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  • : Le blog de la Fédération de la Sarthe de la Libre Pensée. Nos actions, nos articles, nos positions Pour toute question, n'hésitez pas à nous écrire. librepensee72@hotmail.fr Bonne visite !!
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Agenda













11 novembre  : Rassemblement antimilitariste à Allonnes
14h au monument pacifiste - pres de l'eglise

jeudi 12 novembre : Projection du film "Joyeux Noel"
puis discussion au cinéma de la Ferté bernard à 20h

Lundi 16 novembre :
Projection du film "Joyeux Noel"
puis discussion au cinéma de Mamers à 20h

Vendredi 11 décembre : Le groupe Louis Crétois organise
le Noel Paien édition 2009... en attente de précisions



librepensee72@hotmail.fr
ba.simonot@orange.fr
hansizag@hotmail.com

Libre pensée, 4 rue d’Arcole, 72000 Le Mans

 

 

Les fédérations

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La lanterne

Tous les mois, retrouvez le fanzine du groupe
Louis Crétois de la  Libre Pensée

De la caverne à la Lanterne

Principes

Déclaration de principe : La Libre Pensée se réclame de la raison et de la science. Elle n’est pas un parti; elle est indépendante de tous les partis. Elle n’est pas une Eglise; elle n’apporte aucun dogme. Elle vise à développer chez tous les hommes, l’esprit de libre examen et de tolérance.

Elle regarde les religions comme les pires obstacles à l’émancipation de la pensée ; elle les juge erronées dans leurs principes et néfastes dans leur action. Elle leur reproche de diviser les hommes et de les détourner de leurs buts terrestres en développant dans leur esprit la superstition et la peur de l’au-delà, de dégénérer en cléricalisme, fanatisme, impérialisme et mercantilisme, d’aider les puissances de réaction à maintenir les masses dans l’ignorance et la servitude. Dans leur prétendue adaptation aux idées de liberté, de progrès, de science, de justice sociale et de paix, la Libre Pensée dénonce une nouvelle tentative, aussi perfide qu’habile, pour rétablir leur domination sur les esprits.

Estimant que l’émancipation de l’homme doit être poursuivie dans tous les domaines, la Libre Pensée réaffirme sa volonté de combattre également aux côtés de tous les hommes et associations qui s’inspirent des mêmes principes ; toutes les idées, forces ou institutions qui tendent à amoindrir, asservir ou pervertir les individus ; sa volonté de défendre la paix, les libertés, les Droits de l’Homme, la Laïcité de l’Ecole et de l’Etat.

Estimant que toute croyance est justiciable de la libre critique, elle entend n’imposer ni se laisser imposer aucune limite dans l’utilisation du libre examen comme méthode de la pensée libre.  

A ses adhérents, fraternellement unis dans l’action commune, elle propose la méthode la plus efficace de perfectionnement individuel et de rénovation collective.

Elle adjure tous les hommes de progrès, oublieux de leurs vaines querelles, de se grouper dans son sein pour travailler à l’avènement d’une morale rationnelle de bonheur, de dignité humaine et de justice sociale.

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Vendredi 21 août 2009

Qui d’autres que les militants de la Fédération Nationale de la Libre Pensée pouvaient, utilement et efficacement, entreprendre la rédaction d’un livre de présentation de la Libre Pensée ?

Etre libre penseur, c’est avant tout la liaison entre liberté et rébellion. Etre libre penseur, c’est refuser la vérité révélée, c’est être conscient que la vérité progresse en fonction des connaissances, de l’évolution de la société et donc de revendiquer et privilégier la connaissance. Bien entendu, et chacun l’aura compris, c’est refuser l’obscurantisme, le dogme et ce qui en découle, l’intolérance.

La Libre Pensée n’est pas une structure fixe, c’est une méthode, un moyen de réflexion, un comportement. Le lecteur de ce livre, en prenant connaissance de l’histoire de la Libre Pensée, de ses fondements, de ses précurseurs, aura conscience qu’il s’inscrit dans une longue et vaste histoire, celle de la civilisation. Il pourra constater que la pratique du libre examen, même si elle rencontre des obstructions, dépasse nos frontières, en quelque sorte tend à l’universalité.


Marc Blondel

 

SOMMAIRE

- Préface
- Histoire de la Libre Pensée
- La Libre Pensée et la laïcité
- La loi de 1905, de l’origine à nos jours
- Raison et science : la méthode de la Libre Pensée
- La Libre Pensée et l’exégèse rationaliste
- La Libre Pensée combat l’oppression sociale
- Le pacifisme antimilitariste et internationaliste de la Libre Pensée
- La Libre Pensée et le droit
- Les élus libres penseurs et la République
- La Libre Pensée et le planning familial
- La Libre Pensée, un outil pour la jeunesse
- L’Eglise catholique sous Vichy
- La Libre Pensée et la franc-maçonnerie
- L’activité internationale de la Libre Pensée
- La Belgique et la France : « Comparaison n’est pas raison »
- L’Union européenne contre la laïcité
- Contre toutes les soutanes, même celle du Dalaï-Lama
- Et l’islam ?
- L’utilité des banquets dans l’histoire de la République et de la Libre Pensée
- L’Institut de Recherches et d’Etudes de la Libre Pensée (IRELP)
- Entraide et Solidarité des Libres Penseurs de France
- Structures et fonctionnement de la Libre Pensée
- La Raison
- L’Idée Libre
- Les sites internet
- Pour contacter la Libre Pensée
- Orientations bibliographiques


10€ + 3,02€ de frais de port.

A commander à la Librairie de la Libre Pensée

10/12 rue des Fossés saint-Jacques 75005 Paris.

Tel : 01 46 34 21 50

et prochainement directement en ligne sur le site de la librairie.



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Dimanche 12 juillet 2009

Le journal Le Monde du mercredi 8 juillet nous informe que l’Allemagne s’apprête à réhabiliter les « traîtres à la guerre », c’est-à-dire les soldats sous uniforme de la Wehrmacht qui ont été surpris par la police militaire et/ou la Gestapo pendant la deuxième guerre mondiale à avoir osé faire preuve d’humanité vis-à-vis de celles et ceux que le régime nazi considérait comme des gens de race inférieure, voire, dans le cas des juifs, russes, roms etc. comme des sous-hommes.

Il a pu s’agir aussi de soldats allemands ayant échappé aux mesures de déportation prises dès l’origine du pouvoir hitlérien à l’encontre de leurs semblables et qui ont pu, de l’intérieur de l’armée, se manifester, quelque peu pour les uns, plus significativement pour quelques autres, en tant qu’opposants politiques, socialistes, communistes, trotskystes, anarchistes etc. On sait par exemple que bravant la terreur national-socialiste, des soldats allemands, à Brest, opérèrent leur jonction avec des militants de la IVème Internationale et réussirent à publier quelques numéros d’un journal internationaliste Arbeiter und Soldat. Dénoncés par un indicateur glissé dans leurs rangs, ils furent immédiatement fusillés.

Ce que le gouvernement allemand s’apprête à faire pour ces hommes héroïques qui osèrent résister au cœur du plus terrifiant système politique et de la plus terrifiante machine de guerre exterminatrice que l’humanité ait connus, ne serait-il pas à faire d’urgence dans notre pays pour les « fusillés pour l’exemple » de la guerre de 1914-1918 ?

Il ne s’agit certes pas de comparer les mérites des uns et des autres. Ce serait à la fois absurde, indécent et outrecuidant. Mais n’est-on pas en droit de s’interroger ? Depuis maintenant 5 ans, les fusillés pour l’exemple britanniques de la guerre de 1914-1918 ont été réhabilités (sous la forme d’un « pardon » général). Aujourd’hui l’Allemagne s’apprête à réhabiliter les « traîtres à la guerre ».

Que fait le président de la République française ? Qu’attend-il pour prononcer un mot, un seul, qui est attendu par l’immense majorité du peuple français, car, par delà les clivages des convictions politiques ou philosophiques, il correspond à des aspirations pacifistes quasi unanimes ? Quel est ce mot que le Président de la République doit prononcer ?

C’est : réhabilitation !

Oui, il est temps, plus que temps, qu’aux promesses et aux propos de bienveillance sans lendemain succède une parole forte mettant un terme définitif à un contentieux judiciaire de près d’un siècle. Il appartient au Président de la République française de le faire. Il en a le pouvoir.

La Libre Pensée n’a qu’un vœu, c’est qu’en ce domaine de mémoire et de justice tout à la fois, il exerce ce pouvoir pleinement. Qu’il prononce enfin la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de 1914-1918.


Paris, le 9 juillet 2009


FEDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSEE 10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS

Par Libre Pensée 72 - Publié dans : anti militarisme
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Dimanche 14 juin 2009

Groupe Louis crétois de la LIbre pensée

Maison des associations– Place d’Arcole- 72000 Le Mans

http://librepensee72.over-blog.com

 

 

 

 

Les libertés individuelles contre le retour des obscurantismes : La capote ou la calotte ?

 

Une soirée discussion organisée  par le groupe Louis Crétois de La Libre Pensée

Introduction de Brigitte Debont et Hansi Brémond

La soirée se terminera autour d’un buffet

 

 

 

 

Vendredi 19 juin à 19h00

au Mans


Pour s'inscrire ; nous écrire à l'adresse suivante  : librepensee72@hotmail.fr

 

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Samedi 13 juin 2009


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Samedi 13 juin 2009

A l’heure où se multiplient les prises de positions les plus diverses, la Libre Pensée tient à rappeler l’action incessante qu’elle mène pour la défense de la laïcité de l’Ecole publique et de l’Etat. La Fédération nationale de la Libre Pensée s’honore d’avoir été parmi les premiers à alerter l’opinion publique sur la question des accords diplomatiques conclus entre la France et le Vatican et avoir mobilisé contre cette destruction de l’Ecole républicaine.

  
 Le 25 janvier 2008, la Libre Pensée était reçue à Matignon par le Directeur de Cabinet du Premier Ministre. Notre délégation soulevait ce problème. Matignon nous répondait que la loi de 1880 ne serait pas modifiée.

 
 Le 29 avril 2008, la Libre Pensée était reçue au Ministère de l’Education nationale pour soulever à nouveau ce point. Les mêmes assurances qu’à Matignon nous étaient données et on nous demandait de voir avec Valérie Pécresse. Celle-ci n’a jamais donné suite.

  
 Le 22 décembre 2008, en réaction à l’annonce de l’accord diplomatique, la Libre Pensée publiait un communiqué dénonçant la volonté présidentielle de remettre en cause le monopole de la collation des Grades.

 
 le 28 avril 2009, la Libre Pensée publiait un communiqué exigeant l’annulation du décret transposant l’accord diplomatique et annonçant qu’elle déposait un recours au Conseil d’Etat.

  
 Le 4 mai 2009, la Libre Pensée déposait officiellement son recours au Conseil d’Etat pour l’annulation du décret. Le recours était officiellement enregistré sous le numéro 327663 en date du 12 mai 2009.

 

Le 15 juin 2009, une proposition de loi dite «  Carle », votée par le Sénat, sera soumise à la délibération des députés. Ce texte est dans la droite ligne de l’article 89 de la loi d’août 2004 visant à imposer des dépenses exorbitantes aux communes pour financer l’école privée. Loin de remettre en cause l’ancien article 89, la proposition de loi va renforcer encore la fuite des fonds publics vers l’enseignement privé à 95% catholique.

 

Contre la liberté des communes de décider de son budget, la proposition de loi va créer de toutes pièces des dépenses imposées importantes et obligatoires aux municipalités. C’est un véritable racket financier qui va voir le jour si l’Assemblée nationale adopte cette proposition.

 

La Fédération nationale de la Libre Pensée rappelle que, chaque année, ce sont 10 milliards d’euros de fonds publics qui sont détournés de leurs missions républicaines pour financer l’Eglise catholique et ses œuvres. Cela représente l’équivalent de 20% de la collecte de l’impôt sur le revenu.

 

La laïcité bafouée, les communes étranglées, C’est la République que l’on assassine !

La Libre Pensée appelle l’opinion publique, les Elus nationaux, locaux, les associations laïques à se mobiliser ensemble contre ces nouvelles atteintes à la laïcité républicaine.

 

Paris, le 5 juin 2009

 

Par Libre Pensée 72 - Publié dans : laïcité
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Samedi 13 juin 2009
La fédérarion de la Sarthe de la LIbre Pensée remercie les cinémas de Mamers et de la Ferté Bernard pour nous avoir invité à discuter avec leur public lors de la projection du film Religolo.
Ces deux soirées nous ont permis d'avoir une discussion riche avec des spectateurs interessants, ce fut également l'occasion de rappeler nos principes et de prendre quelques contacts.


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Lundi 25 mai 2009

Le 29 mai doit s’ouvrir à Moscou le procès de Iouri Samodourov, ancien directeur du Musée Sakharov et d’Andrei Erofeiev, ancien responsable du département d’art contemporain de la galerie d’Etat Tretiakov à Moscou et licencié de cet emploi.

 

Les deux hommes risquent cinq ans de prison pour « incitation à la haine et dénigrement ».pour            avoir organisé en mars 2007 une exposition d’  « art interdit » à Moscou exposant des œuvres jugées iconoclastes.

 

 L’archiprêtre Vsevolod Chapline, adjoint en 2008 de l’évêque Cyrille, devenu en janvier 2009 patriarche sous le nom de Cyrille Ier et le président de l’Union des fraternités orthodoxes, Léonide Simonovitch-Nikchitch, antisémite débridé et admirateur fanatique d’Hitler, décoré en son temps par feu le patriarche Alexis II ont incité les fidèles à écrire au parquet pour réclamer le châtiment des deux hommes.

 

Le procureur Taganski qui a engagé les poursuites, affirme que l’exposition  l’art interdit « témoigne de manière tangible d’une attitude dégradante et insultante vis-à-vis de la religion chrétienne et plus spécifiquement de l’Eglise orthodoxe. » Les deux hommes sont donc poursuivis pour un délit de blasphème inconnu du code pénal russe et contraire à la constitution qui reconnaît officiellement la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

 

 La Libre Pensée constate que Iouri Samoudourov et Andrei Erofeiev sont donc poursuivis pour un délit imaginaire, de blasphème contraire à la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, au mépris des exigences les plus élémentaires de la démocratie et de la liberté d’expression. Elle invite tous les démocrates à protester auprès de l’ambassade de Russie (40 Bd Lannes 75016 Paris) contre ce procès inique et à réclamer l’acquittement de Iouri Samodourov et d’Andrei Erofeiev.

Paris, le 25 mai 2009

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Mardi 12 mai 2009

Colloque 220e anniversaire de 1789,

« Pour la défense de la Révolution française »

« La Libre Pensée est, sans ambiguïté, avec la Révolution française non seulement contre ses adversaires, passés et présents, mais aussi contre les oublieux.

En conséquence, en relation avec la Fédération nationale de la Libre Pensée, l’Institut de Recherches et d’Etude de la Libre Pensée organisera un colloque de haut niveau en juin 2009 pour le 220e anniversaire de la proclamation de l’Assemblée nationale le 17 juin 1789, acte fondateur de la Nation souveraine. » (Extrait d’une motion votée au congrès de 2008)

Ce colloque aura lieu les 27 et 28 juin 2009, à Paris, au Lycée Henri IV.

Programme

Samedi matin 10h-12h

Pourquoi la Libre Pensée a-t-elle pris l’initiative de ce colloque en défense de la Révolution française ? (Marc Blondel, président de la Fédération nationale de la Libre Pensée)

Autour des attaques récentes contre la Révolution française (Michel Biard, professeur d’université )

La souveraineté nationale, unité et indivisibilité, unité des lois, contre le corporatisme  (André Bellon, ancien député)

Samedi après midi 14h-17h

La Révolution française, le droit et la justice  (Dominique Goussot, responsable de la Commission « Droit et Laïcité » de la Libre Pensée)

L’individualisme révolutionnaire (un individu s’appartient-il ou appartient-il à une communauté ?) (Pascal Clesse, professeur de philosophie)

La première abolition de l’esclavage (Florence Gauthier, professeur d’université)

Dimanche matin 10h-12h

La Terreur, l’exemple de la Vendée (Nicole Bossut-Perron, historienne)

Robespierre (Michel Vovelle, professeur d’Université émérite)

La Religion et la Révolution française (Jean-Marc Schiappa, président de l’IRELP)

Dimanche après-midi 14h-16h

Constitution(s) et Révolution de 1793, les débats de l’An III (Françoise Brunel, Maitre de Conférences Univ. Paris I)

De l’égalité à l’Egalité (de l’égalité des droits à l’Egalité de fait) (Claude Mazauric, professeur d’Université émérite)

Problèmes de la démocratie politique en 2009 (David Gozlan, secrétaire général adjoint de la Libre Pensée)

Clôture du colloque.

«1789-2009» 220e anniversaire de la Révolution française

27 et 28 juin de 9 h 30 à 17 heures - Lycée Henri IV - Paris

Nom :                                                                         Prénom :

Adresse :

o Je participe au colloque de l’IRELP et je souscris au financement de ce colloque

Je verse ....  euros (chèque à l’ordre de l’IRELP) - IRELP - 70 rue des Panoyaux - 75020 Paris

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Dimanche 3 mai 2009
Au Mans, une rue, une place, une école portent le nom d'Edouard de la Boussinière.

 

Qui était-il ?

 

Il naît au Mans le 25 mars 1811 dans une famille dont ses ancêtres les Prudhomme se sont parés du titre de sieur de la Boussinière en 1722 puis anoblis en achetant une charge honorifique de Secrétaire du Roi. Il passe par le Prytanée de la Flèche et entre à l'école Saint-Cyr.

Promu lieutenant en 1830, il démissionnera de l'armée pour se consacrer à la politique.

 

En 1848, il est du côté de ceux qui acclament la République. Bourgeois voltairien, attaché aux valeurs de liberté et de progrès, il souhaitait que les ouvriers et paysans prennent conscience de leurs droits politiques dans la République, le régime idéal à ses yeux. Ami de Ledru Rollin fondateur de "la Solidarité républicaine", association pour le développement des droits et des intérêts de la démocratie. Il est le trésorier du Comité sarthois, directeur du "cercle de lecture des ouvriers". Cofondateur du "Bonhomme manceau", journal à prix modique accessible aux travailleurs peu fortunés.

 

1851: coup d'état du prince Louis Napoléon Bonaparte : la répression s'abat en Sarthe : 256 personnes sont arrêtées, 25 parviennent à s'enfuir dont Edouard de la Boussinière qui gagne Genève…. à pied. Il y restera quarante ans.

 

1890: il est de retour au Mans où son frère a testé en sa faveur lui léguant une immense fortune qu'il finira par abandonner pour se consacrer au service des idées démocratiques. C'est ainsi qu'il participe aux réunions de quartier organisées par La Libre Pensée du Mans (crée le 25 septembre 1883) aux côtés de Louis Crétois et Anselme Rubillard.

 

20 août 1893 : campagne des législatives : une réunion publique se tient dans la halle aux toiles (place d'Alger aujourd'hui); Rubillard se présente contre Vilfeu, député sortant, (destitué de son poste de substitut de l'empire par le régime républicain). C'est un  jeune avocat de talent, talentueux orateur. La salle comble est composée de monarchistes nostalgiques et de  radicaux, et de républicains. Ces derniers ont amené Edouard de la Boussinière, doyen de la Libre Pensée (il a 82 ans). Il prend alors la parole :

"Citoyens, par ma naissance, j'appartiens à la noblesse, mais je ne fais plus partie que d'une grande famille, la famille républicaine. Je ne suis pas connu de beaucoup d'entre vous car j'ai longtemps été en exil. Vous permettrez de prendre la parole à un ancien proscrit qui a sacrifié à la République sa fortune et sa liberté. Citoyen Vilfeu, vous  avez dit aux républicains : il n'y a rien qui nous sépare. Si, il y a un abîme entre nous, cet abîme, c'est votre cléricalisme. Citoyen Vilfeu, je vais vous poser trois questions, répondez-y franchement : Voulez-vous l'instruction laïque par l'état ? Voulez-vous la suppression des congrégations ? Si un coup d'état était tenté, jurez-vous à la face des électeurs de descendre dans la rue, ceint de votre écharpe, un fusil à la main, pour défendre la République ?

Désarçonné, empêtré par ses réponses approximatives, Vilfeu perdit ce jour les élections au profit de Rubillard.

 

Septembre 1900: à 89 ans, il accepte la présidence d'honneur de l'Université populaire. Il meurt le 14 décembre 1902.  Ses obsèques civiles sont célébrées en présence d'une foule nombreuse et de personnalités : Paul d'Estournelle de Constant, député, futur sénateur et prix Nobel de la paix prononce l'éloge funèbre, entouré du maire Paul Ligneul, des conseillers généraux Bouttié, Rubillard, Tironneau, du sénateur Cordelet, du receveur municipal Louis Crétois.

 

1902: la municipalité décide de donner le nom d'Edouard de la Boussinière à la place et à la rue Saint Germain.

 

En 1909, une souscription publique est lancée pour ériger un monument à sa mémoire avec son buste (qui fut enlevé par les Allemands en 1942). La stèle comportait l'inscription suivante, devise d'Edouard de la Boussinière : "Nous devons tout sacrifier à la République, la République ne nous doit rien".

 

Pour conclure, je citerai la dernière phrase de l'article d'Yves Demas*car elle interpelle en quelque sorte la Libre Pensée qui se fixe entre autre de réhabiliter publiquement la mémoire et le combat de nos républicains locaux : "Aucune des municipalités successives depuis la Libération n'a cru devoir restituer cette fière devise".

 

N'y a-t-il pas une initiative à prendre en ce sens auprès de la municipalité du Mans ?

 

Gérard Désiles


 

 

Sources:

*article  d'Yves DEMAS dans le bulletin de l'Amicale des Anciens élèves des Ecoles Normales, avril 2008. Merci à Jack Loiseau de l'avoir porté à ma connaissance.

*article  de la Vie Mancelle et sarthoise, n° 39. 2008.

Par Libre Pensée 72 - Publié dans : histoire locale
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Dimanche 3 mai 2009

né le 10 juin 1819 à Ornans dans le Doubs,

décédé le 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz en Suisse

 

Une exposition vient de se tenir au Grand Palais à Paris. Ce fut l’occasion d’admirer l’œuvre considérable de ce peintre considéré comme le chef de file du courant réaliste.

Mon  propos a pour objet de vous faire découvrir la place et le rôle qu’il a tenus à partir de 1870. Jusqu’à cette date, il s’était exclusivement consacré à sa carrière de peintre. Il se définissait comme un « républicain de naissance », proche des idées utopistes de Fourier et Proudhon. En juin 1870, il refusa la Légion d’honneur proposée par Napoléon III.

Après la proclamation de la République le 4 septembre 1870, il est nommé président de la commission des musées chargés de la préservation et de la protection du patrimoine parisien. En septembre 1870, il proposa au gouvernement de la Défense nationale, que la colonne Vendôme, symbole des guerres napoléoniennes, soit « déboulonnée » et que son bronze soit fondu en monnaie. Cette proposition sera plus tard lourde de conséquences pour Courbet.

En avril 1871, il devient Président de la Fédération des Artistes et s’investie dans la vie politique : il est élu au conseil de la Commune comme délégué du Vième arrondissement. Il y siègera jusqu’au 22 mai. Fidèle à ses convictions pacifistes, il ne prit pas part aux combats du siège de Paris et s’opposa à l’instauration du Comité de salut public.

Pendant la semaine sanglante, il se réfugia chez un ami où il fut arrêté le 7 juin 1871. C’est à partir de ce moment que va commencer pour lui un calvaire juridique qui ne s’achèvera qu’à sa mort. Il est condamné le 2 septembre 1871 par le Conseil de guerre à six mois de prison et à une amende de cinq cent francs pour sa participation à la destruction de la colonne Vendôme (16 mai 1871).

Il est d’abord emprisonné à la prison de Sainte-Pélagie à Paris, certains de ses tableaux portent la mention Sainte Pélagie en rouge à côté de sa signature, puis pour des raisons de santé il est transféré à la clinique du Docteur Duval.

Mais la réaction lui en veut toujours : de 1871 à 1873, Courbet est la cible des caricaturistes où sa figure de « colonnard » et de peintre sont mêlés ; ses tableaux sont « refusés » aux expositions.

En 1873, l’assemblée conservatrice décide de rétablir la colonne Vendôme : de nouvelles poursuites sont engagées contre Gustave Courbet. Tous ses biens sur le territoire français sont séquestrés ! Craignant d’être à nouveau arrêté, il se réfugie à La Tour-de-Peilz en Suisse.

En juin 1874, il est condamné à payer tous les frais de reconstruction de la colonne. Il fait appel. C’est en mai 1877 qu’il est condamné à payer 323 091 F en 33 annuités de » 10 000 F à compter du 1er janvier 1878* ! ! C’est pour moi l’ « hallali du peintre » (en référence au tableau « l’hallali du cerf » de 5m sur 3m qu’il a peint en 1867).

Cet acharnement à faire payer le communard pour son engagement républicain aura des répercussions sur l’œuvre de l’artiste : il composera ainsi des natures mortes (séries de pommes et poires) pour culminer dans une série de trois tableaux d’un réalisme sombre et inattendu mais qui traduisent sa condition d’artiste survivant : « Les truites de La Loue ».



Gérard Désiles

* Gustave Courbet mourra la veille, le 31 décembre 1877.

Par Libre Pensée 72 - Publié dans : La Commune
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