approximatives, Vilfeu perdit ce jour les élections au profit de Rubillard.

 

Septembre 1900: à 89 ans, il accepte la présidence d'honneur de l'Université populaire. Il meurt le 14 décembre 1902.  Ses obsèques civiles sont célébrées en présence d'une foule nombreuse et de personnalités : Paul d'Estournelle de Constant, député, futur sénateur et prix Nobel de la paix prononce l'éloge funèbre, entouré du maire Paul Ligneul, des conseillers généraux Bouttié, Rubillard, Tironneau, du sénateur Cordelet, du receveur municipal Louis Crétois.

 

1902: la municipalité décide de donner le nom d'Edouard de la Boussinière à la place et à la rue Saint Germain.

 

En 1909, une souscription publique est lancée pour ériger un monument à sa mémoire avec son buste (qui fut enlevé par les Allemands en 1942). La stèle comportait l'inscription suivante, devise d'Edouard de la Boussinière : "Nous devons tout sacrifier à la République, la République ne nous doit rien".

 

Pour conclure, je citerai la dernière phrase de l'article d'Yves Demas*car elle interpelle en quelque sorte la Libre Pensée qui se fixe entre autre de réhabiliter publiquement la mémoire et le combat de nos républicains locaux : "Aucune des municipalités successives depuis la Libération n'a cru devoir restituer cette fière devise".

 

N'y a-t-il pas une initiative à prendre en ce sens auprès de la municipalité du Mans ?

 

Gérard Désiles


 

 

Sources:

*article  d'Yves DEMAS dans le bulletin de l'Amicale des Anciens élèves des Ecoles Normales, avril 2008. Merci à Jack Loiseau de l'avoir porté à ma connaissance.

*article  de la Vie Mancelle et sarthoise, n° 39. 2008.

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Publié le 3 Mai 2009

né le 10 juin 1819 à Ornans dans le Doubs,

décédé le 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz en Suisse

 

Une exposition vient de se tenir au Grand Palais à Paris. Ce fut l’occasion d’admirer l’œuvre considérable de ce peintre considéré comme le chef de file du courant réaliste.

Mon  propos a pour objet de vous faire découvrir la place et le rôle qu’il a tenus à partir de 1870. Jusqu’à cette date, il s’était exclusivement consacré à sa carrière de peintre. Il se définissait comme un « républicain de naissance », proche des idées utopistes de Fourier et Proudhon. En juin 1870, il refusa la Légion d’honneur proposée par Napoléon III.

Après la proclamation de la République le 4 septembre 1870, il est nommé président de la commission des musées chargés de la préservation et de la protection du patrimoine parisien. En septembre 1870, il proposa au gouvernement de la Défense nationale, que la colonne Vendôme, symbole des guerres napoléoniennes, soit « déboulonnée » et que son bronze soit fondu en monnaie. Cette proposition sera plus tard lourde de conséquences pour Courbet.

En avril 1871, il devient Président de la Fédération des Artistes et s’investie dans la vie politique : il est élu au conseil de la Commune comme délégué du Vième arrondissement. Il y siègera jusqu’au 22 mai. Fidèle à ses convictions pacifistes, il ne prit pas part aux combats du siège de Paris et s’opposa à l’instauration du Comité de salut public.

Pendant la semaine sanglante, il se réfugia chez un ami où il fut arrêté le 7 juin 1871. C’est à partir de ce moment que va commencer pour lui un calvaire juridique qui ne s’achèvera qu’à sa mort. Il est condamné le 2 septembre 1871 par le Conseil de guerre à six mois de prison et à une amende de cinq cent francs pour sa participation à la destruction de la colonne Vendôme (16 mai 1871).

Il est d’abord emprisonné à la prison de Sainte-Pélagie à Paris, certains de ses tableaux portent la mention Sainte Pélagie en rouge à côté de sa signature, puis pour des raisons de santé il est transféré à la clinique du Docteur Duval.

Mais la réaction lui en veut toujours : de 1871 à 1873, Courbet est la cible des caricaturistes où sa figure de « colonnard » et de peintre sont mêlés ; ses tableaux sont « refusés » aux expositions.

En 1873, l’assemblée conservatrice décide de rétablir la colonne Vendôme : de nouvelles poursuites sont engagées contre Gustave Courbet. Tous ses biens sur le territoire français sont séquestrés ! Craignant d’être à nouveau arrêté, il se réfugie à La Tour-de-Peilz en Suisse.

En juin 1874, il est condamné à payer tous les frais de reconstruction de la colonne. Il fait appel. C’est en mai 1877 qu’il est condamné à payer 323 091 F en 33 annuités de » 10 000 F à compter du 1er janvier 1878* ! ! C’est pour moi l’ « hallali du peintre » (en référence au tableau « l’hallali du cerf » de 5m sur 3m qu’il a peint en 1867).

Cet acharnement à faire payer le communard pour son engagement républicain aura des répercussions sur l’œuvre de l’artiste : il composera ainsi des natures mortes (séries de pommes et poires) pour culminer dans une série de trois tableaux d’un réalisme sombre et inattendu mais qui traduisent sa condition d’artiste survivant : « Les truites de La Loue ».



Gérard Désiles

* Gustave Courbet mourra la veille, le 31 décembre 1877.

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Publié le 2 Mai 2009

Immédiatement, après avoir épuré de sa composante cléricale, le conseil supérieur de l’Instruction publique en votant la loi du 27 février 1880, la majorité républicaine issue des élections des 14 et 28 octobre 1877 et le ministre Jules Ferry portaient un nouveau coup à la loi Falloux du 15 mars 1850 modifiée par celle du 12 juillet 1875, adoptées l’une et l’autre par des assemblées monarchistes. Confiée depuis cinq ans à des jurys mixtes comprenant des membres du clergé, la collation des grades universitaires revenait désormais à l’Etat et à lui seul, conformément à la loi du 18 mars 1880. Jules Ferry avait raison de dire, lors la première séance du conseil supérieur laïcisé, que l’Université devenait « un corps vivant, organisé et libre. » Ce principe éminemment républicain a été sans cesse réaffirmé depuis. L’alinéa premier de l’article L. 613-1 du code de l’éducation, dans sa version issue de la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 actuellement en vigueur, dispose que « L’Etat a le monopole de la collation des grades et titres universitaires. »

 

Après d’autres, ce pilier de la République vient d’être abattu, au moment même où une série de « contre-réformes », également adoptées par décret, contre l’avis de l’ensemble de la communauté universitaire, menacent de destruction l’université française publique et laïque et tout son système de formation non marchand. Par l’effet d’un décret simple, la loi Falloux est partiellement rétablie. Après en avoir été privée pendant cent vingt-neuf ans, la secte romaine retrouve le pouvoir d’intervenir dans la collation des grades universitaires. C’est intolérable.  

 

Par un décret du 16 avril 2009, le président de la République vient, en effet, de publier l’accord de Paris du 18 décembre 2008 par lequel la France et le Saint-Siège ont entendu décliner au plan bilatéral le processus de Bologne initié par la convention du 11 avril 1997 sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur dans la région « Europe », ratifiée le 18 septembre 2000. L’une et l’autre acceptent de reconnaître mutuellement « des périodes d’études, des grades et des diplômes de lenseignement supérieur délivrés sous lautorité compétente de lune des Parties ».

 

Pour la République française, il s’agit bien sûr des « grades et diplômes délivrés sous lautorité de lEtat par les établissements denseignement supérieur ». Pour le Saint-Siège sont concernés ceux attribués par « les Universités catholiques, les Facultés ecclésiastiques et les établissements denseignement supérieur dûment habilités par le Saint Siège » Le protocole additionnel à l’accord de Paris précise qu’entrent en particulier dans le champ d’application de ce dernier les diplômes ecclésiastiques de doctorat (niveau doctorat), de licence (niveau « master ») et de baccalauréat (niveau licence) obtenus dans les facultés ecclésiastiques qui, selon la constitution apostolique Sapiensa christiana de 1979, ont notamment pour objet de former des chercheurs, des professeurs d'universités et de séminaires, des chanceliers, des membres de tribunaux ecclésiastiques et d'autres titulaires d'offices, des conseillers d'évêques et de supérieurs religieux.

 

La ratification, par décret de l’accord du 18 décembre 2008, constitue au surplus un coup de force juridique inacceptable. Il ne s’agit pas de la simple reconnaissance mutuelle des diplômes délivrés par les systèmes légaux d’enseignement supérieur de deux États liés par une convention internationale. Au mépris de la laïcité, l’accord de Paris conduit, en effet, la République française à légitimer des titres universitaires attribués par des établissements d’enseignement supérieur catholiques sur son territoire, ou sur le territoire d’autres États ne les reconnaissant pas nécessairement. Il ouvre ainsi une brèche dans le monopole de la collation par l’Etat, des grades universitaires, instituée par la loi du 18 mars 1880.

 

Dans ces conditions, il appartenait au gouvernement de saisir le Parlement d’un projet de loi de ratification de l’accord de Paris en application de l’article 53 de la Constitution du 4 octobre 1958 et non au président de la République de prendre un décret pour le faire entrer en vigueur. En l’espèce, l’accord de Paris modifie bien implicitement mais nécessairement « des dispositions de nature législative ». La voie suivie évitait la discussion du rétablissement partiel de la loi Falloux devant la représentation nationale.

 

 

Face à cette atteinte à la République et à la laïcité, la Libre Pensée exige l’abrogation du décret du 16 avril 2009 et la rupture des relations diplomatiques avec le Vatican. En conséquence, la Libre Pensée informe qu’elle dépose immédiatement un recours pour excès de pouvoir auprès du Conseil d'État pour demander l’annulation de ce coup de force contre la laïcité républicaine.

 


Paris, le 28 avril 2009

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Publié le 2 Mai 2009

Un pasteur vole l'argent de la paroisse pour du Botox

Zigonet.fr, le10.04.09

Staten Island, États-Unis - Un ancien pasteur est accusé d'avoir volé des milliers de dollars à sa paroisse pour se payer une opération de chirurgie esthé-tique, des médicaments et des injections de Botox. Le révérend Will Blasingame a démissionné de son poste de pasteur en janvier pour des raisons qu'il disait médicales. Il est accusé d'avoir volé plus de 63.000 euros sur trois ans. Cet argent était destiné aux parois-siens dans le besoin et à l'entretien de l'église.L'ancien révérend s'en serait lui servi pour payer, entre autres, ses injections de Botox. Jugé le 15 mai prochain, il risque jusqu'à 15 ans de prison pour le vol de l'argent.


 

 

 

Après le Christ sur une chaise électrique, voici Jésus en Lego

LePost.fr, le 09.04.09

Suède - La statue de Jésus, entièrement réalisée en Légos, offerte par les paroissiens, se trouve dans la petite ville suédoise de Vaesteras à environ 100 Km de Stockholm rapporte Le Télégraph.

Ce Christ de 1, 80 mètre réalisé à partir d'un modèle exposé à Copenhague  a été dévoilé le jour de Pâques. Il a fallu trente milles pièces et un an et demi pour la réaliser grandeur nature. ¨Pour le moment, elle doit rester dans l'église d’Oensta Gryta pour une durée indéterminée. (elle est faite d'après la statue de Thorvalsdsens).

Moins controversée que la statue du Christ sur une chaise électrique dans la Cathédrale de Gap, c'est tout de même une drôle d'idée...

 

 

 

Italie/Vatican. Quand Benoît XVI écrivait dans une revue facho

rue89.com, le 08.04.09 Par Blaise Gauquelin

 

Un député autrichien a déterré un vieux texte de 1998 signé du cardinal Ratzinger dans une publication pangermaniste.

Janvier 2009. Karl Öllinger, un député écologiste autrichien qui s'est spécialisé dans le combat contre l'extrême droite florissante dans son pays, tombe sur un hors-série de la revue Die Aula, paru à l'occasion du 150e anniversaire de la révolution allemande de 1848.

Au milieu des affabulations de négationnistes de députés d'extrême droite et de membres du parti néonazi allemand NDP, il tombe - éberlué - sur un texte signé du cardinal Ratzinger et intitulé « Freiheit und Wahrheit » (« Liberté et Vérité »).

En fait, une charge virulente contre les libertés individuelles et le système démocratique, qui aujourd'hui encore, peut être consultée à Vienne, au Centre de documentation et d'archives sur la résistance (DÖW), un organisme chargé de surveiller les mouvements extrémistes.

Embarras de l'Eglise

Dans un premier temps, le diocèse de Vienne a affirmé que le cardinal Ratzinger n'a jamais donné son feu vert pour une publication dans Die Aula : « Liberté et Vérité » était en fait un vieux texte datant de 1995, publié pour la première fois dans une revue chrétienne conservatrice.

Pas de bol, celui qui avait à l'époque négocié la publication avec le secrétaire du cardinal a gardé tous les échanges de leurs lettres : le cardinal a bel et bien, à l'époque, donné son accord par écrit pour une reproduction.

Aujourd'hui encore, les milieux extrémistes germaniques considèrent Benoît XVI comme l'un des leurs et se flattent que le souverain ait publié dans leur revue. Le hors-série est d'ailleurs en vente sur Internet !

Die Aula défend les négationnistes

Cette information éclaire d'un jour nouveau le tournant idéologique du Vatican depuis que Benoît XVI a été nommé pape. L'homme, bavarois de naissance, peut en effet difficilement expliquer aujourd'hui n'avoir pas su ce qu'était Die Aula en 1998, la revue étant publiée en langue allemande. Elle soutenait alors clairement l'ascension de Jörg Haider et sa triste notoriété dépassait les frontières de la petite Autriche.

Die Aula défend les négationnistes et ceux qu'elle nomme les « victimes de la liberté d'expression », à savoir les hommes politiques d'extrême droite qui sont condamnés pour offense à l'islam. Elle critique les lois qui répriment les propos révisionnistes, flirte très souvent avec l'antisémitisme et tente de réécrire l'histoire récente de l'Autriche. Lors de la nomination de Benoît XVI, elle avait bruyamment fait part de sa joie.

 

 

 

France. Quand Boutin botte en touche

desourcesure.com, le 08.04.09 Par Laurent Macabies

 

Ainsi donc, Christine Boutin a "essayé le préservatif" et sait de quoi elle parle. Du moins l'a-t-elle prétendue sur le plateau de l'émission "Questions de génération", diffusée mardi 7 février sur France 4. Que l'on puisse douter que la présidente du Forum des républicains sociaux ait laissé un stylo sans capuchon lui compter fleurette au cours de ses 42 ans de mariage (avec son cousin germain) n'a que très peu d'importance. Non, cette dernière "révélation" illustre l'incapacité récurrente de la ministre du Logement et de la Ville à maintenir ses prises de position très tranchées. Lorsqu'elle parle d'homosexualité, d'avortement, d'euthanasie, de pornographie ou de capote, les propos de Christine Boutin, guidés par sa ferveur catholique, scandalisent souvent. Située tantôt à droite de Nicolas Sarkozy, tantôt à sa gauche, la ministre oscille entre idées impopulaires et besoin de considération. Bakchich.tv vous propose un retour sur les prises de positions les plus controversées et voltes-face de Christine Boutin.

 

Voir les vidéos à l'adresse suivante :

http://desourcesure.com/politiqueaffaires/2009/04/quand_boutin_botte_en_touche_1.php

 


 

 

Espagne. L'Église enrôle des clandestins

lefigaro.fr, le 08.04.09 Par Diane Cambon

Dans l'enclave de Melilla, les autorités religieuses, en panne de bras, ont fait appel aux immigrés en situation irrégulière pour porter les autels pendant les processions.

Des pénitents clandestins pour porter les statues de Jesus Cautivo (Jésus le Captif) et de la Vierge du Rocio, la nouvelle a surpris plus d'un fidèle dans la ville de Melilla. Pour célébrer sa Semana Santa (Pâques), les autorités religieuses de cette enclave espagnole située sur la côte nord du Maroc, ont fait appel aux immigrés illégaux, hébergés dans le centre de séjour temporaire de la ville. Une tren­taine de sans-papiers, la plupart originaire d'Afrique noire mais aussi d'Inde ou du Pakistan, animeront ainsi les processions du Jeudi saint et du dimanche de Pâques. À l'instar des Espagnols, ils devront revêtir la tenue des nazarinos avec la cagoule pointue de rigueur.

Le recours aux immigrants pour célébrer une des fêtes religieuses les plus populaires d'Espagne a permis de combler le manque de fidèles disposés à porter les tronos, ces «autels mobiles» pesant plus de 300 kg. L'an dernier, la Vierge Marie Sanctissime avait bien failli ne pas sortir faute de porteurs. Il avait fallu demander l'aide au dernier moment d'un groupe de policiers, parmi lesquels figuraient des musulmans.

L'espoir secret d'une «grâce»

Cette année, les confréries ont pris les devants en passant une annonce au Ceti, le centre de réfugiés situé à l'extrémité du territoire. Dans ce centre cohabitent environ mille clandestins qui ont réussi à rejoindre ce bout de terre espa­gnole par mer ou en sautant par-dessus la grille de barbelés qui sépare le Maroc de l'Europe. Certains d'entre eux vivent depuis près de trois ans dans ce centre, dans l'attente d'une régularisation ou d'un rapatriement. Lorsque l'Église espagnole a sollicité leur aide, près de 70 clandestins se sont portés volontaires. Trente d'entre eux ont été sélectionnés. Ils sont originaires du Rwanda, du Niger ou du Tchad et se disent de confession catholique, mais on trouve aussi des Indiens hindouistes. «Qu'importe leur religion, Dieu n'est-il pas le même pour tout le monde», s'exclame Gregorio Castillo, responsable de la confrérie Jesus Cautivo. «C'est une façon pour eux d'exprimer leur ferveur religieuse et de mieux s'intégrer.»

Tous les pénitents clandestins espèrent secrètement une «grâce» de la Confrérie. Traditionnellement, celle-ci obtient des autorités civiles à chaque Jeudi saint, la libération d'un prisonnier, qui figure parmi les pénitents de la procession. Cette fois, la «grâce» pourrait prendre la forme d'une régularisation pour l'un des clandestins.

 

 

 

Egypte. L'échangisme considéré comme "un des pires crimes"

rtbf.be, le 06.04.09

 

Un Egyptien et sa femme, accusés d'être les initiateurs d'un réseau libertin au Caire, ont été condamnés respectivement à sept ans et trois ans de prison ferme, a indiqué dimanche leur avocat. Tolba Abdel Hafez, un fonctionnaire de 48 ans, et Salwa Higazi, enseignante de 37 ans, ont été jugés samedi par la cour criminelle d'Agouza, a déclaré à l'AFP Me Ayman al-Saadi, confirmant une information parue dans le quotidien officiel Al-Gomhuria de dimanche.

Selon ce journal, au moment d'énoncer le verdict, le président de la Cour a évoqué "un des pires crimes jamais commis" dans le pays.

"Le verdict est très sévère, même les accusés poursuivis pour apostasie n'écopent pas de jugement aussi rude", a réagi de son côté Me Saadi, affirmant que ses clients étaient "innocents". "Qui offrirait sa femme, la mère de ses enfants, à un autre homme à moins d'être fou? Même les animaux ne le (font) pas", a fait valoir l'avocat.

Les relations extraconjugales sont interdites en Egypte, où la religion est omniprésente y compris en matière de justice. Selon Al-Gomhuria, le couple avait été arrêté en octobre dernier pour "prostitution". Sous les pseudonymes "Magdy" et "Samira", il organisait des rencontres libertines par l'intermédiaire d'un site internet et de courriels. Après leur arrestation, le couple a reconnu trois cas d'échangisme, tandis qu'au moins 44 couples s'étaient inscrits via internet, d'après la même source. Le journal ne précise pas le sort réservé aux enfants du couple condamné.

 

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Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #Le petit coin de l'absurde

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Publié le 2 Mai 2009

Nous avons pris connaissance, par nos Fédérations départementales de la Région Rhône-Alpes, d’une atteinte très grave à la laïcité. Pour la première fois, le Rectorat de Grenoble a décidé qu’un grand nombre de lycées privés seront centres d’examen pour le baccalauréat 2009. La Fédération Nationale de la Libre Pensée ne peut accepter que les élèves passent les épreuves du Baccalauréat, diplôme national et républicain, avec un crucifix au dessus de leur tête ou qu’un employé de l’évêché du diocèse soit le maître à bord lors des examens et donne des ordres aux enseignants fonctionnaires.

 

L’État français possède le monopole national de la collation des grades. Le baccalauréat est un diplôme d’état, et le principe républicain établit que seuls les établissements laïques qui accueillent tous les élèves sans exception sont habilités pour être les centres d’examens et concours d’État. Selon la Loi du 18 mars 1880 relative à la liberté de l’enseignement supérieur (Art. 1er) : « Les examens et épreuves pratiques qui déterminent la collation des grades ne peuvent être subis que devant les facultés de l’État ».

 

Notre organisation défend la Loi de Séparation des Églises et de l’État et, à ce titre, demande l’abrogation de toutes les lois antilaïques, en particulier de la loi Debré qui, la première, a permis de considérer de fait les établissements confessionnels comme participant au service public. Elle considère que cette mesure est une atteinte supplémentaire à la laïcité de l’École.

 

C'est pourquoi la Libre Pensée s’est adressé à Monsieur le Recteur, Madame et Monsieur les Inspecteurs d’Académie de l’Ardèche et de la Drôme, pour qu’ils reviennent sur cette décision. En tout état de cause, il leur appartient d'assurer la neutralité des centres d'examen et l'égalité des candidats, quelles que soient leurs convictions, pour éviter tout préjudice susceptible de faire grief, ou, ce qui est tout aussi grave, d'affecter la liberté de conscience des élèves ou des surveillants des épreuves.

 

Enfin, il ne saurait être question que les employés des associations confessionnelles qui dirigent les établissements privés, soient subrogés dans les attributions hiérarchiques des proviseurs et puissent convoquer les fonctionnaires de la République ou leur donner des ordres.

 

Après la signature, le 18 décembre 2008 d’un accord diplomatique sur la reconnaissance des diplômes de « l’enseignement supérieur » catholique, au nom du processus de Bologne, initié par l’Union européenne, un pas de plus est franchi.

 

La France n’est pas l’Italie : nous ne voulons pas d’affaire Franco Coppoli en France (professeur sanctionné pour avoir refusé la présence d’un signe religieux dans une salle de classe). C’est aussi pourquoi, la Libre Pensée a fait interdire, par le Tribunal administratif, la présence d’un crucifix dans la cantine municipale de la commune de Wandignies-Hamage dans le département du Nord. La Libre Pensée s’est adressé officiellement à madame Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, pour qu’elle ordonne au Préfet de faire exécution du jugement. En effet, Madame le Ministre semble plus prompte à faire expulser les travailleurs immigrés qu’à faire appliquer la loi laïque et républicaine dans nos institutions.

 

 

La Libre Pensée n’acceptera jamais ce qu’elle a combattu hier

 

Depuis l’avènement de la Loi Debré, la Libre Pensée a toujours refusé les lois antilaïques. Elle est toujours restée fidèle au mot d’ordre républicain « Fonds publics à l’École publique, fonds privés à l’école privée ». C’est pourquoi, dès 1983, elle a manifesté publiquement sa totale opposition au projet du « Grand Service public unifié » dit projet « Savary » qui visait à unifier l’enseignement public et l’enseignement privé sur le mode de fonctionnement des écoles catholiques.

 

La loi Jospin de 1989, les Accords Lang-Cloupet, les concours publics passés dans les écoles privées, les crucifix dans les locaux scolaires, la reconnaissance des diplômes catholiques, tout cela participe de l’unification de l’enseignement public avec les écoles catholiques. C’est une nouvelle offensive contre la laïcité de l’École publique et de l’État.

 

À l’heure où d’aucuns en appellent à nouveau à un « grand service public d’éducation, unifié et laïque, national et rénové », la Libre Pensée indique clairement qu’elle ne sera pas partie prenante de cette nouvelle trahison.

 

Elle appelle tous les laïques et leurs associations à se mobiliser pour la défense du principe de Séparation des Églises et de l’État, tel qu’il est institutionnalisé par la loi du 9 décembre 1905 !

 

 

Pas de patrons, pas de curés à l’École laïque !

Pas d'examens publics, pas de "collation des grades" par et dans les écoles des curés !

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Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #laïcité

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Publié le 1 Mai 2009

 

Le Conseil général de l’Allier a adopté, à l’unanimité dans sa séance du 26 mars 2009, une motion qui invite  la « République française à prendre, dans la générosité qu’elle doit à tous ses enfants, la décision de reconnaître les soldats condamnés pour l’exemple comme des soldats de la Grande Guerre à part entière, comme des Poilus comme les autres  et de soutenir les démarches leur permettant d’être reconnus « Morts pour la France », de façon à permettre que leurs noms puissent être légitimement inscrits sur les monuments aux morts  des communes de France, à la demande de leurs familles ou des associations et collectivités concernées ».

 

La motion adoptée commence ainsi : « Considérant que tout au long des quatre années de guerre de 1914 à 1918, des combattants français ont été condamnés pour l’exemple et exécutés ».

 

La Libre Pensée se félicite de cette prise de position qui va dans le sens de la réhabilitation des Fusillés pour l’exemple.

 

La Libre Pensée a combattu inlassablement depuis des années et des années pour que cette réhabilitation  soit prononcée : lettre aux plus hautes autorités élues de la République (Premier Ministre, Président de l’Assemblée Nationale, Président du Sénat) et, en ce moment même,  lettre ouverte au Président de la République.

 

Tous les ans, depuis des années et des années, lors des rassemblements qu’elle organise autour des monuments aux morts de caractère pacifiste, la Libre Pensée et les associations qu’elle a créées ont répété cette exigence : « Réhabilitation des fusillés pour l’exemple »

 

La Libre Pensée a considéré les propos, tenus par le Président de la République le 11 novembre dernier,  comme étant un pas en avant significatif dans ce sens.

 

Cependant la réhabilitation reste à terminer

 

Une nouvelle fois, la Libre Pensée demande aux autorités de la République la finalisation solennelle de la réhabilitation des Fusillés pour l‘exemple.

 

En 2008 dans l’Aisne, le Conseil Général avait adopté une motion dans ce sens. Aujourd’hui, c’est le Conseil Général de l’Allier qui va dans le même sens. Ce sont des instances départementales élues qui disent en substance : « REHABILITATION ».

 

Le peuple français ne comprendrait pas que l’on tergiverse davantage.

 

Le Président de la République doit prononcer les mots d’apaisement et de justice que tout le peuple français attend :

 

 

RÉHABILITATION DES FUSILLÉS POUR L’EXEMPLE

DE LA GUERRE DE 1914-1918 !


 

 

Paris, le 17 avril 2009

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Rédigé par Libre Pensée 72

Publié dans #anti militarisme

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