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Les fédérations

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Agenda

Parité-Mixité
Le vendredi 27 juin 2008
Inscription  : contacter la section du Mans
ba.simonot@orange.fr
hansizag@hotmail.com

Contactez nous à librepensee72@hotmail.fr 

ou à l’adresse postale :  
Libre pensée, 4 rue d’Arcole, 72000 Le Mans

Principes

Déclaration de principe : La Libre Pensée se réclame de la raison et de la science. Elle n’est pas un parti; elle est indépendante de tous les partis. Elle n’est pas une Eglise; elle n’apporte aucun dogme. Elle vise à développer chez tous les hommes, l’esprit de libre examen et de tolérance.

Elle regarde les religions comme les pires obstacles à l’émancipation de la pensée ; elle les juge erronées dans leurs principes et néfastes dans leur action. Elle leur reproche de diviser les hommes et de les détourner de leurs buts terrestres en développant dans leur esprit la superstition et la peur de l’au-delà, de dégénérer en cléricalisme, fanatisme, impérialisme et mercantilisme, d’aider les puissances de réaction à maintenir les masses dans l’ignorance et la servitude. Dans leur prétendue adaptation aux idées de liberté, de progrès, de science, de justice sociale et de paix, la Libre Pensée dénonce une nouvelle tentative, aussi perfide qu’habile, pour rétablir leur domination sur les esprits.

Estimant que l’émancipation de l’homme doit être poursuivie dans tous les domaines, la Libre Pensée réaffirme sa volonté de combattre également aux côtés de tous les hommes et associations qui s’inspirent des mêmes principes ; toutes les idées, forces ou institutions qui tendent à amoindrir, asservir ou pervertir les individus ; sa volonté de défendre la paix, les libertés, les Droits de l’Homme, la Laïcité de l’Ecole et de l’Etat.

Estimant que toute croyance est justiciable de la libre critique, elle entend n’imposer ni se laisser imposer aucune limite dans l’utilisation du libre examen comme méthode de la pensée libre.  

A ses adhérents, fraternellement unis dans l’action commune, elle propose la méthode la plus efficace de perfectionnement individuel et de rénovation collective.

Elle adjure tous les hommes de progrès, oublieux de leurs vaines querelles, de se grouper dans son sein pour travailler à l’avènement d’une morale rationnelle de bonheur, de dignité humaine et de justice sociale.

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Mercredi 18 juin 2008

De Boutin à Badinter : Qu’est ce que le Féminisme ?Egalité, Parité, Mixité

 

Le féminisme est-il une valeur sûre, en quoi est-il directement lié à la laïcité, aux reculs sociaux, à la déréglementation et aux conditions générales du travail ?

L’égalité et la mixité sont indissociables et  souvent conditionnés par l’existence des services publiques (crèches, écoles, services sociaux …) du droit au travail, du droit au logement (conditions incompressibles de la liberté de partir de chez ses parents, de chez son mari, de sa cité…)

La parité est-elle une réelle avancée du droit des femmes, ou l’arbre qui cache la forêt des inégalités et de la vrai mixité ?

Autant de questions qui interviennent dans les débats sans fin sur l’image de la femme actuelle souvent coincée entre le voile, l’exhibition sur les abris bus, le sexe symbole type porte manteau des couturiers et super woman entre les gosses et le boulot.

 

Une soirée discussion organisée  La Libre Pensée du Mans

Introduction de Françoise Pageard

La soirée se terminera autour d’un buffet

 

Vendredi 27 juin à 19h00

Salle Verdigné (rue d’Isaac) au Mans

 

 

par Libre Pensée 72 publié dans : Feminisme
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Mercredi 11 juin 2008

Gustave COURBET Et la Commune de Paris

né le 10 juin 1819 à Ornans dans le Doubs,

décédé le 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz en Suisse

 

 

Une exposition vient de se tenir au Grand Palais à Paris. Ce fut l’occasion d’admirer l’œuvre considérable de ce peintre considéré comme le chef de file du courant réaliste.

Mon  propos a pour objet de vous faire découvrir la place et le rôle qu’il a tenus à partir de 1870. Jusqu’à cette date, il s’était exclusivement consacré à sa carrière de peintre. Il se définissait comme un « républicain de naissance », proche des idées utopistes de Fourier et Proudhon. En juin 1870, il refusa la Légion d’honneur proposée par Napoléon III.

Après la proclamation de la République le 4 septembre 1870, il est nommé président de la commission des musées chargés de la préservation et de la protection du patrimoine parisien. En septembre 1870, il proposa au gouvernement de la Défense nationale, que la colonne Vendôme, symbole des guerres napoléoniennes, soit « déboulonnée » et que son bronze soit fondu en monnaie. Cette proposition sera plus tard lourde de conséquences pour Courbet.

En avril 1871, il devient Président de la Fédération des Artistes et s’investie dans la vie politique : il est élu au conseil de la Commune comme délégué du Vième arrondissement. Il y siègera jusqu’au 22 mai. Fidèle à ses convictions pacifistes, il ne prit pas part aux combats du siège de Paris et s’opposa à l’instauration du Comité de salut public.

Pendant la semaine sanglante, il se réfugia chez un ami où il fut arrêté le 7 juin 1871. C’est à partir de ce moment que va commencer pour lui un calvaire juridique qui ne s’achèvera qu’à sa mort. Il est condamné le 2 septembre 1871 par le Conseil de guerre à six mois de prison et à une amende de cinq cent francs pour sa participation à la destruction de la colonne Vendôme (16 mai 1871).

Il est d’abord emprisonné à la prison de Sainte-Pélagie à Paris, certains de ses tableaux portent la mention Sainte Pélagie en rouge à côté de sa signature, puis pour des raisons de santé il est transféré à la clinique du Docteur Duval.

Mais la réaction lui en veut toujours : de 1871 à 1873, Courbet est la cible des caricaturistes où sa figure de « colonnard » et de peintre sont mêlés ; ses tableaux sont « refusés » aux expositions.

En 1873, l’assemblée conservatrice décide de rétablir la colonne Vendôme : de nouvelles poursuites sont engagées contre Gustave Courbet. Tous ses biens sur le territoire français sont séquestrés ! Craignant d’être à nouveau arrêté, il se réfugie à La Tour-de-Peilz en Suisse.

En juin 1874, il est condamné à payer tous les frais de reconstruction de la colonne. Il fait appel. C’est en mai 1877 qu’il est condamné à payer 323 091 F en 33 annuités de » 10 000 F à compter du 1er janvier 1878* !!  C’est pour moi l’ « hallali du peintre » (en référence au tableau « l’hallali du cerf » de 5m sur 3m qu’il a peint en 1867).

Cet acharnement à faire payer le communard pour son engagement républicain aura des répercussions sur l’œuvre de l’artiste : il composera ainsi des natures mortes (séries de pommes et poires) pour culminer dans une série de trois tableaux d’un réalisme sombre et inattendu mais qui traduisent sa condition d’artiste survivant : « Les truites de La Loue ».

 

Gérard Désiles

 

* Gustave Courbet mourra la veille, le 31 décembre 1877.

par Libre Pensée 72 publié dans : La Commune
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Mercredi 11 juin 2008
Vient d’être publié (fin 2007) en français COMMISSAIRE DE CHOC, sous-titré : L’engagement d’un jeune militant anarchiste dans la Guerre civile espagnole, écrit par Joan SANS SICART (oncle de Michel SANS, prof. À Montesquieu).

 

Pour parler de ce livre, je reprends des extraits d’un article de Michel :

 

«  Il s’agit du récit, à la 1ère personne, de l’engagement d’un homme de vingt ans, imprégné d’idéal libertaire, qui, à l’aube de sa vie donc, va se trouver plongé dans cette guerre […] Il en a connu de très près toutes les étapes, en passant de délégué de centurie dans les milices de Durruti à commissaire de brigade, de division, et même de corps d’armée, sur mandat de la CNT. […]

Initié, comme mon père, à l’agriculture et à la vie champêtre par son grand-père maternel, il connu dès son enfance, grâce aussi à ce grand-père, les milieux libertaires et le mode de vie libre et fraternel des ouvriers et pêcheurs du Baix Ampurda, la région de Sant Feliu de Guixols. De surcroît, son père, franc-maçon, le choisit pour diffuser le journal sportif et anticlérical qu’il y avait fondé en même temps que le club laïque de football.  […]

La famille dut s’exiler à Perpignan pendant la première dictature de Primo de Rivera, qui persécuta les républicains et les francs-maçons, et réprima brutalement le mouvement ouvrier. C’est là que mon oncle découvrit l’école laïque de la liberté, l’égalité et la fraternité, apprit le français, et s’éprit de la culture française.

Ce fut pour lui, à treize ans, un autre éveil, un autre émerveillement. Ce n’est pas un vain mot de dire que la France rayonnait de ses idéaux, au travers surtout de l’école publique. Peut-être un petit étranger qui n’avait connut que l’école des Frères était-il plus sensible encore à l’attrait de ces valeurs. En tous cas, il garda toute sa vie le souvenir reconnaissant et ému de son maître, et on peut voir là certainement la naissance de sa vocation pour le métier de maître d’école. Il le devint en effet, appartenant à l’École Rationaliste, ou École moderne, fondée par Ferrer Guardia, le fameux pédagogue libertaire qui inspira directement Freinet. […]

Son récit est un document historique de première importance […] En effet, nous sommes certes placés dans le sillage de cette épopée mythique qu’a été l’action de la colonne Durruti, mais nous assistons aux évènements de l’intérieur, dans leur dramatique complexité, voire leur côté bien peu glorieux, à travers les tragiques conflits qu’engendra par exemple la militarisation des milices de volontaires. […]

Les polémiques et les divisions, voire les trahisons, n’ont pas manqué dans le camp des défenseurs de la République. Et notamment, au sein du mouvement libertaire, partisans et adversaires de la militarisation se sont affrontés sans pitié. […]

Ce livre présente donc l’itinéraire passionné, mais aussi raisonné, documenté d’un libertaire – un homme effectivement libre, plus qu’un anarchiste encarté ou dogmatiquement idéologique – qui a accepté la « militarisation », mais en préservant pour lui-même autant que pour les hommes dont il a eu la responsabilité, les valeurs libertaires qui l’animaient, dans l’exercice de son commissariat. […]

Pour ma part, je pense que l’on peut dire que mon oncle et ses compagnons, auxquels son livre rend aussi un magnifique hommage, sont des fils des Lumières. Et je me compte naturellement, et avec fierté, au nombre de ceux qui sont conscients d’hériter de valeurs à affirmer et à défendre, aujourd’hui plus que jamais. »

 

Pour finir, et pour le plaisir…, quelques mots de Joan Sans Sicart à propos de son grand-père :

« Il se disait républicain fédéral et il était profondément et extrêmement radical. Il racontait souvent, avec beaucoup d’humour, qu’il aimait tellement les curés qu’avec un seul il était prêt à en faire deux. »

 

 

Françoise Guihaumé


par Libre Pensée 72 publié dans : notes de lecture
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Mercredi 11 juin 2008

JE VOUS SALIS, MA RUE
 

Je vous salis ma rue

et je m’en excuse

un homme-sandwich m’a donné un prospectus

de l’Armée du Salut

et je l’ai jeté

et il est là tout froissé

dans votre ruisseau

et l’eau tarde à couler

Pardonnez-moi cette offense

les éboueurs vont passer

avec leur valet mécanique

et tout sera effacé

Alors je dirai

je vous salue ma rue pleine d’ogresses

charmantes comme dans les contes chinois

et qui vous plantent au cœur

l’épée de cristal du plaisir

dans la plaie heureuse du désir

 Je vous salue ma rue pleine de grâce

L’éboueur est avec nous.

 

 

 

HOMMAGE AU LIT
 

Jamais il n’est dit

dans leurs litanies

et jamais n’est lu

dans leurs homélies

toujours la Sainte-Table

toujours le Saint-Siège

jamais le saint-lit

dans l’immobilier

de leur liturgie

O ma jolie

c’est la magie du lit

et grâce à elle

l’amour l’échappe belle.



par Libre Pensée 72 publié dans : Littérature
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Samedi 10 mai 2008

Liberté de conscience, égalité des droits, égalité des sexes… laïcité, démocratie, solidarité, ces valeurs sont fondamentales pour le vivre ensemble. Elles sont plus que jamais d’actualité dans un monde où les brassages, les métissages des peuples et des cultures s’accélèrent.


Plus de 200 ans après la révolution française, 1 siècle après la loi de 1905 qui a constitué l’aboutissement législatif des combats républicains pour la séparation de la sphère publique des croyances individuelles, nous appelons les citoyen-nes, dans leur diversité, à se mobiliser à nouveau pour que la laïcité reste un pilier essentiel de l’organisation sociale en ce début de 21ème siècle.  

Comment ne pas être inquiet quand un Président de La République à Rome puis à Ryad appelle les religions à intervenir dans les banlieues, les universités… et que l’Etat les soutiendra ?

Comment ne pas être inquiet quand un Président de La République reprend des idées chères à l’extrême droite niant totalement le métissage et la diversité des origines géographiques et culturelles de la nation française ?

Comment ne pas être inquiet quand un Président de la République  affirme que sur l’échelle des valeurs, qu’un instituteur ne vaudra jamais le curé ou le pasteur ?

Comment ne pas être inquiet quand un ministre de l’Education Nationale décide d’attribuer de nouveaux crédits aux établissements d’enseignement privé pour « faire ce que le service public ne sait plus faire » ?

Comment ne pas être inquiet quand l’Assemblée Nationale sur proposition gouvernementale ouvre la possibilité d’enseignements non mixtes au sein des établissements publics ?

Cette situation inquiétante appelle la vigilance citoyenne la plus large possible pour empêcher toute remise en cause des principes de laïcité dans notre pays et réagir rapidement à toute tentative de modification de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État.

Nous vous invitons à un rassemblement laïque et citoyen

mercredi 14 mai à 16h devant la préfecture

pour remettre la pétition massivement signée en Sarthe comme dans toute la France.

Le Comité de Vigilance Laïque sarthois,

avec les organisations signataires demandant le respect de la Laïcité:

CEMEA, DDEN, FCPE, FRANCAS, Grand Orient de France, LIBRE PENSÉE, Ligue de l’Enseignement - FAL, JPA, Ligue des Droits de l’Homme - LDH, PEP, FSU,  SNUipp, SE-UNSA, UNSA-EDUCATION, UNSA, SNUDI-FO, SGEN-CFDT, SDEN-CGT, SUD-Éducation, ainsi que l’Association Laïque du Pays Fertois.

par Libre Pensée 72 publié dans : appel
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Jeudi 1 mai 2008


La Fédération nationale de la Libre Pensée décide de s’adresser à tous les laïques et à leurs associations, car elle estime que la liberté absolue de conscience est aujourd’hui gravement remise en cause.

Le « nouveau » traité constitutionnel européen est en cours de ratification dans les 27 pays de l’Union européenne. Il est l’instrument de la mise en œuvre d’une Europe des clochers qui fera des religions les colégislateurs et les codécideurs de l’Union européenne. Par l’article 16-C, les Églises et les religions auront un statut privilégié leur permettant d’influencer grandement les décisions de la Commission européenne et du Parlement européen.

Cujus regio, ejus religio [1]

Cet article « gèle »aussi pour l’avenir tous les privilèges antidémocratiques des Églises au sein des pays de l’Union européenne en intégrant leurs statuts spécifiques nationaux dans le bloc constitutionnel européen, ce qui interdira aux peuples des pays concernés de supprimer les concordats, les Églises officielles et empêchera tout peuple qui le souhaiterait de décider la séparation des Églises et de l’État.

Pire encore, en donnant la personnalité juridique à l’Union européenne, elle ouvre la porte à la ratification de traités diplomatiques. C’est la possibilité d’un concordat œcuménique à l’échelle de toute l’Europe qui risque d’apparaître. C’est l’institutionnalisation de la domination religieuse sur tous les peuples d’Europe qui peut être à l’ordre du jour.

Contre l’Europe des Lumières qui vit au cours des siècles les peuples conquérir leur émancipation, le traité constitutionnel européen entend enfermer les peuples à tout jamais dans la prison religieuse imposée par leurs gouvernements, refaisant le Traité d’Augsbourg de 1555 qui décida que les peuples devaient avoir obligatoirement la religion de leur prince. La Libre Pensée rappelle que la laïcité, gage de la démocratie, c’est de faire en sorte que la religion, comme l’athéisme soient une affaire privée.

Où est le respect de la liberté de conscience des citoyens des différents pays en Europe quand on promeut des religions au rang de partenaires officiels des institutions ?

Nicolas Sarkozy, Commandeur des croyants

C’est dans ce contexte que l’on doit comprendre la portée réelle et la signification profonde des récents discours du Président de la République française à Rome, à Riyad et au dîner du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF). Il déclare à Rome : « Un homme qui croit, c’est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent. La désaffection progressive des paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie de prêtres, n’ont pas rendu les Français plus heureux. C’est une évidence ».

Il ajoute à Riyad : « Je ne connais pas de pays dont l’héritage, dont la culture, dont la civilisation n’aient pas de racines religieuses. Je ne connais pas de culture, pas de civilisation où la morale, même si elle incorpore bien d ‘autres influences philosophiques, n’ait un tant soit peu une origine religieuse… C’est peut-être dans le religieux que ce qu’il y a d’universel dans les civilisations est le plus fort ».

Il exige au dîner du CRIF que « nos enfants aient aussi le droit de rencontrer à un moment de leur formation intellectuelle et humaine des religieux engagés qui les ouvrent à la question spirituelle et à la dimension de Dieu »

Ainsi le Président de la République élève les religions au statut exclusif de l’espérance et de la transcendance, il dresse le prêtre, le rabbin, le pasteur et l’imam au-dessus de l’instituteur, en drapant les religions dans l’universalité, il fait œuvre de cléricalisme et de subordination du politique au religieux. Il affirme clairement que les athées et les libres penseurs ont quelque chose en moins que les croyants et que la laïcité ouvre la porte au totalitarisme.

Où est le respect de la liberté de conscience devant un tel mépris ?

La première égalité, c’est celle de l’Instruction publique

La Libre Pensée a établi dans les inventaires laïques qu’elle a dressés en 2006, sans qu’il n’y ait aucune contestation exprimée, que plus de 10 milliards d’euros étaient détournés chaque année des fonds publics pour financer les religions et leurs œuvres. Au mépris du principe démocratique qui veut que tous les enfants de la République aient le droit de recevoir une instruction au sein de l’enseignement public, les gouvernements successifs ont financé et financent encore l’enseignement privé à hauteur de 200 000 postes volés à l’École laïque au bénéfice essentiellement de l’enseignement catholique.

Ce sont tous les gouvernements de la Vème République qui ont favorisé ainsi outrageusement les concurrents de l’École publique. Intentionnellement, ils ont privé les établissements publics des moyens de dispenser un enseignement de qualité.

Où est le respect de la liberté de conscience des élèves quand on contraint des parents à mettre leurs enfants dans l’enseignement privé ?

Les cimetières aujourd’hui et demain… la cité ?

La séparation des Églises et de l’État, le respect absolu de la liberté de conscience, c’est l’inverse de la circulaire de Madame la Ministre de l’Intérieur en date du 19 février 2008, qui incite les municipalités à créer des carrés religieux dans les cimetières municipaux. Au mépris de toute la législation républicaine et laïque, Madame Alliot-Marie entend, sur ordre du Président de la République, démanteler la loi du 9 décembre 1905. On voit clairement, en fait, qu’il s’agit d’en finir avec la laïcité institutionnelle. Cette circulaire du Ministre de l’Intérieur abroge, de facto, la loi du 14 novembre 1881 qui a interdit les divisions confessionnelles dans les cimetières et l’article 28 de la loi de 1905 qui interdit d’apposer tout signe religieux collectif dans les enceintes des cimetières.

Avec la création des « carrés religieux », reverra-t-on en parallèle les fosses communes pour les mécréants ? On est en droit de s’interroger puisque le motif officiel est de « favoriser l’intégration des populations étrangères ». Il s’agit de favoriser le développement du communautarisme dans la société en divisant la population sur la base d’un prétendu multiculturalisme.

Que restera-t-il alors de l’égalité devant la mort et du respect de la liberté de conscience ? La laïcité, c’est l’art de vivre et de mourir ensemble au-delà des différences et dans le respect mutuel. Faudrait-il alors accepter demain que la mort sépare ce que la vie a uni ? La laïcité dans les cimetières publics est aujourd’hui remise gravement en cause et demain ?

La Libre Pensée rappelle qu’elle est à l’origine des funérailles civiles et de la laïcisation des cimetières. Ce combat pour le respect de la liberté de conscience des défunts, elle n’entend pas qu’il soit foulé aux pieds par des volontés communautaristes, d’où quelles viennent et quelles que soient les complaisances qu’elles suscitent.

Où est le respect de la liberté de conscience quand on enferme les défunts dans des communautés douteuses et présupposées d’appartenance ?

Le communautarisme contre la démocratie

La loi de 1905, c’est la séparation des Églises et de l’État, c’est le respect absolu de la liberté de conscience de toutes les citoyennes et de tous les citoyens, c’est la séparation de la sphère privée et de la sphère publique. Ce n’est pas le communautarisme qui, en Grande-Bretagne, conduit notamment le primat de l’Eglise anglicane à proposer l’introduction de la charia dans la loi commune, et ce n’est pas non plus la société divisée en « piliers » (catholique, protestant, juif, musulman et « laïque ») comme en Belgique, que certains, ici en France, appellent de leurs vœux sous le vocable de laïcité « ouverte », « plurielle » ou plus récemment « positive ».

La Fédération nationale de la Libre Pensée rappelle ce qu’elle déclarait dans un précédent Manifeste pour le centième Anniversaire de la loi de séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905 : « La démocratie politique impose que la République ne connaisse que des citoyens et non des communautés. C’est la condition fondamentale pour assurer une véritable liberté de conscience. Or, à l’inverse de ce principe, nous assistons à une gigantesque offensive pour institutionnaliser le communautarisme dans notre pays.

Le communautarisme ne connaît pas les citoyens et n’organise que les sujets. La notion de droits est remplacée par celle de devoirs liés à une appartenance communautariste présupposée et incontournable. Malheur à celui ou à celle qui ne respecterait pas les obligations de toutes sortes qui sont l’apanage de la communauté !

Quand la République a été une nouvelle fois fondée en 1870, quand elle s’est affirmée en 1877 et en 1879, elle a instauré dans un même mouvement d’émancipation la laïcité scolaire et celle de l’État. Elle proclamait comme un principe intangible le respect de la liberté absolue de conscience.

Au même moment, elle reconnaissait la plus totale liberté syndicale en 1884, c’est-à-dire le droit pour les ouvriers de s’organiser en toute indépendance pour la défense de leurs intérêts contre ceux des exploiteurs. S’affirmait aussi dans le même temps la pleine et entière liberté d’agir des partis politiques, sans laquelle il ne peut y avoir de véritable démocratie.

Le communautarisme, de quelque nature qu’il soit (religieux, ethnique, linguistique, sexiste, etc..), est par nature contraire à la démocratie, à la laïcité et à la République. Il enferme les individus au lieu de les libérer. Mais la notion de communautés est également contradictoire avec l’existence des classes sociales dont les intérêts s’opposent ».

Où est le respect de la liberté de conscience quand les puissants de ce monde entendent enfermer les individus dans des « communautés d’appartenance » ?

    Pour le respect de la liberté absolue de conscience, la Libre Pensée exige :

    - L’abrogation de l’article 89 de la loi d’août 2004 (qui aggrave le financement public des écoles privées) !

    - L’abrogation du Statut clérical d’Alsace Moselle !

    - L’abrogation de toutes les lois antilaïques !

    - l’application du principe : « Fonds publics à la seule École publique » !

    - La restauration de la loi de 1905 !

    - Aucun financement des activités cultuelles, notamment lors de la visite papale !

    - Rupture des relations diplomatiques avec le Vatican qui n’est pas un État !

 

Paris, le 13 avril 2008

 

Post Scriptum :

Le 14 septembre 2008, se tiendra un meeting laïque international à Paris, contre le financement public de la visite du pape et pour la laïcité en Europe. À cette occasion, la Libre Pensée française propose à l’ensemble des organisations laïques qui y seront présentes de constituer une délégation pour demander audience auprès du Président de la République qui assure la présidence de l’Union européenne à compter du 1er juillet 2008, pour lui demander ce qu’il compte entreprendre pour que la laïcité ne soit pas mise en cause en France par la législation européenne, et comment il entend la promouvoir dans les autres pays.

par Libre Pensée 72 publié dans : appel
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Mercredi 5 mars 2008
Le vendredi  21 mars 2008
à Sainte sabine sur Longève

Nous dirons NON au cléricalisme !
Défense de la Laïcité !
Nous nous retrouverons au Restaurant le Sabinois à 19h30

Pris du repas "tête de veau"  : 20 €
possibilité de plat de remplacement, le signaler lors de la réservation auprès d'Annick

Pour le repas  du vendredi  dit  "saint ",
inscrivez vous avant le 13 mars aupres d'Annick Simonot à l'adresse suivant : 

ba.simonot@orange.fr


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par Libre Pensée 72 publié dans : annonce
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Mercredi 5 mars 2008
Pour ceux qui ne peuvent se rendre à Paris, la fédération des sections de Libre Pensée de la Sarthe organise un banquet le vendredi 21 mars à Sainte Sabine sur Longeve, contactez nous le plus vite possible pour vous inscrire, sinon nous vous invitons a lire l’invitation au grand banquet de la fédération nationale :

Encore et toujours : défendre la laïcité !

 

Participez tous

Au grand banquet républicain, libre penseur et laïque

Vendredi 21 mars 2008 – 19 H 30

Lycée Henri IV – 23 rue Clovis 75005 Paris

 

Le 13 février 2008

 

Après Rome et Riyad, les discours cléricaux de Nicolas Sarkozy se suivent, se ressemblent et s’aggravent. Le mercredi 13 février 2008, au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le Président de la République a plié encore une fois le genou devant l’autel. Il a déclaré vouloir imposer  l’enseignement de la morale religieuse à l’Ecole publique, à côté de celui de la « morale laïque », pour « que nos enfants aient aussi le droit  de rencontrer à un moment de leur formation intellectuelle et humaine des religieux engagés qui les ouvrent à la question spirituelle et à la dimension de Dieu ». Il s’agit donc clairement de l’enseignement du catéchisme au sein de l’Ecole laïque, enseignement qui en avait été chassé par les grandes lois laïques du libre penseur Jules Ferry dans les années 1881, 1882 et 1886.

 

Le 14 février 2008

 

Les jours se suivent, se ressemblent et s’aggravent. Le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos annonce la création d’un « fonds spécifique d’intervention », financé par les fonds publics du budget de l’enseignement public, pour financer, d’ici la rentrée scolaire de septembre 2008, cinquante classes d’enseignement privé dans les banlieues. C’est le début d’application de la décision 153 préconisée par le rapport Attali : « l’État affecterait aux parents une somme d’argent par élève. Chaque parent pourrait l’utiliser dans un établissement public ou privé de son choix ». C’est une violation flagrante des lois laïques des libres penseurs Jules Ferry, René Goblet et Ferdinand Buisson de 1881, 1882,1886 et 1905, qui interdisaient tout financement public des religions et de l’enseignement privé.

 

Le vendredi 21 mars 2008 :

Nous dirons NON au cléricalisme !

Fonds Publics à la seule Ecole publique!

 

Y prendront la parole :

 

 

Jean-Claude Pecker (membre du Collège de France), Babu R.Gogineni (Directeur exécutif de l’Union Internationale Humaniste et Laïque –IHEU) et Marc Blondel (Président de la Fédération nationale de la Libre Pensée).

 

Ce banquet républicain, libre penseur et laïque se tiendra la veille de l’ouverture du Colloque international de l’Institut de Recherche et d’Études sur la Libre Pensée qui célébrera 1848 – 160 années d’existence de la Libre Pensée. Ce colloque se tient en association avec la Fédération Nationale de la Libre Pensée (France), la Fédération italienne Libero Pensiero Giordano Bruno (Italie), l'Union d'athées et libres penseurs d’Espagne, Ateus de Catalunya (Espagne), le Bund gegen Anpassung (Allemagne), l’Union des Athées (France, Belgique), l’Association des Rationalistes et Libres Penseurs du Cameroun (Cameroun), Nigerian Humanist Mouvement (Nigeria), Het Humanistisch Archief (Pays-Bas), National Secular Society (Grande-Bretagne), Prometheus (Slovaquie), l'Association des rationalistes (Pologne) et l’IHEU (Union Internationale Humaniste et Laïque).

 

Et le 22 mars 2008,

 nous serons au Panthéon

 

A 17H15, devant la statue « A la Convention nationale, Vivre Libre ou Mourir »,

Marc Blondel rendra hommage aux libres penseurs enterrés au Panthéon :

 

Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Condorcet,

Marcellin Berthelot, Léon Gambetta, Victor Hugo,

Jean Jaurès, Victor Schoelcher, Emile Zola et Jean Zay

 

Pour s’inscrire à toutes ces activités (banquet, colloque, Panthéon) ? Rien de plus simple. L’inscription pour chaque jour du colloque est de 10 euros par jour. Mais, l’inscription pour l’ensemble des activités (banquet, colloque, Actes) n’est que de 55 euros. Cependant, chacun comprendra que les contributions volontaires sont les bienvenues.

 

Pour tout renseignement, contactez l’IRELP ou la Libre Pensée.

 

 

Je m’inscris au Banquet du 21 mars 2008. Prix du repas : 30€ par personne.

 

Nom : ………………………………………………   Prénom : ………………………………………….

 

Adresse : ……………………………………………………………………………………………………

 

Je réserve : ………….. repas. Je verse : ……… (30€ x …..). Chèque à l’ordre de IRELP. A retourner à : IRELP – 70 rue des Panoyaux 75020 PARIS. Courriel : «irelp@laposte.net »

 

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Mardi 12 février 2008
L'adoption du traité de Lisbonne et ses conséquences

  • La remise en cause de la laicité de l'Etat
  • Le désengagement de l'Etat
  • le principe de subsidiarité,
détruisent les acquis sociaux et interdisent tout progrès social.


Réunion Débat avec

Marc Blondel,
pdt de la fédération nationale de la Libre Pensée

Jeudi 21 février 2008 à 20h30

maison de quartier Georges Brassens
161 avenue Olivier Heuzé

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Dimanche 10 février 2008

Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, démocratique, laïque et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République.

 

La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quelles que soient ses origines, ses choix philosophiques ou ses convictions religieuses.

 

Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.

 

Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation des évènements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute leur place au doute, à l’imagination et à la créativité. C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité.

Associations signataires :

 

Ligue de l’enseignement, Grand Orient de France, Fédération nationale de la Libre Pensée, DDEN, CAEDEL, Comité Laïcité et République, Union Rationaliste, Le chevalier de la Barre, Ligue des Droits de l’Homme, EGALE, FCPE, CNAL, Syndicats de la FSU, Syndicats de l’UNSA-Education , FERC-CGT, SGEN-CFDT, UNEF, UNL, CEMEA, EEDF, FGPEP, JPA, Francas, Solidarité Laïque, Mission Laïque, GRAP-Cahiers Pédagogiques, UFAL, CNAFAL, Regards de Femmes.

Pour signer la pétition : cliquez ici

pour toute information complémentaire contacter la Ligue de l’Enseignement

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